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Journée internationale des migrants

Migration - News Section

Comment les villes changent le récit sur la migration


Mechelen, Belgique. Une femme d’âge moyen, vêtue de couleurs claires, est assise dans une bibliothèque publique. On dirait que quelqu’un l’a interrompue pendant sa lecture, mais cela ne semble pas la déranger. Elle regarde droit devant elle, et ses yeux bruns et chaleureux laissent deviner une histoire à raconter.

C’est Farida : femme, mère de trois enfants, grand-mère de cinq, comptable. Elle parle cinq langues, aime cuisiner et adore lire. Elle vit à Mechelen, mais a fui la Syrie il y a cinq ans. Elle est réfugiée. Cette photo, placée sur une fenêtre près de la bibliothèque, fait partie de l’exposition « People Make the City ». L’histoire de Farida n’est qu’une parmi tant d’autres.

Ce projet de narration « People Make the City » transforme les histoires de résidents en contenus publics (art de rue, podcasts, expositions, images, textes), afin de construire un récit plus nuancé sur les migrants et réfugiés et leur impact dans les quartiers. Ces contenus illustrent la diversité et les identités riches et multiples des habitants locaux.

Les personnes concernées participent à la manière dont leur histoire est présentée, choisissant le contenu et le lieu. « Écouter une histoire est la première étape pour se connecter à quelqu’un que l’on ne connaît pas », explique Sara Lanoye, coordinatrice du projet. La narration est un outil puissant de cohésion sociale, favorisant la compréhension mutuelle.

Lutter contre les rumeurs

Nous avons tendance à inventer des histoires sur les gens que nous ne connaissons pas. Le court-métrage « Tout a commencé par accident » tend un miroir aux personnes qui diffusent des préjugés sans vérifier les faits. De telles rumeurs peuvent se répandre rapidement, alimentant l’exclusion et la discrimination.

Cette vidéo animée, destinée aux enfants comme aux adultes, fait partie du projet Antirumeurs à Fuenlabrada, en Espagne. Il vise à sensibiliser aux effets néfastes des rumeurs. « Si nous ne les arrêtons pas, elles évoluent en formes plus dangereuses qui alimentent la peur et la désinformation », alerte Juan Carlos Hernandez, de la ville de Fuenlabrada.

La ville a connu une forte croissance démographique liée à la migration depuis 40 ans. Pour y répondre, la municipalité a mis en place des programmes de participation sociale et d’inclusion qui ont aidé à façonner une ville multiculturelle.

Le projet Antirumeurs rassemble aujourd’hui 25 villes, en collectant des données et en mobilisant un réseau d’acteurs de la société civile pour déconstruire les fausses idées. Il existe depuis 2013 dans le cadre de l’initiative « Villes interculturelles » du Conseil de l’Europe.

Il faut toute une communauté pour changer le récit

Aujourd’hui, les récits médiatiques sont souvent réactifs, liés à des événements ou des tragédies, et encadrés par des termes négatifs : vague, crise, invasion. Les migrants sont souvent perçus comme une menace ou des victimes impuissantes. Pourtant, les histoires personnelles et les messages qui suscitent l’émotion sont bien plus efficaces.

C’est l’une des leçons tirées de la campagne « It Takes a Community ». Cette campagne multicanal valorise la migration à travers des récits concrets de familles, d’amis, de voisins, de collègues ou de camarades de classe issus du monde entier, qui enrichissent nos communautés locales.

Elle est portée par une collaboration entre gouvernements locaux et nationaux, société civile, secteur privé et Organisation internationale pour les migrations (OIM).

« Le niveau international tente de mettre en valeur la richesse provenant du local », explique Sophie van Haasen, du GFMD Mayors Mechanism. « Collaborer avec les gouvernements nationaux est parfois difficile. Il faut dire que peu de campagnes nationales promeuvent l’inclusion et l’intégration. »

Dans certains pays, les migrants sont encore largement perçus comme une menace à l’identité nationale ou à la prospérité économique. Cependant, les gouvernements locaux et régionaux prennent l’initiative, avec des campagnes et projets d’intégration qui obtiennent souvent de meilleurs résultats que les démarches trop centralisées.

Changer les mentalités nécessite d’écouter les récits des nouveaux arrivants, de lutter contre les rumeurs et de créer un espace pour l’échange avec les habitants. Mais le vrai défi reste de relier les différents niveaux de gouvernance pour transformer durablement la façon dont la migration est perçue et traitée.

Semestre européen

European Parliament - News

Une conversation avec le député européen Joachim Schuster sur l’avenir du Semestre européen


Alors que les États membres de l’UE bénéficient du plus important programme de soutien économique de l’histoire de l’Union, à savoir le Mécanisme pour la reprise et la résilience (MRR), nous avons échangé avec Joachim Schuster, député européen, sur ses perspectives concernant la réforme du Semestre européen, qui formule des recommandations économiques pour tous les États membres.

La mise en œuvre des plans nationaux de relance et de résilience guidera les réformes et investissements pour les années à venir. Le Semestre européen, avec son champ d’application élargi et sa surveillance multilatérale, viendra compléter utilement cette dynamique.

Pourquoi la réforme du Semestre européen est-elle aussi importante aujourd’hui ?

