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Journée de l’Europe et 75 ans du CCRE

EU day 2026 - news

Journée de l’Europe : Le CCRE célèbre ses 75 ans avec un vote de mèmes à l’échelle européenne


Aujourd’hui, nous célébrons la Journée de l’Europe ainsi que l’anniversaire du CCRE, 75 ans de représentation et de soutien aux gouvernements locaux et régionaux à travers l’Europe.

Célébrée chaque année le 9 mai, la Journée de l’Europe commémore la Déclaration Schuman, qui a jeté les bases de la paix, de la coopération et des valeurs partagées en Europe. Depuis 75 ans, le CCRE accompagne les villes, les communes et les régions à travers l’évolution de l’Europe, renforçant la démocratie locale et la cohésion au cœur du projet européen.

Pour marquer cette double célébration, le CCRE invite une fois de plus les citoyens à participer à une initiative ludique et interactive pour la Journée de l’Europe.

Après le jeu de carte interactif de l’année dernière mettant en lumière les projets financés par l’UE, nous lançons cette année un vote de mèmes pour célébrer l’anniversaire du CCRE.

👉 Découvrez le jeu et votez pour votre mème préféré :

Les participants peuvent voter en sélectionnant leur mème préféré directement sur les réseaux sociaux.

🏆 Le mème gagnant sera annoncé le lundi 18 mai.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts continus du CCRE pour célébrer la Journée de l’Europe de manière créative et accessible, et d’autres surprises sont déjà prévues pour les éditions futures.

Bonne fête de l’Europe ! 🇪🇺✨

Un nouveau projet pour la démocratie locale a été lancé

LORAI – the Local Observatory on Reform Agendas Implementation

Un nouveau chapitre pour la démocratie locale dans les Balkans occidentaux : lancement du programme LORAI


Le 1er avril a marqué une étape importante pour la démocratie locale et l’intégration européenne dans les Balkans occidentaux, puisque le CEMR s’est joint au Congrès des pouvoirs locaux et régionaux, à la Commission européenne, à NALAS et aux associations de gouvernements locaux de toute la région pour lancer officiellement LORAI – l’Observatoire local de la mise en œuvre des programmes de réforme.

La cérémonie de haut niveau s’est déroulée en marge de la 50e session du Congrès, réunissant des institutions européennes, des dirigeants municipaux, des experts et des associations nationales pour célébrer le début d’un partenariat destiné à renforcer le rôle des autorités locales dans l’une des phases les plus décisives du processus d’adhésion de la région à l’UE.

Un nouvel observatoire avec une mission claire

LORAI n’est pas simplement un nouveau projet. C’est une nouvelle architecture de collaboration.

Le programme, établi conjointement par l’Union européenne et le Conseil de l’Europe, aidera les autorités locales d’Albanie, de Bosnie-Herzégovine, du Kosovo*, du Monténégro, de Macédoine du Nord et de Serbie à jouer un rôle plus actif dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi des programmes de réforme de leurs pays dans le cadre du mécanisme de réforme et de croissance de l’UE.

Depuis des années, les collectivités locales et régionales sont chargées de fournir les services essentiels, les infrastructures et le soutien aux communautés ; pourtant, elles ne sont que marginalement impliquées dans le suivi des réformes qui les concernent directement. LORAI vise à combler cette lacune.

Il vise à :

  • Donner aux municipalités les moyens de participer à la conception, au suivi et à l’évaluation des réformes
  • Renforcer le dialogue politique entre tous les niveaux de gouvernement
  • Renforcer les capacités locales pour identifier les priorités d’investissement du prochain cadre financier pluriannuel de l’UE 2028-2034
  • Accroître la transparence et la responsabilisation grâce à un tableau de bord en libre accès permettant de suivre les progrès des réformes sur le terrain.
  • Favorisez l’apprentissage entre pairs grâce à des échanges régionaux, des ateliers et des évaluations.

Ces efforts collectifs permettront aux réformes de devenir non seulement des engagements nationaux, mais aussi des améliorations concrètes dans la vie quotidienne des citoyens.

Un partenariat solide pour obtenir des résultats concrets

LORAI sera mis en œuvre par le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux, en partenariat avec :

  • NALAS – Réseau des associations d’autorités locales d’Europe du Sud-Est
  • CCRE – Conseil des Communes et Régions d’Europe
  • Associations de gouvernement local de chaque pays bénéficiaire

Ce partenariat offre une portée, une expertise et une légitimité sans précédent. Chaque organisation joue un rôle essentiel pour que les réformes ne restent pas de simples engagements abstraits, mais se traduisent par des transformations concrètes au niveau local.

