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Pouvoir local et régional

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Entretien avec le nouveau Secrétaire général du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux


Mathieu Mori vient d’être élu Secrétaire général du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe pour un mandat de cinq ans. Ancien secrétaire général de l’Assemblée des Régions d’Europe, puis directeur du programme de coopération transnationale Interreg Europe du Nord-Ouest, les collectivités locales et régionales ont toujours été au cœur de son engagement professionnel.

Monsieur Mori, vous prendrez vos fonctions en janvier prochain. En quelques mots, quelles sont les priorités de votre mandat ?

Le Congrès est une institution qui aide les 46 États membres du Conseil de l’Europe à mettre en œuvre la démocratie locale et régionale, conformément à la Charte européenne de l’autonomie locale. C’est sa mission statutaire. Pour la remplir efficacement, le Congrès doit coopérer avec les États membres. Le développement d’une relation institutionnelle constructive entre le Congrès et le Comité des ministres constitue donc une priorité. Renforcer les liens avec d’autres institutions, comme l’Assemblée parlementaire et les institutions de l’Union européenne, sera également un objectif majeur.

Par ailleurs, le Congrès ne peut se renforcer que grâce à l’implication de ses membres. Je m’efforcerai d’accroître l’appropriation du Congrès par ses membres, en veillant à ce que chacun sache comment contribuer au mieux à ses travaux, et ce qu’il peut en retirer pour ses propres citoyens.

Enfin, je souhaite promouvoir le rôle des jeunes au sein du Congrès. Grâce à ses délégués jeunesse qui participent activement à son travail politique, le Congrès est déjà bien engagé. Je veillerai à ce qu’il reste une organisation de référence en matière d’implication des jeunes.

Cette convention internationale définit les normes de protection des droits des collectivités locales et oblige les 46 États membres du Conseil de l’Europe – qui l’ont tous ratifiée – à respecter un certain nombre de principes.

Fort de votre expérience auprès des collectivités, quels sont selon vous les principaux progrès démocratiques obtenus grâce aux recommandations du Congrès ?

Le Congrès a en effet un bilan solide et documenté en matière de soutien à la démocratie locale et régionale dans les États membres, notamment par ses missions de suivi et d’observation des élections.

Les recommandations issues de ces missions ont permis à de nombreux États d’engager des réformes, de renforcer la coopération intercommunale ou d’améliorer la participation citoyenne à la vie publique.

Parmi les principales avancées concrètes, on peut citer :

  • L’activation du rôle des associations d’autorités locales pour défendre l’autonomie locale dans plusieurs pays (Bosnie-Herzégovine, Hongrie, Portugal, Suisse, Islande, Géorgie, Lituanie et Pologne) ;
  • L’adoption d’instruments juridiques favorisant la participation citoyenne aux affaires locales (Suisse, Islande, Géorgie, Slovénie, Lituanie, Liechtenstein) ;
  • La ratification croissante du Protocole additionnel à la Charte européenne sur le droit de participer aux affaires locales – le Portugal l’a ratifié en septembre 2022 ;
  • La décision du Parlement écossais d’intégrer la Charte dans le droit interne écossais ;
  • Une stratégie de décentralisation en Bulgarie, accompagnée d’un renforcement des ressources des communes ;
  • Et l’introduction de l’élection directe des maires en Géorgie.

À l’inverse, constatez-vous un recul démocratique dans certaines régions ou un danger pour l’Europe ?

La démocratie n’est jamais acquise, que ce soit au niveau national ou local. Aucun pays ne peut la considérer comme définitivement acquise, d’autant moins en période de crise.

C’est pourquoi le Congrès réalise régulièrement un suivi de l’application de la Charte dans les 46 États membres.

Nous constatons une tendance à la recentralisation dans de nombreux pays. Celle-ci prend plusieurs formes : refus d’appliquer directement la Charte, limitation de l’autonomie financière des collectivités, ou encore supervision excessive.

De manière générale, l’absence de concertation, la mauvaise répartition des compétences et des ressources, ainsi qu’un encadrement trop rigide, sont des problèmes récurrents constatés dans de nombreux pays. Ces éléments mènent, directement ou indirectement, à un affaiblissement de la démocratie locale et régionale.

Par ailleurs, le Congrès alerte sur les menaces et violences auxquelles font face de nombreux élus locaux. Ces sujets ont été abordés lors de la série de débats « Les maires sous pression » et dans un rapport récent sur l’impact des discours de haine et de la désinformation sur les conditions de travail des élus locaux. Cette situation dissuade même certains citoyens de se porter candidats à des mandats locaux ou régionaux.

Le Congrès œuvre à sensibiliser les États membres à ces problématiques et à identifier des solutions concrètes.

COVID, Ukraine, crise énergétique, changement climatique… L’Europe traverse de nombreuses crises. Face à ce sombre tableau, comment les collectivités peuvent-elles renforcer durablement leur capacité à faire face à ces crises récurrentes ?