« La Commission a attribué un rôle central au Semestre européen dans le cadre du plan de relance, renforçant ainsi son importance pour la coordination des politiques au niveau de l’UE. Toutefois, je suis convaincu que l’efficacité et le succès de l’alignement des programmes d’investissement et de réforme des États membres dépendront de la réforme et simplification du Semestre, ainsi que de la prise de responsabilité accrue des États dans la mise en œuvre des recommandations spécifiques par pays (CSR). »

À quoi devrait ressembler le Semestre européen de demain ?

« Le Semestre européen réformé devrait s’appuyer sur les leçons tirées du MRR, en améliorant les mécanismes existants afin de créer un processus de coordination plus transparent et démocratique. Cela concerne particulièrement la définition des objectifs politiques et des CSR, qui doivent impliquer pleinement le Parlement européen et les États membres. Il est aussi nécessaire d’améliorer la coopération entre la Commission et les États dans l’élaboration des réformes et investissements nécessaires. »

Comment impliquer davantage les autorités locales et régionales ?

« Leur participation – aux côtés des partenaires sociaux et de la société civile – renforcerait l’appropriation du processus par les États membres et permettrait de mettre en place des solutions sur mesure. Les États membres devraient instaurer des mécanismes de participation des niveaux local et régional tout au long du processus du Semestre. Par ailleurs, le Parlement européen devrait jouer un rôle plus fort dans la définition des priorités économiques et assurer un dialogue social structuré. »

Et pour les fonds de relance et les Objectifs de Développement Durable (ODD) ?

« Le MRR a déjà donné un rôle accru aux autorités locales et régionales. Il faut veiller à ce que la Commission garantisse leur implication, comme le prévoit le règlement, et qu’elle instaure des mécanismes adaptés dans la future gouvernance économique. La réforme à venir doit transformer le Semestre en un outil de gouvernance intégrant les ambitions sociales et environnementales de l’UE, plaçant ainsi objectifs budgétaires, sociaux et écologiques sur un pied d’égalité. »

Quel rôle futur pour le Semestre dans la gestion des fonds de relance ?

« Pour financer la relance post-COVID et réussir les transitions numérique et climatique, les États membres auront besoin de davantage de flexibilité budgétaire, y compris au-delà de la crise. J’appelle à davantage de flexibilité, mais cela ne sera acceptable que si nous renforçons la coordination économique contraignante en Europe. Le modèle incitatif du MRR – avec des orientations européennes claires et l’implication des États dans les réformes – pourrait servir d’exemple pour un Semestre européen rénové. »

Faut-il intégrer davantage le Green Deal et les politiques sociales dans le Semestre ?

« Depuis l’introduction de la gouvernance économique européenne, nous avons appris qu’on ne peut réussir une politique économique en se basant uniquement sur la surveillance budgétaire. Je soutiens donc fermement la volonté de la Commission de réformer le Semestre pour en faire un outil de coordination économique, sociale et environnementale. La politique budgétaire doit servir les objectifs de l’Union, comme le Green Deal, les ODD ou le socle européen des droits sociaux, tout en garantissant la stabilité financière. »

Quelle est la situation en Allemagne concernant l’implication des niveaux infra-nationaux ?

« En Allemagne, le principe de subsidiarité et la répartition des compétences sont inscrits dans la Constitution, et respectés, même en temps de crise. Cela implique une coopération étroite entre le gouvernement fédéral, les Länder et les municipalités. Les Länder et les villes ont de nombreuses possibilités formelles et informelles de participer très tôt à la conception des réformes nationales. Pour le MRR, par exemple, l’adoption a nécessité l’approbation du Bundestag et du Bundesrat (chambre des Länder). »

Coopération décentralisée

Ukraine flag - News section

Forum en ligne Bridges of Trust : renforcer les liens entre les municipalités ukrainiennes et européennes


Plus de 100 représentants de gouvernements locaux d’Ukraine et de l’Union européenne se sont réunis virtuellement le 10 décembre 2021 pour échanger sur la création et la relance de partenariats entre municipalités ukrainiennes et européennes. Ce forum en ligne unique a donné lieu à des discussions animées ainsi qu’à un partage de recommandations pratiques et de bonnes pratiques.

Modéré depuis Bruxelles et Kyiv, l’événement était organisé par le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), PLATFORMA, et le programme U-LEAD with Europe.

Les partenariats municipaux comme moteurs de démocratisation et de réforme

En ouverture, quatre intervenants ont souligné l’importance des partenariats :

  • Viacheslav Nehoda, vice-ministre ukrainien du Développement des communautés et territoires, a insisté sur l’intérêt de s’inspirer des bonnes pratiques européennes dans des domaines comme l’éducation, la santé, la gestion foncière, l’implication citoyenne et l’investissement.
  • Xavier Camus, chef de la Section coopération pour la gouvernance et l’état de droit à la délégation de l’UE en Ukraine, a souligné que la coopération municipale est un pilier des relations UE-Ukraine.
  • Frédéric Vallier, secrétaire général du CCRE, a rappelé que les collectivités locales jouent un rôle clé dans la démocratisation et les réformes en Ukraine.
  • Bastian Veigel, directeur de GIZ U-LEAD with Europe, a souligné que ces partenariats soutiennent la réforme de décentralisation.