Lors de l’ouverture de l’événement de lancement, la présidente du Congrès, Gunn Marit Helgesen, a souligné les enjeux :

« Grâce à son pouvoir de rassemblement sans égal auprès des autorités locales et régionales, ce partenariat apportera des avantages concrets aux citoyens des Balkans occidentaux. Un véritable changement se produit lorsque les gouvernements locaux participent activement à l’élaboration des réformes ; nous devons permettre leur participation effective au processus de réforme. »

Valentina Superti, directrice pour les Balkans occidentaux à la DG ENEST, représentant la Commission européenne, a ajouté :

« Pour les citoyens, le progrès doit être visible et tangible. LORAI joue un rôle clé en donnant aux collectivités locales les moyens de transformer leurs engagements de réforme en résultats concrets. Aujourd’hui marque le début d’une collaboration fructueuse. »

La vice-présidente du CCRE, Mélanie Lepoultier, a souligné l’importance de lier les réformes à la préparation à l’investissement :

« Au CEMR, notre mission est de transformer les expériences locales en politiques concrètes. Grâce à LORAI, nous aiderons les responsables locaux à convertir les réformes en feuilles de route d’investissement alignées sur le prochain cadre financier pluriannuel et à favoriser des échanges constructifs entre pairs. »

Le président de NALAS, Dubravko Bilić, a souligné la valeur à long terme de l’Observatoire :

« Pour que les progrès soient durables, il est essentiel de suivre la mise en œuvre là où cela compte le plus : au niveau local. LORAI veillera à ce que les réformes produisent des résultats concrets et durables pour les citoyens. »

Pourquoi LORAI est important

Les programmes de réforme représentent certains des engagements les plus stratégiques pris par les gouvernements des Balkans occidentaux dans leur processus d’adhésion à l’UE. Cependant, les réformes ne peuvent réussir que si les collectivités locales, au plus près des citoyens, y participent activement et ne restent pas de simples spectatrices.

LORAI est important car il apporte :

1. Responsabilisation : là où les réformes se font le plus sentir.

Ce tableau de bord en accès libre fournira aux communautés, aux gouvernements et aux partenaires des données transparentes sur l’avancement des réformes au niveau local.

2. Une gouvernance multiniveaux renforcée

Ce programme renforce la collaboration entre les autorités nationales et locales, garantissant ainsi une mise en œuvre réaliste et durable des réformes.

3. Priorités locales prêtes à accueillir les investissements

Les LRG seront mieux équipés pour définir les priorités des futurs financements de l’UE, notamment dans le cadre du prochain CFP (2028-2034).

4. Un écosystème régional d’apprentissage

Des échanges entre pairs, des ateliers et des analyses permettront aux gouvernements des pays des Balkans occidentaux d’apprendre les uns des autres, de partager des solutions et d’amplifier leur impact.

Pour le CCRE, ce programme est pleinement en phase avec notre mission :

Pour garantir que les gouvernements locaux et régionaux d’Europe soient habilités, entendus et équipés pour façonner l’avenir de leurs communautés.

Perspectives d’avenir

Avec un budget dédié de 2 222 222 € pour ses deux premières années et une durée allant de mars 2026 à février 2028 (avec possibilité de prolongation), LORAI est destiné à devenir une pierre angulaire pour une gouvernance plus forte, de meilleures réformes et une intégration européenne plus profonde dans les pays des Balkans occidentaux.

Pour plus d’informations, veillez contacter :

Rapport d’activité du CEMR 2025

Impact Community - Head banner

Quel a été l’impact du CCRE en 2025 ?


L’année 2025 a été une période riche en activités et a eu un impact considérable aux niveaux local et international.

Nous sommes sincèrement reconnaissants à nos membres, partenaires et donateurs pour leur confiance, leur engagement et leur collaboration constants tout au long de cette année.

Les collectivités locales et régionales sont essentielles pour relever les défis les plus urgents et quotidiens de l’Europe, et grâce au CEMR, nous avons travaillé ensemble pour garantir que les voix locales européennes restent présentes, entendues et influentes dans les débats européens et mondiaux.

Consultez ci-dessous le rapport d’activité 2025 du CCRE :

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Les voix de nos 75 ans d’histoire

Barcelona - Antonia interview

Antònia Sabartés : « Je souhaite que le CCRE soit courageux et audacieux. »

1 206 mots
5–8 minutes

Antònia Sabartés

Antònia Sabartés a été chef de cabinet de Pasqual Maragall, maire de Barcelone, et président du Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) de 1992 à 1997. Étroitement impliquée dans la direction de l’organisation pendant une période charnière pour l’Europe, elle a constaté de visu comment le CCRE a contribué à façonner la place des gouvernements locaux et régionaux dans le projet européen.

*Antònia Sabartés – Chef de Cabinet de Pasqual Maragall, Président du CCRE de 1992 à 1997.

