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Mise en œuvre de la Global Gateway

Global Gateway - Event news

Les villes et régions appellent à un partenariat renforcé pour faire avancer la stratégie Global Gateway


Des réseaux internationaux de villes et de régions ont publié hier [10 décembre 2025] à Bruxelles une Déclaration conjointe appelant à une implication plus forte et plus structurée des gouvernements locaux dans la mise en œuvre de la stratégie Global Gateway de l’Union européenne. Représentant des milliers de villes, de régions et d’associations de collectivités locales dans le monde entier, les signataires soulignent que le partenariat avec les gouvernements locaux et régionaux (GLR) est essentiel pour garantir la légitimité, la durabilité et l’impact à long terme des investissements du Global Gateway.

Cette Déclaration a été remise, au nom des signataires, par Joseph Bernard Wagner, maire de Belize City (Belize) et président du Commonwealth Local Government Forum (CLGF), à Koen Doens, directeur général de la Direction générale des partenariats internationaux de la Commission européenne (DG INTPA), lors de la session plénière du Comité européen des régions, marquant la clôture du Forum 2025 « Cities and Regions for International Partnerships », organisé sur trois jours.

Les gouvernements locaux et régionaux sont reconnus par l’UE comme des acteurs du développement à part entière et jouent un rôle central dans la promotion d’une croissance économique inclusive, la fourniture de services publics et la connexion des communautés aux opportunités mondiales. Leurs responsables alertent : sans une implication systématique des villes et des régions, les projets du Global Gateway risquent de ne pas atteindre leur plein potentiel de développement.

Un appel commun pour un Global Gateway plus inclusif

La Déclaration est signée par les dirigeants de quatre grands réseaux mondiaux de gouvernements locaux et régionaux :

  • Frédéric Vallier, Délégué général, Association internationale des maires francophones (AIMF)
  • Fabrizio Rossi, Secrétaire général, Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) – PLATFORMA
  • Lucy Slack, Secrétaire générale, Commonwealth Local Government Forum (CLGF)
  • Emilia Saiz, Secrétaire générale, Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU / UCLG)

Ensemble, ils appellent les institutions européennes, les pays partenaires et les acteurs du développement à reconnaître les villes et les régions comme co-créatrices de l’environnement favorable nécessaire à des investissements durables, inclusifs et démocratiques.

Citations

« Il est essentiel que les gouvernements locaux soient autour de la table lorsqu’il s’agit des investissements réalisés dans le cadre du Global Gateway. Après tout, nous sommes responsables du développement de nos territoires et devons être reconnus comme partenaires à part entière dans la planification et la mise en œuvre », a souligné Joseph Bernard Wagner, maire de Belize City (Belize) et président du CLGF.

« Les gouvernements locaux et régionaux devraient être impliqués dès la phase de conception du Global Gateway. Au CCRE et à PLATFORMA, nous nous considérons comme des institutions facilitatrices : nous sommes là pour capitaliser les enseignements et les données, ainsi que pour suivre et évaluer les actions », a déclaré Fabrizio Rossi, Secrétaire général du CCRE, plus tôt lors du Forum.

« La coopération décentralisée est un véritable levier de solidarité et de développement au service des communautés locales. Toutefois, elle ne peut être efficace que si la décentralisation elle-même l’est, et si nos collectivités disposent de ressources financières et humaines sécurisées. Le Global Gateway constitue à cet égard une opportunité importante de soutien », a déclaré Dieudonné Bantsimba, maire de Brazzaville et vice-président de l’AIMF.

« La mobilisation de nos membres lors du Forum des villes et des régions montre l’engagement fort des gouvernements locaux et régionaux en faveur de la coopération et de la diplomatie des villes. Mais la territorialisation du Global Gateway ne sera possible que si les gouvernements locaux sont pleinement reconnus comme partenaires stratégiques », a souligné Emilia Saiz, Secrétaire générale de CGLU.

« Les villes et les régions constituent le lien entre les investissements et les citoyens. En tant que premier point de contact avec la population, elles apportent légitimité, appropriation locale et durabilité à long terme aux projets du Global Gateway », insistent les signataires.

« Les gouvernements locaux et régionaux sont des partenaires indispensables pour faire du Global Gateway une stratégie qui fonctionne réellement pour les citoyens », réaffirment-ils.

Villes et régions : des partenaires essentiels pour un impact durable

Dans leur Déclaration, les associations de gouvernements locaux et régionaux rappellent que les GLR disposent de compétences étendues dans les secteurs prioritaires du Global Gateway, notamment la numérisation, le climat et l’énergie, les transports, la santé, l’éducation et la recherche. En ancrant les investissements dans les réalités locales, ils garantissent que les projets répondent aux besoins et priorités des communautés, renforcent la cohérence des politiques publiques et favorisent des écosystèmes économiques inclusifs impliquant PME, investisseurs, organisations de la société civile, institutions académiques et citoyens.

La Déclaration souligne également le rôle décisif des gouvernements locaux dans les contextes fragiles et touchés par les conflits, où ils sont souvent les seules institutions publiques opérationnelles capables de coordonner les acteurs locaux et de fournir des services de base.

