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Académie du climat pour les dirigeants locaux 

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Académie du climat des dirigeants locaux : co-créer une action climatique axée sur la justice 


Les 25 et 26 mars, le CEMR, en collaboration avec CGLU et PLATFORMA, a organisé l’Académie du climat des dirigeants locaux, un espace de formation et d’échange en ligne destiné aux dirigeants locaux et régionaux engagés à faire progresser une action climatique fondée sur la justice, l’égalité et la participation.

Organisée sous le titre « Co-créer l’action climatique : un leadership axé sur la justice pour les collectivités locales et régionales », l’Académie a réuni des élus, des praticiens, des représentants de la jeunesse et des experts afin d’explorer comment les collectivités locales peuvent traduire leurs engagements climatiques en actions inclusives et ancrées localement.

Placer la justice au cœur du leadership climatique

Lors de l’ouverture de l’Académie, Fabrizio Rossi, secrétaire général du CEMR, a souligné la nécessité pour les dirigeants locaux d’aller au-delà des réponses climatiques fragmentées et de co-créer à la place des solutions qui s’attaquent au changement climatique tout en tenant compte des inégalités sociales et de genre.

Le deuxième jour, Pablo Fernández, secrétaire général adjoint chargé des partenariats à CGLU, a présenté la stratégie d’apprentissage mondiale de CGLU, mettant l’accent sur la diplomatie des villes et la co-création comme outils clés de mise en œuvre. Il a souligné que le renforcement des capacités inclusif — impliquant en particulier les jeunes et les femmes — est essentiel pour accélérer les progrès vers les Objectifs de développement durable, y compris la révision en cours de l’ODD 11.

Tirer les leçons des pratiques locales

Tout au long de ces deux jours, l’Académie a présenté des exemples concrets d’actions climatiques centrées sur la justice menées par des villes et des territoires :

  • En Catalogne, les municipalités collaborent à l’achat collectif d’énergie renouvelable afin de réduire les émissions et les coûts.
  • Dublin a partagé son travail sur les approches systémiques du financement climatique visant à surmonter les obstacles organisationnels à l’investissement.
  • Athènes a présenté la co-création de son Contrat climatique, comprenant une Assemblée des jeunes pour le climat et le soutien à 30 projets menés par des jeunes.
  • Des partenariats internationaux ont été mis en avant, tels que la coopération de longue date entre Cologne (Allemagne) et les communautés autochtones de Yarinacocha (Pérou), ainsi que le projet Bio Plateau qui promeut la gestion communautaire de l’eau dans le Bouclier guyanais.

La voix des jeunes et les perspectives mondiales

L’Académie a été marquée par les interventions liminaires de Marcele Oliveira, jeune championne du climat pour la COP30, et de Mark M. Akrofi, chercheur à l’AISESA. Leurs contributions ont souligné l’importance d’impliquer les communautés vulnérables, de lutter contre le racisme environnemental et d’intégrer la justice intergénérationnelle dans la planification climatique locale.

Leurs réflexions font écho à des débats plus larges sur la justice climatique, notamment ceux partagés dans l’interview de PLATFORMA intitulée « La justice climatique commence là où les gens vivent », qui explore pourquoi les approches ancrées localement sont essentielles à une action climatique juste et efficace.

Adaptation au changement climatique et coopération à plusieurs niveaux : la session Climate Chance

Le 26 mars 2026, une session dédiée organisée par Climate Chance a placé l’adaptation au changement climatique au centre des discussions, soulignant l’impact croissant des inondations, des sécheresses, des vagues de chaleur et des incendies de forêt sur les territoires européens, ainsi que la nécessité d’agir dès maintenant.

