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Politique locale des eaux usées

Water Management - News

Le CCRE appelle à une approche proportionnée, flexible et adaptée au niveau local pour la réforme européenne des eaux usées


Alors que la Commission européenne avance dans la révision de la directive sur le traitement des eaux urbaines résiduaires (DERU), le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) se félicite de l’opportunité de moderniser le cadre en accord avec le Pacte vert et les défis environnementaux actuels.

Cependant, le CCRE insiste sur le fait qu’une approche uniforme ne fonctionnera pas. La directive révisée doit refléter la diversité des situations locales, s’appuyer sur des évaluations fondées sur les risques et respecter le principe de subsidiarité, permettant ainsi aux autorités nationales et locales d’adapter la mise en œuvre à leur contexte.

Principales préoccupations soulevées par le CCRE :

  • Proportionnalité et impact : Les efforts doivent se concentrer là où ils sont le plus nécessaires, c’est-à-dire sur les grandes stations d’épuration et les zones à haut risque, plutôt que d’imposer des exigences rigides aux petites agglomérations ou aux systèmes individuels, qui présentent souvent un risque environnemental bien moindre.
  • Débordements d’eaux pluviales et ruissellement urbain : Ceux-ci doivent être gérés par une approche coordonnée et fondée sur les risques, dans le cadre des plans nationaux existants et de la Directive-cadre sur l’eau, afin d’éviter les doubles emplois et la surréglementation.
  • Élimination des nutriments : Le CCRE soutient des seuils plus stricts pour le phosphore dans les zones sensibles et encourage la récupération de phosphore, mais appelle à plus de flexibilité pour l’azote dans les climats froids où les objectifs existants sont techniquement ou économiquement irréalisables.
  • Économie circulaire : La révision devrait promouvoir la prévention de la pollution à la source, appliquer le principe du pollueur-payeur, et soutenir la récupération des matières premières ainsi que l’efficacité énergétique tout au long de la chaîne des eaux usées.

Le CCRE appelle également à une cohérence entre les législations européennes, notamment une harmonisation avec la Directive-cadre sur l’eau, et à des obligations de rapport claires et proportionnées pour les gouvernements locaux et régionaux.

Bonnes pratiques locales : inspiration des Pays-Bas

Le CCRE met en avant les municipalités néerlandaises comme un modèle d’innovation dans la gestion des débordements d’eaux pluviales et l’intégration de la gestion de l’eau dans la conception urbaine. La « place de l’eau » à Rotterdam, par exemple, combine rétention d’eaux pluviales et espace public attractif, démontrant comment une planification spatiale intelligente peut améliorer à la fois l’environnement et la qualité de vie.

En résumé, la révision de la DERU représente une opportunité cruciale, mais sa réussite dépendra de la flexibilité, des connaissances locales et d’un engagement en faveur de solutions rentables et fondées sur les risques.

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Renforcer l’action climatique locale

Renewable Energy - News Section

Réponse conjointe du CCRE aux révisions des directives européennes sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a soumis une réponse conjointe aux consultations de la Commission européenne sur la directive sur l’efficacité énergétique (DEE) et la directive sur les énergies renouvelables (DER) début 2021. Cette contribution reflète l’engagement fort du CCRE à atteindre la neutralité climatique d’ici 2050 tout en préservant le rôle et l’autonomie des gouvernements locaux et régionaux (GLR).

Le CCRE soutient des objectifs climatiques ambitieux au niveau de l’UE, avec un accent sur la réduction des gaz à effet de serre (GES). Toutefois, il estime que les objectifs en matière d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables doivent rester indicatifs au niveau national, dans le respect du principe de subsidiarité et des conditions locales. L’organisation s’oppose fermement aux obligations de l’UE qui imposeraient des exigences rigides aux GLR, en particulier concernant la rénovation des bâtiments, les marchés publics et la planification énergétique.