Avancer concrètement dans les partenariats

Les participants ont découvert les objectifs et les actions prévues dans le cadre de l’initiative Bridges of Trust.
Des rencontres virtuelles entre municipalités partenaires ont déjà débuté. Elles visent à :

  • identifier les intérêts communs,
  • définir le champ des actions conjointes,
  • planifier les visites d’étude et stages dans des municipalités de l’UE en 2022.

Une étude sur les partenariats existants entre municipalités de l’UE et d’Ukraine a aussi été présentée, incluant :

  • les facteurs de succès ou d’échec,
  • des recommandations pratiques pour celles qui veulent initier ou renforcer une coopération.

Des discussions en ligne riches

Une table ronde animée a permis aux intervenants de partager leur expérience :

  • Yuliia Noskova, directrice de l’Agence de développement de la municipalité de Shyroke (Ukraine),
  • Olena Ovcharenko, cheffe de projet chez Engagement Global (Allemagne),
    ont partagé des conseils concrets.

D’autres témoignages ont illustré le rôle des associations nationales :

  • Roma Žakaitienė, directrice de l’Association des autorités locales de Lituanie (ALAL),
  • Lyudmyla Damentsova, directrice adjointe de l’Association des villes ukrainiennes (AUC).

Une “Eurovision des municipalités” pour présenter les duos

Les 20 municipalités participantes ont été présentées de manière originale à travers une « Eurovision des municipalités » :

  1. Kakhovka (Ukraine) – Narva (Estonie)
  2. Novohuivynske (Ukraine) – Lazdijai (Lituanie)
  3. Fastiv (Ukraine) – Druskininkai (Lituanie)
  4. Chuhuyiv (Ukraine) – Kuldīga (Lettonie)
  5. Zboriv (Ukraine) – Joniškis (Lituanie)
  6. Henichesk (Ukraine) – Wieliczka (Pologne)
  7. Korosten (Ukraine) – Ukmergė (Lituanie)
  8. Solotvyno (Ukraine) – Sol’ (Slovaquie)
  9. Dolyna (Ukraine) – Šiauliai (Lituanie)
  10. Polyanytsya (Ukraine) – Polanica-Zdrój (Pologne)

Des partenariats au service des citoyens

Des élus locaux ont exprimé leur motivation :

  • Rolandas Janickas, maire d’Ukmergė : « En développant une amitié avec Korosten, je suis certain que nous deviendrons plus forts ensemble. »
  • Halyna Minaieva, maire de Chuhuiv : « Cette initiative aidera notre municipalité à grandir, à apprendre et à appliquer les bonnes pratiques européennes. »

En clôture, Durmish Guri, directeur de la stratégie des ressources externes et de la connaissance au CCRE, a insisté sur l’importance de valoriser les échanges et visites à venir :

« Nous espérons que les municipalités ukrainiennes utiliseront les connaissances acquises pour améliorer leurs services ou leur organisation. Et n’oublions pas que les vrais bénéficiaires de ces partenariats sont les citoyens. »

Retrouvez les temps forts du Forum sur Twitter via le hashtag #BridgesofTrust

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«Мости довіри»: Посилення муніципальної співпраці між громадами України та Європейського Союзу

Понад 100 представників органів місцевого самоврядування з України та ЄС зібралися минулого тижня (10 грудня 2021), щоб обговорити, як створити та покращити партнерські відносини між громадами України та ЄС. Цей унікальний онлайн-форум cтав платформою для дискусій, обміну практичними рекомендаціями та найкращими практиками.

Захід був організований Радою європейських муніципалітетів та регіонів (CEMR),  PLATFORMA  та Програмою  «U-LEAD з Європою», а спільна модерація була проведена з Брюсселя та Києва.

Муніципальні партнерства: драйвер демократизації та реформ

У першій половині дня, учасників вітали чотири доповідачі. В’ячеслав Негода, заступник Міністра розвитку громад та територій України, наголосив на важливості  навчання  та застосування кращих практик муніципалітетів ЄС, особливо в таких сферах як: освіта, охорона здоров’я, землеустрій, залучення громад’ян та інвестицій.

Ксав’є Камю, керівник Програм співробітництва щодо належного урядування та верховенства права Представництва ЄС в Україні, відзначив, що муніципальне співробітництво є важливою складовою відносин між Україною та ЄС. Це повторив генеральний секретар CEMR, Фредерік Вал’є, який підкреслив, що місцеві та регіональні органи влади мають всі можливості для стимулювання процесів демократизації та реформ в Україні, а також для наближення політики та проєктів ЄС у країні ближче до людей. Бастін Файгель, директор Програми «U-LEAD з Європою» від GIZ, наголосив,  що  муніципальне партнерство Україна-ЄС є також важливим для реалізації реформи місцевого самоврядування.

Під час форуму учасники дізналися про цілі та заплановані заходи в рамках ініціативи «Мости довіри». На разі, в рамках ініціативи вже проходять віртуальні зустрічі між партнерами.  Основна увага під час цих зустрічей зосереджена на визначенні взаємних інтересів, окресленні обсягів спільних дій та узгодженні цілей навчальних поїздок до муніципалітетів ЄС та стажувань, які пройдуть у 2022 році.

Учасникам також було представлено дослідження існуючих муніципальних партнерств Україна-ЄС, яке проводилося в рамках ініціативи. Дослідження містить ключові фактори успіху та невдач міжнародного муніципального співробітництва та багато корисних рекомендацій для тих громад, які хотіли б розпочати чи покращити існуюче партнерство, а також для третіх учасників, які підтримують муніципальну співпрацю між Україною та ЄС.