En ouvrant la session, Ronan Dantec, président de Climate Chance et porte-parole du CCRE sur le climat, a souligné que la lutte contre les risques climatiques exigeait un effort collectif : « Le changement climatique affecte l’Europe à travers des inondations, des sécheresses, des vagues de chaleur et des incendies de forêt qui ont un impact sur les communautés et les économies. Renforcer la résilience nécessite une collaboration entre les gouvernements, les entreprises, les assureurs, les investisseurs et la société civile. »

Les échanges ont porté sur les défis à venir en matière d’adaptation au changement climatique et sur la manière dont la gouvernance à plusieurs niveaux, la coopération intersectorielle et l’amélioration des mécanismes de financement et de partage des risques peuvent renforcer la résilience. La session a également apporté des contributions au futur Cadre intégré de l’UE pour l’adaptation au changement climatique, attendu fin 2026, et a bénéficié de l’expertise de Mme Christiana Photiadou, de l’Agence européenne pour l’environnement.

Vous souhaitez en savoir plus sur notre Académie climatique des dirigeants locaux ?

🎥 Regardez les enregistrements :

Lisez l’entretien croisé entre la responsable climatique Marcele Oliveira et le scientifique spécialisé dans le développement durable Mark M. Akrofi

Pour plus d’information contactez :

Enquête aux besoins de formation à l’IA

Le CCRE sollicite l’avis de ses associations membres sur les besoins et priorités en matière de formation à l’IA pour les gouvernements locaux et régionaux


Le CCRE, avec PLATFORMA et en collaboration avec 28DIGITAL (anciennement EIT Digital), lance une courte enquête sur les besoins et priorités en matière de formation à l’intelligence artificielle (IA) pour les gouvernements locaux et régionaux et leurs associations à travers l’Europe.

Cette enquête, qui dure environ 5 à 7 minutes, vise à recueillir des informations sur les besoins, les priorités et les préférences d’apprentissage. Les résultats contribueront à la conception d’un programme de formation en IA adapté aux autorités locales et régionales ainsi qu’à leurs associations représentatives.

Le CCRE invite ses associations membres à partager le questionnaire avec les profils suivants :

  • Associations membres du CCRE et leurs réseaux (villes, régions, associations)
  • Élus locaux et régionaux
  • Agents publics au niveau local ou régional
  • Experts en informatique et en numérisation

L’enquête est ouverte jusqu’au 8 avril. Chaque répondant est invité à remplir le questionnaire individuellement via le lien suivant.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :


Appel d’offres – services d’interprétation

Call for Proposals - News 2023

Le CCRE recherche actuellement un interprète professionnel pour la traduction anglais-ukrainien


Le CCRE recherche un interprète professionnel pour des missions d’interprétation simultanée anglais-ukrainien. Cette mission s’inscrit dans le cadre de notre projet « Bridges of Trust », qui organisera plusieurs sessions de formation en ligne, des séances d’information et d’autres événements.

Le prestataire sélectionné travaillera en étroite collaboration et de manière continue avec l’équipe administrative et financière du CCRE, qui supervisera l’élaboration et la réalisation de tous les livrables visés par cet appel d’offres.

Pour en savoir plus, veuillez consulter nos conditions générales.

  • Date limite : 15 avril 2026
  • Contact : admin@ccre-cemr.org

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Call Simone épisode sur « Le budget de l’UE »

Qui décide de l’avenir de l’Europe ? La bataille autour du prochain budget de l’UE


Qui décide de l’avenir de l’Europe : les États membres, les institutions de l’UE ou les villes et les régions qui mettent en œuvre les politiques sur le terrain ?

Telle est la question au cœur des négociations sur le prochain budget à long terme de l’Union européenne (2028-2034), et le point de départ du dernier épisode de Call Simone avec Jan Olbrycht, ancien député européen et l’une des figures les plus expérimentées des négociations budgétaires de l’UE

Ce qui peut apparaître comme une discussion technique sur des chiffres et des lignes de financement est, en réalité, une lutte politique autour du pouvoir, des priorités et de la gouvernance. Et cela intervient à un moment où l’Europe doit définir ce qu’elle veut devenir : un acteur politique plus centralisé, ou une union qui reste fondamentalement différente des États-Unis – plus négociée, plus décentralisée et, en fin de compte, dépendante du consensus.