Une préoccupation majeure porte sur l’extension des obligations de rénovation des bâtiments publics aux GLR. Le CCRE souligne que de telles obligations négligent les réalités économiques, les usages des bâtiments et les capacités de planification locales, et risquent d’alourdir la charge financière et sociale des collectivités. Il plaide plutôt pour des approches flexibles, rentables et adaptées aux contextes locaux et régionaux, soutenues par un financement adéquat, une assistance technique et des actions de renforcement des capacités.

Le CCRE appelle également à une approche technologique neutre de la politique énergétique, où les différentes formes d’énergie renouvelable et à faible émission de carbone, qu’elles soient produites sur site, via le réseau ou par des systèmes de chauffage urbain, soient traitées sur un pied d’égalité. Il insiste sur le fait que les réglementations doivent refléter les économies de GES et la durabilité sur l’ensemble du cycle de vie, et non uniquement le type ou la source d’énergie.

La réponse appelle la Commission à reconnaître le rôle central des GLR dans la transition énergétique. Cela signifie les impliquer directement dans les Plans nationaux énergie-climat (PNEC), garantir une gouvernance à plusieurs niveaux et éviter la surréglementation qui pourrait freiner l’innovation et l’initiative locales.

En résumé, la réponse du CCRE est un appel fort en faveur d’un cadre climatique européen à la fois ambitieux, réaliste, inclusif et habilitant, qui permette aux villes et régions de jouer un rôle moteur dans la réalisation d’une transition énergétique juste et efficace.

Lire la réponse conjointe complète ici

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CCRE – 70 Ans

Brussels - Image

Célébrer 70 ans d’Europe locale et régionale


Le 28 janvier 2021, 500 maires, dirigeants locaux et régionaux, et responsables européens issus de 50 pays se réuniront pour célébrer le 70ᵉ anniversaire du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE).

Les participants – notamment les maires de Paris, Lisbonne et Gdansk, le commissaire européen à l’environnement, des députés européens et bien d’autres – réfléchiront également au rôle des gouvernements locaux et régionaux dans les décennies de transformation à venir.

« Aujourd’hui, le Conseil des Communes et Régions d’Europe peut être fier de son histoire en tant que représentant et fédérateur de l’Europe locale et régionale », a déclaré Stefano Bonaccini, président du CCRE et de la région Émilie-Romagne.

« Des premières initiatives sur le jumelage de villes et la démocratie locale aux travaux sur le développement territorial et la représentation régionale au niveau de l’UE, le CCRE et ses associations membres ont été à maintes reprises des pionniers pour l’Europe », a ajouté le président Bonaccini. « Dans le contexte actuel, marqué par la pandémie, le changement climatique et d’autres défis majeurs, les municipalités et régions jouent de nouveau un rôle essentiel. »

« Nous avons grandi dans tous les domaines au fil des ans », a affirmé Frédéric Vallier, Secrétaire général du CCRE. « Le CCRE compte désormais 60 associations couvrant 41 pays, ce qui en fait de loin la plus vaste organisation de gouvernements locaux en Europe. »

M. Vallier a ajouté : « Nous avons également élargi nos champs d’action pour inclure des enjeux tels que les droits, l’égalité de genre, le développement territorial, les services publics, la coopération internationale et le changement climatique. Grâce à notre personnel et à nos membres hautement professionnels et dévoués, nous pouvons envisager l’avenir avec confiance : l’Europe locale et régionale est prête pour les grandes transformations de ce siècle décisif ! »

Quelques réalisations du CCRE

Création de PLATFORMA, le réseau de 34 gouvernements locaux et régionaux et leurs associations engagés dans le développement international, favorisant la pratique de la coopération décentralisée.

Défense de la démocratie locale et de l’autonomie locale : Adoption de la Charte européenne des libertés municipales à Versailles en octobre 1953, établissant les conditions d’une véritable autonomie administrative et financière pour les municipalités. Ce texte a inspiré la Charte européenne de l’autonomie locale, ratifiée par les 47 États du Conseil de l’Europe.