Dans cet entretien – enregistré à la Fundació Mies Van der Rohe à Barcelone, reconstruite pendant le mandat de Maragall en tant que maire de la capitale catalane et étroitement liée à l’Union européenne par le biais du Prix de l’Union européenne d’architecture contemporaine – elle revient sur la présidence de Maragall, les moments marquants de cette période et l’héritage qui, selon elle, continue de guider le CCRE aujourd’hui.

Pasqual Maragall : un Européen par conviction et par pratique

Pasqual Maragall a été élu président du CCRE en décembre 1991 à Paris et a pris ses fonctions le 9 mai 1992, à un moment de profonds bouleversements politiques, institutionnels et symboliques pour l’Europe. L’année de sa nomination a coïncidé avec les Jeux olympiques de Barcelone et la ratification du traité de Maastricht, le plaçant – ainsi que le CCRE – au cœur de la transformation européenne.

Pasqual Maragall with Jacques Delors - Arxiu Digital Pasqual Maragall, Fundació Catalunya Europa

En tant que maire de Barcelone, il incarna le rôle international croissant des villes, participant activement à la création d’Eurocités. Son parcours politique et intellectuel conforta cette vision : il avait étudié à Paris, avait été l’élève de Jacques Delors, connaissait des personnalités européennes importantes comme Romano Prodi et était issu d’une famille profondément pro-européenne.

*Pasqual Maragall avec Jacques Delors – Arxiu Digital Pasqual Maragall, Fundació Catalunya Europa

Pour Sabartés, cette combinaison d’expérience et de conviction le prédisposait particulièrement à diriger le CCRE à un moment où les collectivités locales et régionales revendiquaient une voix plus forte en Europe.

Des souvenirs qui ont compté : de Delors à Barcelone au Comité de pilotage à Prague

Certains moments restent particulièrement vivaces dans la mémoire de Sabartés, tant par leur poids symbolique que par leur importance historique. L’un d’eux fut l’investiture officielle de Pasqual Maragall à la présidence du CCRE à Barcelone, lors de la Journée de l’Europe en 1992 – un événement rendu exceptionnel par la présence de Jacques Delors. Ce dernier quittait rarement Bruxelles, et sa décision d’y assister soulignait à la fois l’importance de l’événement et la haute estime portée à Maragall et au CCRE.

Un autre événement marquant fut la réunion du Comité directeur de 1992 à Prague, tenue peu après les Jeux olympiques. Au-delà de son contexte, cette réunion a constitué un tournant pour le CCRE, renforçant sa consolidation interne et élargissant ses ambitions européennes à un moment crucial de transformation pour le continent.

Parallèlement à ces événements emblématiques, Sabartés évoque également des souvenirs plus personnels liés à la présidence de Maragall. Elle confie avoir eu des doutes au départ. Maire aux lourdes responsabilités, elle se demandait s’il pourrait consacrer suffisamment de temps au CCRE. Ces craintes furent rapidement dissipées. Maragall assista à toutes les réunions sans exception et s’investit pleinement dans sa fonction.

Pasqual Maragall avec Josef Hofmann, Conférence ECOS (Prague), dans les années 90. HAEU, CCRE-846

Elle se souvient aussi très bien de l’intense esprit de collaboration qui régnait au sein de l’équipe du CCRE durant ces années. Travaillant en étroite collaboration avec Elisabeth Gateau et Christophe Chaillou, la coordination entre Paris et Barcelone était constante et souvent exigeante. À l’ère pré-numérique, la communication reposait sur les appels téléphoniques et les fax, avec des messages courts parfois échangés plusieurs fois par jour. Réaliser ce qui est aujourd’hui chose aisée grâce à Internet nécessitait alors un véritable niveau de coordination.

Le rôle pertinent de Maragall dans la création du Comité des régions

Sous la direction de Maragall, le CEMR a joué un rôle central durant l’une des phases les plus importantes de l’intégration européenne. L’approbation du traité de Maastricht a ouvert de nouvelles perspectives, notamment la future création du Comité des régions.

*Vue générale dans l’auditorium de la cérémonie de signature du traité de Maastricht. © Communautés européennes, 1992.

L’obtention d’un siège pour le président du CCRE au sein de la première présidence du Comité des régions a constitué un succès majeur. Dès l’approbation du projet de Maastricht et jusqu’à la mise en place du Comité en 1994, le CCRE a œuvré sans relâche pour que les autorités locales et régionales soient prises en compte au sein du nouveau cadre institutionnel de l’UE.

Cet effort a été renforcé par la mise en place d’un Conseil consultatif des autorités locales et régionales par la Commission européenne, en étroite collaboration avec Eneko Landaburu, alors directeur général de la DG REGIO. Ces relations ont permis d’ouvrir des perspectives et de faire reconnaître le CCRE comme un interlocuteur clé.