Un budget sous pression

Comme l’explique Olbrycht, le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) est façonné par un contexte exceptionnellement lourd : la guerre aux frontières de l’Europe, une concurrence mondiale croissante, le remboursement de la dette contractée pendant la pandémie et la perspective d’un élargissement.

La Commission européenne a proposé un budget nettement plus important — pouvant avoisiner les 2 000 milliards d’euros. Mais cette ambition dépend de nouvelles sources de recettes. Sans elles, l’UE risque de financer de nouvelles priorités en réduisant les dépenses existantes, transformant ainsi la négociation en un jeu à somme nulle.

Une évolution dans la manière dont l’Europe dépense et gouverne

L’un des points centraux soulevés dans la discussion est que le changement le plus controversé ne réside pas dans la taille du budget, mais dans sa structure.

Plutôt que d’organiser les dépenses autour de politiques établies comme la cohésion et l’agriculture, la proposition introduit des catégories plus larges et des plans nationaux qui regroupent différents flux de financement. Selon la Commission, cela vise à simplifier le système et à le rendre plus flexible en temps de crise

Dans la pratique, cependant, cela redistribue le pouvoir.

Cela renforce le rôle des gouvernements nationaux tout en permettant à la Commission d’imposer des priorités obligatoires — telles que des dépenses minimales en matière de climat ou le soutien aux régions moins développées. Comme le souligne Fiorella Lavorgna, animatrice du podcast, dans la conversation, cela crée un système hybride qui soulève une question clé : s’agit-il d’une simplification ou d’une nouvelle forme de centralisation ?

La véritable ligne de fracture : qui a son mot à dire

Cela nous amène à l’une des lignes de fracture politiques les plus évidentes abordées dans l’épisode : la gouvernance.

Les villes et les régions seront-elles co-auteurs de ces plans nationaux, ou simplement consultées ?

Pour des organisations comme le CCRE — dont Jan Olbrycht a également été l’un des vice-présidents entre 1995 et 2001 —, il s’agit d’une ligne rouge. L’expérience des instruments récents, tels que la Facilité pour la reprise et la résilience, a montré qu’une consultation sans véritable implication risque d’affaiblir à la fois l’efficacité et la responsabilité.

Le Parlement européen a adopté une position relativement ferme en faveur du renforcement du rôle des collectivités locales et régionales. Mais au sein du Conseil, les positions restent divisées, reflétant les différents modèles de gouvernance nationaux.

Compétitivité vs cohésion

Une autre tension majeure mise en évidence lors de la discussion concerne l’équilibre entre compétitivité et cohésion.

Le fonds pour la compétitivité proposé reflète une réorientation vers l’innovation, les industries stratégiques et l’attraction des investissements — une reconnaissance du fait que l’Europe doit renforcer sa position économique mondiale. Cela soulève des inquiétudes quant à l’avenir de la politique de cohésion, qui a longtemps joué un rôle central dans la réduction des disparités régionales.

Il ne s’agit pas simplement d’un compromis budgétaire. C’est un compromis politique : une Europe plus compétitive qui aggrave les inégalités internes risque de saper ses propres fondements.

L’élargissement et les limites de l’unité

La conversation aborde également l’élargissement.

L’intégration de pays comme l’Ukraine ou la Moldavie n’est pas seulement un défi financier, c’est un défi politique qui exige l’unanimité des États membres. Comme le souligne Olbrycht, l’élargissement dépend en fin de compte autant de la volonté des membres actuels que de l’état de préparation des pays candidats.

Cela renforce une caractéristique centrale de l’UE : sa dépendance au consensus.

Pas d’États-Unis d’Europe

Lorsqu’on lui demande qui il faudrait « appeler » pour parler à l’Europe dans dix ans, la réponse d’Olbrycht est révélatrice : pas un seul dirigeant, mais plusieurs — reflétant un système où l’autorité est partagée plutôt que concentrée.

