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Formation sur la prospective stratégique

AI - News Section

Le CCRE s’associe à l’Institut universitaire européen pour proposer une formation sur la prospective stratégique 


Le CCRE s’est associé à l’Institut universitaire européen (IUE) pour proposer une formation dédiée à la prospective stratégique, destinée aux professionnels travaillant dans les institutions publiques et les réseaux de collectivités territoriales. Le cours se déroulera en ligne les 22 avril, 28 avril et 5 mai 2026, suivi d’un module résidentiel de trois jours à Bruxelles les 11, 12 et 13 mai 2026. Les participants sont tenus d’assister à la fois aux sessions en ligne et à la formation en présentiel, qui comprennent au total environ 25 heures d’apprentissage interactif.  

Le cours fournit des outils pratiques pour mieux anticiper le changement, évaluer les risques et les opportunités à long terme et prendre des décisions politiques plus éclairées en période d’incertitude. À travers des exercices pratiques et les conseils d’experts, il explore comment les méthodes de prospective peuvent soutenir la planification, la gouvernance et le travail stratégique quotidien. 

La formation offre aux fonctionnaires, au personnel des ONG et aux professionnels de tous les secteurs une occasion pratique d’affiner leurs compétences stratégiques et d’échanger avec leurs pairs de toute l’Europe. Elle s’inscrit dans le cadre du travail plus large du CCRE visant à renforcer les capacités des collectivités locales et régionales et à mettre en relation son réseau avec des institutions européennes de premier plan dans le domaine de la connaissance, telles que l’IUE. 

Pour plus d’informations et pour vous inscrire, rendez-vous sur le site web de l’IUE.

Appel d’offres services fiscaux

Looking for Proposals WiP - News 2024

Appel d’offres – Services fiscaux, comptables et de contrôle de gestion (2026–2028)


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) lance un appel d’offres pour la fourniture de services fiscaux, comptables et de contrôle de gestion pour la période 2026–2028.

Le CCRE est la plus grande organisation d’autorités locales et régionales en Europe, représentant près de 130 000 collectivités territoriales via plus de 50 associations nationales dans 41 pays européens.

Le prestataire retenu sera chargé notamment des déclarations et du contrôle TVA, de l’assistance fiscale, du dépôt des comptes annuels, de l’établissement des fiches fiscales 281.50, ainsi que du contrôle de gestion trimestriel.

Les candidats doivent disposer d’une qualification reconnue (ITAA ou équivalent), justifier d’une expérience pertinente, idéalement auprès d’AISBL/ASBL, et respecter les règles d’indépendance et de confidentialité.

Pour plus d’informations, veillez contacter :

Appel à des auditeurs externes

Call for Proposals - News 2023

Appel d’offres : Auditeurs externes (2026–2028)


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) lance un appel d’offres pour la désignation d’auditeurs externes pour la période 2026–2028.

Le CCRE est la plus grande organisation d’autorités locales et régionales en Europe. Il représente près de 130 000 collectivités territoriales par l’intermédiaire de plus de 50 associations nationales issues de 41 pays européens.

La mission porte sur le contrôle légal des comptes du CCRE, conformément au Code des sociétés et des associations et aux normes ISA applicables en Belgique. Elle comprend notamment la certification annuelle des comptes, la remise de rapports légaux en français et en anglais, la vérification des dépenses liées aux subventions des bailleurs externes, la participation aux réunions statutaires, ainsi qu’un accompagnement ponctuel du CCRE sur des questions comptables, juridiques, fiscales et financières.

Les candidats sont invités à soumettre une offre comprenant la présentation du cabinet, la méthodologie d’audit, la composition de l’équipe, le planning, une offre financière détaillée et une déclaration d’indépendance.

Les candidatures seront examinées par le Comité de gestion financière du CCRE en mai 2026, avant une décision finale du Comité directeur en juin 2026.

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Amendements au budget de l’UE

Façonner l’avenir de la politique de cohésion de l’UE : les amendements du CCRE à la proposition de Plans nationaux et régionaux de partenariat


L’approche territorialisée (« place-based ») de l’élaboration des politiques de l’Union européenne — qui reconnaît la diversité des territoires et s’appuie sur le rôle des collectivités locales et régionales — est aujourd’hui soumise à une pression critique. La proposition de la Commission européenne pour le prochain cadre financier pluriannuel risque d’affaiblir cette approche en centralisant les décisions d’investissement et en brouillant les objectifs distincts de politiques européennes aux logiques territoriales très différentes.