Principales recommandations pour renforcer le Global Gateway

Afin de libérer pleinement le potentiel des collectivités locales en tant que partenaires d’investissements durables, les signataires formulent trois recommandations majeures :

  1. Engager directement les gouvernements locaux et leur donner un accès direct aux financements dans le cadre des investissements du Global Gateway.
    Cela inclut des appels à projets dédiés, des critères d’évaluation adaptés, des lignes de financement spécifiques similaires à l’ancien programme « Partenariats pour des villes durables », ainsi que des mécanismes nationaux garantissant un dialogue structuré entre les délégations de l’UE, les équipes Europe (Team Europe) et les GLR.
  2. Assurer l’implication systématique des gouvernements locaux et régionaux à toutes les phases des projets Global Gateway.
    Des orientations claires doivent être fournies aux délégations de l’UE et aux équipes Europe afin d’inclure de manière significative les autorités locales dans la planification, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation.
  3. Soutenir les associations nationales et les réseaux internationaux de gouvernements locaux.
    Ces organisations — signataires d’accords-cadres de partenariat avec l’UE depuis 2015 — jouent un rôle clé dans la coordination de la participation des GLR, le partage des connaissances et la diffusion des innovations au-delà des frontières.

Lire la Déclaration complète.

Lire la note de PLATFORMA sur le Global Gateway.

Photo : © Union européenne 2025 / Emile Windal

Nouvel Observatoire pour la démocratie

Launch event of the Observatory

Lancement d’un nouvel Observatoire pour protéger la démocratie locale en Europe 


  • Le premier Observatoire européen chargé de surveiller les menaces visant les maires et les conseillers locaux, allant du harcèlement en ligne à l’intimidation et à la désinformation.
  • Une initiative conjointe du CCRE, de la Ville de Bilbao, d’EUDEL, de l’Université Bocconi et du Gouvernement basque pour renforcer la qualité de la démocratie locale et soutenir les élu·e·s.

Bruxelles, le 11 décembre – Une nouvelle étape dans la protection de la démocratie locale a été franchie aujourd’hui avec le lancement de l’Observatoire européen pour la défense de la démocratie au niveau local, présenté au bureau du CCRE à Bruxelles.

L’Observatoire répond à une hausse marquée du harcèlement en ligne, de l’intimidation, de la désinformation et des campagnes de haine organisées visant maires, conseillers municipaux et responsables régionaux à travers l’Europe.

« La démocratie locale est la première ligne de défense de l’Europe », a souligné Gunn Marit Helgesen, Présidente du CCRE. « Lorsque des maires et des conseillers sont menacés, harcelés ou réduits au silence, ce ne sont pas seulement des individus qui sont visés — c’est le tissu démocratique de nos sociétés. Avec cet Observatoire, nous faisons un pas collectif pour protéger celles et ceux qui servent leurs communautés et pour garantir la solidité de notre démocratie. »

Lors de l’ouverture de l’événement, le Commissaire Michael McGrath, en charge de la démocratie, de la justice, de l’État de droit et de la protection des consommateurs au sein de la Commission européenne, a déclaré :
« Je suis ravi de lancer l’Observatoire européen pour la défense de la démocratie au niveau local. La démocratie locale n’est pas un simple concept : elle est la pierre angulaire de la vie politique. Elle façonne des décisions qui touchent directement les citoyens et donne à chacun un rôle concret dans les choix qui influencent leur quotidien. Aujourd’hui, nos démocraties font face à des menaces croissantes, souvent ressenties au niveau local. Ces menaces ne prennent pas toujours la forme d’attaques directes contre les institutions : elles s’immiscent parfois discrètement dans nos communautés, affectant directement les élus et le fonctionnement quotidien de la démocratie locale. C’est pourquoi le travail de l’Observatoire est si important — nous devons tous agir pour protéger et promouvoir les démocraties de demain. »

L’initiative — un partenariat entre le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), le Conseil municipal de Bilbao, l’Association des municipalités basques (EUDEL), avec l’expertise scientifique de l’Université Bocconi et le soutien du Gouvernement basque — produira des données, analysera des tendances et renforcera les réponses institutionnelles à tous les niveaux.

Le maire de Bilbao, Juan Mari Aburto, a insisté sur l’urgence d’une action coordonnée :
« Bilbao est une ville de valeurs parce que nous avons collectivement choisi de la construire ainsi. En tant que ville fondatrice de cet Observatoire, nous partageons une conviction claire avec l’Europe : la démocratie se protège non seulement par la loi, mais aussi par la culture civique, le respect et l’écoute active. Défendre la démocratie, c’est aussi préserver la coexistence au quotidien dans nos quartiers, où la diversité enrichit nos communautés au lieu de les menacer. »

La Présidente d’EUDEL, Esther Apraiz, a souligné l’apport et l’expérience du Pays basque :
« Au Pays basque comme partout en Europe, la démocratie locale est incarnée par les élu·e·s qui servent leur communauté jour après jour. L’Observatoire doit protéger celles et ceux qui défendent la démocratie et encourager de nouveaux talents à s’engager en politique locale, car lorsque qu’un maire ou un conseiller se retire, c’est la démocratie qui s’affaiblit. Le fait d’accueillir l’Observatoire aussi au Pays basque nous permet de partager notre expérience de gouvernance collaborative à l’échelle internationale. »

Le Secrétaire général pour l’action extérieure du Gouvernement basque, Ander Caballero, a ajouté :
« Au Pays basque, nous travaillons chaque jour à bâtir un territoire fondé sur une démocratie avancée. C’est ainsi que nous renforçons la confiance et la satisfaction des citoyens, et que nous suscitons l’envie de s’impliquer dans la vie politique. C’est aussi une manière de consolider les fondations de notre maison commune face à ceux qui cherchent à affaiblir ou saper la démocratie. Nous disposons d’un outil pour progresser : la gouvernance collaborative. L’Observatoire soutient et promeut cette approche, en encourageant la coopération entre institutions locales — au Pays basque comme dans toute l’Europe. »

Représentant le partenariat scientifique, le recteur de l’Université Bocconi, Francesco Billari, a souligné l’importance de données fondées sur des preuves :
« Lorsque des responsables locaux subissent des intimidations, ce n’est pas seulement leur sécurité qui est en jeu — c’est la confiance et la participation, qui sont au cœur de la vie démocratique. Étudier ces violences avec des méthodes et des données de pointe est essentiel pour préserver ces fondations. »

L’Observatoire suivra les menaces, partagera des solutions, renforcera la solidarité et conseillera les institutions nationales et européennes.