Pour lui, l’UE ne s’oriente pas vers un modèle à dirigeant unique comme les États-Unis. Au contraire, elle conservera sa spécificité : un système politique fondé sur l’équilibre entre les institutions et les États membres, où les décisions émergent de la négociation plutôt que de la hiérarchie.

Le prochain budget de l’UE incarne cette réalité. Il ne s’agit pas seulement d’un cadre financier, mais d’un test du fonctionnement de l’Europe : peut-elle agir stratégiquement sans se centraliser, et peut-elle rester cohésive sans se fragmenter ?

En fin de compte, l’enjeu ne réside pas seulement dans le montant des dépenses de l’Europe, mais dans la manière dont elle se gouverne. Et en ce sens, l’issue de ces négociations en dira autant sur l’avenir politique de l’UE que n’importe quelle réforme des traités.

En savoir plus sur nos principales revendications concernant le budget de l’UE pour la période 2028-2034

Téléchargez ici la transcription intégrale de l’épisode

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Eaux urbaines: il faut agir maintenant

Water Management - Best Practices

Le CCRE appelle à une mise en œuvre rapide de la directive relative au traitement des eaux urbaines résiduaires (UWWTD)


Le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) demande aux députés européens de soutenir la mise en œuvre rapide et efficace de la directive révisée relative au traitement des eaux urbaines résiduaires (UWWTD). La directive introduit une nouvelle étape de traitement visant à éliminer les micropolluants des eaux urbaines résiduaires, une exigence majeure pour la protection de la santé publique et de l’environnement. Son système de responsabilité élargie du producteur (REP) garantit que les responsables de ces polluants couvrent au moins 80 % des coûts de traitement associés.

Pour les collectivités locales et régionales, ce mécanisme est essentiel pour faire respecter le principe du pollueur-payeur et éviter de faire peser la charge financière du traitement quaternaire sur les usagers. La directive comprend déjà des garanties visant à répondre aux préoccupations concernant l’accessibilité financière, l’approvisionnement et la disponibilité des médicaments, ainsi que des mécanismes de suivi et d’ajustement une fois la mise en œuvre engagée.

Le CCRE s’oppose fermement aux propositions visant à suspendre ou à reporter les dispositions relatives à la REP. Une telle suspension compromettrait la planification des investissements à long terme dans les infrastructures de traitement des eaux usées, accroîtrait l’incertitude et mettrait en péril des services publics essentiels.

Les collectivités locales et régionales préparent déjà des investissements pour se conformer aux exigences de la directive. Un environnement réglementaire stable est essentiel pour préserver la santé publique, la protection de l’environnement et la compétitivité à long terme de l’Europe.

Le CCRE appelle les décideurs de l’UE à aller de l’avant avec la mise en œuvre comme convenu et à utiliser les mécanismes de révision existants de la directive pour apporter les ajustements nécessaires sur la base des données recueillies au cours du processus de mise en œuvre.

En savoir plus sur l’action du CCRE en matière de protection de l’eau :

L’appel conjoint du CCRE et de partenaires aux députés européens pour une mise en œuvre rapide de la directive relative au traitement des eaux urbaines résiduaires (UWWTD)

Protéger l’eau propre

Document d’orientation du CCRE sur la directive relative au traitement des eaux urbaines résiduaires

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Campagne sur le budget de l’UE – Pays-Bas

EU budget campaign 2026

Le travail de plaidoyer de nos associations nationales : le cas des Pays-Bas


Alors que les négociations sur le prochain budget à long terme de l’UE avancent sur deux fronts — à la fois entre les institutions européennes et, au sein de chaque État membre, entre les gouvernements nationaux, les parties prenantes et les réseaux régionaux et locaux —, le CCRE envoie un message clair : l’Europe fonctionne mieux lorsque les villes et les régions ont véritablement leur place à la table des négociations.

Dans ce message vidéo, Arjen Gerritsen, commissaire du roi de Flevoland et porte-parole du CCRE sur le budget de l’UE, souligne pourquoi les enjeux sont importants — non seulement pour les collectivités locales, mais pour chaque communauté européenne.