C’est pourquoi le CCRE a élaboré des propositions d’amendements ciblées au règlement établissant les Plans nationaux et régionaux de partenariat. Ces propositions visent à préserver l’élaboration de politiques fondées sur les territoires dans l’ensemble des investissements de l’UE, à renforcer la gouvernance démocratique et territoriale, et à garantir que les politiques conçues à Bruxelles et dans les capitales continuent de produire des bénéfices concrets et durables pour les villes, les communes et les régions.

Les principaux messages qui sous-tendent les amendements du CCRE

1. Préserver la cohésion comme priorité fondamentale de l’UE
Le CCRE appelle à un engagement budgétaire renforcé en faveur de la cohésion économique, sociale et territoriale. Réduire le poids relatif de la politique de cohésion — tout en élargissant l’accès aux fonds à l’ensemble des acteurs privés — risque d’affaiblir les services publics, d’accroître la concurrence pour des ressources limitées et de réduire la capacité de l’Europe à construire des territoires et des communautés résilients.

2. Remettre les territoires et les personnes au cœur de l’action
La politique de cohésion doit s’appliquer à toutes les régions et répondre à la diversité territoriale. Nos amendements renforcent la dimension territoriale des investissements de l’UE, afin de garantir qu’aucune région ni aucune communauté ne soit laissée pour compte et que les objectifs des traités de l’UE soient pleinement respectés.

3. Rendre effectifs le partenariat et la gouvernance à plusieurs niveaux
Bien que la proposition de la Commission fasse référence au partenariat et à la gouvernance multiniveau, elle ne prévoit pas de garanties suffisantes. Le CCRE propose des obligations claires, des mécanismes de suivi et des conséquences concrètes afin d’assurer que les collectivités locales et régionales soient véritablement associées à la conception, à la mise en œuvre et au suivi des plans nationaux — et non simplement consultées de manière formelle.

4. Prévenir une centralisation excessive des investissements de l’UE
Les expériences récentes liées à la Facilité pour la reprise et la résilience et à d’autres plans nationaux ont mis en évidence les risques des approches centralisées. Le CCRE appelle donc à rendre obligatoires des chapitres régionaux et territoriaux dans les plans nationaux, garantissant des stratégies fondées sur les territoires et une implication réelle des gouvernements infranationaux tout au long de la période de programmation.

5. Renforcer le développement territorial intégré
Les approches territoriales intégrées — dans les zones urbaines comme non urbaines — rapprochent l’Europe des citoyens et ont démontré leur valeur sur le terrain. Le CCRE propose d’affecter au minimum 30 % des allocations nationales au développement territorial intégré, avec un cofinancement européen renforcé et une augmentation du préfinancement afin de permettre aux autorités locales de participer pleinement.

6. Soutenir les zones rurales, les villes et les territoires fonctionnels
Nos amendements renforcent le soutien au développement rural, au développement urbain durable, aux liens urbain-rural et aux territoires fonctionnels. Ces approches sont essentielles pour répondre de manière cohérente et coordonnée aux évolutions démographiques, aux défis climatiques et aux inégalités sociales.

Un appel pour une politique de cohésion plus forte et plus équitable

Les propositions d’amendements du CCRE reposent sur une conviction claire : la résilience, la prospérité et la solidité démocratique de l’Europe dépendent de collectivités locales et régionales fortes et d’une politique de cohésion ambitieuse, inclusive et fondée sur les territoires.

Nous appelons le Parlement européen et les États membres à prendre ces propositions au sérieux et à veiller à ce que la future politique de cohésion de l’UE bénéficie à tous les territoires et à tous les citoyens.

👇 Nous vous invitons à consulter l’ensemble des propositions d’amendements du CCRE pour une vue détaillée de nos recommandations et des modifications juridiques apportées à la proposition de la Commission.

Plus d’informations :

Nouvel épisode de Call Simone

« Si nous avons de la chance, elle sera maire »
Pouvoir, pression et démocratie locale en Europe


La démocratie locale est souvent décrite comme le niveau de gouvernement le plus proche de la vie quotidienne des citoyens. Mais dans toute l’Europe, cette proximité est de plus en plus mise à l’épreuve.

