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L’avenir de l’Europe

Une place accrue pour les collectivités locales et les partenaires sociaux


Le Bureau exécutif de la Conférence sur l’avenir de l’Europe a décidé d’accorder davantage de sièges aux représentants élus locaux ainsi qu’aux partenaires sociaux au sein de la plénière de la Conférence.

Les règles de procédure ont été modifiées pour ajouter six représentants élus issus des collectivités locales et six des autorités régionales. Par ailleurs, le nombre de représentants des partenaires sociaux a été porté à 12, soit une augmentation de quatre sièges.

La Conférence combine des événements en ligne et en présentiel, à l’échelle locale, régionale, nationale et européenne. Ces événements sont organisés par la société civile, les citoyens, les institutions européennes, ainsi que par les autorités nationales, régionales et locales. Tous ces apports alimenteront les débats en plénière et le rapport final.

Prochaines étapes

En septembre, auront lieu les premières sessions des panels de citoyens européens.

Pour plus d’informations : plateforme numérique multilingue

Comité politique

Meeting - News section

Les leaders locaux se rassemblent pour un agenda politique chargé


Les leaders locaux européens se sont réunis vendredi 18 juin pour faire le point sur les activités du CEMR et orienter son travail politique. L’ordre du jour était bien rempli, avec des discussions sur une grande variété de sujets.

L’organe décisionnel suprême du CEMR a abordé l’action sur la migration et l’intégration et adopté des positions sur le développement rural et le 8e Plan d’Action pour l’environnement de la Commission européenne. Les élus ont également discuté de l’évolution des droits de l’homme, de l’égalité des sexes et de la démocratie locale en Europe, culminant par l’adoption d’une déclaration en soutien aux municipalités signant la Charte pour l’Égalité, indépendamment de la situation nationale.

Les leaders ont également discuté de la participation du CEMR à la Conférence sur l’Avenir de l’Europe – un grand événement sur la réforme de l’Union européenne – en collaboration avec le Mouvement Européen International (EMI). Cela impliquerait notamment l’organisation de dialogues citoyens locaux, avec plusieurs membres du CEMR ayant exprimé leur intérêt pour organiser de tels événements.

La prochaine réunion du Comité politique est prévue pour janvier 2022.

L’impact du COVID-19 sur les activités culturelles locales

La réunion a débuté par deux débats simultanés lors des sessions en petits groupes, l’un sur l’impact du COVID-19 sur les activités culturelles locales, et l’autre sur notre vision à long terme du développement rural.

Les leaders locaux et les experts en politique culturelle ont discuté de l’état du secteur culturel, qui a été dévasté par la pandémie de COVID-19. Catherine Magnant, directrice adjointe à la Direction générale de l’Éducation, de la Jeunesse, du Sport et de la Culture de la Commission européenne, a fourni un aperçu du secteur et des mesures de soutien de l’UE.

Le secteur culturel représente 4 % du PIB de l’UE et emploie 8 millions de personnes, mais de nombreuses institutions ont vu leurs revenus s’effondrer en raison de la chute de la fréquentation. Les cinémas, musées et salles de concert ont tous connu des pertes de revenus de 70 à 80 %.

« C’est une tragédie personnelle pour les artistes et un problème pour l’économie, surtout en période de pandémie où la culture est essentielle pour notre santé mentale et notre bien-être, » a déclaré Magnant. « Il est donc très important que nous essayions de soutenir la reprise de ce secteur. »

L’UE a pris un certain nombre de mesures pour soutenir cette industrie, notamment la flexibilisation des contrats de travail. Le financement a été accru avec le programme Creative Europe, dont le budget est augmenté de 60 % (atteignant désormais 2,44 milliards d’euros pour la période 2021-2027), et des fonds culturels ont également été alloués dans d’autres programmes européens.

Le modérateur de la session, Flo Clucas (conseillère à Cheltenham, Royaume-Uni), et les participants ont tous convenu que le secteur culturel représente bien plus qu’une simple industrie économique, c’est aussi un moyen de valoriser le patrimoine de chaque territoire et de rassembler les gens, à un moment où la pandémie a fortement isolé les individus.