C’est dans les villes et les régions que les politiques de l’UE prennent vie. C’est là que les routes sont construites, que les logements sont planifiés, que la protection du climat est mise en œuvre, que les petites entreprises bénéficient d’un soutien et que les services publics essentiels sont fournis chaque jour. Les ambitions de l’Europe ne peuvent se concrétiser que si elles fonctionnent au niveau local.

Les discussions les plus cruciales ont actuellement lieu au sein du Conseil et du Parlement européen. C’est pourquoi les échanges entre les capitales des différents États membres sont plus pertinents que jamais. Le CCRE mobilise toutes ses forces pour défendre ses intérêts aux niveaux national et régional, en s’appuyant sur l’influence de nos associations nationales dans les États membres.

Dans cette vidéo, Arjen Gerritsen souligne que des organisations telles que l’Association des provinces des Pays-Bas (IPO) s’efforcent déjà de faire entendre la voix des régions au niveau national. Mais cet effort doit être partagé à travers l’Europe et invite tous les élus locaux et régionaux à faire de même : « Parlez à vos gouvernements. Faites entendre votre voix. Défendez la gouvernance à plusieurs niveaux. »

Notre point de vue sur la proposition actuelle de budget de l’UE

La proposition actuelle pour le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) risque d’éloigner encore davantage les décisions des collectivités locales et régionales. Et lorsque les choix sont pris trop loin de la base, les investissements perdent en efficacité — et les citoyens en ressentent les conséquences.

C’est pourquoi le message du CCRE est clair : le partenariat ne doit pas être facultatif — il doit être la norme.

Depuis des mois, le CCRE réclame :

  • Un rôle fort pour les collectivités locales et régionales dans les programmes et les fonds de l’UE
  • Des garanties claires en faveur de la gouvernance à plusieurs niveaux et du partenariat
  • Une plus grande flexibilité afin que les collectivités locales puissent réagir rapidement aux crises
  • Un budget à la hauteur des défis réels d’aujourd’hui, de l’adaptation au changement climatique au logement, en passant par les services numériques et la cohésion territoriale

La campagne du CCRE sur le budget de l’UE repose sur une vérité simple : Lorsque les collectivités locales et régionales sont impliquées dès le départ, l’Europe obtient de meilleurs résultats pour ses citoyens.

C’est ainsi que fonctionne la démocratie : grâce à la coopération, au partenariat et à des décisions prises au plus près des personnes concernées.

Rejoignez-nous pour défendre ce principe.

En savoir plus sur la campagne du CCRE sur le budget de l’UE

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Stratégie de l’UE pour l’égalité de genre : notre réaction 

Gender Equality Strategy 2026-2030 news

Des principes à la pratique : faire en sorte que la nouvelle stratégie de la Commission européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes 2026-2030 porte ses fruits


La nouvelle stratégie de la Commission européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes 2026–2030 part d’un postulat essentiel : l’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas une question secondaire, mais un principe qui doit façonner la vie publique dans son ensemble. S’appuyant sur la Feuille de route pour les droits des femmes et sa Déclaration de principes pour une société égalitaire, elle définit une vision globale couvrant l’éducation, la santé, le travail, le leadership et la vie en ligne, tout en s’attaquant à la cyberviolence, aux discours anti-genre et aux réactions hostiles à l’encontre de droits durement acquis.

Cette approche reflète étroitement le travail de longue date du CCRE. Depuis près de 20 ans, la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale défend le même principe : l’égalité doit être ancrée dans des engagements communs, mais les progrès ne peuvent venir que d’actions menées à tous les niveaux de gouvernement. C’est pourquoi le véritable test de la nouvelle stratégie de l’UE, tout comme pour la Charte elle-même, sera sa mise en œuvre.