Dans le dernier épisode de Call Simone, nous explorons comment le pouvoir et la pression démocratique s’exercent au niveau local, là où la politique est la plus visible, la plus accessible et, de plus en plus, la plus exposée. Le harcèlement, l’intimidation, les campagnes de désinformation et les menaces font désormais partie de la réalité de nombreux élus locaux. Les conséquences vont bien au-delà des cas individuels : lorsque l’intimidation détermine qui s’exprime, qui se présente et qui reste, la représentation diminue et la démocratie s’affaiblit.

Cet épisode réunit deux voix qui associent expérience politique et recherche rigoureuse :

  • Eider Inunciaga, conseillère municipale à Bilbao, Espagne.
  • Gianmarco Daniele, directeur exécutif de l’unité CLEAN (Université Bocconi, Italie)

Ensemble, ils décortiquent ce à quoi ressemble le harcèlement dans la pratique, pourquoi il est en augmentation, qui est le plus touché et ce que les dirigeants locaux — et les institutions européennes — peuvent faire pour y répondre avec des politiques fondées sur des preuves.

Quand l’intimidation devient un filtre politique

Le harcèlement à l’encontre des élus locaux n’est pas seulement un « mauvais comportement » en ligne, et la manière dont les êtres humains réagissent à ces attaques n’a pas grand-chose à voir avec leur résilience personnelle. Comme le montre cet épisode, l’intimidation peut fonctionner comme un filtre politique : elle décourage la participation, pousse les gens à se retirer et réduit la diversité des voix au sein des conseils locaux.

Pour Eider Inunciaga, ce changement est devenu plus tangible lorsqu’elle est entrée en fonction en 2023. La politique locale est synonyme de proximité : on peut être abordé dans la rue, lors d’événements communautaires, à la sortie des écoles, et la colère est souvent dirigée contre les représentants locaux précisément parce qu’ils sont les plus accessibles. Comme elle le dit : « Les gouvernements locaux sont le visage de la démocratie. » Et cette visibilité s’accompagne d’une exposition.

« Les gouvernements locaux sont le visage de la démocratie, ce qui fait de nous les plus exposés. » – Eider Inunciaga, conseillère municipale de Bilbao

Qui paie le prix le plus élevé ?

Un thème récurrent dans la conversation:  e harcèlement ne touche pas tout le monde de la même manière. Ceux qui sont considérés comme « différents » – les femmes, les représentants des minorités, les politiciens LGBTQIA+ – sont souvent pris pour cible de manière plus agressive, avec un message implicite : vous n’avez pas votre place ici.

Gianmarco Daniele partage les résultats d’une étude menée en Italie qui chiffre ce que beaucoup pressentent déjà. À l’aide d’un ensemble de données soigneusement appariées pour comparer les femmes et les hommes dans des contextes similaires, ses travaux révèlent que les femmes sont trois fois plus susceptibles d’être prises pour cible et que près d’un quart des femmes maires subissent une attaque au cours de leur mandat. Il est important de noter qu’il s’agit d’attaques hors ligne : agressions, voitures incendiées, incendies criminels contre des biens, lettres de menace — et pas simplement d’hostilité en ligne.

Le moment choisi est également révélateur : les agressions se concentrent au cours de la première année suivant l’élection, ce qui correspond à une réaction hostile à la visibilité des femmes au pouvoir et ne s’explique pas par des différences de performance dans l’exercice de leurs fonctions. Le coût démocratique est direct : les femmes qui sont agressées sont moins susceptibles de se présenter à nouveau, ce qui transforme les progrès en matière de représentation en une porte tournante.

Comme le note M. Daniele, nous nous concentrons souvent sur la manière d’attirer des candidats plus diversifiés en politique, mais trop rarement sur les raisons pour lesquelles les gens la quittent.

« Sans données, nous nous battons à l’aveuglette. L’Europe a besoin de preuves comparables pour repérer les risques à un stade précoce et y répondre. » – Gianmarco Daniele, directeur exécutif de Clean Unit, Université Bocconi

La leçon de Bilbao : rétablir la confiance grâce à la participation et aux valeurs communes

L’épisode examine également l’autre côté de l’équation : comment les gouvernements locaux peuvent maintenir la confiance et rester proches des citoyens dans un environnement polarisé.