Contact presse, interviews ou demandes d’accréditation :

Construire une communauté climatique

TOWN HALL COP - News

Town Hall COP : Accélérer l’action climatique et renforcer la gouvernance à plusieurs niveaux pour lutter contre le changement climatique


Le renforcement de l’action locale et de la gouvernance multiniveau pour atteindre les objectifs climatiques est l’un des messages clés défendus par le CCRE et PLATFORMA. Le 19 novembre 2025, les deux réseaux ont organisé leur premier Town Hall COP, un dialogue climatique participatif visant à renforcer les partenariats entre niveaux de gouvernement. Les participants ont insisté sur la nécessité de relier les efforts climatiques aux grandes orientations mondiales, telles que les Objectifs de développement durable (ODD). L’événement s’est tenu en ligne alors que les négociations de la COP30 devraient s’achever cette semaine à Belém (Brésil).

Négociations de la COP30 et progrès réalisés depuis la COP21

Depuis Belém, Cecilia Kinuthia-Nienga, Directrice pour l’appui intergouvernemental et le progrès collectif à la CCNUCC, a présenté une mise à jour des négociations de la COP30, soulignant l’accent mis par la présidence sur le multilatéralisme, la confiance et le passage « des engagements à la mise en œuvre ».

Elle a rappelé l’importance de structures de gouvernance claires, de plans d’investissement et d’un soutien aux pays en développement pour permettre une mise en œuvre crédible des Contributions Déterminées au niveau National (CDN).

De retour de la COP30, Bridgette Burken-Holder, Directrice des programmes internationaux à la European Climate Foundation, a insisté sur l’évolution de l’Accord de Paris de 2015 comme « un instrument vivant », ainsi que sur les progrès réalisés en matière de réduction des émissions dans les villes, accompagnés d’une reconnaissance croissante du rôle des gouvernements infranationaux. Elle a souligné que 80 % des CDN soumises incluent désormais les villes et les régions comme partenaires clés.

Paraphrasant un participant de la COP30, elle a déclaré :
« En tant que gouvernements locaux, nous n’avons pas seulement besoin d’une place à la table des négociations : nous devons reconstruire la table pour nous assurer qu’elle peut accueillir tout le monde. »

Le porte-parole du CCRE pour l’environnement, Ronan Dantec, sénateur de Loire-Atlantique, a également retracé l’évolution du rôle des collectivités locales dans la gouvernance climatique au cours des 20 dernières années, soulignant leur importance pour atteindre les objectifs climatiques.

Thysia Tchekouteff, assistante politique à la DG Action pour le climat de la Commission européenne, a rappelé les objectifs climatiques de l’UE :
– devenir le premier continent neutre en carbone d’ici 2050,
– réduire les émissions de gaz à effet de serre de 55 % d’ici 2030,
– atteindre 90 % de réduction d’ici 2040.

Elle a souligné le rôle clé de la coopération multiniveau, rappelant l’engagement de l’UE dans la Coalition of High Ambition Multi-Level Partnerships (CHAMP) et sa volonté de travailler avec les collectivités.

Action climatique : engagement politique, financement et mobilisation citoyenne

« Le changement climatique n’attend pas la prochaine élection », a rappelé Emil Brogn, maire de Cluj-Napoca (Association des municipalités de Roumanie). Il a appelé à renforcer le soutien politique, combiner les ressources financières et faciliter les choix verts pour les citoyens. Il a identifié trois “éléphants dans la pièce” :

  1. le soutien politique,
  2. le financement,
  3. l’engagement citoyen.

Il a souligné l’importance de communiquer les actions climatiques de manière à créer un lien clair avec les citoyens. Une idée partagée par Siri de Vrijer, conseillère politique en environnement auprès de l’eurodéputé Gerben-Jan Gerbrandy (Renew Europe – Pays-Bas) :
« Nous devons montrer aux citoyens ce qu’ils y gagnent. »
Elle a insisté sur la nécessité d’un récit qui reflète à la fois les perceptions des citoyens et les responsabilités des décideurs.

Même constat pour Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région Occitanie et rapporteure de l’avis du Comité européen des régions sur la COP30 :
« Sans gouvernance multiniveau, les ambitions restent théoriques. Avec elle, les ambitions deviennent réalité. »
Elle a plaidé pour établir un dialogue formel multiniveau au sein de la CCNUCC.

Perspectives nationales : Moldavie et Croatie

Marina Lungu, cheffe de la section changement climatique du ministère de l’Environnement de Moldavie, a présenté la nouvelle CDN du pays, qui met l’accent sur la gouvernance multiniveau et introduit des mécanismes institutionnels pour la coordination climatique à tous les niveaux.

Miljenko Sedlar, responsable climat à l’Agence régionale d’énergie et de climat du nord-ouest de la Croatie, a présenté l’approche croate en matière d’action climatique, évoquant notamment un nouveau projet UE27, National Adaptation Hubs, visant à passer d’une adaptation réactive à une adaptation systémique à travers les États membres.