Reconnaissance des gouvernements locaux et régionaux comme partie intégrante de la gouvernance européenne, notamment avec la création du Comité des régions de l’UE et du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe.

Lancement de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale en 2006 : ce document politique engage les villes et régions à prendre des mesures concrètes pour promouvoir l’égalité des genres. Plus de 1 850 signataires se sont ainsi engagés à agir.

Participation à la création et à la gestion du Pacte des Maires pour le Climat et l’Énergie en 2008 : Les signataires s’engagent à réduire les émissions de CO₂ d’au moins 40 % d’ici 2030 et à augmenter l’usage des énergies renouvelables.

Villes résilientes face au climat en Afrique

Sub-Saharan Africa - News Section

Leçons du Pacte des Maires en Afrique subsaharienne sur le renforcement des capacités locales pour l’accès à l’énergie et la résilience


Au cours de ses quatre premières années, le Pacte des Maires en Afrique subsaharienne (CoM SSA) a démontré que le leadership local est essentiel pour lutter contre le changement climatique et améliorer l’accès à l’énergie. Soutenue par l’Union européenne et des partenaires mondiaux, l’initiative donne aux municipalités les moyens de concevoir et de mettre en œuvre des Plans d’Action en faveur de l’Accès à l’Énergie Durable et du Climat (SEACAP), adaptés à leurs contextes.

Développer les capacités locales

L’une des leçons les plus claires est l’importance d’impliquer les partenaires africains tôt et de manière continue. Adapter les approches européennes aux réalités locales de l’Afrique subsaharienne s’est avéré un facteur clé de succès. L’apprentissage entre pairs, y compris des échanges informels tels que des groupes WhatsApp, a renforcé les communautés de pratique et permis aux villes de partager leurs connaissances au-delà des barrières linguistiques et géographiques.

Dans le même temps, des défis persistent. Le manque de données, l’expertise technique limitée et les difficultés liées à la continuité politique ont ralenti les progrès. Les restrictions de déplacement, les problèmes de connectivité et l’évolution des dynamiques nationales ont mis en évidence le besoin de structures d’appui plus flexibles et innovantes. La présence d’organisations intermédiaires locales, d’universités, d’ONG ou de centres de recherche s’est révélée cruciale pour ancrer les capacités et garantir la durabilité au-delà des cycles de financement des bailleurs.

Succès et enseignements
Malgré les obstacles, le CoM SSA a permis à des villes comme Bouaké, Dakar et Tsévié de réaliser des avancées concrètes en matière d’inventaires des émissions et de planification de la résilience. L’élaboration de lignes directrices pour les SEACAP, adaptées grâce à de larges consultations, a fourni un cadre sur lequel les villes pouvaient s’appuyer. Des outils simplifiés et des formations pratiques ont aidé les municipalités à surmonter les premières difficultés, tandis que les ateliers régionaux ont favorisé la solidarité et l’ambition collective.

La première phase du CoM SSA montre que la construction de la résilience climatique dans les villes africaines exige du temps, de la confiance et des ressources. À l’avenir, un renforcement des capacités, des échanges continus entre pairs et une implication accrue des organisations locales d’appui seront essentiels. Dans un contexte d’élan international croissant en faveur de l’action climatique, cette initiative a jeté les bases d’une transformation à long terme : des villes non seulement plus résilientes, mais aussi mieux préparées à assurer un accès durable à l’énergie pour tous.

Lire l’étude ici

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Inclucities – Recrutement

BoT Expertise - News 2023

Nous recrutons un(e) Chargé(e) de Projet – Migration et Intégration


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) recrute un.e Chargé.e de Projet pour IncluCities (contrat à temps plein au Secrétariat du CCRE à Bruxelles jusqu’en janvier 2023).

Tous les détails se trouvent dans la description du poste.

Merci d’envoyer votre CV et une lettre de motivation expliquant votre intérêt pour le poste à application@ccre-cemr.org avant le 10 janvier 2021 à 23h59. Veuillez indiquer « Chargé.e de Projet – IncluCities » dans l’objet de votre e-mail.

Le CCRE en deuil

Valéry Giscard d’Estaing - News 2020

Hommage à Valéry Giscard d’Estaing


Le CCRE (Conseil des Communes et Régions d’Europe) rend hommage à Valéry Giscard d’Estaing, grand architecte du projet européen et fervent défenseur de la démocratie locale.

« La présidence de Valéry Giscard d’Estaing au Conseil des Communes et Régions d’Europe a été marquée par son engagement à faire reconnaître les gouvernements locaux et régionaux comme parties intégrantes de la gouvernance. Nous lui devons l’article 4(2) du Traité de Lisbonne, qui protège l’autonomie locale, et qu’il avait fait inscrire dans le projet de constitution alors qu’il présidait la Convention sur l’avenir de l’Europe. »

Stefano Bonaccini, Président du CCRE et de la Région Émilie-Romagne
Frédéric Vallier, Secrétaire Général du CCRE

IncluCities Website

IncluCities Website - News 2020

IncluCities est en ligne


Nous lançons un tout nouveau site web IncluCities !

Avec toutes les informations relatives au projet et tout ce qu’il faut savoir pour se tenir à jour sur les politiques européennes d’intégration et d’inclusion des migrants, ce site devient le point central de la communauté IncluCities.

En impliquant les huit villes participantes et leurs associations de gouvernements locaux, nous offrirons des aperçus sur les progrès du projet IncluCities, ses dynamiques, les idées issues du terrain, les leçons apprises et les plans d’action pour améliorer l’accueil des nouveaux arrivants dans les communautés locales.

Le LOCAL est le nouveau GLOBAL

Ce site rassemblera des actualités sur des sujets liés à la migration, l’intégration et l’inclusion. L’objectif principal est de mettre en avant des problématiques globales à travers la présentation de pratiques locales des partenaires d’IncluCities et le partage d’idées provenant d’autres villes et municipalités à travers l’Europe. Nous couvrirons également les initiatives clés de l’UE, telles que le nouveau Plan d’action européen sur l’intégration et l’inclusion des migrants.

Découvrez les partenariats

Avec une carte interactive des villes participantes, nous souhaitons présenter les acteurs et leurs associations. Cliquez sur les poignées de main de la carte pour accéder à une présentation visuelle de chaque coopération en binôme, incluant des données, les points forts, les besoins et les bonnes pratiques des villes participantes.

La méthodologie en un clin d’œil

Pour ceux intéressés par une méthodologie approfondie, consultez notre page ressources où vous trouverez tous les documents relatifs au mentorat. Découvrez une explication graphique, étape par étape, de chaque processus. Des visites d’étude aux académies de formation en passant par les ateliers, ce processus mènera à des plans d’action efficaces qui ouvriront de nouvelles approches et structures pour l’intégration des migrants.

Rencontrez nos partenaires

Une section complète est dédiée à nos partenaires, comprenant les sept associations de gouvernements locaux et régionaux et leurs villes participantes. Pour en savoir plus sur eux, suivez les liens ou contactez directement la personne de référence.

Dans les coulisses

Chaque initiative cache une histoire humaine. Nous espérons en présenter plusieurs à travers des interviews et diverses vidéos illustrant comment l’intégration et l’éducation se traduisent dans la vie quotidienne.

  • Envie de savoir comment les enfants réfugiés s’en sortent à Livadia, en Grèce ?
  • Ou comment la ville espagnole de Fuenlabrada lutte contre la discrimination avec une vidéo animée réfutant des rumeurs infondées ?
  • Ou encore comment des migrants et personnes d’origine migrante à Bruxelles aident des réfugiés dans les centres d’accueil en tant que bénévoles ?

Si c’est le cas, la section consacrée aux travaux dans les coulisses est l’endroit idéal pour vous. Vous y trouverez également de nombreuses publications externes, livrables du projet et documents de travail sous la rubrique ressources.

Restez engagé(e)

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Éduquer à la citoyenneté mondiale

Education - News section

Comment les gouvernements locaux et régionaux sensibilisent au développement durable à travers l’éducation au développement


Face à des défis mondiaux tels que le changement climatique, les migrations et les inégalités croissantes, l’engagement citoyen n’est plus un luxe, mais une nécessité. En tant que niveau de gouvernance le plus proche des citoyens, les gouvernements locaux et régionaux (GLR) sont idéalement placés pour relier les enjeux globaux aux réalités quotidiennes. Grâce à l’Éducation au Développement et à la Sensibilisation (EDS), les GLR jouent un rôle transformateur en favorisant une citoyenneté active, informée et responsable.

L’EDS ne consiste pas uniquement à transmettre des informations, mais à susciter l’engagement, la pensée critique et l’action collective. Cet article présente les principales conclusions et recommandations de la collection d’histoires de réussite de PLATFORMA, qui met en lumière comment les GLR et leurs associations aident les citoyens à comprendre les interdépendances mondiales et à devenir des acteurs du changement.

PLATFORMA, coalition paneuropéenne des GLR engagés dans la coopération au développement, défend le rôle stratégique des GLR dans l’information, la mobilisation et l’implication des communautés pour le développement durable mondial. La collection illustre, à travers des exemples concrets, comment les GLR en Europe utilisent l’EDS pour rapprocher l’Agenda 2030 des citoyens.

Pourquoi les GLR sont importants pour l’EDS

Les GLR sont des institutions de confiance dotées d’un mandat public. En collaborant avec les écoles, les organisations de la société civile (OSC) et les acteurs culturels, ils peuvent :

  • Simplifier des agendas mondiaux complexes comme les Objectifs de Développement Durable (ODD) sans en affaiblir le message,
  • Restaurer la confiance dans les institutions publiques,
  • Renforcer la cohésion sociale,
  • Atteindre les municipalités sous-dotées grâce aux associations nationales de GLR.

Qu’est-ce que l’EDS ?

L’Éducation au Développement et à la Sensibilisation (EDS) vise à transformer les comportements et attitudes des communautés face aux enjeux mondiaux. S’inspirant de la notion d’éducation à la citoyenneté mondiale, l’EDS combine apprentissage et action. Deux approches principales :

  • Apprentissage mondial : renforcement des connaissances et éducation participative ;
  • Campagnes et plaidoyer : mobilisation publique pour changer les politiques et les comportements.

L’EDS en action

La publication présente 19 études de cas, réparties en deux parties :

  • Partie 1 : dix projets de campagnes et plaidoyer visant des changements politiques ou institutionnels.
  • Partie 2 : neuf projets d’apprentissage mondial, axés sur l’autonomisation pédagogique et le développement des connaissances communautaires.
  • Une troisième section aborde les outils financiers et méthodologies soutenant la mise en œuvre de l’EDS.

L’expérience de l’EDS montre que sensibiliser les citoyens n’est pas une campagne ponctuelle, mais un processus continu de réflexion, de transformation et d’action.

PLATFORMA propose sept recommandations claires pour que les GLR renforcent leur impact en matière d’EDS :

  1. Promouvoir des partenariats sociétaux globaux : créer des espaces inclusifs comme les Journées européennes de la solidarité locale pour rassembler les communautés autour de défis communs.
  2. S’engager dans une planification à long terme : le changement prend du temps ; les stratégies d’EDS doivent évoluer et rester pertinentes.
  3. Favoriser l’apprentissage mutuel et la participation : impliquer les citoyens dans des ateliers, forums et programmes scolaires ; l’apprentissage est plus efficace quand il est partagé.
  4. Défendre le rôle unique des GLR : plaider pour leur inclusion dans les appels à projets EDS de l’UE et renforcer leurs associations pour soutenir les petites municipalités.
  5. Donner la priorité à l’engagement des jeunes : laisser les jeunes prendre la tête et diffuser les messages via les réseaux sociaux et les initiatives de pairs à pairs.
  6. Utiliser de manière créative les espaces publics et numériques : les campagnes de sensibilisation dans les villes et les outils numériques assurent une large diffusion et participation.
  7. Évaluer de manière significative : utiliser des indicateurs qualitatifs et quantitatifs, intégrer des retours participatifs et des évaluations à mi-parcours pour mesurer les changements de comportement.