Pour Eider Inunciaga, le point de départ est la proximité et la participation : la démocratie ne se résume pas aux élections et au jour du scrutin. À Bilbao, elle met en avant le processus « Bilbao, ville de valeurs », dans le cadre duquel les citoyens ont contribué à définir un ensemble de valeurs communes afin de créer un cadre commun pour la vie communautaire. Selon elle, les valeurs communes et la participation font également partie de la réponse à la désinformation : elles renforcent le sentiment d’appartenance et réduisent l’espace dans lequel les fausses informations peuvent se propager.

La longue histoire de Bilbao apporte une perspective supplémentaire. La transformation de la ville, marquée par la crise industrielle, les difficultés sociales, le terrorisme et les inondations de 1983, a été rendue possible grâce à la coopération entre les institutions, aux partenariats avec la société civile et à une vision à long terme. La leçon à en tirer est simple et exigeante : la coexistence ne s’hérite pas, elle se cultive, et la stabilité démocratique nécessite un investissement soutenu.

Des récits aux preuves, et des preuves à l’action

Cet épisode est directement lié au lancement de l’Observatoire européen pour la défense de la démocratie au niveau local : un nouveau partenariat qui rassemble les gouvernements locaux et régionaux (y compris Bilbao et les municipalités basques représentées par l’EUDEL) et la communauté de recherche de Bocconi, avec le soutien du Pays basque et du CCRE.

L’objectif de l’Observatoire est d’aider l’Europe à passer d’histoires éparses à une action coordonnée en reliant les points entre :

  • ce que les élus locaux vivent sur le terrain
  • ce que la recherche et les données peuvent montrer sur les tendances, les facteurs et l’impact
  • ce que les autorités publiques et les institutions peuvent faire pour prévenir, protéger et réagir plus efficacement

Le manque de données au centre de la conversation. Aujourd’hui, il n’existe pas de base de données comparable au niveau européen, même sur les politiciens locaux, sans parler des attaques et des menaces. Sans infrastructure commune de données, les risques sont plus difficiles à détecter à un stade précoce et les réponses politiques sont plus difficiles à évaluer.

Comme l’explique Daniele, des données plus fiables apportent non seulement une meilleure compréhension, mais aussi une meilleure visibilité. En Italie, on constate en moyenne plus d’une attaque par jour, mais la question reste souvent confinée à l’actualité locale et attire rarement l’attention de la classe politique au sens large. Les données peuvent contribuer à transformer une tendance cachée en une priorité européenne commune.

À propos de Call Simone

Call Simone est le podcast du CCRE sur le pouvoir et la démocratie en Europe, vu à travers le prisme du niveau local. Chaque épisode réunit des dirigeants locaux, des initiés et des chercheurs pour explorer qui a sa place à la table des négociations, qui en est exclu et pourquoi cela est important pour l’avenir de l’Europe.

🎧 Écouter sur Spotify

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Appel d’offres : Partenariats UE-Ukraine

Call for Proposals - News 2023

Mise en place de partenariats municipaux entre l’Ukraine et un pays partenaire européen dans le cadre du projet « Vers une communauté de Bridges of Trust»


Le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) souhaite établir de nouveaux partenariats entre les communes ukrainiennes et celles de différents pays européens.

Le CCRE recherche un prestataire de services pour la mise en œuvre de certaines activités dans le cadre de cette phase, afin d’apporter une expertise et un soutien spécifiques dans le pays concerné. Ce prestataire travaillera en étroite collaboration avec le CCRE, l’Association des villes ukrainiennes (AUC) et, le cas échéant, avec d’autres partenaires de la Communauté « Bridges of Trust ».

L’appel à projets est divisé en plusieurs lots :

  • Lot 1 : Belgique
  • Lot 2 : Chypre
  • Lot 3 : Finlande
  • Lot 4 : France
  • Lot 5 : Italie
  • Lot 6 : Lettonie
  • Lot 7 : Malte
  • Lot 8 : Pays-Bas
  • Lot 9 : Norvège
  • Lot 10 : Portugal
  • Lot 11 : Espagne

Les candidats peuvent postuler à un ou plusieurs lots. Tous les documents doivent être soumis séparément pour chaque lot. Le cahier des charges décrit les services requis pour chaque lot.

  • Date limite de dépôt des candidatures : 3 février 2026 à 14h00 (CET)
  • Durée du contrat : février 2026 – juin 2026
  • Budget : Offre financière pour les services jusqu’à 14 000 euros HT. Les coûts des activités (par exemple, les frais d’interprétation pour les événements, les frais de déplacement liés aux stages et aux événements) seront directement pris en charge par le projet BoT.