Жваві онлайн-дискусії

Під час панельної дискусії, відбулися жваві дебати про те, як побудувати успішні партнерські відносини, з численними обмінами як між доповідачами, так і між учасниками через онлайн-чат. Юлія Носкова,  директорка КУ “Агенція розвитку Широківської ТГ” (Україна), та Олена Овчаренко, керівниця проєкту, «Муніципальні партнерства з Україною», Engagement Global, поділилися практичними порадами та  прикладами.

Рома Жакайтієне, директорка Асоціації місцевих органів влади Литви, та Людмила Даменцова, заступниця Виконавчого директора Асоціації міст України (АМУ), навели приклади того, як національні асоціації підтримують громади в їх зусиллях з міжнародного співробітництва.

У другій половині дня 20 громад  учасниць ініціативи «Мости довіри» були представлені у динамічному форматі-презентації «Євробачення громад». Серед них:

1. Каховська громада, Херсонська область – Нарва, Естонія
2. Новогуйвинська громада, Житомирська область – Лаздійський район, Литва
3. Фастівська громада, Київська область – Друскінінкай, Литва
4. Чугуївська громада, Харківська область – Кульдізький край, Латвія
5. Зборівська громада, Тернопільська область – Йонішкіський район, Литва
6. Генічеська громада, Херсонська область – Величка, Польща
7. Коростенська громада, Житомирська область – Укмергський район, Литва
8. Солотвинська громада, Закарпатська область – Соль, Словаччина
9. Долинська громада, Івано-Франківська область – Шяуляйський район, Литва
10. Поляницька громада, Івано-Франківська область – Поляни́ця-Здруй, Польща

Партнерство для людей

Мери муніципалітетів та голови громад також поділилися мотивами участі в ініціативі та налагодженні партнерських відносин. Мер Укмергського району,  Роландас Яніцкас, наголосив у відеозверненні:  «Я не сумніваюся, що розвиваючи дружбу з Коростeнем, ми разом станемо сильнішими».  Міська голова Чугуївської громади,  Галина Мінаєва переконана,  що  «Інітіатива допоможе громаді знайти нові можливості для зростання, навчання та застосування кращих практик європейських колег у власній роботі».

У своєму заключному  слові,  Дурміш Гурі, директор з питань проєктів та стратегії управління знаннями (CEMR), висловив надію, що 20 муніципалітетів візьмуть максимум найкращих практик з майбутніх обмінів та навчальних візитів.

«Ми сподіваємося, що українські громади використають знання, які вони отримають під час цих заходів, і будуть застосовувати їх у своїх громадах, щоб поліпшити конкретну муніципальну послугу або загальну організацію та управління громадою»,- сказав пан Гурі. І давайте не будемо забувати, що кінцевими бенефіціарами всіх цих заходів і вашого міжнародного партнерства повинні бути громадяни ваших громад».

Ця публікація була підготовлена за підтримки Європейського Союзу і його держав-членів Німеччини, Швеції, Польщі, Данії, Естонії та Словенії. Зміст цієї публікації є виключною відповідальністю її авторів та не може жодним чином сприйматися як такий, що відображає погляди Програми «U-LEAD з Європою», уряду України, Європейського Союзу і його держав-членів Німеччини, Швеції, Польщі, Данії, Естонії та Словенії

Villes intelligentes

City - News

Nouveau : l’étude 2021 de CGLU sur l’impact du COVID-19 sur la résilience intelligente des villes


Découvrez la « Smart Cities Study 2021 », une nouvelle étude publiée par notre organisation mondiale, Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), qui met en lumière l’impact de la pandémie de COVID-19 sur la résilience intelligente des villes.

Cette étude offre un aperçu de la situation avant la pandémie dans 35 villes réparties dans 20 pays d’Europe, d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie. Elle évalue leur niveau de numérisation et les ressources et outils « Smart » dont elles disposaient.

Parmi les villes européennes participantes figurent :
Brno, Ostende, Utrecht, Santander, Barcelone, Villanueva de la Serena, Gavà, Bilbao, Lappeenranta, Alba Iulia et Iași.

Contenu de l’étude :

  • Analyse de l’impact de la pandémie sur divers domaines de la gouvernance locale ;
  • Présentation des nouvelles mesures et outils intelligents utilisés pour atténuer les effets négatifs liés à la crise sanitaire ;
  • Évaluation de l’efficacité de ces outils pour renforcer la résilience des villes ;
  • Utilité de ces solutions en vue de mieux répondre aux futures crises ;
  • Promotion de l’échange de connaissances et des bonnes pratiques entre collectivités locales.

L’étude est disponible en anglais et en espagnol.
Souhaitez-vous que je vous en propose un résumé détaillé ou une synthèse des meilleures pratiques européennes ?

Moderniser les règles sur le temps de travail

Labour - News Section

Trouver un équilibre entre la protection des travailleurs, la flexibilité et la clarté juridique dans la prestation des services publics locaux dans le cadre de la directive sur le temps de travail


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a répondu à la consultation publique de la Commission européenne sur la révision de la directive sur le temps de travail (DTT), en appelant l’UE à donner la priorité à la sécurité juridique et au respect de l’autonomie locale dans toute réforme future.