Cela est important car les femmes et les filles sont encore trop souvent écartées de la vie publique. Le rapport du CCRE intitulé Les femmes en politique : tendances locales et européennes montre qu’environ 32 % des femmes en politique ont été victimes de violences, la cyberviolence connaissant une forte augmentation. Le fait que la stratégie de la Commission s’appuie elle-même sur l’étude du CCRE souligne l’importance de l’expérience locale et régionale dans l’élaboration de l’agenda européen au sens large. L’étude met également en évidence des obstacles structurels plus larges : les femmes sont encore moins susceptibles d’être attirées par la vie politique et, une fois élues, se voient trop souvent refuser les responsabilités les plus influentes. La politique ne peut avoir de sens si elle exclut la moitié de la population.

Les gouvernements doivent donc veiller à ce que la sécurité des femmes et des filles ne soit jamais reléguée au second plan lorsque d’autres priorités se font jour. Les filles doivent sentir que leur voix sera entendue et qu’elle débouchera sur des actions concrètes. Ce n’est qu’alors qu’elles croiront qu’il y a une place pour elles en politique. L’étude la plus récente du CCRE, Local Truth, Shared Trust, renforce ce message en montrant à quel point la confiance dans les institutions est étroitement liée au sentiment de sécurité et d’inclusion des personnes, en particulier pour celles qui envisagent de s’engager dans la vie publique. Les femmes doivent non seulement avoir une voix en politique, mais aussi disposer d’un espace sûr où l’exercer.

Si la stratégie reconnaît certains aspects du travail du CCRE, cette reconnaissance constitue un premier pas bienvenu plutôt qu’une fin en soi. Pour garantir que les ambitions de la stratégie se traduisent par des résultats concrets, il serait utile d’intégrer de manière plus systématique la richesse des données locales et régionales que le CCRE et ses membres ont accumulées au cours des deux dernières décennies. Après tout, l’égalité entre les femmes et les hommes se construit sur le terrain : dans les communes, les villes et les régions où les politiques prennent effet et où les femmes ressentent l’impact de l’action publique sur leur vie. La prise en compte des réalités locales et régionales tout au long du cycle politique de l’UE, de la collecte de données à la conception, la mise en œuvre et le suivi des programmes, aiderait la Stratégie à refléter les expériences vécues par les femmes et permettrait une mise en œuvre plus efficace et inclusive à travers l’Europe.

Alors que le CCRE célèbre le 20e anniversaire de sa Charte, il se réjouit de travailler avec la Commission européenne et ses partenaires à travers l’Europe pour transformer ces principes en changements durables. Ce même message a récemment été porté devant les Nations unies lors de la 70e Conférence sur la condition de la femme, où Flo Clucas, porte-parole du CCRE pour l’égalité des genres, a intégré la perspective locale dans un débat plus large entre femmes et hommes occupant des fonctions publiques : la vie politique locale doit être véritablement ouverte aux femmes comme aux hommes, et les femmes ne peuvent y participer pleinement si leur sécurité n’est pas garantie. Le travail est loin d’être terminé. Mais la direction à suivre est claire : les femmes et les filles doivent pouvoir participer pleinement et en toute sécurité à la vie publique, sans crainte de violence ou d’intimidation, dans chaque ville, région et pays.

Pour plus d’information, veuillez contacter :

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* Photo: EC – Audiovisual Service, Copyright European Union, 2026 – source: https://audiovisual.ec.europa.eu/en/media/photo/P-069195

Le chemin de Bonn vers l’égalité de genre

Bonn - European Charter for Equality signatory

Au cœur des 40 années d’efforts de Bonn pour promouvoir l’égalité de genre


La ville de Bonn (Allemagne) a signé la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale il y a dix-neuf ans. Pourtant, l’histoire de Bonn en matière de promotion de l’égalité des genres ne commence pas là. Elle remonte à plus de quarante ans, à une époque où l’égalité des genres n’était guère plus qu’une ambition et où les structures nécessaires à un véritable changement étaient quasiment inexistantes.

En 1984, Bonn a créé un Bureau dédié à l’égalité des chances, une initiative audacieuse pour l’époque, qui montrait que l’égalité n’était pas une valeur abstraite mais une priorité de gouvernance. Dès 1991, la ville adoptait ses premiers règlements municipaux sur l’égalité des chances. Dix ans plus tard, en 2001, Bonn adoptait son premier Plan global pour l’égalité des chances, jetant ainsi les bases d’une transformation structurelle et durable du travail, des services à la personne, de la sécurité et de la représentation.