Les organisations ou experts intéressés sont invités à soumettre leur candidature par courriel à application@ccre-cemr.org avec pour objet :

« Établissement de partenariats municipaux entre l’Ukraine et [Nom du pays européen] ». Veuillez préciser le ou les lots pour lesquels vous candidatez.

Les questions peuvent être envoyées à twinning@ccre-cemr.org avant le 30 janvier 2026.

Pour plus d’informations, veuillez consulter les termes de référence ici.

Autres liens :

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Profil pays – n°3 Espagne

Mindcraft Spain - Publication 2025

Profil pays sur la coopération décentralisée au développement : le cas de l’Espagne


Les profils pays offrent une vue d’ensemble concise des modèles nationaux de cadres de coopération au développement (décentralisée) dans certains États membres de l’UE. Leur objectif est de fournir des éclairages sur les mécanismes et modalités spécifiques des cadres nationaux analysés, ainsi que d’identifier les facteurs favorables et les défis liés à leur mise en œuvre concrète, en mettant l’accent sur le rôle et les opportunités des gouvernements locaux et régionaux et de leurs associations.

Sur la base de l’étude, le cadre espagnol de la coopération décentralisée au développement (CDD) se caractérise par :

  • Un système fortement décentralisé – permettant à des acteurs de tous les niveaux d’être actifs dans la CDD. La nouvelle loi 1/2023 reconnaît les gouvernements locaux et régionaux comme acteurs du développement et la CDD comme une modalité à part entière.
  • Un engagement fort en faveur de l’objectif de 0,7 % du revenu national brut (RNB) consacré à l’aide publique au développement (APD) à tous les niveaux, maintenant la coopération au développement comme une priorité politique.
  • Des fonds dédiés à la coopération au développement – rassemblant des acteurs municipaux et supra-municipaux qui mutualisent leurs ressources afin de mettre en œuvre des projets à fort impact.

Cet article s’inscrit dans une série de sept profils pays examinant les cadres de la CDD à travers l’Europe. La troisième édition, consacrée à la Belgique, sera publiée en mars. Restez connectés !

Lire le profil pays de l’Espagne, disponible en quatre langues :

Vous pouvez retrouver l’ensemble des publications de Mindcraft ici.

Le CCRE encourage les autorités espagnoles à renforcer le rôle des gouvernements locaux et régionaux dans la politique de développement, non seulement en tant que structures de mise en œuvre, mais aussi comme partenaires stratégiques contribuant à façonner un agenda de développement plus résilient, inclusif et efficace.

Cette publication est réalisée dans le cadre du projet Bridging and Mapping Knowledge Gaps in Decentralised Cooperation (Mindcraft), financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et soutenu par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ).

Pour plus d’informations, contactez :

Lauréats du prix Sakharov 2025

Sakharov Prize 2025

Prix Sakharov 2025 : aux côtés de celles et ceux qui défendent la liberté de pensée


Le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit est la distinction la plus prestigieuse du Parlement européen en matière de droits humains. Créé en 1988, il récompense des personnes et des organisations faisant preuve d’un courage exceptionnel dans la défense de la démocratie, de la liberté d’expression et des libertés fondamentales, souvent dans des contextes de répression sévère.

Décerné chaque année, le Prix est à la fois une reconnaissance et un appel à l’action : il rappelle que la liberté de pensée n’est jamais acquise et qu’elle doit être défendue activement.

Les lauréats 2025

Le 16 décembre 2025, le Parlement européen a attribué le prix Sakharov à Mzia Amaglobeli, de Géorgie, et à Andrzej Poczobut, du Bélarus, deux journalistes emprisonnés pour leur engagement en faveur de la vérité, de la démocratie et des droits humains.

Andrzej Poczobut, journaliste, essayiste et militant issu de la minorité polonaise au Bélarus, critique de longue date du régime de Loukachenko, est détenu depuis 2021. Il a été condamné à huit ans de colonie pénitentiaire à l’issue de poursuites à caractère politique. Sa santé s’est détériorée, l’accès à sa famille lui est refusé, et pourtant il demeure un symbole de résistance face à la répression autoritaire.