Vision à long terme sur le développement rural

En préparation de la publication de la vision à long terme de la Commission européenne pour les zones rurales, les dirigeants locaux et régionaux ont discuté de l’impact du COVID-19 sur les zones rurales et éloignées. Bien que ces zones aient été initialement épargnées par la pandémie, elles étaient souvent moins préparées pour faire face à la maladie en raison du manque comparatif d’infrastructures et de services de santé. En même temps, la numérisation rapide de la vie quotidienne pourrait offrir de nouvelles opportunités pour la campagne.

Carola Gunnarsson, maire de Sala, a décrit comment la crise COVID et le télétravail ont modifié la situation des zones rurales en Suède. De nombreuses personnes ont quitté la capitale Stockholm, un développement nouveau, grâce au télétravail. Elles se sont installées à la campagne pour profiter du coût de la vie plus bas, du contact avec la nature et d’une meilleure qualité de vie. Cela offre de nouvelles opportunités pour revitaliser les zones rurales en tirant parti de leurs atouts.

Carlos Martínez Mínguez, maire de Soria et vice-président du CEMR, a souligné l’importance de garantir l’égalité des chances et l’accès équitable aux services publics, notamment par le biais d’investissements publics. Le plan de relance et de résilience de l’Europe représente une opportunité à ne pas manquer, car l’inaction dans ce domaine a entraîné une aliénation publique, manifestée par une montée de l’euroscepticisme. Il a proposé un modèle de gouvernance renouvelé dans lequel les gouvernements locaux et régionaux assument davantage de responsabilités dans ces politiques et ont plus d’influence parmi les acteurs nationaux et internationaux.

De nombreux membres du Comité politique ont rejoint le débat pour partager des défis similaires et éclairer les spécificités des zones rurales et des liens urbains-ruraux dans chaque pays. La plupart des interventions ont mentionné l’accès à une bande passante de qualité et les opportunités de mobilité comme des enjeux clés, en soulignant également le rôle majeur des réseaux de routes et de trains à grande vitesse, tant nationaux qu’européens, dans la structuration des territoires. Ces questions seront au cœur de la session organisée par le CEMR lors de la Semaine Européenne des Villes et des Régions.

Pour plus d’informations sur ce sujet, consultez la vision à long terme du CEMR pour les zones rurales : « Rendre ‘personne laissé pour compte’ une réalité. »

La décennie numérique

Digital Decade - News 2021

La décennie numérique de l’Europe : 3 défis pour réussir la transformation numérique


La transformation numérique a un impact majeur sur nos sociétés, la vie quotidienne, l’économie et le fonctionnement des administrations publiques. Dans sa communication “La décennie numérique de l’Europe”, la Commission européenne a exposé sa vision pour la numérisation de nos sociétés, notamment en fixant des objectifs dans des domaines tels que l’éducation, les entreprises, les infrastructures et la gouvernance.

Ces objectifs sans précédent ne viennent pas seuls. Le plan de relance et de résilience de l’UE, doté de 672,5 milliards d’euros, impose en effet que 20% des plans nationaux de relance soient consacrés à la transition numérique.

L’objectif est de créer une société où nous exploitons le potentiel de la technologie tout en protégeant l’intérêt public. La mise à disposition de tous les services publics en ligne sera un défi crucial pour les gouvernements locaux et régionaux.

Webinaire : « Sommes-nous prêts pour une Décennie Numérique Locale ? »

Le webinaire organisé par le CEMR et ses associations a permis de mettre en lumière certains des défis auxquels l’UE devra faire face pour réussir sa stratégie numérique. Voici quelques-uns des points clés abordés :

La transition vers l’e-gouvernement nécessite des investissements

Les nouvelles technologies sont rarement abordables, et la numérisation de l’administration publique locale peut mettre à rude épreuve les finances locales. Kaimo Käärmann-Liive de l’Association des villes et municipalités estoniennes (AECM) a souligné qu’ »une attention insuffisante est portée au financement du renouvellement ou de la maintenance des services existants et actifs ». Cependant, le Fonds de relance et de résilience offre une bonne opportunité d’investir dans nos territoires.