Alors que les défis mondiaux deviennent de plus en plus complexes, les GLR et leurs associations jouent un rôle crucial dans la manière dont les communautés pensent, agissent et réagissent. En intégrant l’EDS dans leurs stratégies de gouvernance et de communication, les institutions locales deviennent non seulement des prestataires de services, mais aussi des éducateurs et des catalyseurs du changement global.

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Alliance Cohésion

Cohesion Alliance - News 2020

AllianceCohésion : Mobilisation pour soutenir le Parlement européen dans la dernière ligne droite afin de garantir une politique de cohésion forte et participative 2021-2027


Les organisations partenaires de l’#AllianceCohésion se sont réunies en ligne pour discuter de l’état actuel des négociations en trilogue sur le paquet de politiques de cohésion avec des représentants du Parlement européen, de la Commission européenne et de la présidence allemande du Conseil. Ces partenaires, représentant les villes, régions et assemblées régionales, ont exprimé leurs préoccupations concernant la conditionnalité macroéconomique, le risque de centralisation et la mise en œuvre complète des programmes de cohésion et de REACT-EU dans les années à venir.

Les négociations en phase finale

Les discussions entre le Parlement européen et le Conseil sur les règles de la politique de cohésion 2021-2027 entrent dans leur phase finale. Les villes, communes et régions, ainsi que le Parlement européen, ont convergé sur des demandes clés et plaidé avec succès pour une politique de cohésion forte au-delà de 2020.

Isabelle Boudineau, présidente de la commission COTER du Comité des Régions, a déclaré :

« Conclure les négociations sur tous les programmes de politique de cohésion est plus urgent que jamais. Il reste moins d’un mois avant Noël, les gouvernements nationaux doivent cesser de jouer et écouter leurs villes et régions. Un retard dans les négociations risque de reporter le démarrage des programmes. Cela aurait un impact direct sur nos citoyens, qui dépendent de l’aide de l’UE. Ces fonds sont essentiels pour permettre aux autorités locales et régionales d’agir face à l’impact de la pandémie de Covid-19 et d’accélérer une reprise durable et socialement équitable. »

Younous Omarjee, président de la commission REGI au Parlement européen, a ajouté :

« L’Union européenne traverse une crise économique et sociale sans précédent. Les conditions de reprise en 2021 restent inconnues. Plus que jamais, la politique de cohésion doit être puissante pour prévenir les distorsions économiques et divergences. La logique de cohésion et de solidarité doit primer sur celle de la concurrence. »

Les préoccupations de l’Alliance

Lors du débat avec Marc Lemaitre (directeur général DG REGIO, Commission européenne) et Heinz Hetmeier (ministère allemand des affaires économiques et de l’énergie), les partenaires de l’#AllianceCohésion ont exprimé plusieurs inquiétudes :

  1. Conditionnalité macroéconomique : Risques d’incertitude pour les investissements futurs lorsque le Pacte de Stabilité et de Croissance sera rétabli.
  2. Définition étroite du Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) : Cela pourrait rendre certains investissements clés inéligibles.
  3. Flexibilité mal conçue : Risque de centralisation et affaiblissement d’outils comme le Fonds Social Européen.

Appels à l’action et simplification des règlements

Les autorités de gestion devront relever le défi d’exécuter les programmes 2021-2027 tout en finalisant les programmes prolongés de 2014-2020. L’Alliance demande donc au Parlement et au Conseil :

  • Une simplification maximale des nouveaux règlements,
  • Une adoption rapide des décisions finales.