Un autre accomplissement complexe mais décisif fut la réforme de la Conférence des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe, devenue le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux à deux chambres. Ce processus suscita un débat entre la CCRE et l’Assemblée des régions européennes, présidée par un autre Catalan, Jordi Pujol, alors président du gouvernement catalan.

Tout au long des discussions, les qualités personnelles de Maragall ont fait la différence. Polyglotte, accessible et profondément européen, il possédait un talent unique pour rapprocher les gens par-delà les clivages politiques et culturels, même lorsque leurs points de vue étaient opposés.

Un autre grand accomplissement : une vision qui compte encore

Au-delà des succès institutionnels, Sabartés estime que la contribution la plus importante de Maragall fut d’ordre stratégique et idéologique. Fédéraliste convaincu, il défendait une Europe fondée sur la subsidiarité, la proximité et la citoyenneté à une époque où ce discours était loin d’être dominant.

Il a également joué un rôle déterminant dans la définition du chemin qui allait mener à la création de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU). En collaboration avec des maires tels que Jorge Sampaio de Lisbonne, Pierre Mauroy de Lille et les dirigeants de l’IULA, il a œuvré pour l’unification, notamment afin de renforcer la présence des collectivités locales au sein du système des Nations Unies.

*Pasqual Maragall avec Romani Prodí (2004) – Auteur : Bedmar, Jordi. Arxiu Digital Pasqual Maragall

La défense de la Charte européenne de l’autonomie locale comme référence mondiale a permis d’ouvrir des portes et de positionner l’Europe comme un chef de file en matière de démocratie locale, y compris au sein du système multilatéral.

« Courageux et audacieux », voilà ce que le CCRE doit devenir au cours des 10 prochaines années.

Pour l’avenir, Sabartés a une vision claire de ce qu’elle attend du CCRE aujourd’hui. Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, les inégalités sociales, les défis migratoires et la montée de l’extrême droite, elle estime que le CCRE doit faire preuve, une fois de plus, de courage.

« Je souhaite que le CCRE fasse preuve de courage et d’audace, comme nous l’avons fait durant les années Maragall », déclare-t-elle. « Il a surtout besoin d’un leadership fort. Si nous n’agissons pas, les gouvernements voisins risquent d’être marginalisés. Nous devons œuvrer pour améliorer la vie des citoyens européens, lutter contre les préjugés et défendre les valeurs auxquelles nous croyons. C’est mon rêve pour le CCRE. »

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Rencontrez Emil Boc (Cluj-Napoca) 

Cluj Napoca - Local Heroes 2026

À la rencontre du héros local : Emil Boc. De la direction nationale à la transformation locale — et un appel à placer les villes au cœur de l’avenir de l’Europe 


Pour Emil Boc, le leadership ne s’est jamais limité à un seul niveau de gouvernance. Ancien Premier ministre de la Roumanie jusqu’en 2012, devenu depuis maire de longue date de Cluj-Napoca, son parcours reflète une continuité rare entre vision nationale et mise en œuvre locale.

Aujourd’hui, alors que l’Europe débat de son prochain budget, le message de Boc est clair : sans les villes et les régions à la table des négociations, le projet européen risque de perdre à la fois en efficacité et en légitimité.

Du Premier ministre au maire : pourquoi la vision passe avant tout 

Les années de Boc en tant que Premier ministre ont profondément façonné son approche de la gouvernance locale.

« La première leçon », explique-t-il, « est qu’aucun pays — et aucune ville — ne peut se développer sans une vision claire, suivie d’une stratégie et d’un plan concret. »

De retour à Cluj-Napoca après son passage au niveau national, il a appliqué cette logique avec précision. La ville a identifié son avantage compétitif — les universités, l’éducation et l’innovation — et a construit un modèle de développement fondé sur une économie de la connaissance.

Mais au-delà de la stratégie économique, Boc insiste : le leadership ne se limite pas à l’administration :

« Un leader n’est pas là seulement pour maintenir les services ou nettoyer les rues. Il faut une vision à long terme et la discipline de s’y tenir. »

Transformer Cluj-Napoca en ville pro-européenne

Au cours des deux dernières décennies, Boc a supervisé une transformation profonde.

Autrefois considérée comme l’une des villes les plus eurosceptiques de Roumanie, Cluj-Napoca — une ville d’environ 300 000 habitants située dans le nord-ouest du pays, avec une économie dynamique fondée sur les universités et l’innovation — est aujourd’hui, selon ses mots, « la ville la plus pro-européenne du pays ».

Ce changement ne s’est pas fait du jour au lendemain. Il s’est construit « jour après jour », en intégrant ce que Boc appelle un mode de vie européen : ouverture, tolérance et coopération — combinés à une utilisation stratégique des fonds de l’UE.