L’engagement de Bonn est resté inébranlable. Aujourd’hui, la mairie maintient une quasi-parité hommes-femmes au sein de sa direction, tandis que les femmes occupant des postes de cadres intermédiaires sont encouragées à assumer des responsabilités de leadership grâce à des programmes de mentorat structurés.

La maire adjointe de Bonn, Ursula Sautter, explique que l’administration locale « défend et promeut des solutions de soins équitables » en raison de la « répartition encore inégale du travail et des soins ».

Sautter souligne également que la ville lutte activement contre toutes les formes de violence et soutient fermement les victimes. Cet engagement est renforcé par la nouvelle loi allemande d’assistance aux victimes de violence de 2025, qui consolide les dispositifs de soutien dans tout le pays.

Bonn est signataire de la Charte européenne pour l’égalité du CCRE depuis 2007, témoignant ainsi de son engagement à traduire les principes en actions. Comme le souligne Sautter, « la Charte européenne pour l’égalité est pour nous une source d’inspiration et d’émancipation, nous unissant à une multitude de villes diverses dans cette entreprise essentielle ».

Ursula Sautter, adjointe au maire de Bonn

20 ans de la Charte européenne pour l’égalité

Cette année, nous célébrons le 20e anniversaire de la Charte européenne des égalités, une étape importante qui invite à la réflexion, à la célébration et à une ambition renouvelée.

Depuis sa création, la Charte est devenue l’un des cadres les plus solides d’Europe pour promouvoir l’égalité aux niveaux local et régional. Aujourd’hui, plus de 2 053 signataires issus de 36 pays font partie de ce mouvement croissant de villes, de communes et de régions engagées à concrétiser les principes d’égalité.

Élaborée par le CCRE en collaboration avec ses associations nationales et ses partenaires de projet, la Charte rassemble diverses visions européennes de l’égalité. Des centaines de représentants locaux et régionaux ont contribué à l’élaboration d’un cadre commun qui prend en compte la diversité des compétences et des contextes à travers l’Europe. La signature de la Charte constitue un engagement public et formel, une promesse de promouvoir l’égalité des genres par le biais de politiques, de programmes et d’actions concrètes mis en œuvre en coopération avec les partenaires locaux et la société civile.

Bien que la Charte ne soit pas juridiquement contraignante, elle se veut volontairement ambitieuse. Le CCRE reconnaît que la réalisation de ces objectifs exige du temps, du dialogue et des changements structurels. C’est pourquoi les signataires sont encouragés à adopter une approche progressive, en identifiant les domaines d’action prioritaires tout en développant progressivement leurs efforts.

Pour soutenir les signataires, le CCRE a créé l’Observatoire européen de la Charte, dédié à aider les autorités locales et régionales à élaborer et à mettre en œuvre des politiques d’égalité fortes.

La mission de l’Observatoire est triple :

  • Soutenir l’élaboration de plans d’action locaux pour l’égalité des genres
  • Suivre la mise en œuvre et les progrès sur le terrain
  • Évaluer l’impact et partager les connaissances à travers l’Europe

En reliant les municipalités, en facilitant les échanges et en rendant les progrès visibles, l’Observatoire veille à ce que la Charte demeure un outil vivant et évolutif, ancré dans la pratique.

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Découvrez l’histoire d’Aubagne (France), qui a signé la Charte européenne pour l’égalité en novembre 2025.

Bonn est membre de l’association Deutscher Städtetag du CCRE.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Appel à propositions – rédacteur multimédia

Looking for Proposals EU Green Deal - News 2024

Le CCRE cherche une agence pour la production de vidéos


Le CEMR recherche un monteur multimédia capable de créer 4 vidéos présentant les initiatives clés et le travail du CEMR tout au long de l’année, selon un calendrier précis.