Il est également important que les gouvernements locaux et régionaux puissent compter sur des fonctionnaires ayant les compétences techniques et les connaissances nécessaires pour s’adapter efficacement à la numérisation des services. L’UE devrait garantir un soutien financier et des plateformes adaptées pour partager les meilleures pratiques et le développement des compétences numériques dans les municipalités et les régions, par exemple à travers le programme Digital Europe.

Aucun territoire ne doit être laissé de côté

Les ambitions numériques de l’UE doivent prendre en compte les zones rurales, moins peuplées et éloignées. Michael Schmitz, conseiller à l’Association des comtés allemands (DLT), a indiqué que « le RGPD a créé beaucoup de bureaucratie et de coûts administratifs, et les petites municipalités ont du mal à le mettre en œuvre ». La même situation se présente pour la couverture du 5G, qui vise à couvrir 80% du territoire. « Cela ne doit pas se limiter aux zones urbaines », a ajouté Schmitz. En fait, « l’objectif des 80 % n’est pas suffisamment ambitieux, car les entreprises de télécommunications privées en Allemagne ont soutenu que nous pouvons couvrir 99 % du territoire. »

Une gestion des données appropriée est essentielle

Les villes doivent gérer les données locales, mais cela représente un défi complexe. Une étude de l’Association des villes allemandes (DST) intitulée “Urban Data” révèle que la gestion des données nécessite coopération, transparence et dialogue. Partager les données entre les secteurs est essentiel car il faut de l’expertise dans la réalité locale. Il est nécessaire d’adapter les cadres juridiques et infrastructurels et de réorganiser les pouvoirs et compétences.

L’accessibilité, la sécurité, la disponibilité et l’utilisabilité des services doivent être garanties afin qu’ils soient utilisés de manière non discriminatoire par tous. La notion d’intersectionnalité est donc essentielle pour comprendre comment plusieurs facteurs de discrimination peuvent se cumuler et permettre d’autonomiser les citoyens les plus défavorisés.

Ce webinaire faisait partie d’une série organisée par le CEMR pour ses membres, visant à leur fournir les connaissances clés, les informations et les capacités nécessaires pour impliquer les gouvernements locaux dans la transformation numérique.

Sommet de Poznań 2021

Renewable Energy - News

Connecting Nature Enterprise Summit


Alors que le monde cherche à se reconstruire après la pandémie, les innovateurs ouvrent la voie vers des modèles d’affaires durables inspirés par la nature. C’est dans cette optique que la ville de Poznań organise le Connecting Nature Enterprise Summit, un événement en ligne réunissant des maires, des leaders du secteur privé et des décideurs politiques de toute l’Europe, avec le soutien de la Commission européenne.

Objectifs du sommet

Le sommet explorera les défis et les opportunités liés à l’adoption des solutions basées sur la nature. Il sera organisé sur une plateforme virtuelle et comprendra des discussions en panel, des présentations, des ateliers, des sessions de renforcement des capacités, ainsi que de nombreuses occasions de se connecter avec d’autres participants.

L’événement vous offrira l’occasion de découvrir des solutions inspirées par la nature et d’être inspiré par des idées innovantes et des modèles d’affaires durables.

Détails de l’événement

Dates : 29-30 juin 2021
Site Web et programme : Accéder au site et programme
Inscription : Inscrivez-vous ici
Langues : Anglais et Polonais

Venez vous inspirer, naturellement !

Partenariat Afrique-Europe

Africa - Press

Connecter les jeunes leaders locaux


Face à des défis de plus en plus communs, l’Europe et l’Afrique ressentent le besoin urgent d’une coopération et d’une solidarité accrues, en commençant au niveau local. Ces défis, souvent intergénérationnels, touchent profondément les jeunes. Qui mieux que la jeunesse pour réfléchir au monde de demain ?