Les résultats sont visibles partout : infrastructures, écoles, transports publics et rénovation urbaine. Pour Boc, il ne s’agit pas de politiques abstraites, mais de preuves concrètes de ce que l’Europe apporte.

« Si quelqu’un me demande pourquoi l’Europe est importante », dit-il, « je n’ai qu’à sortir dehors. Les écoles, les routes, les parcs — ils existent grâce aux financements européens. »

Au cœur de cette transformation se trouve une idée simple : la liberté de rester

« Les gens ne devraient pas être contraints de quitter leur ville ou leur pays pour des raisons économiques. L’Europe doit garantir non seulement la liberté de circulation, mais aussi la liberté de construire une vie chez soi. »

Ce message résonne particulièrement en Roumanie, un pays qui a connu l’une des plus grandes vagues d’émigration au sein de l’Union européenne. Depuis le début des années 2000, des millions de Roumains — dont beaucoup de jeunes, éduqués et mobiles — sont partis étudier et travailler à l’étranger, à la recherche de meilleures opportunités économiques et conditions de vie. Si cette mobilité reflète l’une des libertés fondamentales de l’UE, elle a aussi créé de profonds déséquilibres territoriaux, certaines villes et régions perdant des talents à un moment crucial de leur développement.

Les enjeux du prochain budget de l’UE

Alors que les négociations s’intensifient sur le prochain cadre financier pluriannuel, Boc avertit que le rôle des villes et des régions est loin d’être garanti.

Son inquiétude n’est pas rhétorique — elle est structurelle.

D’abord, il estime que les gouvernements locaux doivent passer d’un rôle consultatif à un véritable pouvoir décisionnel :

« Nous voulons être à la table, pas au menu. »

Une question clé concerne la manière dont la Commission européenne prévoit d’introduire les « contrôles régionaux ». Sans valeur juridique, Boc craint qu’ils ne deviennent un simple exercice administratif plutôt qu’un véritable partenariat.

Sa proposition est claire : une clause de subsidiarité contraignante, garantissant l’implication des municipalités et des régions à chaque étape — de la conception à la mise en œuvre et à l’évaluation — avec la possibilité de rejeter des plans nationaux qui les ignorent.

Ensuite, il s’oppose aux propositions visant à fusionner les fonds de la politique de cohésion avec d’autres priorités, notamment l’agriculture.

« Ce sont deux piliers de l’Union européenne. S’ils sont mis dans le même panier, les villes et les régions risquent d’y perdre. »

Troisièmement, Boc insiste pour que la politique de cohésion reste universelle. Limiter l’accès uniquement aux régions moins développées affaiblirait la capacité de l’Europe à réduire les inégalités sur l’ensemble du territoire.

« La cohésion est la colle qui maintient l’Europe unie — et cette colle est nécessaire partout. »

Enfin, il appelle à inclure des chapitres régionaux dédiés dans les plans nationaux, afin de garantir que les perspectives locales ne soient pas marginalisées.

Du climat à la défense : investir dans les villes, c’est investir dans l’Europe 

Pour Boc, le débat sur le budget de l’UE est avant tout une question de crédibilité.

« L’Europe a la vision. Elle doit maintenant avoir les moyens de la concrétiser. »

Il cite la politique climatique comme exemple concret. Les villes sont appelées à jouer un rôle moteur dans la transition — notamment à travers des initiatives de neutralité climatique — mais sans financements suffisants, ces ambitions risquent de rester théoriques.

Dans le même temps, il souligne l’interconnexion croissante entre les politiques publiques. Les investissements dans les infrastructures urbaines, comme les systèmes de métro, remplissent plusieurs fonctions : durabilité, mobilité et même résilience en temps de crise.

« Regardez comment les métros sont utilisés en situation d’urgence », note-t-il. « Ce n’est pas seulement une politique climatique — c’est aussi une question de sécurité et de préparation. »” 

Une Europe construite avec ses villes

L’argument de Boc est autant politique que financier.

L’Union européenne, affirme-t-il, ne peut pas être réduite à des négociations entre capitales.

« Ce n’est pas seulement une union d’États. C’est une union de municipalités, de régions et de villes. »

Les exclure de la prise de décision affaiblirait non seulement les politiques publiques, mais éroderait également la diversité et la cohésion qui définissent l’Europe elle-même.

Alors que l’UE se projette vers 2034 et au-delà, le message de Boc est à la fois un avertissement et une feuille de route :

Sans des gouvernements locaux forts, il n’y a pas d’Europe forte.