Initiatives locales pour le climat

« 80 % de ce qui peut être fait relève de l’influence des gouvernements locaux », a rappelé Marianne Overton, porte-parole du CCRE pour le climat et conseillère du North Kesteven et du Lincolnshire (R.-U.). Elle a évoqué les défis du changement climatique et le rôle essentiel des municipalités, citant des initiatives réussies : installation de panneaux solaires sur les logements sociaux, conception de bâtiments économes en énergie, etc.

Elle a également mentionné une motion adoptée par plus de 200 conseils locaux visant la neutralité carbone d’ici 2030.

Ola Nord, chef du bureau de la ville de Malmö auprès de l’UE, a présenté l’initiative Town Hall COP de la ville, qui a mobilisé 40 citoyens pour identifier les priorités climatiques, débouchant sur 26 propositions couvrant l’urbanisme, les transports, la démocratie, la transition juste, les modes de vie et l’énergie :
« Le changement est en marche, il y a beaucoup de progrès, mais il faut accélérer et renforcer cette dynamique. »

En regardant vers 2027

Risto Veivo, directeur climat à l’administration centrale de la ville de Turku (Finlande), a présenté une mise à jour du Rapport spécial du GIEC sur les villes, qui sera présenté à la COP27. Environ 100 auteurs principaux y contribuent, avec un focus sur les solutions adaptées aux types de villes et aux régions du monde.

Les résultats du Town Hall COP CCRE–PLATFORMA seront désormais partagés avec la large communauté de la LGMA (Local Governments and Municipal Authorities) des Nations unies, dont le CCRE est membre. En amont de la COP30, le CCRE a soutenu la Position commune LGMA, appel conjoint visant à reconnaître villes et régions comme moteurs essentiels de la mise en œuvre climatique mondiale.

Plus d’informations

Consultez l’infographie CCRE–PLATFORMA sur la COP30
Regardez l’enregistrement du Town Hall COP


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Atelier sur le dialogue social

Lab event - News

Atelier CCRE–EPSU sur le dialogue social dans les îles d’Europe du Sud


Le CCRE et l’EPSU ont organisé à Malte un atelier consacré au dialogue social dans les îles d’Europe du Sud. L’événement a réuni des participants de Malte, de Chypre et de Grèce pour discuter des défis actuels et des opportunités liés au dialogue social aux niveaux national et européen.

Le dialogue social désigne tous les types de négociation, consultation ou échange d’informations entre les représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs sur des questions d’intérêt commun portant sur les politiques économiques, de l’emploi et sociales.

Maria-Elena Despot, ainsi que de la directrice générale du Département des relations industrielles et de l’emploi de Malte, Diane Vella Muscat. Il comprenait également une rencontre avec le représentant du gouvernement maltais auprès du Malta Council for Economic and Social Development, Rodrick Zerafa.

L’événement a présenté des exemples de bonnes pratiques en matière de dialogue social, avec des intervenants d’Allemagne, d’Estonie et de Suède. Parmi ceux-ci figuraient des pratiques allemandes visant à garantir la fidélisation du personnel et la montée en compétences dans le cadre des conventions collectives, afin de répondre aux nouveaux besoins en compétences liés à la transition verte et numérique.

Une représentante du syndicat suédois TCO a présenté le modèle suédois du marché du travail comme un exemple de dialogue social efficace menant à la paix industrielle et à un haut niveau de couverture des conventions collectives.

Dans leur présentation sur la transition numérique dans les collectivités locales estoniennes, l’Association des villes et communes rurales d’Estonie a souligné que « la transition numérique peut devenir un moteur de dialogue, car elle affecte le travail de chacun ».

Cet atelier constitue le premier d’une série de trois événements régionaux organisés dans le cadre du projet LAB, une initiative financée par l’UE et menée par le CCRE et l’EPSU. Le projet vise à renforcer le dialogue social en Europe de l’Est et du Sud-Est, dans les pays candidats et dans les îles d’Europe du Sud, en dotant les partenaires sociaux locaux et régionaux des outils et connaissances nécessaires pour participer de manière constructive aux niveaux national et européen.

Ces régions rencontrent souvent des difficultés à participer activement au dialogue social national et européen en raison de capacités limitées des partenaires sociaux et de cadres de dialogue social insuffisamment développés. Le dialogue social devient un outil de plus en plus important pour traiter non seulement les politiques d’emploi et sociales, mais aussi pour trouver des solutions inclusives et efficaces à d’autres défis tels que les transitions verte et numérique.

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Un mois de plaidoyer pour l’Ukraine

Ukraine advocacy - News

D’Istanbul à Kyiv, Belgrade et Bruxelles, le CCRE a renforcé la coopération avec ses homologues ukrainiens et soutenu la voie du pays vers l’adhésion à l’UE


Octobre a été un mois d’engagement constant pour le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), mettant en lumière le rôle central des villes et régions dans le soutien à l’Ukraine.

Depuis le début des années 2000, le CCRE travaille en étroite collaboration avec ses associations nationales en Ukraine. Il a également renforcé ces liens par des initiatives telles que Bridges of Trust, SUN4Ukraine, et plus récemment par le lancement d’une Plateforme numérique de mise en relation destinée à connecter les municipalités ukrainiennes et européennes.

Tout au long du mois d’octobre, le CCRE a intensifié ses échanges avec les gouvernements locaux et régionaux ainsi qu’avec les institutions européennes. En partenariat avec d’autres acteurs, l’organisation a cherché à consolider les efforts, amplifier l’impact de son soutien et promouvoir des outils pratiques qui profitent directement aux communautés locales (voir le dernier appel à propositions). Les discussions ont porté notamment sur le chapitre 22 “Politique régionale et coordination des instruments structurels” du processus d’élargissement, sur les partenariats municipaux en temps de guerre, sur le rôle de la politique de cohésion pour réduire les disparités, ainsi que sur l’alignement de la reprise ukrainienne sur les objectifs climatiques et énergétiques grâce à l’action locale.