Interventions des participants

« Dans cette crise, il est temps de montrer un leadership à la hauteur des attentes des citoyens. Il faut promouvoir de nouveaux emplois, une croissance inclusive et durable pour stimuler la reprise. »

  • Wim Dries (CEMR) :

« Même si tous les États membres s’accordent au Conseil, le budget et le plan de relance de l’UE devront encore être adoptés par les parlements. Ce retard entrera en collision avec nos besoins urgents en termes de services publics et de finances. »

  • Karl-Heinz Lambertz (AEBR) :

« Les régions frontalières, périphériques et peu peuplées doivent être considérées dans la planification de l’allocation des programmes. La participation des autorités locales améliorera l’identification des besoins et la qualité de la mise en œuvre. »

« Nous pouvons maximiser l’impact des investissements futurs en ciblant les besoins locaux. Pour cela, les villes doivent être impliquées dès la définition des priorités. »

  • Ana Martinez Vidal (CRPM) :

« Une reprise économique durable nécessite que les autorités locales et régionales jouent un rôle central dans la conception et la mise en œuvre des investissements du Fonds de relance. »

Autonomiser l’avenir rural de l’Europe

Cohesion Policy Alliance - News 2020

Le CCRE appelle à une vision inclusive et territorialisée pour les zones rurales


Alors que l’Union européenne élabore sa vision à long terme pour les zones rurales, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) appelle à une approche renouvelée et inclusive, qui reconnaisse les territoires ruraux comme des espaces dynamiques, diversifiés et essentiels à l’avenir durable de l’Europe.

Dans un contexte marqué par les réalités post-COVID, les évolutions démographiques et le besoin de résilience climatique, le CCRE souligne que les zones rurales ne doivent plus être perçues comme périphériques ou laissées pour compte. Plus de 50 % des Européens vivent dans des territoires ruraux ou périurbains, qui continuent pourtant de souffrir de manques en matière d’investissement, de connectivité et d’accès aux services.

La position du CCRE trace une voie claire à suivre :

  • Changer de regard : les zones rurales ne sont pas de simples espaces agricoles en déclin, mais des lieux d’opportunités, de bien-être et d’innovation. Une image positive et moderne doit être promue à tous les niveaux de gouvernement.
  • Investir dans les connexions : de meilleures liaisons de transport, un accès au haut débit et des infrastructures énergétiques sont essentiels pour l’inclusion rurale. L’investissement public doit pallier les défaillances du marché.
  • Renforcer la gouvernance locale : les municipalités et les régions sont les mieux placées pour adapter les solutions aux besoins de leurs communautés rurales. Elles doivent être de véritables partenaires dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques européennes et nationales.
  • Soutenir les services et la qualité de vie en milieu rural : un accès équitable à la santé, à l’éducation, à la culture et à la mobilité est indispensable pour lutter contre la dépopulation et garantir la cohésion territoriale.
  • Cibler plus efficacement les financements européens : la Politique de cohésion, la PAC, Horizon Europe et les instruments de relance doivent mieux répondre aux besoins spécifiques des zones rurales, avec un accès simplifié pour les petites municipalités.
  • Favoriser l’engagement des jeunes et l’égalité femmes-hommes : pour rendre les zones rurales attractives pour les jeunes, les femmes et les familles, il faut des politiques ciblées et des investissements dans les infrastructures sociales.

Le CCRE appelle l’UE, les États membres ainsi que des institutions comme l’OCDE et le Conseil de l’Europe à prendre ces principes au sérieux, et à construire des politiques rurales intégrées, inclusives et tournées vers l’avenir. Du tourisme à l’énergie, de la gouvernance locale aux services publics, les zones rurales doivent être considérées comme des contributeurs à part entière au tissu social et territorial de l’Europe.

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