Mzia Amaglobeli, journaliste géorgienne et directrice des médias indépendants Batumelebi et Netgazeti, a été arrêtée en janvier 2025 après avoir participé à des manifestations pro-démocratie. Condamnée à deux ans de prison, elle est devenue la première femme prisonnière politique en Géorgie depuis l’indépendance du pays, et un symbole puissant des aspirations démocratiques géorgiennes.

En annonçant les lauréats, la présidente du Parlement européen Roberta Metsola a déclaré que « tous deux ont payé un prix très lourd pour avoir dit la vérité au pouvoir, devenant des symboles de la lutte pour la liberté et la démocratie. Le Parlement se tient à leurs côtés, ainsi qu’aux côtés de toutes celles et ceux qui continuent d’exiger la liberté. »

Démocratie, valeurs de l’UE et élargissement

Le prix Sakharov reflète l’engagement de l’Union européenne en faveur de la défense de la démocratie au-delà de ses frontières. Tant au Bélarus qu’en Géorgie, le recul démocratique, la répression des médias indépendants et les attaques contre la société civile menacent non seulement les libertés nationales, mais aussi la trajectoire européenne de ces pays.

Le Parlement européen a appelé à plusieurs reprises à la libération immédiate et inconditionnelle des deux journalistes et a adopté des résolutions condamnant la répression, l’emprisonnement politique et l’érosion des institutions démocratiques.

Défendre la démocratie à partir du terrain

Au CCRE et à PLATFORMA, la défense des valeurs démocratiques est au cœur de notre action, avec une attention particulière portée au contexte de l’élargissement de l’UE et du Partenariat oriental. À travers la coopération avec les gouvernements locaux et régionaux, les associations nationales de collectivités locales (telles que la NALAG dans le cas de la Géorgie) et la société civile, nous soutenons la gouvernance démocratique, la liberté d’expression et la résilience institutionnelle.

La démocratie locale est souvent la première cible des pressions autoritaires mais aussi la première ligne de défense. En renforçant les acteurs locaux et régionaux, en soutenant l’échange entre pairs et en promouvant les valeurs de l’UE, le CCRE et PLATFORMA contribuent à une Europe démocratique, inclusive, résiliente et ancrée dans les droits fondamentaux.

Le prix Sakharov nous rappelle que la démocratie repose sur le courage, mais aussi sur la solidarité.

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Prise de position sur le budget de l’UE

EU Budget - News 2025

Une Europe plus forte se construit localement : le CEMR publie sa prise de position sur le budget de l’UE pour 2028-2034


L’approche territorialisée (« place-based ») des politiques et investissements de l’Union européenne — qui reconnaît la diversité des territoires et s’appuie sur le rôle des collectivités territoriales — est aujourd’hui remise en question. La proposition de la Commission européenne pour le prochain cadre financier pluriannuel risque d’affaiblir cette approche en centralisant les décisions d’investissement et en brouillant des politiques européennes aux objectifs très distincts.

C’est pourquoi le CCRE a élaboré des propositions d’amendements ciblées au règlement établissant les Plans nationaux et régionaux de partenariat. Ces propositions visent à préserver l’approche territorialisée des investissements européens, à renforcer la gouvernance démocratique et territoriale, et à garantir que les politiques conçues à Bruxelles et dans les états membres continuent de produire des bénéfices concrets et durables pour les villes, les communes et les régions.

Les principaux messages qui sous-tendent les amendements du CCRE :

1. Préserver la cohésion comme priorité fondamentale de l’UE
Le CCRE appelle à un engagement budgétaire plus fort en faveur de la cohésion économique, sociale et territoriale. Réduire le poids relatif de la politique de cohésion — tout en élargissant l’accès aux fonds à différents acteurs, dont du secteur privé — risque d’affaiblir les services publics, d’intensifier la concurrence pour des ressources limitées et de réduire la capacité de l’Europe à construire des communautés et territoires résilients.

2. Remettre l’humain et les territoires au cœur de l’action
La politique de cohésion doit s’appliquer à l’ensemble des régions et répondre à la diversité territoriale. Nos amendements renforcent la dimension territoriale des investissements européens, afin de garantir qu’aucune région ni aucune communauté ne soit laissée pour compte, respectant ainsi les objectifs des traités européens.