C’est dans cet esprit que nous organisons l’événement « Partenariat Afrique-Europe : Connecter les jeunes leaders locaux ! ». Ce rassemblement réunira des jeunes élus locaux et régionaux, des organisations de jeunesse, ainsi que des représentants et partenaires d’Europe et d’Afrique pour aborder une question clé :
Comment les jeunes leaders locaux africains et européens devraient-ils organiser leur collaboration ?

Objectifs de l’événement

  • Structurer le dialogue futur : Explorer les moyens pour les jeunes leaders locaux de mieux collaborer.
  • Contribuer aux grands événements : Apporter des idées et des contributions aux sommets Union Africaine-Union Européenne et aux événements Africités.
  • S’appuyer sur des expériences passées : Consolider les travaux amorcés à Abidjan et Marrakech en 2018.

Dates et Programme

Dates : 23-24 juin 2021

Jour 1 : Session d’ouverture

Des jeunes leaders inspirants partageront leurs réflexions sur l’avenir des relations Afrique-Europe, en prenant en compte les besoins et aspirations des jeunes dans un monde de plus en plus connecté.

Jour 2 : Ateliers pratiques

  • Discussions sur l’avenir du partenariat.
  • Travail en groupe pour élaborer des idées concrètes visant à structurer le dialogue.
  • Solutions pour relever ensemble les défis communs d’un point de vue local.

Rejoignez-nous !

Participez à cet événement unique pour poser les bases d’un partenariat qui redéfinira les relations Europe-Afrique.

Ne manquez pas cette opportunité de bâtir un futur innovant et solidaire entre l’Europe et l’Afrique !

S’engager dans le Semestre européen

CEMR Conferences

Un manuel CCRE–FSESP aide les partenaires sociaux des collectivités locales à renforcer leur rôle dans la gouvernance économique de l’UE


Lancé en 2010 pour coordonner les politiques économiques, financières, de l’emploi et sociales des États membres de l’UE, le Semestre européen influence de plus en plus les réformes nationales et les investissements publics. Pour les gouvernements locaux et régionaux (GLR) et leurs partenaires sociaux, le Semestre ne se limite pas à la discipline budgétaire : il couvre désormais des domaines tels que la santé, l’éducation, la fiscalité, les services sociaux, ainsi que les transitions verte et numérique, avec des implications directes pour les travailleurs du secteur des collectivités locales et régionales.

Conscients de cet impact, le projet conjoint CCRE–FSESP (2018–2020) a produit un manuel à destination des partenaires sociaux. Son objectif : aider les partenaires sociaux des GLR à mieux comprendre le Semestre, renforcer leurs capacités et influencer plus efficacement les réformes.

Le manuel met en avant la dimension territoriale croissante du processus : en 2019, 62 % de toutes les Recommandations spécifiques par pays (RSP) avaient un impact direct ou indirect sur les collectivités locales et régionales. Avec l’avenir des fonds européens de plus en plus lié aux priorités du Semestre, une participation active devient essentielle.

Le manuel fournit des conseils pratiques sur la manière de s’engager dans les différentes phases du Semestre :

  • Sensibilisation et renforcement des capacités : les partenaires sociaux doivent accroître leurs connaissances internes, nouer des alliances et établir des contacts directs avec le ministère national en charge du Semestre ainsi qu’avec l’agent du Semestre de la Commission européenne. Un engagement précoce et proactif, incluant des positions conjointes employeurs–travailleurs sur les enjeux clés, permet d’influencer l’agenda.
  • Rapports par pays et missions d’information : entre décembre et février, la Commission évalue les situations nationales. Les partenaires sociaux locaux et régionaux peuvent influencer ce processus en rencontrant les missions d’information, en soumettant leurs analyses et en veillant à ce que leurs priorités soient intégrées dans les rapports.
  • Phase de mise en œuvre (avril–juillet) : lorsque les États membres rédigent leurs Programmes nationaux de réforme (PNR) et reçoivent de nouvelles RSP, les partenaires sociaux peuvent contribuer par des soumissions écrites, mettre en évidence des lacunes et proposer des réformes adaptées aux besoins locaux. Des exemples en Suède, en Lituanie et en Espagne montrent l’existence de dispositifs structurés de consultation via des forums ou des conseils tripartites.
  • Phase de suivi (août–octobre) : avec les réformes en cours de mise en œuvre et la préparation des budgets, le dialogue avec les autorités nationales et les agents du Semestre reste vital pour garantir l’intégration des perspectives des GLR.