Découvrez notre campagne pour le budget de l’UE et ce que nous avons réalisé jusqu’à présent :

Pour plus d’information, veuillez contacter :

Rapport TERRI – Date limite : 4 mai 

Housing policy paper - News 2026

Le CCRE recueille des données et des éléments d’information sur l’évolution des compétences et des responsabilités des collectivités locales et régionales dans le cadre de l’étude TERRI


Le CCRE prépare la prochaine édition de son étude phare sur les structures et les compétences, qui examine comment les collectivités locales et régionales sont organisées à travers l’Europe et comment leurs responsabilités évoluent au fil du temps. L’étude, dont la publication est prévue à l’automne 2026, explorera les réformes récentes touchant les communes et les régions, et évaluera leur impact sur l’efficacité de la prestation des services publics.

La politique du logement, une priorité croissante pour les membres du CCRE, sera au cœur de cette nouvelle édition. L’étude examinera le logement en tant que compétence clé des collectivités locales et régionales, en mettant particulièrement l’accent sur la manière dont elles équilibrent l’offre et la demande de logements, et sur la façon dont les dispositifs de gouvernance influencent la mise en œuvre des politiques sur le terrain.

Les membres du CCRE sont invités à contribuer à l’enquête, dont les réponses doivent être envoyées avant le 4 mai, afin d’étayer l’analyse sur laquelle repose l’étude.

Pour plus d’information, veuillez contacter :

Appel à propositions – Mises à jour du site web

IncluCities Website - News 2020

Le CCRE recherche actuellement une agence web pour mettre à jour le site web de la Charte européenne pour l’égalité


Le CCRE recherche une agence ou des développeurs indépendants pour mettre à jour le site web de la Charte européenne pour l’égalité afin d’améliorer le parcours et l’expérience des utilisateurs, ainsi que la conception et le référencement, sous WordPress.

L’entrepreneur désigné travaillera en collaboration avec l’équipe de communication du CCRE.

Pour en savoir plus, veuillez consulter nos conditions générales.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Groupe de travail du CCRE sur le logement

EU housing news 2026

Abordable, durable, agréable à vivre : ce que les collectivités locales attendent de l’UE en matière de logement 


La crise du logement est devenue l’un des défis sociétaux majeurs du XXIe siècle, touchant les communautés à travers toute l’Europe : des grandes villes aux zones rurales, elle redéfinit les réalités sociales, économiques et démographiques. La hausse des coûts du logement, le sans-abrisme et le sous-investissement chronique sapent l’égalité, la cohésion et la durabilité. Pour faire face à cette situation d’urgence, il faut des solutions intégrées et adaptées au contexte local qui relient le logement aux services, à la mobilité, à l’emploi et à la qualité de vie. En tant qu’acteurs de première ligne, les collectivités locales et régionales doivent être reconnues comme des partenaires clés de la réponse européenne, travaillant avec les institutions nationales et européennes pour offrir à tous des logements abordables, durables et inclusifs.

La crise du logement en Europe se fait le plus vivement ressentir là où les gens vivent, travaillent et étudient. Le 9 avril 2026, le groupe de travail sur le logement du CCRE a réuni les points de vue des collectivités locales et régionales sur la manière de mesurer l’accessibilité financière, de répondre aux locations de courte durée et d’accélérer la construction de logements.

Cette discussion intervient à un moment charnière, alors que le Plan européen pour le logement abordable de la Commission européenne a placé le logement au cœur de l’agenda de l’UE et que les préparatifs sont en cours pour une loi sur le logement abordable visant à aider les autorités publiques à faire face à la pression dans les « zones en situation de pénurie de logements », notamment par des mesures liées aux locations de courte durée. Le Parlement européen intensifiant également ses travaux sur la crise du logement, la dynamique politique s’accélère clairement.

L’accessibilité financière au-delà d’un simple chiffre

L’un des principaux enseignements tirés d’un échange avec Sandra Di Biaggio, responsable de la recherche et des politiques à l’ESPON, à l’occasion d’une présentation sur le projet Housing4All, est que l’accessibilité financière est multidimensionnelle. Elle ne peut se réduire aux seuls prix : les revenus et le revenu résiduel comptent, mais il en va de même pour les factures d’énergie, les coûts de mobilité, l’accès aux services et la qualité du logement. Les participants ont également souligné que les lacunes en matière de données, notamment le manque de données harmonisées sur les revenus au niveau local, peuvent rendre les comparaisons difficiles, ce qui renforce la nécessité d’une analyse basée sur le lieu.

Des combinaisons de politiques sur mesure

La discussion au sein du groupe de travail a souligné qu’aucun instrument unique ne peut résoudre le problème de l’accessibilité financière partout. Les pressions sur le logement varient considérablement, allant de l’urbanisation et du tourisme à la demande étudiante et à la financiarisation, parallèlement à des contraintes d’offre telles que la hausse des coûts et la capacité de construction. Cela nécessite des combinaisons de politiques adaptées aux réalités locales, où l’action de l’UE apporte une valeur ajoutée en créant les conditions propices (investissement, clarté juridique, meilleures données, simplification intelligente) plutôt qu’en imposant des solutions uniformes.