Inchangée depuis 2003, la directive actuelle ne reflète plus pleinement les réalités du travail d’aujourd’hui, en particulier pour les collectivités locales et régionales, qui sont de grands employeurs publics. Si une modernisation est bienvenue, le CCRE met en garde contre tout excès : la directive doit se concentrer strictement sur la santé et la sécurité, sans empiéter sur des questions plus larges liées à l’emploi qui relèvent de la compétence nationale, comme les salaires, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée ou les nouveaux modes de travail.

Dans sa réponse, le CCRE réaffirme les positions clés exposées dès son document de 2011, toujours d’actualité. Il appelle à :

  • Une flexibilité pour le dialogue social : les partenaires sociaux locaux sont les mieux placés pour trouver des solutions adaptées, par la négociation et les accords, qui équilibrent protection des travailleurs et continuité des services.
  • Des limites claires au champ d’application : la directive ne doit pas s’étendre à des domaines qui sortent de la compétence de l’UE ou qui ne sont pas directement liés à la santé et à la sécurité.
  • La sécurité juridique : toute révision doit aboutir à des règles plus simples et plus claires, pour éviter toute ambiguïté juridique et réduire la charge administrative pesant sur les autorités locales.

Le CCRE souligne en outre que cette révision doit pleinement prendre en compte l’impact sur la capacité des collectivités territoriales à assurer des services publics ininterrompus, en particulier dans des secteurs comme les soins d’urgence ou la protection civile, où des modalités de travail flexibles sont essentielles.

Le CCRE conclut qu’aucune initiative législative ne devrait être lancée avant la publication d’évaluations d’impact détaillées et une analyse complète de la consultation publique. En attendant, il se tient prêt à engager un dialogue ouvert et constructif avec les institutions européennes afin de garantir une approche équilibrée, au bénéfice de tous les niveaux de gouvernance.

Lire le document de position ici

For more information, contact: 

Coopération décentralisée

Ukraine people - News

Plus forts ensemble : six municipalités de l’UE et d’Ukraine unissent leurs forces pour relever des défis communs


La coopération décentralisée, ce n’est pas qu’un mot-clé, c’est une réalité concrète où des gouvernements locaux s’unissent pour répondre ensemble à des problématiques communes. Six municipalités d’Ukraine, de Pologne, de Lettonie et d’Estonie se sont rencontrées le mois dernier pour lancer des partenariats dans le cadre du projet « Bridges of Trust », porté par le CCRE et PLATFORMA.

Ces communautés ont discuté de futures coopérations dans divers domaines, notamment :

  • le développement économique et les investissements,
  • le tourisme,
  • la préservation du patrimoine culturel.

Soutien social et lutte contre l’exode des jeunes

Le 8 novembre 2021, les villes de Kakhovka (Ukraine) et Narva (Estonie) ont tenu leur première réunion en ligne.

  • Kakhovka est située dans le sud de l’Ukraine, au bord du réservoir du même nom formé par un barrage hydroélectrique.
  • Narva, troisième plus grande ville d’Estonie, se trouve à la frontière avec la Russie, sur la rivière Narva.

Ces deux collectivités font face à des défis similaires :

  • infrastructures de soutien aux personnes âgées,
  • émigration des jeunes talents,
  • attraction des investissements.

Elles mettront en œuvre des activités communes et procéderont à des échanges de connaissances pour développer des solutions.

Promouvoir le tourisme en montagne

Le 10 novembre, des représentants de Polanica-Zdrój (ville thermale en Pologne) et de Polyanytsya (station de montagne ukrainienne) ont présenté leurs territoires et échangé sur les possibilités de coopération touristique et environnementale.

Ces deux villes touristiques de montagne partagent plusieurs enjeux :

  • amélioration des infrastructures touristiques,
  • protection de la nature,
  • gestion des déchets.

Polyanytsya souhaite aussi améliorer ses réseaux d’assainissement et d’eau et cherche à obtenir des financements pour son développement local.

Miser sur la culture

Le 12 novembre, un échange fructueux a eu lieu entre Chuhuyiv (chef-lieu d’un district dans l’est de l’Ukraine) et la ville lettone de Kuldīga.

Les deux partenaires souhaitent :

  • développer la coopération économique,
  • valoriser l’art et la culture,
  • préserver leur patrimoine historique,
  • impliquer davantage les citoyens dans les activités locales.

Kuldīga, ancienne ville hanséatique, mène un programme de préservation de son centre historique dans l’objectif d’une inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Chuhuyiv, ville natale du célèbre peintre réaliste Ilia Répine, organise chaque année un plein air artistique international réunissant des artistes de toute l’Europe.

Et après ?

Les échanges se poursuivront à travers une série de réunions en ligne. Au printemps et à l’été 2022, les municipalités ukrainiennes visiteront leurs homologues de l’UE pour découvrir leurs bonnes pratiques et les adapter localement.

Europe accueillante

Refugees - News

Entretien avec le maire de Capaci : “Je rêve d’une Europe inclusive et accueillante”


La migration est un phénomène mondial ayant un impact fort au niveau local. Les villes supportent une part importante de la crise migratoire, en accueillant les nouveaux arrivants – parfois en leur fournissant un soutien vital – tout en tirant profit à long terme d’une intégration réussie. Cela est particulièrement vrai pour les villes et îles du sud de l’Europe, comme en Italie méridionale.