Le manuel insiste sur le fait que l’objectif n’est pas de mener des consultations ponctuelles, mais de mettre en place un dialogue structuré et régulier entre gouvernements, Commission et partenaires sociaux des collectivités locales et régionales. En s’organisant, en construisant des alliances et en participant activement à la définition des priorités, les employeurs des collectivités locales et les syndicats peuvent faire entendre leur voix dans l’un des processus politiques les plus influents de l’UE.

Lire l’étude ici

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Zones rurales et fonds européens

Rural Europe - News

Comment les gouvernements locaux et régionaux des zones rurales peuvent accéder aux fonds de l’UE, identifier les principaux défis et proposer des recommandations pour les surmonter


Les zones rurales sont au cœur de la cohésion territoriale, sociale et économique de l’Europe. Pourtant, elles font face à des défis persistants, allant du vieillissement de la population et de la fracture numérique à l’accès limité aux services. Consciente de cette réalité, la Commission européenne élabore une vision à long terme pour les zones rurales. Dans ce contexte, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a analysé comment les gouvernements locaux et régionaux (GLR) en milieu rural accèdent et utilisent les fonds européens, un outil essentiel pour répondre aux besoins locaux et libérer leur potentiel de développement.

En mars 2021, le CCRE a mené une enquête ciblée auprès de neuf associations nationales de municipalités à travers l’UE afin d’évaluer l’efficacité avec laquelle les GLR ruraux utilisent les fonds européens. Les résultats révèlent un décalage clair : bien que les financements européens soient jugés très pertinents pour les zones rurales, leur utilisation effective par les GLR reste limitée dans de nombreux cas.

Le Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER), le Fonds européen de développement régional (FEDER) et le Fonds social européen (FSE) sont perçus comme les plus pertinents — et les plus utilisés — par les GLR ruraux. Cependant, d’autres programmes importants tels que LIFE, Erasmus+ ou le Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) sont considérés comme sous-utilisés, malgré leur potentiel.

Plusieurs obstacles expliquent cette situation : des exigences administratives trop complexes, un manque de capacité technique dans les petites municipalités, et une connaissance limitée des mécanismes de soutien.

L’analyse met également en lumière un écart préoccupant entre l’importance perçue des défis ruraux et l’efficacité des fonds européens pour y répondre. Si les fonds de l’UE sont jugés utiles pour lutter contre la pauvreté, la pollution ou le manque de services, ils sont perçus comme insuffisants pour traiter le déclin démographique, les lacunes en matière de transport public ou la montée du populisme — des enjeux majeurs pour la fragilité rurale.

L’étude du CCRE montre aussi que certains États membres offrent un soutien national ou régional pour aider les GLR ruraux à accéder aux fonds européens. Toutefois, la sensibilisation et la coordination sont souvent insuffisantes. Il est aussi difficile de combiner différents flux de financement de l’UE, tels que la PAC et les fonds de cohésion, ce qui limite l’efficacité des investissements.

Les conclusions du CCRE soulignent la nécessité d’un nouveau récit sur les zones rurales, qui les reconnaisse comme moteurs d’opportunités, et non comme de simples bénéficiaires d’aides. Pour concrétiser cette vision, les fonds européens doivent être plus accessibles, mieux adaptés et davantage en cohérence avec les priorités rurales. Cela passe par une simplification des procédures administratives, une meilleure communication, et une meilleure adéquation entre les objectifs des financements et les réalités du terrain.

