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État des lieux – union de l’énergie

Energy Transition - News

Devenir plus efficace sur le plan énergétique : les messages clés du CCRE pour la révision législative de l’UE sur l’énergie


Alors que l’Union européenne se prépare à réviser sa législation énergétique, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) appelle l’UE et les gouvernements nationaux à placer les autorités locales et régionales au cœur de la transition énergétique.

Les villes et régions à travers l’Europe prennent déjà des mesures audacieuses pour améliorer leur efficacité énergétique, réduire les émissions et bâtir des communautés résilientes face au climat. Mais pour réussir, elles ont besoin d’une législation adaptée, d’un accès au financement, et d’une reconnaissance de leurs efforts existants. Les prochaines révisions de la directive sur l’efficacité énergétique, de la directive sur la performance énergétique des bâtiments et de la directive sur les énergies renouvelables représentent une opportunité clé pour renforcer l’implication locale et accélérer la transition écologique.

Quatre messages clés du CCRE

1. Gouvernance : donner les moyens aux autorités locales et régionales

Le CCRE exhorte les institutions européennes à adopter un modèle de gouvernance véritablement à plusieurs niveaux. Les gouvernements locaux et régionaux ne sont plus de simples exécutants : ils sont désormais des co-acteurs essentiels de la transition énergétique.

Ces autorités doivent être directement impliquées dans la préparation et la mise en œuvre des plans nationaux en matière d’énergie et de climat. Une approche ascendante est non seulement plus démocratique, mais aussi plus efficace pour impliquer les citoyens et obtenir des résultats concrets sur le terrain.

De nombreuses collectivités locales ont déjà élaboré des Plans d’Action en faveur de l’Énergie Durable et du Climat (PAEDC) dans le cadre d’initiatives telles que le Pacte des Maires. Ces engagements locaux sont essentiels pour atteindre les objectifs climatiques de l’UE à l’horizon 2030, notamment une réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre et une part de 27 % d’énergies renouvelables.

2. Réglementation : promouvoir la flexibilité et l’intégration des politiques

Le CCRE plaide pour une réglementation flexible, qui reconnaît la diversité des réalités locales à travers l’Europe. Les objectifs communs en matière d’efficacité énergétique doivent pouvoir être atteints par des voies adaptées aux contextes locaux.

Le principe de subsidiarité doit guider la législation, en permettant aux collectivités d’équilibrer les priorités économiques, sociales et environnementales.

Les autorités locales doivent également conserver leur liberté de décision en matière de marchés publics, notamment en ce qui concerne les exigences de performance énergétique. Plutôt que d’imposer des obligations strictes, l’UE devrait fournir des lignes directrices, des incitations et un accompagnement, par exemple en soutenant l’utilisation du coût du cycle de vie et en encourageant l’innovation dans les systèmes énergétiques décentralisés.

3. Financement : garantir l’accès aux fonds

Atteindre des objectifs ambitieux nécessite un soutien financier solide. Les villes et régions ont besoin d’outils de financement accessibles et souples pour rénover les bâtiments publics, développer les énergies renouvelables et investir dans des infrastructures bas carbone.

Le CCRE souligne l’importance de mécanismes financiers adaptés, tels que des financements hors bilan, des prêts à conditions avantageuses soutenus par la Banque européenne d’investissement ou les États membres.

L’UE doit également lever les obstacles juridiques et procéduraux à la passation de marchés groupés et aux investissements mutualisés entre municipalités. Des initiatives telles que CITYnvest démontrent que la collaboration peut favoriser des financements innovants et accélérer la rénovation énergétique.

4. Coopération internationale : renforcer les partenariats mondiaux

Le CCRE, aux côtés de ses partenaires de PLATFORMA, soutient la coopération internationale entre collectivités territoriales pour promouvoir un développement local bas carbone à l’échelle mondiale, en s’appuyant sur l’héritage d’une gouvernance locale démocratique et efficace.

Le CCRE joue également un rôle actif dans le plaidoyer climatique international, à travers des forums tels que les COP de la CCNUCC et les sommets Habitat. La communauté internationale reconnaît de plus en plus la valeur de l’action locale, et les villes européennes sont en première ligne.

Conclusion

Le CCRE est prêt à soutenir la transition énergétique de l’UE, mais la réussite dépendra de la capacité à donner aux gouvernements locaux et régionaux les moyens d’agir.

Avec une gouvernance adaptée, une législation flexible, un accès au financement et une coopération internationale renforcée, l’UE peut ouvrir la voie vers un avenir énergétique durable, juste et porté par les territoires.