Locations de courte durée et autonomie locale

En ce qui concerne les locations de courte durée, les participants ont souligné la nécessité d’une sécurité juridique pour les collectivités locales lorsqu’elles adoptent des politiques en la matière, sans porter atteinte à leurs compétences. Des définitions trop rigides dans la réglementation risquent de limiter la capacité d’action locale, en particulier si les règles ne s’appliquent qu’au sein de « zones de tension » étroitement définies. Parallèlement, une meilleure application des outils existants et des orientations plus claires sur ce qui est compatible avec le droit de l’UE pourraient renforcer l’action locale.

Construire plus vite et mieux. Enfin, le groupe de travail a examiné comment l’industrialisation, la normalisation et la numérisation dans le secteur de la construction, parallèlement à la rénovation, à la circularité et à la performance énergétique, pourraient accélérer la livraison tout en soutenant les objectifs climatiques de l’Europe.

Le CCRE continuera à faire valoir les perspectives locales et régionales dans le débat européen à mesure que les travaux avancent vers l’adoption de la loi sur le logement abordable (prévue pour fin 2026).

En savoir plus sur la position du CCRE en matière de logement

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Le Parlement interroge le modèle centralisé du CFP

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Le Parlement européen fixe les priorités du CFP 2028-2034 et remet en question le principe d’« un plan par État membre »


Le 28 avril 2026, le Parlement européen a adopté son rapport intérimaire sur la proposition de la Commission relative au cadre financier pluriannuel (CFP) 2028-2034. Cette étape politique majeure servira de base aux négociations menées par le Parlement européen avec les États membres au sein du Conseil sur le prochain budget à long terme de l’UE. Par ce rapport, le Parlement envoie un signal clair : l’architecture budgétaire proposée par la Commission européenne risque de recentraliser le pouvoir de décision et d’affaiblir les investissements territoriaux.

Nombre de messages du rapport font écho aux appels du CCRE en faveur d’un budget qui renforce l’Europe à travers ses villes et ses régions.

En particulier, tout en confirmant les nouvelles priorités en matière de défense et de compétitivité, le Parlement européen garantit le financement de la politique de cohésion et de la politique agricole commune. Il souligne également la nécessité de concrétiser le partenariat et la gouvernance à plusieurs niveaux, notamment dans le cadre des plans de partenariat nationaux et régionaux (PPNR) proposés.

Arjen Gerritsen, commissaire du roi pour le Flevoland (Pays-Bas) et porte-parole du CEMR pour le budget de l’UE, a souligné l’importance de la position du Parlement :

« Les villes et les régions planifient leurs investissements dans l’innovation régionale, la durabilité et l’autonomie stratégique sur plusieurs décennies. Le prochain CFP doit garantir un financement prévisible et soutenir les investissements durables à long terme aux niveaux local et régional. »

Que dit le rapport intérimaire du Parlement européen ?

Un budget européen plus ambitieux, protégé de l’inflation et des pressions de la dette

Le Parlement demande que le CFP atteigne 1,27 % du revenu national brut (RNB) de l’UE et insiste pour que le service de la dette de NextGenerationEU soit traité en dehors des plafonds du CFP (c’est-à-dire sans concurrence avec les dépenses de programmes). Il soutient également une méthode d’ajustement qui protège mieux le pouvoir d’achat du budget face aux chocs inflationnistes. Cela permet au Parlement d’augmenter d’environ 10 % le budget des trois grands postes budgétaires : le modèle social européen et la qualité de vie (y compris les programmes nationaux de développement régional) ; la compétitivité, la prospérité et la sécurité (y compris le Fonds européen pour la compétitivité et Horizon 3D) ; et l’Europe dans le monde, par rapport à la proposition de la Commission.

Un rejet ferme de l’approche « à la carte » pour les États membres

L’un des messages politiques les plus forts du Parlement est son opposition à l’approche de la Commission consistant à proposer « un plan par État membre », soulignant qu’elle risque de renationaliser les politiques de l’UE, de compromettre la dimension européenne des dépenses, de créer une concurrence entre les bénéficiaires et d’affaiblir le principe de subsidiarité et la gouvernance à plusieurs niveaux.

Financement dédié aux priorités de cohésion et sociales

Le Parlement appelle à un financement solide, clairement distinct et adéquat de la politique de cohésion, du Fonds social européen (FSE+) et d’autres politiques de longue date. Il soutient que les montants « non affectés » au titre des programmes nationaux de politique de cohésion (PNPC) devraient être intégralement alloués afin d’assurer la prévisibilité pour les bénéficiaires. Il souligne également le fondement conventionnel de la politique de cohésion et plaide pour une enveloppe dédiée et robuste pour les fonds de cohésion. Toutefois, l’une des principales lacunes du rapport concerne le Fonds européen agricole pour le développement rural (FEAD), seul fonds de la politique de cohésion à ne pas bénéficier d’un budget spécifique clairement défini. Cette omission fragilise les communes et les régions rurales qui dépendent du FEAD.