Alors que l’UE façonne sa vision à long terme pour les zones rurales, la voix des gouvernements locaux et régionaux doit être entendue. Non seulement ils mettent en œuvre les politiques de l’UE, mais ils sont aussi des partenaires essentiels dans la construction de territoires ruraux dynamiques et résilients. Mieux reconnaître leur rôle est indispensable pour que personne ne soit laissé de côté.

Consultez l’étude ici

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Offre d’emploi

Call for Proposals - News 2023

Appel à candidatures pour le recrutement du·de la Secrétaire Général·e du CCRE (à partir de 2022)


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) lance un appel à candidatures pour le poste de Secrétaire Général·e, dont le mandat actuel prendra fin en janvier 2022. Pour plus d’informations sur le poste et la procédure de candidature, veuillez consulter le dossier de recrutement.

Les candidatures doivent être envoyées à l’adresse suivante : recruitment.sg[a]ccre-cemr.org, au plus tard le 3 octobre à 18h00.

Localiser les Objectifs Durable après COVID19

Localising SDGs - News

Comment les territoires européens impulsent le changement durable face à la crise sanitaire


La pandémie de Covid-19 a constitué un choc profond pour les municipalités et les régions à travers l’Europe. Confrontés à des urgences sanitaires, à des perturbations sociales et à un ralentissement économique, les gouvernements locaux et régionaux (GLR) ont dû s’adapter rapidement, protéger les services essentiels, réaffecter leurs budgets et redéfinir leurs priorités. Pourtant, malgré ces immenses défis, nombre d’autorités locales n’ont pas renoncé à leurs engagements internationaux. Au contraire, elles se sont tournées vers l’Agenda 2030 pour le développement durable comme cadre pour guider la relance et renforcer la résilience à long terme.

Avec plus de 65 % des ODD nécessitant une mise en œuvre locale, les municipalités et leurs associations nationales jouent un rôle décisif pour garantir les progrès. Certaines villes ont temporairement ralenti leurs actions liées aux ODD, mais d’autres ont activement intégré ces objectifs dans leurs stratégies de relance, les utilisant pour concevoir des politiques inclusives, cohérentes et durables. Cette approche a renforcé leur crédibilité en tant que leaders dans la démarche du « reconstruire en mieux ».

Les associations nationales de collectivités locales se sont révélées être des alliées vitales. En coordonnant les efforts, en reliant les municipalités aux ressources et en plaidant aux niveaux national et européen, elles ont permis à des communes, y compris petites et rurales, de progresser dans l’agenda des ODD. Fait marquant, la sensibilisation et l’engagement se sont accrus : dans des pays où l’appropriation des ODD était auparavant limitée, les associations s’impliquent désormais activement dans la diffusion des connaissances, la promotion de l’apprentissage entre pairs et la reconnaissance des actions locales.

Une autre avancée notable est l’essor des Revues Locales Volontaires (VLRs) et des Revues Sous-nationales Volontaires, qui mettent en valeur les réalisations municipales et donnent une visibilité internationale aux acteurs locaux. Cela renforce non seulement la diplomatie des villes, mais aussi un vocabulaire commun et un sens partagé des responsabilités entre partenaires locaux, nationaux et mondiaux.

La crise du Covid-19 a mis en évidence le pouvoir transformateur des ODD : à la fois comme feuille de route pour une relance durable et comme catalyseur d’innovation dans la gouvernance, les partenariats et la prestation de services. Toutefois, l’atteinte des Objectifs exige davantage d’investissements et une mobilisation accrue des ressources. Les initiatives de l’UE, telles que le Pacte vert, les fonds de cohésion et Global Europe, offrent des opportunités essentielles pour intensifier l’action locale, en complément de nouvelles formes de partenariats public-privé.

En résumé, les ODD ne sont pas un agenda global abstrait, mais un outil pratique pour aider les territoires à reconstruire des communautés plus fortes, plus justes et plus vertes. Même en temps de crise, les municipalités européennes et leurs associations démontrent que la durabilité n’est pas seulement une ambition à long terme, mais une nécessité immédiate.