Avec ses membres et partenaires, le CCRE a co-organisé une série d’événements majeurs, réaffirmant l’importance de la coopération locale et de la résilience en temps de guerre :

Marmara Urban Forum 
  • Session: “Gouvernance locale résiliente en temps de guerre – Réforme, décentralisation et reconstruction en Ukraine.”  
    Les intervenants ont montré comment la décentralisation, le renforcement des compétences locales et la coopération internationale permettent des progrès réels même en temps de guerre. S’appuyant sur les expériences d’Europe du Sud-Est et des partenariats entre villes européennes et ukrainiennes, ils ont illustré comment l’accès à la connaissance, aux outils et aux canaux de plaidoyer aide les dirigeants locaux à influencer les décisions nationales et à contribuer à la reconstruction en tant que partenaires égaux.  
16/10/2025, Brussels – Building Bridges of Trust – COMMUNITY ANNUAL GATHERING © Elio Germani 2025
  • 13 octobre : Rencontre avec la délégation des maires ukrainiens   
    Une délégation de 23 maires ukrainiens a été accueillie au CCRE pour la session d’ouverture. La table ronde a permis à chacun de partager les réalités de sa municipalité et d’explorer des initiatives en matière de partenariats internationaux, de climat et de villes intelligentes, notamment via PLATFORMA, SUN4Ukraine, la communauté Bridges of Trust et la nouvelle plateforme de mise en relation. La visite visait à approfondir leur compréhension des acteurs et processus européens, ainsi qu’à renforcer leurs compétences en plaidoyer.
  • 15 octobre : Session politique — “Le chemin de l’Ukraine vers l’UE : municipalités et partenariats pour la cohésion et la croissance.” 
    La salle était comble au Comité européen des régions, où quatre représentants d’organisations aux missions variées ont montré comment les municipalités ukrainiennes avancent activement dans le processus d’intégration à l’UE, en s’alignant sur les exigences du chapitre 22 tout en renforçant leur coopération avec leurs homologues européens. Les discussions ont souligné que les gouvernements locaux mènent des réformes et influencent les politiques nationales et européennes, démontrant que localiser le processus d’adhésion est essentiel pour impliquer pleinement les municipalités ukrainiennes. 
  • 16 octobre : Rassemblement annuel de la communauté Bridges of Trust.  
    Le European Partnership Hub a réuni plus de trente organisations européennes engagées dans le renforcement de la coopération municipale UE–Ukraine. Les quatre associations nationales de villes ukrainiennes étaient présentes. 
  • 15–16 October – Kyiv (Ukraine): événements SUN4Ukraine
  • Le Dialogue politique multiniveaux a rassemblé des partenaires ukrainiens et européens pour renforcer les processus de gouvernance multiniveaux et aligner la reprise du pays et son adhésion à l’UE sur les objectifs climatiques et énergétiques. Des villes comme Rivne, Chernivtsi, Vinnytsia, Konotop, Kalush, Kyiv et la région de Soumy ont présenté comment elles traduisent les ambitions nationales en actions locales. 
  • Les sessions de renforcement des capacités ont aidé 12 municipalités phares à développer leurs plans de neutralité climatique, consolidant ainsi le rôle des gouvernements locaux dans une reprise durable.
  • Un moment clé a été le lancement du programme de partenariats SUN4Ukraine, connectant 12 villes ukrainiennes à des Villes Mission européennes dans le cadre de l’initiative “100 villes neutres pour le climat et intelligentes”, avec Munich et Oslo comme partenaires-conseils.
  • 23–24 octobre – Belgrade (Serbie): Réunion des Secrétaires généraux et directeurs du CCRE
  • Les discussions ont porté sur les opportunités de partenariats municipaux UE–Ukraine dans le cadre de l’appel à propositions Bridges of Trust. Les associations nationales et partenaires sélectionnés poursuivront la mise en œuvre et l’expansion de ces partenariats.

En novembre, le CCRE poursuivra son plaidoyer lors du Smart City Expo (4–6 novembre) et du Salon des Maires Français (18–20 novembre), avec des sessions consacrées aux partenariats municipaux internationaux et à la Plateforme de mise en relation, qui compte déjà plus de 500 municipalités ukrainiennes inscrites.

Dans le cadre de SUN4Ukraine, les 12 partenariats UE–Ukraine se réuniront à Munich du 17 au 20 novembre pour entamer leur collaboration, incluant la deuxième étape du programme de renforcement des capacités pour avancer dans l’élaboration de leurs plans de neutralité climatique.

Tous les partenaires du projet, y compris le CCRE, continueront de faciliter les échanges constructifs et de soutenir les partenariats afin d’approfondir la coopération, en veillant à ce que la collaboration locale reste au cœur de la reprise et des efforts d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne.

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Conseil mondial de CGLU à Xi’an

Les villes et régions européennes unies pour la paix et la coopération à Xi’an


En tant que section européenne de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), le CCRE a participé au Conseil mondial de CGLU, organisé à Xi’an et tenu en synergie avec le 10ᵉ anniversaire de l’initiative “Bridge for Cities” de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI). Sous le thème « Façonner les communautés pour les générations actuelles et futures », le sommet a réuni plus de 300 participants issus de plus de 80 villes et réseaux de gouvernements locaux.

Le Conseil mondial de CGLU a également offert une occasion aux représentants locaux et régionaux européens d’échanger avec leurs homologues du monde entier. Lors de la réunion du caucus européen, les membres du CCRE ont dialogué avec Bernadia Irawati Tjandradewi, Secrétaire générale de CGLU Asie-Pacifique, sur les priorités et les domaines potentiels de coopération, notamment en matière d’égalité de genre.