Une gouvernance plus transparente : chapitres régionaux et pleine participation des collectivités locales et régionales

Le rapport intérimaire préconise la création de chapitres régionaux (conformément aux cadres institutionnels des États membres) et la pleine participation des collectivités locales et régionales à la conception, à la mise en œuvre, au suivi et à l’évaluation des programmes, en faisant explicitement référence à la gestion partagée, au partenariat et à la gouvernance à plusieurs niveaux. Il constate également que les lacunes du modèle de la Facilité pour la reprise et la résilience n’ont pas été suffisamment prises en compte dans la proposition de Programme national de relance et de soutien aux programmes (PNRPP).

Nouvelles priorités à impact territorial : logement, résilience et réponse aux crises

Le Parlement alerte sur la crise du logement, tant en termes d’accessibilité que de disponibilité, et appelle à des investissements plus stratégiques dans le logement décent, durable et abordable, l’énergie et la sécurité, tous secteurs confondus. Il plaide également pour des instruments de réponse aux crises renforcés et la création d’une réserve de solidarité dédiée aux catastrophes naturelles.

« Nous saluons la position du Parlement européen, qui envoie un signal clair en faveur d’une gouvernance à plusieurs niveaux et du rôle des collectivités locales et régionales dans la mise en œuvre des investissements de l’UE », a déclaré le porte-parole du CCRE. « À mesure que les négociations progressent, il sera essentiel que les collectivités locales et régionales soutiennent activement ces priorités dans leur dialogue avec les autorités nationales. »

Alors même que le Parlement européen adoptait son rapport intermédiaire, le groupe d’experts du CCRE sur la cohésion territoriale s’est réuni avec les représentants des États membres pour faire le point sur l’état d’avancement des négociations relatives au CFP et sur le processus d’élaboration des plans de partenariat nationaux et régionaux. Les discussions ont mis en évidence que ce processus est déjà engagé dans plusieurs États membres, avec des niveaux d’implication variables des associations de collectivités territoriales.

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L’intelligence artificielle et les collectivités locales

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Le CCRE s’associe à 28Digital pour proposer des formations sur l’IA aux collectivités locales et régionales


Des dirigeants locaux et régionaux se sont réunis à Cagliari pour débattre de l’impact politique croissant de l’intelligence artificielle (IA) lors de la table ronde « Opportunités et défis de l’intelligence artificielle pour les collectivités locales et régionales », organisée au Palazzo Regio.

Organisé par le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) en collaboration avec l’AICCRE, PLATFORMA et 28DIGITAL, l’événement s’est concentré sur la manière dont l’IA remodèle les services publics, la participation démocratique et la gouvernance à plusieurs niveaux.

Les intervenants ont souligné que si l’IA offre d’importantes opportunités d’innovation, elle soulève également des questions politiques clés telles que la transparence, la responsabilité et l’équité.

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Au cours de cette rencontre, les participants ont également découvert des initiatives concrètes visant à soutenir les dirigeants locaux dans la transition numérique, notamment le projet « Empowering Local Leaders through AI », ainsi que les travaux de 28DIGITAL en matière d’éducation, de compétences et de renforcement des capacités pour les administrations publiques, présentés par des experts de Gofore, 28DIGITAL et du Politecnico di Milano.

La table ronde qui a suivi, animée par Fabrizio Rossi, secrétaire général du CCRE, a compté sur les interventions de Piero Comandini, président du Conseil régional de Sardaigne ; Massimo Zedda, maire de la ville métropolitaine de Cagliari ; et Federico Menna, PDG de 28DIGITAL.

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L’un des principaux résultats de l’événement a été la signature d’un protocole d’accord entre le CCRE et 28DIGITAL, lançant un nouveau programme de formation sur l’IA destiné aux élus locaux. Cette initiative vise à renforcer les compétences politiques et à favoriser une prise de décision éclairée en matière d’IA au niveau territorial.

Commentant cet accord, Jork Cardeneo, porte-parole du CCRE pour la numérisation, a souligné l’importance du leadership politique :

« Si l’on attend des dirigeants locaux qu’ils gèrent l’IA de manière responsable, ils doivent d’abord la comprendre. Ce protocole d’accord marque une étape décisive pour donner aux élus les moyens de mener la transition numérique, plutôt que de se contenter d’y réagir. »

La réunion de Cagliari a confirmé le rôle des villes et des régions en tant qu’acteurs politiques clés pour garantir que l’IA soutienne une gouvernance plus démocratique, inclusive et innovante.

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