3. Rendre effectifs le partenariat et la gouvernance à plusieurs niveaux
Bien que la proposition de la Commission fasse référence au partenariat et à la gouvernance multiniveau, elle ne prévoit pas de garanties suffisantes. Le CCRE propose des obligations claires, des mécanismes de suivi et des conséquences concrètes afin d’assurer que les collectivités territoriales soient véritablement associées à la conception, à la mise en œuvre et au suivi des plans nationaux — et non simplement consultées de manière formelle.

4. Prévenir une centralisation excessive des investissements de l’UE
Les expériences récentes liées à la Facilité pour la reprise et la résilience et à d’autres plans nationaux ont mis en évidence les risques des approches centralisées. Le CCRE appelle donc à rendre obligatoires des chapitres régionaux et territoriaux dans les plans nationaux, garantissant des stratégies fondées sur les territoires et une implication réelle des gouvernements infranationaux tout au long de la période de programmation.

5. Renforcer le développement territorial intégré
Les approches territoriales intégrées — dans les zones urbaines comme non urbaines — rapprochent l’Europe des citoyens et ont démontré leur valeur sur le terrain. Le CCRE propose d’affecter au minimum 30 % des allocations nationales au développement territorial intégré, avec un cofinancement européen renforcé et une augmentation du préfinancement afin de permettre aux autorités locales de participer pleinement.

6. Soutenir les zones rurales, les villes et les aires fonctionnels
Nos amendements renforcent le soutien au développement rural, au développement urbain durable, aux liens urbain-rural et aux aires fonctionnels. Ces approches sont essentielles pour faire face de manière cohérente et coordonnée aux évolutions démographiques, aux défis climatiques et aux inégalités sociales.

Un appel pour une politique de cohésion plus forte et plus équitable

Les propositions d’amendements du CCRE reposent sur une conviction claire : la résilience, la prospérité et la solidité démocratique de l’Europe dépendent de collectivités territoriales fortes et d’une politique de cohésion ambitieuse, inclusive et fondée sur les territoires.

Nous appelons le Parlement européen et les États membres à prendre ces propositions au sérieux et à veiller à ce que la future politique de cohésion de l’UE bénéficie à tous les territoires et à tous les citoyens.

👇 Nous vous invitons à consulter l’ensemble des propositions d’amendements du CCRE pour plus de détails sur nos recommandations et modifications juridiques apportées à la proposition de la Commission.

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Mise en œuvre de la Global Gateway

Global Gateway - Event news

Les villes et régions appellent à un partenariat renforcé pour faire avancer la stratégie Global Gateway


Des réseaux internationaux de villes et de régions ont publié hier [10 décembre 2025] à Bruxelles une Déclaration conjointe appelant à une implication plus forte et plus structurée des gouvernements locaux dans la mise en œuvre de la stratégie Global Gateway de l’Union européenne. Représentant des milliers de villes, de régions et d’associations de collectivités locales dans le monde entier, les signataires soulignent que le partenariat avec les gouvernements locaux et régionaux (GLR) est essentiel pour garantir la légitimité, la durabilité et l’impact à long terme des investissements du Global Gateway.

Cette Déclaration a été remise, au nom des signataires, par Joseph Bernard Wagner, maire de Belize City (Belize) et président du Commonwealth Local Government Forum (CLGF), à Koen Doens, directeur général de la Direction générale des partenariats internationaux de la Commission européenne (DG INTPA), lors de la session plénière du Comité européen des régions, marquant la clôture du Forum 2025 « Cities and Regions for International Partnerships », organisé sur trois jours.

Les gouvernements locaux et régionaux sont reconnus par l’UE comme des acteurs du développement à part entière et jouent un rôle central dans la promotion d’une croissance économique inclusive, la fourniture de services publics et la connexion des communautés aux opportunités mondiales. Leurs responsables alertent : sans une implication systématique des villes et des régions, les projets du Global Gateway risquent de ne pas atteindre leur plein potentiel de développement.

Un appel commun pour un Global Gateway plus inclusif

La Déclaration est signée par les dirigeants de quatre grands réseaux mondiaux de gouvernements locaux et régionaux :

  • Frédéric Vallier, Délégué général, Association internationale des maires francophones (AIMF)
  • Fabrizio Rossi, Secrétaire général, Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) – PLATFORMA
  • Lucy Slack, Secrétaire générale, Commonwealth Local Government Forum (CLGF)
  • Emilia Saiz, Secrétaire générale, Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU / UCLG)

Ensemble, ils appellent les institutions européennes, les pays partenaires et les acteurs du développement à reconnaître les villes et les régions comme co-créatrices de l’environnement favorable nécessaire à des investissements durables, inclusifs et démocratiques.