La séance d’ouverture, coorganisée avec l’ONUDI, a réaffirmé l’importance de la coopération entre les villes et les institutions internationales. Une déclaration conjointe a été signée entre CGLU, l’ONUDI et la ville de Xi’an, afin de renforcer la coopération technique et les programmes de renforcement des capacités. Les intervenants ont souligné que la transformation locale ne peut réussir que lorsque les communautés sont pleinement impliquées en tant que partenaires, et non de simples bénéficiaires.

Le CCRE a également pris part à la plénière de haut niveau “Bridge for Cities”, centrée sur l’innovation, le développement urbain durable et la contribution du leadership local aux agendas mondiaux.

Au cours du Conseil mondial, un nouvel appel à l’action, ouvert à tous les gouvernements locaux et régionaux, a été adopté. Intitulé « Appel à l’action pour la paix et la reconstruction », il exprime l’engagement des gouvernements locaux et régionaux en faveur de la paix, des droits humains et de la reconstruction, notamment dans les territoires touchés par les conflits armés. Cet appel s’inscrit dans les valeurs du Pacte pour l’avenir de l’humanité — Peuples, Planète et Gouvernance et met en lumière le rôle unique des villes dans la reconstruction du vivre-ensemble et des liens sociaux.

En représentant la perspective européenne et en soulignant le rôle clé des villes, communes et régions dans la résilience démocratique et le développement inclusif, le CCRE a contribué à renforcer ce mouvement mondial et à réaffirmer la place de la gouvernance locale dans la construction de sociétés pacifiques et durables.

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Bridges of Trust rassemblement annuel

Bridges of Trust - Annual Gathering 2025

3e édition du rassemblement annuel “Bridges of Trust” : renforcer les partenariats pour la reconstruction de l’Ukraine et son adhésion à l’UE


La troisième édition du rassemblement annuel Bridges of Trust est devenue un moment privilégié de réflexion collective et de coordination stratégique pour les partenaires engagés dans la reconstruction de l’Ukraine et son processus d’intégration européenne. Lancée en 2023, cette rencontre annuelle réunit les acteurs de la coopération municipale internationale avec l’Ukraine afin d’aligner leurs stratégies, créer des synergies et bâtir une communauté durable et efficace.

16/10/2025, Brussels – Building Bridges of Trust – COMMUNITY ANNUAL GATHERING © Elio Germani 2025

Une communauté unie autour d’une mission commune

Plus de 40 acteurs clés venus de toute l’Europe se sont réunis pour échanger sur les moyens de renforcer la coopération, consolider les efforts et faire du European Partnership Hub un moteur pour les nouveaux partenariats entre l’UE et l’Ukraine.

Des associations nationales de collectivités locales et régionales aux institutions européennes, en passant par les ONG et partenaires internationaux, les participants ont pris part à une table ronde riche en échanges, présentant leurs activités, leurs priorités et leurs stratégies. Cet effort collectif vise à garantir que les partenariats municipaux internationaux restent au cœur de la résilience, de la reconstruction et du chemin vers l’adhésion de l’Ukraine à l’UE.

Cette édition s’est tenue quelques mois seulement après le lancement du European Partnership Hub, lors de la Conférence sur la reconstruction de l’Ukraine 2025 à Rome — un moment marquant en réponse au Berlin Call to Action et aux demandes des collectivités locales pour une meilleure coordination et une plateforme stratégique commune.

16/10/2025, Brussels – Building Bridges of Trust – COMMUNITY ANNUAL GATHERING © Elio Germani 2025

Le European Partnership Hub : d’une initiative à un moteur de coopération

Le European Partnership Hub a été créé pour répondre à un défi majeur : malgré une vague de solidarité sans précédent à travers l’Europe, les efforts pour soutenir l’Ukraine restent souvent fragmentés, et les municipalités peinent à trouver les bons partenaires et les bonnes informations au bon moment.

Hébergé par le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) et soutenu par le programme U-LEAD with Europe, le Hub agit comme un guichet unique pour la coopération municipale internationale, réunissant une grande diversité d’acteurs pour coordonner les initiatives, partager les connaissances et accompagner les gouvernements locaux ukrainiens sur leur voie vers l’intégration à l’UE.

Ses objectifs stratégiques sont clairs :

  • Faciliter la coordination entre acteurs et éviter les doublons.
  • Étendre, soutenir et pérenniser les partenariats municipaux UE–Ukraine.
  • Renforcer les capacités, la visibilité et l’accès au financement des municipalités.
  • Promouvoir une approche communautaire et à long terme de la reconstruction.

Des partenariats locaux au cœur de la reconstruction

La rencontre a également mis en avant des exemples inspirants de coopération municipale internationale, comme le partenariat entre Venise et Odessa, désormais formalisé par un protocole d’accord. Ce type d’alliance illustre parfaitement l’esprit de l’initiative Bridges of Trust : démontrer comment les municipalités peuvent devenir des acteurs puissants de solidarité et des moteurs de la reprise ukrainienne.

16/10/2025, Brussels – Building Bridges of Trust – COMMUNITY ANNUAL GATHERING © Elio Germani 2025

Un grand merci à la communauté Bridges of Trust

La communauté Bridges of Trust repose sur des valeurs partagées de coopération, d’inclusivité et d’action centrée sur les bénéficiaires. En rassemblant dans un même espace les opérateurs, les soutiens et les bénéficiaires, la communauté veille à ce que les efforts soient coordonnés, efficaces et adaptés aux besoins réels des municipalités et des citoyens ukrainiens.