À l’approche de la Journée internationale des migrants (18 décembre), nous avons rencontré Pietro Puccio, porte-parole du CCRE pour les questions migratoires et maire de Capaci, une ville sicilienne engagée dans le projet IncluCities, qui vise à améliorer l’intégration des migrants et à construire des villes plus inclusives. Il partage avec nous l’expérience de sa ville en matière d’accueil, ainsi que sa vision d’une Europe unie, ouverte et inclusive.

Comment Capaci et la région de Palerme ont-elles été affectées par les migrations ces dernières années ? Quels outils les collectivités locales peuvent-elles utiliser, alors que les principales compétences relèvent des gouvernements nationaux ?

Lorsque les responsabilités sont entre les mains des gouvernements nationaux, les autorités locales disposent de peu de marge de manœuvre. Malgré cela, nous pouvons accomplir beaucoup en mobilisant les associations locales et leurs bénévoles engagés et nombreux. Dans notre région, par exemple, un important réseau de solidarité a vu le jour.

Capaci et Palerme ont sans doute été un peu en marge des flux migratoires ces dernières années. Les principales routes d’arrivée ont plutôt concerné Agrigente, Lampedusa, Raguse ou Syracuse, d’où les migrants sont directement relocalisés vers d’autres lieux.

Cependant, le port de Palerme continue de voir d’importants débarquements. Les associations de volontaires y jouent un rôle fondamental dans l’accueil. Grâce à leur travail, nous avons pu apporter une réponse significative face à l’augmentation du nombre de personnes accueillies.

Vous avez souvent affirmé qu’il fallait passer d’une gestion d’urgence de l’accueil à une véritable politique d’inclusion et d’intégration des nouveaux arrivants. Que pensez-vous de la politique migratoire et d’asile de l’UE, notamment à la lumière des récents événements en Afghanistan ?

Maintenir la gestion des migrations à nos seules frontières est une illusion. C’est irréaliste. Il y aura de plus en plus d’urgences dans le monde, notamment à cause de la crise climatique. On passe d’une urgence à l’autre : Syrie, Libye, Afghanistan…

L’Europe peut faire mieux. Elle n’a pas besoin de gendarmes aux frontières, ni d’accords avec le gouvernement illégitime libyen ou le régime d’Erdogan en Turquie.

Si l’on veut éliminer la honte et l’indignité des camps d’accueil dans les Balkans et ailleurs, si l’on veut vraiment aller au-delà de l’urgence immédiate, il faut bâtir une réponse commune et structurée au niveau européen.

Et si l’Europe ne le fait pas, personne ne le fera.

United Cities and Local Governments (UCLG) a lancé le débat sur la Charte de Lampedusa, où les gouvernements locaux et régionaux redéfinissent une notion de citoyenneté fondée sur la dignité, les droits humains, la paix et la mémoire collective, indépendamment du statut des personnes en déplacement. Que pensez-vous de cette nouvelle forme de « citoyenneté locale inclusive » que CGLU développe avec ses membres ?

L’Europe est le berceau de la civilisation mondiale et elle doit repartir sur la base de la dignité humaine et du respect des droits de l’homme pour tous. Mais il y a aussi un avantage économique majeur. Je vous donne un exemple : près de chez nous, il y a une commune voisine, Balestrate, où l’on cultive désormais des mangues sur plusieurs hectares. Les mangues sont normalement un fruit tropical, mais en raison du changement climatique, les conditions en Sicile sont devenues favorables à leur culture.

Les nouveaux arrivants peuvent devenir de nouveaux consommateurs. L’immigration peut ainsi créer de nouvelles opportunités économiques et des emplois. Si l’Europe veut formuler une réponse globale, elle devrait miser sur le travail décent, les opportunités d’emploi et le respect des droits humains.

Quel est l’enseignement principal que Capaci pourrait tirer du projet IncluCities ? Quel changement souhaitez-vous commencer à mettre en œuvre dans votre ville ?

Capaci est une ville qui possède une culture ancienne de l’accueil, mais ces dernières années, cette culture s’est en partie perdue. La peur a pris le dessus, la peur d’avoir un voisin un peu différent.

En participant à IncluCities, j’espère que la ville retrouvera l’esprit d’accueil que nous avons connu, qu’elle n’aura plus peur de ceux qui ont une peau d’une autre couleur, une religion différente ou une orientation politique différente. Je crois que c’est une chance exceptionnelle pour notre ville.

La première chose que je voudrais voir, c’est que les nouveaux arrivants n’aient plus peur, qu’ils sortent de chez eux, qu’ils se promènent, qu’ils jouent avec leurs enfants sur les places, qu’ils socialisent dans les lieux publics, et qu’ils rencontrent les habitants de Capaci. C’est le plus beau changement que je souhaite pour notre ville.

Quel est votre plus grand rêve en tant que citoyen italien et maire de Capaci pour l’avenir de l’Europe ? Quel rôle la migration devrait-elle jouer dans la Conférence sur l’avenir de l’Europe ?