Lire le document de position complet ici

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TTIP : Protéger l’autonomie locale

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Le CCRE met en garde : l’accord commercial ne doit pas compromettre les services publics ni l’autonomie locale


À mesure que progressent les négociations sur le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP), le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) appelle la Commission européenne à garantir que tout accord final respecte pleinement l’autonomie des gouvernements locaux et régionaux à travers l’Europe.

Tout en reconnaissant les bénéfices économiques potentiels du TTIP, le CCRE souligne que le libre-échange ne doit pas se faire au détriment de la gouvernance démocratique, de la qualité des services publics ou des droits des citoyens. Il insiste pour que les autorités locales et régionales (ALR) conservent la liberté de concevoir et de fournir des services publics adaptés aux besoins de leurs communautés.

Protéger les services publics

Le CCRE réclame une exclusion horizontale claire de tous les services publics dans le cadre du TTIP. Des définitions ambiguës comme « services publics » ou « services fournis dans l’exercice de l’autorité gouvernementale » sont jugées insuffisantes et sources d’incertitude juridique. Il rejette fermement les clauses de gel (“standstill”) et de cliquet (“ratchet”) qui rendraient la libéralisation irréversible, limitant ainsi les choix politiques futurs au niveau local.

Les collectivités doivent rester libres d’organiser, de financer et de fournir des services tels que l’eau, l’énergie, les transports, la santé et l’aide sociale. Ces services sont essentiels à la cohésion sociale et à l’égalité territoriale, et leur régulation ne doit pas être soumise aux règles commerciales.

Refus des privilèges pour les investisseurs

Le CCRE exprime une vive inquiétude quant à l’inclusion de mécanismes de règlement des différends entre investisseurs et États (ISDS). Ces dispositifs permettraient aux entreprises de poursuivre les autorités publiques devant des tribunaux privés, contournant ainsi les juridictions nationales et menaçant la décision démocratique et l’intérêt général. Dans des démocraties stables comme l’UE et les États-Unis, les systèmes juridiques nationaux offrent déjà une protection suffisante aux investisseurs.

Coopération réglementaire et normes

Si la coopération réglementaire peut contribuer à réduire les barrières commerciales, le CCRE insiste pour qu’elle ne conduise pas à un abaissement des normes européennes dans des domaines tels que l’environnement, la santé, la sécurité, les droits du travail ou la protection des données. Le TTIP devrait, au contraire, offrir l’occasion de rehausser les standards des deux côtés de l’Atlantique.

Les collectivités doivent également garder le droit d’imposer des règles plus strictes lorsqu’elles sont justifiées par l’intérêt général.

Transparence et responsabilité démocratique

Le CCRE critique le manque de transparence des négociations du TTIP et la faible implication des autorités locales. Étant donné les implications de l’accord sur la gouvernance locale, les ALR et leurs associations nationales doivent être véritablement impliquées dans le processus, et non simplement consultées a posteriori.

Le CCRE demande un dialogue régulier entre les négociateurs européens et les collectivités locales, ainsi qu’un rôle actif pour les parlements nationaux et le Parlement européen dans l’élaboration de l’accord.

« Le commerce ne doit jamais primer sur la démocratie. Les autorités locales ne sont pas seulement des acteurs économiques : ce sont des institutions démocratiquement élues, investies de la mission de servir l’intérêt général. Le TTIP doit en tenir compte. »
Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE)

Lire la prise de position complète ici

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Charte européenne de l’autonomie locale

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Comment la Charte européenne de l’autonomie locale a transformé la démocratie en Europe


Le XXᵉ siècle a vu l’essor de la démocratie locale et régionale comme l’une des innovations démocratiques les plus importantes. En son cœur se trouve la Charte européenne de l’autonomie locale, le premier traité international contraignant garantissant les droits des collectivités et de leurs autorités élues. Adoptée en 1985 sous l’égide du Conseil de l’Europe, la Charte a solidement établi la démocratie locale comme pierre angulaire de la gouvernance au plus près des citoyens, veillant à ce que le pouvoir ne soit pas seulement partagé mais réellement décentralisé.

La Charte a été rédigée au sein du Conseil de l’Europe après plusieurs années de plaidoyer par la Conférence permanente des pouvoirs locaux et régionaux de l’Europe, prédécesseur de l’actuel Congrès des pouvoirs locaux et régionaux. Ouverte à la signature en 1985 et entrée en vigueur en 1988, elle a été ratifiée par l’immense majorité des États membres du Conseil de l’Europe.

La Charte exige que le principe d’autonomie locale soit inscrit dans le droit interne ou dans les constitutions nationales. Elle énonce des garanties démocratiques claires, notamment :

  • le droit des citoyens de gérer les affaires publiques par le biais de conseils élus,
  • la protection des limites territoriales des autorités locales,
  • l’exercice libre des fonctions des représentants locaux élus.

Un principe fondamental de subsidiarité traverse tout le texte : les décisions doivent être prises au niveau le plus proche du citoyen. Cette décentralisation du pouvoir doit être accompagnée de ressources financières adéquates, garantissant la capacité des gouvernements locaux à agir efficacement. Des garanties contre les ingérences indues, l’autonomie financière, ainsi que le droit des collectivités locales de s’associer aux niveaux national et international renforcent encore leur rôle.

La Charte est à la fois flexible et contraignante : elle permet aux gouvernements de choisir certaines dispositions, mais impose aussi le respect d’un noyau dur de principes fondamentaux de la démocratie locale. Le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux assure le suivi, veille à la conformité et encourage les États à respecter et à élargir l’autonomie locale.

La Charte européenne de l’autonomie locale demeure le traité de référence pour la démocratie locale, affirmant que la démocratie commence au niveau local. Elle garantit que les collectivités disposent de l’autonomie, des compétences et des ressources nécessaires pour gérer leurs affaires, tout en protégeant le droit des citoyens à participer directement ou par l’intermédiaire de représentants élus.

Plus de trois décennies après son adoption, la Charte n’a pas seulement protégé l’autonomie locale, elle est devenue l’un des fondements de la démocratie européenne. Elle continue d’inspirer des réformes, de guider les principes constitutionnels et de renforcer la voix des autorités locales et régionales à travers le continent. En cela, elle consacre peut-être la vérité la plus essentielle de la démocratie : la gouvernance est la plus efficace lorsqu’elle est exercée au plus près des citoyens.

Lire la charte complète

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Charte européenne d’autonomie locale

SDG Implementation - News 2023

Comment la Charte européenne de l’autonomie locale a transformé la démocratie en Europe


Le XXᵉ siècle a vu l’essor de la démocratie locale et régionale comme l’une des innovations démocratiques les plus importantes. En son cœur se trouve la Charte européenne de l’autonomie locale, le premier traité international contraignant garantissant les droits des collectivités et de leurs autorités élues. Adoptée en 1985 sous l’égide du Conseil de l’Europe, la Charte a solidement établi la démocratie locale comme pierre angulaire de la gouvernance au plus près des citoyens, veillant à ce que le pouvoir ne soit pas seulement partagé mais réellement décentralisé.

La Charte a été rédigée au sein du Conseil de l’Europe après plusieurs années de plaidoyer par la Conférence permanente des pouvoirs locaux et régionaux de l’Europe, prédécesseur de l’actuel Congrès des pouvoirs locaux et régionaux. Ouverte à la signature en 1985 et entrée en vigueur en 1988, elle a été ratifiée par l’immense majorité des États membres du Conseil de l’Europe.

La Charte exige que le principe d’autonomie locale soit inscrit dans le droit interne ou dans les constitutions nationales. Elle énonce des garanties démocratiques claires, notamment :

  • le droit des citoyens de gérer les affaires publiques par le biais de conseils élus,
  • la protection des limites territoriales des autorités locales,
  • l’exercice libre des fonctions des représentants locaux élus.

Un principe fondamental de subsidiarité traverse tout le texte : les décisions doivent être prises au niveau le plus proche du citoyen. Cette décentralisation du pouvoir doit être accompagnée de ressources financières adéquates, garantissant la capacité des gouvernements locaux à agir efficacement. Des garanties contre les ingérences indues, l’autonomie financière, ainsi que le droit des collectivités locales de s’associer aux niveaux national et international renforcent encore leur rôle.

La Charte est à la fois flexible et contraignante : elle permet aux gouvernements de choisir certaines dispositions, mais impose aussi le respect d’un noyau dur de principes fondamentaux de la démocratie locale. Le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux assure le suivi, veille à la conformité et encourage les États à respecter et à élargir l’autonomie locale.

La Charte européenne de l’autonomie locale demeure le traité de référence pour la démocratie locale, affirmant que la démocratie commence au niveau local. Elle garantit que les collectivités disposent de l’autonomie, des compétences et des ressources nécessaires pour gérer leurs affaires, tout en protégeant le droit des citoyens à participer directement ou par l’intermédiaire de représentants élus.

Plus de trois décennies après son adoption, la Charte n’a pas seulement protégé l’autonomie locale, elle est devenue l’un des fondements de la démocratie européenne. Elle continue d’inspirer des réformes, de guider les principes constitutionnels et de renforcer la voix des autorités locales et régionales à travers le continent. En cela, elle consacre peut-être la vérité la plus essentielle de la démocratie : la gouvernance est la plus efficace lorsqu’elle est exercée au plus près des citoyens.

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