Un sincère remerciement à tous les membres de la communauté Bridges of Trust pour avoir fait de ce rassemblement un espace de dialogue, d’inspiration et de collaboration.


Principaux partenaires représentés :
ALDA – European Association for Local Democracy

All-Ukrainian Association of Local Self-Governments “Association of Amalgamated Territorial Communities”

Association of Ukrainian Cities (AUC)

Centre for European Perspective

CEMR – Council of European Municipalities and Regions / European Partnership Hub Secretariat

CoR – European Committee of the Regions

DIBA

European Commission, DG ENEST 

Energy Cities

Engagement Global / SKEW

Eurocities

Euroservis

GIZ – Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit

GMF – The German Marshall Fund of the United States

ICLEI Europe

KDZ – Centre for Public Administration Research (Austria)

Komponent

KS

Latvian Association of Local and Regional Governments (LALRG)

Municipality of Venice

NALAS – Network of Associations of Local Authorities of South-East Europe

PLATFORMA

Swedish Association of Local Authorities and Regions (SALAR)

U-LEAD with Europe

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Cérémonie du Pacte des Maires de l’UE

Covenant of mayors - Ceremony 2025

500 maires européens réunis pour parler de climat et de transition énergétique locale


Le 16 octobre, le Pacte des Maires de l’UE a réuni plus de 500 maires, représentants locaux et régionaux ainsi que des institutions européennes dans l’hémicycle du Parlement européen.

Organisé depuis le lancement de l’initiative en 2008, cet événement de haut niveau constitue le rassemblement annuel des signataires du Pacte engagés à garantir un avenir sûr et durable pour leurs citoyens. Depuis plus de quinze ans, le Pacte des Maires pour le Climat et l’Énergie de l’UE mobilise les dirigeants locaux à travers toute l’Europe afin de planifier, d’agir et de travailler avec leurs communautés pour construire un avenir plus résilient, prospère et neutre en carbone.

Le Pacte des Maires et la cérémonie rappellent tous deux le rôle essentiel des villes, des communes et des régions dans la construction de la vision et de l’avenir de l’Europe.

Covenant of mayors - Ceremony 2025

Séance d’ouverture avec les dirigeants européens

La cérémonie s’est ouverte avec l’intervention de la Présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, qui a rappelé que « l’Europe vit dans toutes les villes et régions, car ce sont les citoyens qui la construisent chaque jour ».

À sa suite, Ursula von der Leyen, Présidente de la Commission européenne, a déclaré que « nous sommes sur la bonne voie pour atteindre nos objectifs de 2030 ». Pour que les villes et régions puissent réussir leur transition climatique et énergétique, le logement et la résilience climatique constituent des politiques clés actuellement traitées par la Commission européenne. Elle a également souhaité la bienvenue aux délégations d’Ukraine et de Moldavie, réaffirmant leur appartenance à l’Europe.

Enfin, Kata Tüttő, Présidente du Comité européen des régions, a salué les dirigeants locaux présents à la Semaine européenne des régions et des villes, un moment phare de l’année. Elle a souligné que « le Pacte des Maires est une histoire écrite par et pour les maires, les dirigeants régionaux et leurs représentants », en partageant sa propre expérience.

Covenant of mayors - Ceremony 2025
Covenant of mayors – Ceremony 2025

Célébrer les villes pionnières

La cérémonie du Pacte des Maires est aussi l’occasion de récompenser les réussites de nombreuses villes européennes et de mettre en lumière des pratiques inspirantes et reproductibles.
De Malines (Belgique) à Lappeenranta (Finlande) et Domokos (Grèce), les villes européennes montrent déjà la voie vers la neutralité climatique

Dialogue entre dirigeants locaux et institutions européennes

Plusieurs tables rondes ont réuni des dirigeants locaux européens et des représentants des institutions européennes autour de thématiques clés :

  • « Alimenter l’Europe grâce à une énergie locale, propre et abordable »
  • « Protéger l’Europe des risques climatiques grâce à la résilience locale »

Les commissaires européens Dan Jørgensen et Wopke Hoekstra ont adressé des messages vidéo soulignant l’importance du Pacte des Maires de l’UE dans leurs portefeuilles respectifs liés au climat et à l’énergie.

Session de clôture : travailler ensemble pour la cohésion et la résilience

La session de clôture, intitulée « Les villes et l’Union européenne travaillant ensemble pour une Europe prospère », a accueilli Raffaele Fitto, Vice-président exécutif de la Commission européenne chargé de la Cohésion et des Réformes.
Il y a réaffirmé l’importance de la politique de cohésion comme outil clé pour soutenir les villes neutres en carbone.
[En savoir plus sur la politique de cohésion dans le prochain budget de l’UE 2028–2032.]

Covenant of mayors - Ceremony 2025
Covenant of mayors – Ceremony 2025

Et après ? Vers une coopération renforcée

En clôturant la Semaine européenne des régions et des villes, la cérémonie du Pacte des Maires a offert un moment privilégié pour rencontrer des dirigeants locaux inspirants et engagés venus de toute l’Europe.

Cet événement s’est tenu à un moment crucial pour l’Europe, alors que les négociations sur le prochain budget de l’UE sont en cours.

En réaffirmant le rôle essentiel des gouvernements locaux et régionaux dans la mise en œuvre de la transition climatique et énergétique, la cérémonie a mis en évidence une conviction partagée :

La sécurité, la résilience et la prospérité de l’Europe ne peuvent être atteintes qu’à travers une coopération étroite avec ses villes, communes et régions.