Le thème de l’immigration est central dans le contexte mondial. Il suffit de regarder ce qui se passe en Amérique du Sud, à la frontière avec les États-Unis, ou ce qui se passe chaque jour ici en Europe. La migration doit occuper une place centrale et déterminante dans les discussions de la Conférence sur l’avenir de l’Europe.

Je rêve de l’Europe de nos pères fondateursAltiero Spinelli, Schuman – une Europe inclusive, où chacun a droit à la citoyenneté et au respect de ses droits humains.

La pandémie, qui malheureusement continue, nous a appris une chose essentielle : nous avons besoin les uns des autres. On ne peut battre le COVID que si chacun est vacciné. S’il y a une partie non vaccinée, on ne peut pas gagner. Nous sommes tous liés.

Mon rêve, c’est que nous travaillions ensemble à une Europe inclusive, tolérante et accueillante. Une Europe fédéralepersonne n’est laissé de côté, où chaque citoyen compte, où chaque opinion est entendue.

L’avenir de l’Europe, c’est mon rêve !

Donner du pouvoir à l’Europe depuis 1951

Démocratie, diversité et durabilité au cœur du CCRE


Depuis sa création en 1951, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) œuvre pour promouvoir une Europe pacifique, démocratique et unie. Ancré dans l’autonomie locale et la participation citoyenne, le CCRE rassemble des communes, comtés et régions de 41 pays, donnant une voix forte à la démocratie locale aux niveaux européen et international.

Nos valeurs

Le CCRE repose sur trois piliers fondamentaux :

  • Démocratie locale : défense de l’autonomie communale, des droits humains et de l’État de droit.
  • Durabilité : actions guidées par les Objectifs de développement durable des Nations Unies.
  • Diversité : promotion de l’égalité entre les genres, de l’inclusion et du respect des différences.

Avec une équipe de 40 professionnels à Bruxelles, représentant une douzaine de nationalités et parlant 15 langues, le CCRE incarne la mosaïque européenne qu’il sert.

Une histoire de leadership local

Le CCRE est né en 1951, lorsque 56 maires de six pays se sont réunis à Genève pour jeter les bases d’une Europe unie « par le bas ». Leurs premiers efforts ont porté sur les jumelages de villes, favorisant la réconciliation par les échanges et les liens culturels. Aujourd’hui, avec environ 20 000 jumelages à travers l’Europe, il s’agit de la forme de coopération la plus répandue du continent.

Le CCRE a également été pionnier dans la promotion de l’autonomie locale, en adoptant la Charte européenne des libertés communales en 1953, qui inspira par la suite la Charte européenne de l’autonomie locale du Conseil de l’Europe.

En 1984, le CCRE a officiellement ajouté le terme « Régions » à son nom, reflétant son plaidoyer pour la décentralisation et l’importance croissante de la gouvernance régionale.

Nos actions aujourd’hui

La mission du CCRE s’articule autour de quatre “P” : People, Places, Planet, Partnerships (Personnes, Lieux, Planète, Partenariats).

  • Plaidoyer : représentation des intérêts locaux et régionaux auprès de l’UE, du Conseil de l’Europe, de l’OCDE et de l’ONU. Le CCRE veille à ce que 70 % des lois européennes ayant un impact sur les communes et régions tiennent compte des réalités locales.
  • Connaissances : partage d’expertise et production d’études de référence sur la démocratie locale, l’égalité, l’action climatique, la migration et les finances.
  • Partenariats : pilotage de projets financés sur le développement durable, l’intégration, le climat et la démocratie, dont PLATFORMA, IncluCities et la Convention des Maires.
  • Communication : sensibilisation des citoyens, des membres et des partenaires mondiaux via des campagnes, des médias et des plateformes numériques.

Regard vers l’avenir

En célébrant son 70e anniversaire en 2021, le CCRE a réfléchi à ses réalisations passées tout en se préparant aux défis futurs. À l’ère de la polarisation, du changement climatique et de la transformation numérique, l’organisation continue de défendre la démocratie locale comme fondement de la paix et du progrès.

Comme l’avait exhorté l’ancien président du CCRE Valéry Giscard d’Estaing aux jeunes Européens :

« Aujourd’hui, le pouvoir est à portée de main ! C’est le pouvoir d’agir, de construire l’avenir et de l’organiser. »

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Changement climatique

Climate Change - News

La Commission invite les villes à participer à l’initiative “100 villes climatiquement neutres et intelligentes d’ici 2030”


Il est temps d’inverser la tendance du changement climatique… Tel est, en tout cas, l’objectif de la Commission européenne avec son nouvel appel à participation adressé aux villes, dans le cadre de la mission “Villes climatiquement neutres et intelligentes”.

L’objectif de cet appel est de permettre à 100 villes européennes de devenir climatiquement neutres et intelligentes d’ici 2030, et d’ouvrir la voie à toutes les autres villes européennes afin qu’elles puissent suivre le même chemin d’ici 2050.

“Rejoindre cette mission permettra aux villes sélectionnées de se positionner à la pointe de l’innovation dans la transition vers la neutralité climatique”, peut-on lire sur le site de la Commission.

Alors que la lutte contre le changement climatique se concentre de plus en plus sur le déploiement de solutions concrètes, les villes sont les mieux placées pour devenir les premières adoptantes des politiques visant la neutralité climatique. Ce processus leur permettra également de délivrer de multiples bénéfices à leurs communautés : réduction de la pollution de l’air et du bruit, moins d’embouteillages, baisse des factures d’énergie, modes de vie plus sains, etc.

Un appel salué mais des attentes plus larges

Réagissant à cette initiative, Axelle Griffon, conseillère du CCRE en charge de l’environnement et de la mobilité, a déclaré :

“Cette mission est sans aucun doute un excellent moyen de fournir un soutien technique et financier aux villes sélectionnées dans leur transition vers la neutralité climatique. Mais des milliers d’autres communes et régions œuvrent également dans ce sens pour relever les défis environnementaux et climatiques. Une ambition climatique plus forte implique une responsabilité accrue, et nous espérons qu’elles recevront elles aussi un soutien, quelle que soit leur taille. La Commission devrait également veiller à renforcer les synergies et à créer des liens entre les initiatives existantes impliquant les gouvernements locaux et régionaux, comme par exemple le Pacte des Maires.”

Calendrier et modalités de participation

Les villes peuvent répondre à l’appel à manifestation d’intérêt jusqu’au 31 janvier 2022. Après une évaluation réalisée par des experts indépendants, la Commission annoncera la liste des villes sélectionnées en avril 2022.

Les premières villes retenues pourront ensuite commencer à travailler sur leur “Contrat de Ville Climatique”, avec le soutien de la plateforme de la mission, dès la fin du processus de sélection.

Le lancement de cet appel a eu lieu dans le cadre de la Conférence sur les Missions européennes au Comité des Régions, marquant ainsi une étape clé dans la mise en œuvre de la mission.

Accord de Ljubljana

Cohesion Alliance - News 2021

Feu vert pour un Agenda urbain renouvelé de l’Union européenne


C’est une réalisation majeure de la présidence slovène : les ministres européens en charge du développement urbain ont adopté l’Accord de Ljubljana le 26 novembre 2021. Par cet accord, les États membres de l’UE et la Commission européenne s’engagent à poursuivre l’Agenda urbain de l’UE et à définir de nouvelles modalités pour sa mise en œuvre. Le CCRE (Conseil des Communes et Régions d’Europe) a été étroitement associé à l’élaboration de cet accord.

Un soutien politique affirmé

La réunion ministérielle a vu la participation de Elisa Ferreira, commissaire européenne à la cohésion et aux réformes. Elle a réitéré son soutien à l’Agenda urbain, soulignant l’urgence d’un changement de paradigme vers un mode de vie durable, tel que porté par le Pacte Vert (Green Deal), auquel contribuent les fonds européens. Elle a également mis en lumière l’importance des liens urbain-rural, affirmant que “les centres urbains et leurs périphéries rurales ont besoin les uns des autres pour se développer durablement”.

En présence de Krzysztof Hetman, vice-président de la commission REGI du Parlement européen, de représentants d’Eurocities et du Comité des régions, Ilaria Bugetti, porte-parole du CCRE pour la cohésion territoriale et conseillère régionale de Toscane, a souligné :

“Une synergie entre les fonds de cohésion et les plans de relance est nécessaire. Jamais auparavant le principe de proximité et de territorialité n’a été aussi important pour les citoyens.”

Elle a également insisté sur la coopération entre tous les niveaux de gouvernance pour la programmation des fonds européens.

Qu’est-ce que cela signifie pour les gouvernements locaux ?

L’Agenda urbain pour l’UE a été lancé en 2016 avec le Pacte d’Amsterdam, introduisant une nouvelle façon de travailler sur les questions urbaines : des villes de toutes tailles, des ministères et des directions générales de la Commission se réunissent dans des partenariats thématiques autour de sujets concrets comme la commande publique, l’adaptation au climat, la transition numérique ou l’intégration des migrants.

Avec l’Accord de Ljubljana, les États membres, la Commission européenne et les représentants des collectivités locales et régionales s’accordent sur un nouveau programme de travail pour l’Agenda urbain, avec plusieurs points importants pour le CCRE :

  • Les petites et moyennes villes sont reconnues comme des acteurs essentiels. Leur implication dans les partenariats thématiques est encouragée, tout comme une meilleure communication sur les résultats de l’Agenda urbain.
  • Le rôle des associations nationales de collectivités est reconnu, à la fois pour soutenir les municipalités et pour participer aux partenariats.
  • En 2022, les villes et régions pourront répondre à un appel à manifestation d’intérêt pour rejoindre les prochains partenariats. La Commission apportera un soutien dédié (expertise, communication), tandis que les États membres s’engagent à apporter un appui financier ou en compétences pour favoriser la participation des petites et moyennes villes.
  • L’accord intègre également les propositions du CCRE et d’Eurocities pour quatre nouveaux thèmes :
    • Villes de l’égalité
    • Alimentation urbaine
    • Villes vertes
    • Tourisme durable

Et ensuite ?

La présidence française de l’UE, qui débute le 1er janvier 2022, s’est engagée à lancer deux nouveaux partenariats :

  • Villes vertes
  • Tourisme durable

Une évaluation préalable sera d’abord menée pour affiner les thématiques, identifier les parties prenantes et les politiques européennes concernées. Ensuite, un appel à manifestation d’intérêt devrait être lancé mi ou fin 2022 pour sélectionner les villes participantes.

Les deux autres thèmes (villes de l’égalité et alimentation urbaine) seront abordés à partir de 2023.

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