Citations

« Il est essentiel que les gouvernements locaux soient autour de la table lorsqu’il s’agit des investissements réalisés dans le cadre du Global Gateway. Après tout, nous sommes responsables du développement de nos territoires et devons être reconnus comme partenaires à part entière dans la planification et la mise en œuvre », a souligné Joseph Bernard Wagner, maire de Belize City (Belize) et président du CLGF.

« Les gouvernements locaux et régionaux devraient être impliqués dès la phase de conception du Global Gateway. Au CCRE et à PLATFORMA, nous nous considérons comme des institutions facilitatrices : nous sommes là pour capitaliser les enseignements et les données, ainsi que pour suivre et évaluer les actions », a déclaré Fabrizio Rossi, Secrétaire général du CCRE, plus tôt lors du Forum.

« La coopération décentralisée est un véritable levier de solidarité et de développement au service des communautés locales. Toutefois, elle ne peut être efficace que si la décentralisation elle-même l’est, et si nos collectivités disposent de ressources financières et humaines sécurisées. Le Global Gateway constitue à cet égard une opportunité importante de soutien », a déclaré Dieudonné Bantsimba, maire de Brazzaville et vice-président de l’AIMF.

« La mobilisation de nos membres lors du Forum des villes et des régions montre l’engagement fort des gouvernements locaux et régionaux en faveur de la coopération et de la diplomatie des villes. Mais la territorialisation du Global Gateway ne sera possible que si les gouvernements locaux sont pleinement reconnus comme partenaires stratégiques », a souligné Emilia Saiz, Secrétaire générale de CGLU.

« Les villes et les régions constituent le lien entre les investissements et les citoyens. En tant que premier point de contact avec la population, elles apportent légitimité, appropriation locale et durabilité à long terme aux projets du Global Gateway », insistent les signataires.

« Les gouvernements locaux et régionaux sont des partenaires indispensables pour faire du Global Gateway une stratégie qui fonctionne réellement pour les citoyens », réaffirment-ils.

Villes et régions : des partenaires essentiels pour un impact durable

Dans leur Déclaration, les associations de gouvernements locaux et régionaux rappellent que les GLR disposent de compétences étendues dans les secteurs prioritaires du Global Gateway, notamment la numérisation, le climat et l’énergie, les transports, la santé, l’éducation et la recherche. En ancrant les investissements dans les réalités locales, ils garantissent que les projets répondent aux besoins et priorités des communautés, renforcent la cohérence des politiques publiques et favorisent des écosystèmes économiques inclusifs impliquant PME, investisseurs, organisations de la société civile, institutions académiques et citoyens.

La Déclaration souligne également le rôle décisif des gouvernements locaux dans les contextes fragiles et touchés par les conflits, où ils sont souvent les seules institutions publiques opérationnelles capables de coordonner les acteurs locaux et de fournir des services de base.

Principales recommandations pour renforcer le Global Gateway

Afin de libérer pleinement le potentiel des collectivités locales en tant que partenaires d’investissements durables, les signataires formulent trois recommandations majeures :

  1. Engager directement les gouvernements locaux et leur donner un accès direct aux financements dans le cadre des investissements du Global Gateway.
    Cela inclut des appels à projets dédiés, des critères d’évaluation adaptés, des lignes de financement spécifiques similaires à l’ancien programme « Partenariats pour des villes durables », ainsi que des mécanismes nationaux garantissant un dialogue structuré entre les délégations de l’UE, les équipes Europe (Team Europe) et les GLR.
  2. Assurer l’implication systématique des gouvernements locaux et régionaux à toutes les phases des projets Global Gateway.
    Des orientations claires doivent être fournies aux délégations de l’UE et aux équipes Europe afin d’inclure de manière significative les autorités locales dans la planification, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation.
  3. Soutenir les associations nationales et les réseaux internationaux de gouvernements locaux.
    Ces organisations — signataires d’accords-cadres de partenariat avec l’UE depuis 2015 — jouent un rôle clé dans la coordination de la participation des GLR, le partage des connaissances et la diffusion des innovations au-delà des frontières.

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Lire la note de PLATFORMA sur le Global Gateway.

Photo : © Union européenne 2025 / Emile Windal