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Droits des personnes en handicap

Disabled people - News

Renforcer les capacités des gouvernements locaux et régionaux à mettre en œuvre la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH)


En 2021, à l’occasion du lancement de la nouvelle stratégie européenne en faveur des droits des personnes handicapées (2021–2030), le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a mené une enquête afin d’évaluer la sensibilisation, l’implication et les besoins des gouvernements locaux et régionaux concernant la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH). Cette initiative intervient dix ans après la ratification de la Convention par l’UE, reconnaissant le rôle essentiel des collectivités territoriales dans la concrétisation de ses droits.

Diffusée fin 2020, l’enquête visait à mesurer la connaissance et l’implication des communes et régions d’Europe vis-à-vis de la CDPH. Elle cherchait aussi à comprendre comment l’UE et sa stratégie sur le handicap pouvaient mieux soutenir les efforts locaux. Un total de 34 réponses provenant de 10 pays (dont l’Islande, la Roumanie, l’Écosse, les Pays-Bas et l’Ukraine) ont été analysées.

Principaux constats

La majorité des répondants connaissaient la Convention et avaient participé à sa mise en œuvre, souvent à travers des dialogues nationaux, des projets locaux ou des plans d’action. Cependant, plusieurs défis majeurs ont été signalés :

  • Manque de financement et de personnel pour développer des services ciblés
  • Absence d’orientations pour intégrer les droits des personnes handicapées dans les politiques générales
  • Infrastructures et équipements insuffisants
  • Obstacles administratifs complexes

Fait marquant : 76 % des répondants ont exprimé le besoin d’un soutien spécifique au niveau européen, demandant des guides de bonnes pratiques et des outils de renforcement des capacités sur des sujets tels que : logement accessible, éducation, transports, santé, TIC et participation à la vie publique — particulièrement pour les zones rurales et urbaines peu dotées.

Plus encore, 91 % des répondants se sont dits intéressés par des programmes d’échange entre pairs et de formation, soulignant l’importance d’apprendre des expériences d’autres municipalités pour renforcer la mise en œuvre, les cadres juridiques et la gouvernance inclusive du handicap.

Bonnes pratiques mises en avant

  • Écosse : Le Plan local de mise en œuvre de la CDPH, développé par COSLA, vise à favoriser une vie indépendante et digne via la co-construction locale avec les personnes handicapées.
  • Roumanie (Ville de Sibiu) : En partenariat avec des ONG et ministères, la ville offre des services inclusifs, dont un centre polyvalent proposant thérapies, activités de socialisation et soutien au logement.
  • Islande : L’Association des autorités locales mène des campagnes de sensibilisation dans le cadre de la stratégie nationale sur le handicap, alignée sur la CDPH.
  • Programme « We Are Able! » de VNG International : Favorise la gouvernance inclusive dans six pays africains, en connectant des municipalités européennes et du Sud global autour de l’Agenda local pour l’inclusion, via l’apprentissage mutuel et le renforcement des capacités.

L’enquête du CCRE confirme que les gouvernements locaux et régionaux sont des acteurs clés de la mise en œuvre des droits inscrits dans la CDPH. Toutefois, de nombreux obstacles systémiques freinent la mise en œuvre effective. Pour réussir, ils ont besoin de soutien de l’UE, de plus de ressources financières, et d’un accès facilité aux connaissances et bonnes pratiques partagées.

Alors que la stratégie européenne sur le handicap 2021–2030 progresse, il est essentiel de ne pas laisser de côté les collectivités locales et régionales. Les soutenir est non seulement une nécessité politique, mais aussi un devoir moral pour bâtir des sociétés plus inclusives, accessibles et équitables.

Renforcer le leadership local, c’est transformer les engagements internationaux en droits concrets, vécus au quotidien, pour toutes les personnes en situation de handicapau plus proche de chez elles.

Consultez l’étude ici

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