Effectivement, l’Europe traverse une multitude de crises, et ce sont les autorités locales et régionales européennes qui sont en première ligne pour y faire face. Comme on a pu le constater pendant la pandémie de Covid, la première réaction de nombreux gouvernements a été de recentraliser les compétences et les finances, au détriment du niveau local. Cela a mis la démocratie locale sous une pression et des contraintes inédites.

Or, les pays européens qui n’ont pas recentralisé ont su faire face à la crise de manière très efficace. Cela prouve que la gouvernance à plusieurs niveaux ne constitue pas un obstacle à une réponse en temps de crise – au contraire, elle en améliore la qualité. Elle permet une plus grande souplesse et des réponses mieux adaptées aux réalités locales.

L’efficacité d’une réponse repose sur un juste équilibre entre capacités centralisées et décentralisées. La pandémie a démontré l’urgence de renforcer la gouvernance multiniveaux, avec des collectivités locales et régionales dotées de compétences, de moyens et de ressources suffisants pour réagir.

Le Congrès poursuivra donc son accompagnement des États membres du Conseil de l’Europe dans la mise en œuvre de la Charte européenne de l’autonomie locale.

Alors que les élus locaux ukrainiens restent pleinement mobilisés auprès de leur population, tragiquement frappée par la guerre, comment le Congrès envisage-t-il de soutenir les collectivités ukrainiennes à long terme ?

Dès le départ, le Congrès a fermement condamné l’agression russe contre l’Ukraine, et le Conseil de l’Europe a décidé d’exclure la Russie de l’institution.

Le Congrès a également soutenu des initiatives concrètes de solidarité, comme la plateforme Cities4Cities, qui facilite les échanges entre collectivités ukrainiennes et européennes autour des besoins en infrastructures et en aide humanitaire.

Ce que j’ai pu constater lors de ma visite en Ukraine, à l’occasion de leur fête nationale en août dernier, c’est que la décentralisation entamée en 2014 sous l’impulsion du Congrès a permis aux villes et régions ukrainiennes d’avoir les moyens de réagir dès les premiers jours de la guerre. Aujourd’hui, la loi martiale a recentralisé les pouvoirs, mais les collectivités attendent que le Congrès soit à leurs côtés pour que leurs compétences leur soient rendues une fois la paix revenue, et que le processus de décentralisation soit finalisé.

L’Ukraine attend aussi du Congrès qu’il l’aide à consolider la démocratie locale, condition essentielle à son adhésion à l’Union européenne.

L’Ukraine peut compter sur le soutien constant du Congrès dans toutes ces dimensions.

Partout en Europe, les villes et collectivités sont engagées dans des coopérations internationales. Quelle est la valeur ajoutée de ce type de coopération par rapport à celle menée entre États ?

Il ne s’agit pas d’une opposition, mais d’une complémentarité. Les collectivités locales et régionales connaissent mieux que quiconque les défis concrets de la mise en œuvre des politiques publiques. Elles sont donc les mieux placées pour coopérer entre elles, au-delà des frontières.

Le Congrès développe des activités de coopération qui font le lien entre les résolutions adoptées et la réalité du terrain.

Nos priorités dans ce domaine sont :

  • Renforcer les autorités locales et leurs associations nationales ;
  • Former les élus locaux et régionaux comme acteurs du changement ;
  • Sensibiliser les jeunes aux principes de la démocratie locale et les impliquer activement à l’échelon local ;
  • Favoriser l’apprentissage par la pratique, via des initiatives locales visant à améliorer la qualité démocratique.

En se concentrant sur les domaines où la valeur ajoutée du Congrès est la plus forte, nous évitons les doublons avec d’autres instances du Conseil de l’Europe ou d’autres organisations.

Vous connaissez bien les associations de collectivités comme l’ARE ou le CCRE. Sur quels axes pensez-vous que la coopération entre ces associations et le Congrès devrait être renforcée ?

L’ARE et le CCRE sont des partenaires stratégiques essentiels du Congrès, avec lesquels nous partageons des valeurs communes. Tous deux sont partenaires statutaires du Congrès et participent à nos sessions et réunions de commissions.

Nos échanges réguliers nous permettent de compléter nos travaux respectifs, notamment sur l’Ukraine, les Objectifs de développement durable, la démocratie participative, ou encore l’implication des jeunes.

Avec le CCRE en particulier, nous coopérons étroitement pour renforcer les associations nationales de collectivités locales en tant que partenaires à part entière des autorités nationales.

En tant que réseaux européens, nous pouvons ensemble défendre et promouvoir la gouvernance multiniveaux. Le Congrès apporte une expertise unique sur la démocratie, l’état de droit et les droits humains à l’échelle locale, tandis que le CCRE et l’ARE permettent à un plus grand nombre de collectivités de bénéficier de nos travaux.

Je me réjouis de renforcer cette coopération et de mettre en œuvre des partenariats concrets pour le changement.

Rapport annuel – Villes et Régions

Fraîchement publié : l’État des régions et des villes de l’Union européenne


Le saviez-vous ?
Le Comité européen des Régions (CdR) a publié son rapport annuel de l’UE sur l’État des régions et des villes, une photographie actualisée des défis les plus urgents auxquels font face les territoires de l’Union, destinée à orienter les décisions politiques européennes.

Quels sont les enjeux abordés cette année ?

Le rapport 2022 met en lumière plusieurs grands défis pour les villes et régions de l’UE :

  • Les conséquences économiques et sociales de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine ;
  • Les effets durables de la pandémie de COVID-19 et les besoins de relance ;
  • L’urgence climatique et la transition énergétique ;
  • La lutte contre les inégalités ;
  • L’avenir de la démocratie, à la lumière des conclusions de la Conférence sur l’avenir de l’Europe.

Un baromètre régional et local à la clé

Le rapport est disponible en 23 langues et comprend un « Baromètre régional et local », qui reflète les opinions d’élus locaux et régionaux à travers l’Europe, via une enquête menée en partenariat avec IPSOS.

Faits saillants du baromètre :

  • 76 % des responsables politiques locaux déclarent que leur collectivité accueille des réfugiés ukrainiens.
  • Au moins la moitié affirment que leur autorité envoie de l’aide matérielle à l’Ukraine.
  • 88 % des élus interrogés estiment que la cohésion doit être une valeur fondamentale de l’Union européenne.
  • Seuls 10 % des répondants ont été impliqués (pleinement ou partiellement) dans la rédaction des Plans nationaux de relance et de résilience :
    • 1 % impliqués pleinement,
    • 9 % impliqués partiellement.

Conclusion

Ce rapport rappelle à quel point les collectivités locales et régionales jouent un rôle central dans la résilience de l’Union, en particulier face aux crises successives et aux défis sociétaux majeurs. Il met également en évidence la nécessité d’une gouvernance multiniveaux renforcée, plus inclusive, et plus cohérente avec les réalités du terrain.

Enquête en ligne – Ukraine

Online phone - News

Participez à une courte enquête sur les effets en cascade de la guerre menée par la Russie en Ukraine


L’invasion de l’Ukraine par la Russie a déclenché des répercussions sismiques : flambée des prix, pénuries d’énergie, crise des réfugiés en rapide expansion, menaces croissantes en matière de cybersécurité…

Mais votre ville ou votre région est-elle prête à faire face aux défis mis en lumière par la guerre ? Se prépare-t-elle à un hiver plus sombre pour économiser l’énergie ? Avez-vous constaté des cyberattaques dans le secteur public ?

Ce sont là quelques-unes des questions soulevées dans une courte enquête élaborée par l’Association des autorités locales et régionales finlandaises (AFLRA), à laquelle vous êtes invité à contribuer. Vos réponses à cette enquête permettront de mieux comprendre dans quelle mesure les villes et régions sont préparées à affronter les événements perturbateurs actuels et futurs. Elles fourniront également des orientations sur la manière de renforcer le partage d’informations et la coopération entre toutes les parties prenantes. Les participants recevront un résumé des résultats. Les réponses individuelles ne seront pas publiées. La date limite pour remplir l’enquête est le 30 novembre.

www.kuntaliitto.fi | www.localfinland.fi

MUNIWORD 2022

MUNIWORD - News 2022

Participez à MUNIWORD 2022, un brainstorming mondial sur l’innovation urbaine


Rejoignez des centaines de représentants locaux et prenez part à un brainstorming mondial sur l’innovation urbaine. MUNIWORD 2022 se tiendra du 6 au 8 décembre à Tel-Aviv et Jérusalem. C’est l’événement incontournable pour tous ceux qui s’engagent dans l’innovation locale et les villes intelligentes.

Cette conférence unique en son genre servira de plateforme pour partager visions, méthodologies et bonnes pratiques afin de promouvoir la durabilité municipale et mondiale, la résilience et l’innovation au service des municipalités du monde entier. L’événement est organisé par la Fédération des autorités locales d’Israël (FLAI), Masham, en partenariat avec la ville de Jérusalem.

Parmi les intervenants figureront des ministres, des maires, des parties prenantes de haut niveau et des personnalités du secteur privé, du gouvernement et du monde académique.

MUNIEXPO 2022, le Salon de l’innovation des gouvernements locaux

MUNIWORLD 2022 fait partie de MUNIEXPO 2022, l’événement annuel sur l’innovation municipale organisé par la FLAI.

Avec la participation de 9 000 directeurs généraux et cadres dirigeants de 258 autorités locales israéliennes, l’Expo constitue une plateforme de collaboration ayant un impact direct sur la vie quotidienne de millions de citoyens.
Les participants internationaux de MUNIWORLD bénéficieront d’un accès complet à tous les événements de MUNIEXPO 2022, ainsi que de visites exclusives de l’exposition et d’événements de réseautage.

Informations pratiques

La FLAI propose gracieusement deux nuits d’hébergement à l’hôtel Orient de Jérusalem, pour tous les maires, ainsi qu’une exonération des frais d’inscription. Cette exonération s’applique également à un membre supplémentaire de chaque délégation municipale.

La participation à l’événement comprend :

  • une soirée d’ouverture de gala en présence du Premier ministre et du Président de l’État d’Israël,
  • des visites thématiques sur l’innovation urbaine à Jérusalem,
  • une session plénière internationale et des panels à Tel-Aviv sur les enjeux municipaux mondiaux,
  • une visite guidée de l’exposition,
  • une rencontre exclusive à la Résidence présidentielle pour les maires,
  • et un dîner festif offert par M. Moshe Lion, maire de Jérusalem.

Découvrez l’édition précédente de MuniWorld avec une courte vidéo.

Pour plus d’informations, veuillez consulter le site de MuniWorld 2022 ou contacter la Fédération des autorités locales d’Israël par e-mail.

Code de conduite du CCRE

Construire un environnement sûr, respectueux et inclusif lors de tous les événements et activités du CCRE


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) s’engage à garantir que toutes ses activités – qu’il s’agisse de conférences de haut niveau ou de réunions informelles – se déroulent dans un environnement professionnel, respectueux et exempt de harcèlement, de violence ou de discrimination.

Le Code de conduite du CCRE établit une approche claire de tolérance zéro à l’égard des comportements inappropriés. Il s’applique au personnel du CCRE, aux membres des associations nationales, aux représentants élus ainsi qu’aux tiers participant aux événements du CCRE, en présentiel comme en ligne.

Le harcèlement et la discrimination peuvent prendre de nombreuses formes : verbales, psychologiques, physiques ou sexuelles. Ils peuvent être des incidents isolés ou des comportements systémiques. Quelle qu’en soit la forme ou le contexte, de tels actes portent atteinte à la dignité personnelle et à l’intégrité professionnelle et ne seront pas tolérés.

Pour garantir une protection efficace, le Code de conduite prévoit :

  • Procédures de signalement : les incidents peuvent être signalés verbalement ou par écrit à tout moment, sans crainte de représailles. Des mesures immédiates seront prises pour mettre fin aux comportements fautifs.
  • Mécanismes d’enquête : un comité d’enquête indépendant, équilibré en termes de genre et de composition, examinera les allégations dans un délai de 30 jours et recommandera des solutions ou sanctions.
  • Garanties de confidentialité : les droits et la vie privée de toutes les parties seront respectés, avec une confidentialité stricte tout au long de la procédure.
  • Recours et sanctions : selon la gravité, les mesures peuvent aller de la médiation et des avertissements à l’exclusion des événements, voire au signalement aux autorités compétentes lorsqu’il existe des soupçons d’infractions pénales.

Le CCRE a également mis en place des personnes de confiance, membres du personnel spécialement formés, qui constituent un premier point de contact pour les collègues confrontés à des situations de stress, de conflit ou de comportements abusifs. Elles apportent soutien, médiation et garantissent que les préoccupations soient traitées de manière constructive et confidentielle.

Ce Code est un document public, conçu non seulement comme une norme interne pour le CCRE mais aussi comme un modèle adaptable par d’autres organisations. En l’adoptant, le CCRE réaffirme son engagement à défendre la dignité, l’égalité et l’inclusivité dans toutes les dimensions de son action.

Lire le Code de conduite ici

Pour plus d’informations, contactez :

Partenariats pour l’Ukraine

Ukraine flag - News section

Des partenariats entre municipalités ukrainiennes et européennes en temps de guerre


Le 28 octobre, lors du forum en ligne « Bridges of Trust entre les municipalités ukrainiennes et de l’UE pour la reconstruction et la relance de l’Ukraine », les participants ont découvert comment les municipalités ukrainiennes trouvent des partenaires fiables parmi leurs homologues européennes, comment elles surmontent les défis liés à la guerre et quelles opportunités offrent de tels partenariats.

Dans son discours d’ouverture, Fabrizio Rossi, secrétaire général du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), a souligné que ce forum se tenait alors que la Russie intensifie ses attaques contre les infrastructures clés en Ukraine, en particulier les systèmes d’approvisionnement en électricité et en chauffage. « L’agresseur continue de bombarder les civils ukrainiens pour semer le chaos, la confusion et la peur. Mais cette stratégie n’a pas fonctionné en février et ne fonctionnera pas maintenant ! Les Ukrainiens résisteront car ils défendent leur pays et leur peuple. »

Plus de 130 participants d’Ukraine et de pays de l’UE ont pris part à deux sessions : la première consacrée aux partenariats existants créés dans le cadre de l’initiative « Bridges of Trust », la seconde aux programmes de financement de l’Union européenne.

Viacheslav A. Nehoda, vice-ministre du Développement des communautés et des territoires d’Ukraine, estime que la coopération future entre municipalités ukrainiennes et européennes concernera non seulement la reconstruction, mais aussi l’intégration européenne, notamment les mesures à mettre en œuvre par les municipalités ukrainiennes, désormais pays candidat à l’UE.

Le rôle crucial des municipalités dans la reconstruction a également été souligné par Olena Tomniuk, directrice adjointe du programme U-LEAD with Europe : « Le temps viendra de construire quelque chose de nouveau et de meilleur, et les municipalités joueront un rôle clé dans cette reconstruction. Grâce au processus de décentralisation, les communautés sont renforcées et capables de suivre le principe de subsidiarité pour reconstruire ce dont elles ont besoin, là où elles en ont besoin. »

Les partenariats présentés au forum :

  • Novohuivynske (oblast de Jytomyr) – Lazdijai (Lituanie)
  • Fastiv (oblast de Kyiv) – Druskininkai (Lituanie)
  • Korosten (oblast de Jytomyr) – Ukmergė (Lituanie)
  • Solotvyno (oblast de Transcarpatie) – Sol (Slovaquie)
  • Dolyna (oblast d’Ivano-Frankivsk) – Šiauliai (Lituanie)
  • Polyanytsia (oblast d’Ivano-Frankivsk) – Polanica-Zdrój (Pologne)

Les maires et représentants municipaux ont partagé leurs expériences de coopération, rencontres, accords signés, échanges de bonnes pratiques, ainsi que l’aide humanitaire et financière reçue.

Ivan Dyriv, maire de Dolyna, a remercié l’initiative « Bridges of Trust » et la municipalité de Šiauliai pour avoir invité 36 enfants issus de familles modestes et de militaires à passer l’été en camp de vacances sur la mer Baltique. « La meilleure chose inventée par l’humanité est la coopération. Dans les moments difficiles, nous pouvons recevoir de l’aide et nous soutenir mutuellement », a-t-il déclaré. Il souhaite axer les futurs projets avec la Lituanie sur l’énergie, l’environnement et la transition verte.

Khrystyna Vasilkova, secrétaire du conseil du village de Polyanytsia, a visité Polanica-Zdrój en Pologne en septembre. Elle souhaite y mettre en œuvre des projets écoresponsables, notamment la construction de stations d’épuration et le traitement des déchets, inspirée par l’expérience polonaise. « Le travail de nos collègues polonais est très inspirant. Ils ont commencé à planifier dès les années 1980, nous comprenons donc l’importance d’apprendre de leur parcours. » Une visite réciproque des partenaires polonais est prévue en hiver.

Le maire de Fastiv, Mykhailo Netyazhuk, a présenté deux projets phares : la reconversion d’hôpitaux pour la réhabilitation des militaires, et le projet « Моє серденько » (Mon petit cœur), destiné aux victimes de guerre. « Avoir des partenaires comme ceux de Druskininkai, prêts à partager leur expérience et à collecter des fonds, est d’une grande valeur. »

Volodymyr Moskalenko, maire de Korosten, a souligné le soutien sincère des amis lituaniens d’Ukmergė : aide humanitaire régulière, bus offert à l’armée ukrainienne, et même l’organisation à Ukmergė d’un « Jour du Derun » (crêpe de pomme de terre), fête traditionnelle de Korosten. Il entrevoit des coopérations dans le domaine de l’efficacité énergétique, notamment via un projet conjoint soumis au programme LIFE.

L’un des objectifs du forum était aussi de diffuser des informations sur les programmes de financement. Le programme LIFE a été présenté par Maia Mikosinska, cheffe du secteur Nature et biodiversité à la Commission européenne. Les participants ont pu poser leurs questions à Mme Mikosinska, ainsi qu’aux représentants d’autres programmes comme Digital Europe, TAIEX (assistance technique), et au vice-ministre ukrainien Ihor Korkhov, qui a présenté le programme Danube Interreg.

La coopération entre municipalités d’Ukraine et de l’UE va se poursuivre, car la victoire de l’Ukraine approche et un important travail conjoint de reconstruction attend les collectivités.

Le projet « Renforcer les municipalités d’Ukraine et de l’Union européenne par le développement de partenariats municipaux » est mis en œuvre par le CCRE et PLATFORMA dans le cadre de l’initiative « Bridges of Trust » de U-LEAD with Europe, avec le soutien de ce dernier.

Партнерства українських та європейських громад під час війни

28 жовтня на онлайн форумі “Мости довіри між європейськими та українськими громадами задля відбудови та відновлення України” обговорили, як українські громади знаходять собі надійних партнерів серед муніципалітетів Європейського Союзу, як вони спільно долають виклики воєнного часу та які можливості відкриває така співпраця.

У своїй вступній промові Фабриціо Россі, генеральний секретар Ради європейських муніципалітетів та регіонів, наголосив, що Форум відбувається на тлі посилення російських атак на ключову інфраструктуру, особливо на її системи електропостачання та теплопостачання. “Агресор продовжує обстрілювати мирне населення України, щоб нести хаос, сум’яття та страх. Однак ця стратегія не спрацювала в лютому і не спрацює зараз. Українці будуть чинити опір, тому що вони захищають свою країну і свій народ”.

Більше 130 учасників з України та країн ЄС взяли участь в двох сесіях, одна з яких була присвячена партнерствам між громадами України та ЄС, які реалізовуються в рамках ініціативи «Мости довіри», а інша – програмам фінансування Європейського Союзу.

Заступник Міністра розвитку громад та територій України В‘ячеслав Негода вважає, що співпраця між українськими і європейськими муніципалітетами, крім напрямку з відбудови країни, включатиме й євроінтеграцію. Міністр наголосив, що українські громади реалізовуватимуть заходи, які є рекомендаційними для країни-кандидатки у члени ЄС.

Про важливу роль муніципалітетів у відбудові України зазначила також і Олена Томнюк, заступник директора Програми «U-LEAD з Європою» від GIZ, “Прийде час будувати нове і краще. Громади – міцніші і стійкіші завдяки децентралізаційним процесам – здатні слідувати принципу субсидіарності і відбудовувати саме те і саме так, як потрібно їхнім жителям”.

Cеред партнерств, які були представлені на Форумі: Новогуйвинське, Житомирська область – Лаздійcький район, Литва; Фастів, Київська область – Друскінінкай, Литва; Коростень, Житомирська область – Укмергський район, Литва; Солотвино, Закарпатська область – Соль, Словаччина; Долина, Івано-Франківська область – Шяуляйський район, Литва; Поляниця, Івано-Франківська область – Поляни́ця-Здруй, Польща.

У своїх презентаціях голови та мери муніципалітетів розповідали про початок співпраці, спільні зустрічі, підписані договори про співпрацю, навчальні поїздки з метою перейняття найкращих практик,  гуманітарну та фінансову допомогу.

Долинський міський голова Іван Дирів вдячний ініціативі «Мости довіри» та Шауляйському району за відпочинок 36 дітей учасників бойових дій та дітей із малозабезпечених сімей у літньому таборі в Литві на Балтійському морі.  “Найкраще, що придумало людство – це колективна співпраця. Ми можемо в складний час отримувати допомогу та підтримувати один одного” – наголосив пан Дирів. В майбутній співпраці з литовськими партнерами він вбачає акцент на енергетиці, екології та переході до зелених технологій.

Христина Васількова, секретар ради Поляницької громадина Івано-Франківщині, у вересні брала участь у візиті до муніципалітету Поляниця-Здруй у Польщі. Вона прагне до впровадження в громаді інноваційних екологічних проєктів – побудови очисних споруд та вирішення проблеми відходів. Пані Васількова наголошує, що європейські партнери вже мають вагомий багаторічний досвід: “Рівень польських колег дуже мотивує. Вони розпочали своє планування ще у 1980-х роках, тож ми розуміємо, що нам треба переймати досвід і розвиватися”. Взимку польські партнери планують здійснити візит на Івано-Франківщину.

Цікаві майбутні проєкти були представлені міським головою Фастова Михайлом Нетяжуком. “Два пріоритетні для нас напрямки – це перепрофілювання лікарень задля реабілітації військовослужбовців та проєкт “Моє серденько” для осіб, які постраждали від війни. Цінно мати партнерів – представників Друскінінкай у Литві, які діляться досвідом та готові спільно залучати кошти на реалізацію цих потреб”.

Володимир Москаленко, голова Коростенської міської громади, відзначив щиру підтримку України литовськими друзями з Укмерге – неодноразове надсилання гуманітарної допомоги для постраждалих від війни, передачу автобуса для потреб ЗСУ і навіть проведення в Укмерге такої символічної для Коростеня події, як День деруна. З литовськими партнерами міський голова бачить подальші можливості для співпраці в сфері енергоефективності, наразі партнери готують спільний проєкт і сподіваються отримати підтримку в рамках програми ЄС під назвою LIFE.

Однією із цілей Форуму було розповсюдження інформації про програми фінансування. Програму LIFE представила Майя Мікосинська, керівниця сектору, Європейська Комісія. Учасники Форуму мали можливість поставити питання пані Мікосинській, представникам програм, таких як «Цифрова Європа», TAIEX-Інструмент технічної допомоги та обміну інформацією, а також заступникуМіністра розвитку громад та територій України Ігорю Корховому, який розповів про Дунайську транснаціональну програму Interreg.

Співпраця між громадами України та ЄС буде продовжуватися,адже попереду українська перемога та багато спільної роботи із відбудови країни. 
Проєкт «Розширення можливостей муніципалітетів в Україні та Європейському Союзі через розбудову партнерств» впроваджується Радою європейських муніципалітетів і регіонів (РЄМР), PLATFORMA, в рамках ініціативи «U-LEAD з Європою» «Мости довіри» та за підтримки «U-LEAD з Європою».

Next Generation EU

Cohesion Policy - News

État des lieux – Mécanisme pour la reprise et la résilience


En 2020, face à la pandémie de Covid-19 sans précédent, les dirigeants de l’Union européenne (UE) et la Commission européenne ont mis en place un plan de relance tout aussi inédit : Next Generation EU. Ce programme permet à l’UE d’emprunter d’importants montants sur les marchés financiers pour les redistribuer aux États membres.
L’instrument central de ce plan, le Mécanisme pour la reprise et la résilience (MRR), fournit des subventions et des prêts sur une période de 5 ans, pour un montant total de 724 milliards d’euros (en prix courants), afin de soutenir la relance des économies européennes après la pandémie.

Les États membres de l’UE ont été invités à soumettre leurs Plans nationaux pour la reprise et la résilience (PNRR), exposant leurs stratégies d’investissement et de réforme pour l’utilisation des financements du MRR. Ces plans doivent définir une stratégie de réforme et d’investissement sur cinq ans et impulser les transformations nécessaires pour des transitions numérique et durable solides et équitables.
Récemment, les États membres ont eu la possibilité d’adapter leurs plans nationaux pour tenir compte des nouveaux défis posés par la guerre en Ukraine et de son impact sur les prix de l’énergie.

Implication des gouvernements locaux et régionaux

Dès le début du processus, le CCRE et le Comité européen des régions (CdR) ont œuvré conjointement pour que les gouvernements locaux et régionaux (GLR) soient pleinement et significativement impliqués, tant dans la conception que dans la mise en œuvre du Mécanisme pour la reprise et la résilience.

Une première étude conjointe du CdR et du CCRE, publiée en janvier 2021, a mis en évidence les efforts précoces des GLR pour participer à l’élaboration des PNRR.
Les résultats ont révélé de grandes difficultés rencontrées par les GLR, un manque de consultation sur les plans nationaux, et même lorsque ceux-ci étaient consultés, leurs contributions étaient souvent ignorées.

En mai 2022, le CCRE et le CdR ont préparé une étude de suivi afin d’évaluer si la situation avait évolué positivement et si les GLR estimaient que leur implication dans la mise en œuvre des PNRR s’était améliorée.
Les résultats étaient plus nuancés, mais le sentiment dominant était que l’absence de véritables mécanismes de partenariat affectait négativement l’efficacité de la mise en œuvre des plans sur le terrain.

Évolutions récentes

Les États membres poursuivent actuellement la mise en œuvre de leurs plans de relance nationaux, avec de nouveaux investissements et réformes, ce qui a conduit au décaissement d’une part importante des fonds du MRR.
Cependant, on note qu’une part significative des prêts disponibles n’a toujours pas été demandée par les États membres.

S’il existe un potentiel de synergies entre la politique de cohésion et le MRR, des risques de chevauchement et de concurrence pour les financements subsistent, en raison d’un manque de cohérence entre les différents instruments européens.
Des inquiétudes croissantes émergent quant au fait que la priorisation du MRR pourrait entraîner une réduction des ressources de cohésion après 2027. De plus en plus de voix appellent à un débat sérieux sur la manière d’assurer une cohérence entre les instruments de cohésion de l’UE, et sur la meilleure approche pour atteindre les objectifs européens dans un contexte où les chocs deviennent malheureusement plus fréquents et plus diversifiés.

Rapports de suivi et audits

Au début de l’été 2022, la Commission européenne a publié son rapport d’évaluation sur la mise en œuvre du MRR, exposant son analyse des performances du mécanisme jusqu’à présent.
Ce rapport a été suivi par un premier audit de la Cour des comptes européenne (CCE) sur le MRR.

Sur un échantillon de six États membres (France, Allemagne, Croatie, Grèce, Espagne et Italie), la CCE a évalué l’adéquation des PNRR de chaque pays, les orientations fournies aux États membres, ainsi que leur conformité avec le règlement du MRR.
Globalement, la CCE a jugé que l’évaluation de la Commission était appropriée, compte tenu de la complexité du processus et des délais.
Toutefois, elle a souligné plusieurs faiblesses dans le processus et estimé que des risques persistent quant à la mise en œuvre effective du MRR.

Le Comité européen des régions prépare également un avis sur la mise en œuvre du MRR, dans la continuité de ses travaux antérieurs et du rapport d’évaluation de la Commission.
Il reste à voir si, un an après son précédent avis, le CdR estime désormais que la mise en œuvre du MRR permettra aux fonds publics d’atteindre véritablement les besoins de nos collectivités, communes et régions.

L’avis du CdR doit être adopté lors de la session plénière de février 2023.

Vue d’ensemble des projets du CCRE

Les projets financés par des fonds externes du CCRE favorisent la coopération, l’innovation et la durabilité à travers l’Europe


Grâce à ses activités financées par des fonds externes, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) réunit des élus locaux et régionaux afin d’échanger des idées, tester des solutions et renforcer les communautés. Ces projets ne sont pas de simples initiatives : ce sont de véritables plates-formes de coopération, où municipalités et régions travaillent ensemble sur les défis les plus urgents de l’Europe – de l’action climatique à l’égalité, en passant par la numérisation et la participation démocratique.

Aperçu des projets

Le portefeuille de projets financés par des fonds externes reflète l’engagement du CCRE en faveur de l’innovation, de la durabilité et de l’inclusion :

  • Cadre de référence pour des villes durables (RFSC) – Un outil pratique pour aider les villes à planifier et évaluer leurs politiques de durabilité.
  • IncluCities – Favoriser l’intégration des migrants grâce à l’apprentissage par les pairs entre municipalités.
  • Initiative Villes et Régions Circulaires (CCRI) – Développer des solutions d’économie circulaire pour les villes et régions.
  • Green City Accord – Aider les villes européennes à s’engager sur des objectifs environnementaux ambitieux.
  • Pacte des Maires – Rassembler les responsables locaux dans l’action pour le climat et l’énergie.
  • PLATFORMA – Renforcer les partenariats internationaux et la coopération décentralisée.
  • Bridges of Trust – Tisser des liens entre municipalités ukrainiennes et européennes.
  • EPSU (Transition numérique locale) – Accompagner les administrations locales dans leur transformation numérique.
  • EPSU (Violence envers les agents publics) – Lutter contre les violences envers les travailleurs des services publics.
  • Go.Li.EU – Promouvoir l’engagement des jeunes et la citoyenneté européenne.

Ensemble, ces projets illustrent la manière dont le CCRE canalise des ressources externes vers des actions concrètes. En reliant les réalités locales aux priorités européennes, ils renforcent non seulement les municipalités et les régions, mais contribuent aussi à bâtir un avenir plus durable, inclusif et résilient pour tous.

Lire l’étude complète ici

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Comment accéder aux fonds européens

EU financing opportunities - News

Un guide pour aider les gouvernements locaux et régionaux à naviguer parmi les opportunités de financement 2021–2027 et à préparer des propositions réussies


Accessing European Union funding can be complex, especially for municipalities and regions unfamiliar with project management procedures. To address this Accéder aux financements de l’Union européenne peut être complexe, en particulier pour les municipalités et les régions peu familières avec les procédures de gestion de projet. Pour relever ce défi, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a élaboré un guide dans le cadre de sa nouvelle plateforme External Funded Activities (EFA). Ce guide offre un soutien pratique aux membres, comprenant des informations sur les opportunités de financement, les priorités thématiques et des conseils pour rédiger des propositions solides.

Le Cadre financier pluriannuel (CFP) 2021–2027, renforcé par Next Generation EU, constitue le plus grand budget jamais adopté par l’UE, avec un total de 2 000 milliards d’euros. Plus de la moitié est consacrée à la recherche, à l’innovation, à la numérisation et à l’action climatique, tandis qu’un tiers soutient la politique de cohésion. Pour les collectivités locales et régionales (CLR), cela représente des opportunités considérables de financer des projets dans des domaines variés.

Le guide explique comment naviguer dans le Portail “Funding and Tenders”, point d’entrée central pour les appels européens. Il détaille comment les candidats peuvent :

  • Rechercher des opportunités de financement et des partenaires ;
  • Vérifier les critères d’éligibilité ;
  • Soumettre leurs propositions en ligne ;
  • Gérer les obligations de suivi et de conformité.

Il fournit également des conseils pour préparer des propositions de projet réussies. Les principales recommandations incluent : aligner les projets sur les objectifs politiques de l’UE, garantir leur durabilité et leur impact, et sélectionner des partenaires expérimentés et engagés. Des équipes de projet solides, des récits clairs et des budgets réalistes sont des éléments déterminants pour le succès.

Enfin, le guide met l’accent sur le renforcement des capacités. Le CCRE encourage les municipalités à développer une expertise interne, à impliquer les partenaires dès le début et à profiter des formations et services d’accompagnement disponibles.

En simplifiant des procédures complexes, ce guide du CCRE vise à donner aux autorités locales et régionales les moyens de tirer pleinement parti des fonds européens et de mettre en œuvre des projets contribuant aux priorités de l’Europe, qu’il s’agisse de la transition verte ou de l’innovation numérique.

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