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Session sur l’adhésion de l’Ukraine vers l’UE

Bridges of Trust - event 2025

Transformer l’aide d’urgence en une coopération équitable entre les villes et régions de l’UE et d’Ukraine


En pleine guerre, les collectivités locales ukrainiennes se sont imposées comme des acteurs essentiels, à la fois pour résoudre les problèmes quotidiens et pour faire progresser l’intégration européenne. Lors de la Semaine européenne des régions et des villes à Bruxelles, le 15 octobre, une discussion menée par le CCRE dans le cadre du programme Bridges of Trust (BoT) a réuni des responsables locaux, des experts en politiques publiques et des représentants de la société civile afin d’examiner comment les partenariats municipaux peuvent ancrer l’élargissement et renforcer la cohésion européenne.

Le message clé : un progrès durable passe par la transition d’une solidarité d’urgence vers une coopération structurée, donnant aux municipalités les moyens de mener des réformes, d’attirer des investissements et de réduire les écarts régionaux.

Pourquoi les collectivités locales sont essentielles

Les municipalités ukrainiennes ont maintenu les services essentiels, coordonné l’aide et poursuivi des réformes malgré des conditions extrêmes. Grâce à BoT et au European Partnership Hub, elles développent des partenariats avec des homologues européens dans les domaines de l’éducation, de la culture, du développement économique et de la reconstruction. Comme l’a souligné Durmish Guri, directeur des projets et programmes du CCRE, la réussite repose désormais sur la capacité à passer « de la solidarité d’urgence à une collaboration mutuellement bénéfique ».

Des jumelages pour renforcer l’impact

Pour transformer les politiques en actions concrètes, BoT a lancé une plateforme de mise en relation permettant à chaque municipalité ukrainienne de collaborer avec une ville ou une région européenne. Cette plateforme vise à réduire la fragmentation, à faire correspondre besoins et ressources, et à accélérer la coopération transfrontalière.

Des réformes à la mise en œuvre

Dmytro Lyvch, d’Easy Business, a rappelé le double défi auquel fait face l’Ukraine : poursuivre les réformes structurelles tout en finançant la reconstruction. Les progrès réels se réalisent au niveau local, à travers les municipalités, la société civile et les agences de développement. Si l’Ukraine s’est adaptée aux exigences du chapitre 22 de l’acquis communautaire, des lacunes subsistent, notamment en matière de cohésion horizontale et verticale ainsi que dans les cadres institutionnels et financiers. Avec des disparités régionales plus fortes que dans plusieurs pays d’Europe centrale et orientale, des interventions ciblées sont nécessaires pour renforcer la résilience et la compétitivité.

Enseignements européens

Ambre Maucorps, de l’Institut viennois d’études économiques internationales, a partagé des enseignements issus de la Lituanie et de la Macédoine du Nord. La Lituanie a utilisé la politique de cohésion pour réduire les disparités en s’appuyant sur une gouvernance claire et une forte implication des parties prenantes. La Macédoine du Nord, après des fusions municipales similaires à celles de l’Ukraine, a bénéficié des fonds de préadhésion mais fait encore face à des difficultés d’absorption. Conclusion : coordination et flexibilité sont essentielles à l’efficacité de la politique de cohésion.

Renforcer les capacités et élargir les partenariats

Iryna Mykulych, de l’ONG Agency for Recovery and Development, a souligné que la coopération durable commence souvent par des échanges « souples » — culturels et éducatifs — qui construisent la confiance, avant d’évoluer vers des projets de reconstruction « concrets ». Le passage des partenariats municipaux à des coopérations impliquant les entreprises et le monde académique ouvre la voie à de nouveaux investissements, au partage de savoir-faire et à des résultats durables.

En conclusion

Le message final de l’événement est sans équivoque : la coopération municipale internationale est l’un des moyens les plus efficaces et durables pour territorialiser le processus d’adhésion à l’UE.

Comme l’a résumé Durmish Guri : « La coopération municipale internationale est la forme de collaboration la plus efficace, durable et efficiente. » Les gouvernements locaux, a-t-il ajouté, jouent un rôle crucial non seulement dans la mise en œuvre des réformes, mais aussi dans l’élaboration des politiques nationales et européennes, soulignant ainsi l’importance de « localiser l’adhésion » pour que les municipalités ukrainiennes soient pleinement associées au processus d’intégration européenne.

Donner aux gouvernements locaux les moyens de mener des réformes et de façonner les politiques, en partenariat avec leurs homologues européens, transforme l’Ukraine d’un simple bénéficiaire de solidarité en co-créateur de la cohésion et de la croissance européennes. C’est toute la promesse de l’approche communautaire de Bridges of Trust.

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Appel à candidatures – Jumelage

EPSU CEMR - News

Appel à candidatures : consultance en recherche et analyse de données


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) recherche un·e consultant·e pour accompagner la migration des données du site actuel du jumelage vers la nouvelle Plateforme de Partenariats.

Le ou la consultant·e sera chargé·e de vérifier, nettoyer et harmoniser les données de près de 2 500 villes, afin d’en garantir l’exactitude et la conformité avec les Objectifs de développement durable (ODD). La mission se déroulera sur une période d’environ deux mois à la fin de l’année 2025, pour un budget maximal de 13 000 EUR.

Les candidatures doivent être envoyées au plus tard le 22 octobre 2025 à 12h00 (midi) à application@ccre-cemr.org, en indiquant « Data Analyst Expert » dans l’objet du courriel. Les questions peuvent être adressées à twinning@ccre-cemr.org jusqu’au 20 octobre 2025.

Plus d’informations : Jumelage | Plateforme de Partenariats

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