Le prestataire travaillera en étroite collaboration et de manière continue avec le responsable de la communication du CEMR.

Veuillez consulter nos conditions générales

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Plateforme de partenariat européen : « guichet unique » UE-Ukraine

La semaine dernière, le Comité européen des régions a adopté en séance plénière le « Paquet d’élargissement 2025 – Ukraine, Moldavie et Géorgie ».


Le Comité européen des régions (CdR) a adopté un amendement reconnaissant explicitement le Hub de partenariat européen (BPE) comme le guichet unique de coopération entre les collectivités locales et régionales ukrainiennes et l’Union européenne. Ce Hub a été lancé lors de la Conférence sur la relance de l’Ukraine de 2025, suite à la déclaration commune de l’Alliance européenne des villes et des régions pour la reconstruction de l’Ukraine.

Hébergé par le CCRE, qui pilote déjà les partenariats municipaux UE-Ukraine via Bridges of Trust, la « Matchmaking Platform » et SUN4Ukraine, ce hub coordonne et connecte les initiatives au sein de la communauté Bridges of Trust. Il facilite les échanges, fournit des informations et organise des réunions conjointes afin d’harmoniser les efforts, de créer des synergies et d’aider les municipalités à acquérir les compétences nécessaires à la relance, à la coopération et à l’adhésion à l’UE.

Six autres amendements renforcent le rôle des collectivités locales et régionales dans l’élargissement de l’UE

Le texte final du CoR comprend également six amendements déposés par les membres du CoR Māris Zusts et Gints Kaminskis et suggérés par l’Association lettone des gouvernements locaux et régionaux (LALRG), en étroite coopération avec PLATFORMA.

Ces amendements visent à renforcer un message politique central : l’élargissement de l’UE ne réussira que s’il s’appuie sur les réalités locales et régionales, s’il résiste aux menaces hybrides et s’il bénéficie du soutien démocratique des citoyens. Dans cette perspective, la décentralisation, la gouvernance à plusieurs niveaux, l’égalité des genres et la lutte contre la manipulation de l’information étrangère sont considérées comme des composantes essentielles d’un élargissement durable.

Coopération avec les gouvernements locaux

Les amendements adoptés soulignent davantage la nécessité du soutien public, notamment par la coopération avec les collectivités locales, en particulier dans le contexte de l’après-guerre en Ukraine. Ils préconisent des campagnes de sensibilisation et une implication des médias afin de favoriser l’acceptation des pays candidats. La résilience et l’intégrité démocratiques sont également mises en avant, notamment grâce au renforcement des mesures anticorruption à tous les niveaux de gouvernement. La transparence dans les marchés publics est soulignée, en particulier en ce qui concerne les efforts de reconstruction.

Concernant la Moldavie, les amendements saluent les progrès des réformes mais expriment des inquiétudes quant à l’ingérence étrangère (FIMI) lors des élections de 2025, et préconisent des mesures de résilience et un soutien aux médias indépendants.

Ces amendements soutiennent également les gouvernements locaux en Géorgie face au recul démocratique, en soulignant la nécessité d’une coopération continue pour maintenir le dialogue et la gouvernance démocratique alors que le pays poursuit son processus d’adhésion à l’UE.

Perspectives d’avenir

Ces amendements placent les collectivités locales et régionales au cœur de l’élargissement de l’UE, reconnaissant que des effets durables, des démocraties résilientes et des communautés fortes dépendent de leur rôle actif.

La prochaine étape consiste pour le Parlement européen, le Conseil et la Commission à prendre en compte ces recommandations dans leurs travaux respectifs sur l’élargissement.

Le CEMR, en collaboration avec PLATFORMA et ses partenaires, continuera de plaider en faveur de ces recommandations, de coordonner les initiatives et de favoriser les échanges afin de renforcer le rôle des collectivités locales et régionales.

Le Hub de partenariat européen est soutenu par l’Union européenne et ses États membres par le biais d’U-LEAD avec l’Europe.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :