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Rapprocher l’Europe de ses citoyens

EU Cohesion Policy - News

Comment l’ITI et le CLLD renforcent la démocratie locale, la gouvernance multiniveaux et le développement territorial intégré dans la politique de cohésion de l’UE


La politique de cohésion de l’Union européenne est l’un de ses instruments les plus importants pour promouvoir la cohésion économique, sociale et territoriale entre ses États membres. Avec près de 392 milliards d’euros alloués pour la période 2021–2027, elle s’attaque aux inégalités entre régions tout en soutenant une Europe plus verte, plus compétitive et plus inclusive. Au cœur de cet effort se trouvent les Investissements Territoriaux Intégrés (ITI) et le Développement Local Mené par les Acteurs Locaux (CLLD), deux outils conçus pour placer les besoins territoriaux et les acteurs locaux au centre du financement européen.

Pourquoi les outils intégrés comptent

Les bases d’une approche territorialisée ont été posées dans le rapport Barca de 2009, qui plaidait pour une politique européenne axée sur la valorisation du potentiel des territoires spécifiques tout en luttant contre l’exclusion persistante. Introduits en 2014, l’ITI et le CLLD concrétisent cette vision en donnant aux gouvernements locaux et régionaux un rôle renforcé dans la programmation, la gouvernance et la mise en œuvre des projets.

Ces outils apportent de la flexibilité, favorisent la coopération entre niveaux de gouvernement et garantissent que les fonds européens répondent aux besoins réels des communautés. Pour les municipalités, les régions et leurs associations, ils comptent parmi les instruments les plus appréciés de la politique de cohésion.

ITI : intégrer les stratégies à travers les territoires

L’ITI permet de combiner des financements issus de plusieurs programmes européens pour soutenir des stratégies intégrées. Il a été particulièrement utilisé pour le développement urbain, où au moins 8 % des fonds FEDER sont réservés aux projets urbains durables. Bien qu’il soit conçu pour couvrir toute zone fonctionnelle, urbaine, rurale ou mixte, l’ITI est surtout répandu dans les espaces métropolitains, où des enjeux comme la mobilité, le logement et la régénération exigent des solutions intégrées.

CLLD : les communautés en première ligne

Le CLLD s’appuie sur l’approche LEADER de développement rural, en donnant aux groupes d’action locaux, citoyens, ONG, entreprises, les moyens de concevoir et de mettre en œuvre des stratégies. Bien qu’il soit surtout utilisé dans les zones rurales, il a également le potentiel de renforcer la participation et l’appropriation dans les villes. Le CLLD favorise la confiance, encourage l’innovation ascendante et aide à répondre aux besoins des groupes vulnérables tels que les jeunes, les migrants ou les personnes âgées.

Ce qui a bien fonctionné

L’analyse du CCRE met en lumière plusieurs avantages clairs :

  • Flexibilité et pertinence – l’ITI et le CLLD adaptent les financements européens aux besoins locaux.
  • Renforcement des capacités – les autorités locales acquièrent de l’expertise dans la gestion des programmes européens.
  • Gouvernance renforcée – en favorisant la confiance et la coopération entre niveaux local, régional et national.
  • Visibilité de l’action européenne – les projets proches des citoyens démontrent la valeur des fonds de l’UE.
  • Cohésion communautaire – en encourageant la coopération entre acteurs locaux et en construisant une identité métropolitaine ou régionale.

Défis persistants

Malgré leur valeur, les outils intégrés se heurtent à plusieurs obstacles :

  • Charge administrative élevée, avec des procédures complexes et une absorption lente des fonds.
  • Flexibilité limitée – les stratégies doivent toujours s’aligner sur les programmes opérationnels nationaux, ce qui restreint parfois les priorités locales réelles.
  • Pressions temporelles – les projets intégrés nécessitent confiance et participation, souvent en contradiction avec la règle stricte du N+3 de l’UE.
  • Utilisation inégale de l’Objectif politique 5 (“Une Europe plus proche des citoyens”) – certains États membres sous-financent cette priorité pourtant directement liée à l’ITI et au CLLD.
  • Mise en œuvre urbaine du CLLD – l’adaptation du modèle axé sur le rural aux villes reste difficile.

Recommandations du CCRE

Pour l’avenir, les municipalités et régions invitent l’UE à :

  • Maintenir et renforcer les outils intégrés dans la politique de cohésion.
  • Simplifier les procédures aux niveaux européen et national, en évitant la « surréglementation ».
  • Clarifier les orientations sur le multi-financement, la sélection des projets et l’utilisation de l’Objectif politique 5.
  • Exempter les projets ITI/CLLD de la règle N+3 afin de laisser plus de temps aux approches participatives.
  • Réintégrer le FEADER dans le règlement sur les dispositions communes afin de faciliter les projets multifonds.
  • Garantir une implication locale significative dans la programmation, la mise en œuvre et l’évaluation.

Conclusion

L’ITI et le CLLD ont démontré leur utilité en tant qu’outils de développement territorial, de participation démocratique et de coopération renforcée entre l’Europe et ses citoyens. Bien que des défis persistent, le renforcement de ces instruments est essentiel pour rendre la politique de cohésion de l’UE plus visible, plus inclusive et plus adaptée aux réalités locales.

Lire l’étude ici

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Statuts du CCRE

Local leaders - webpage banner

Le cadre juridique qui guide la mission et la gouvernance du CCRE


Les statuts du Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) définissent le cadre juridique, la mission et la structure de gouvernance de l’organisation. Ils précisent son fonctionnement en tant qu’association internationale à but non lucratif basée à Bruxelles et son rôle de représentation des collectivités locales et régionales à travers l’Europe.

Au cœur des statuts se trouve la mission fondamentale du CEMR : protéger et renforcer l’autonomie des collectivités locales et régionales, promouvoir la gouvernance démocratique et soutenir leur participation aux processus décisionnels européens et internationaux. Par le biais du plaidoyer, de la coopération et du partage de connaissances, le CEMR œuvre pour que la voix des villes et des régions soit entendue au niveau européen.

Le document explique également la structure et la gouvernance de l’organisation. Le Comité des politiques constitue le principal organe décisionnel : il définit les priorités stratégiques et approuve les budgets. Le Bureau exécutif supervise la mise en œuvre des décisions et la gestion quotidienne de l’organisation. Le Président assure le leadership politique et la représentation, et le Secrétaire général gère les opérations courantes du Secrétariat.

L’adhésion est ouverte principalement aux associations nationales de gouvernements locaux et régionaux qui partagent les objectifs et les valeurs démocratiques du CEMR, avec des catégories supplémentaires pour les observateurs et les membres honoraires.

Globalement, les statuts fournissent le cadre juridique et organisationnel qui permet au CEMR de travailler collectivement avec ses membres pour renforcer la démocratie locale et la coopération à travers l’Europe.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Code de conduite du CCRE

Construire un environnement sûr, respectueux et inclusif lors de tous les événements et activités du CCRE


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) s’engage à garantir que toutes ses activités – qu’il s’agisse de conférences de haut niveau ou de réunions informelles – se déroulent dans un environnement professionnel, respectueux et exempt de harcèlement, de violence ou de discrimination.

Le Code de conduite du CCRE établit une approche claire de tolérance zéro à l’égard des comportements inappropriés. Il s’applique au personnel du CCRE, aux membres des associations nationales, aux représentants élus ainsi qu’aux tiers participant aux événements du CCRE, en présentiel comme en ligne.

Le harcèlement et la discrimination peuvent prendre de nombreuses formes : verbales, psychologiques, physiques ou sexuelles. Ils peuvent être des incidents isolés ou des comportements systémiques. Quelle qu’en soit la forme ou le contexte, de tels actes portent atteinte à la dignité personnelle et à l’intégrité professionnelle et ne seront pas tolérés.

Pour garantir une protection efficace, le Code de conduite prévoit :

  • Procédures de signalement : les incidents peuvent être signalés verbalement ou par écrit à tout moment, sans crainte de représailles. Des mesures immédiates seront prises pour mettre fin aux comportements fautifs.
  • Mécanismes d’enquête : un comité d’enquête indépendant, équilibré en termes de genre et de composition, examinera les allégations dans un délai de 30 jours et recommandera des solutions ou sanctions.
  • Garanties de confidentialité : les droits et la vie privée de toutes les parties seront respectés, avec une confidentialité stricte tout au long de la procédure.
  • Recours et sanctions : selon la gravité, les mesures peuvent aller de la médiation et des avertissements à l’exclusion des événements, voire au signalement aux autorités compétentes lorsqu’il existe des soupçons d’infractions pénales.

Le CCRE a également mis en place des personnes de confiance, membres du personnel spécialement formés, qui constituent un premier point de contact pour les collègues confrontés à des situations de stress, de conflit ou de comportements abusifs. Elles apportent soutien, médiation et garantissent que les préoccupations soient traitées de manière constructive et confidentielle.

Ce Code est un document public, conçu non seulement comme une norme interne pour le CCRE mais aussi comme un modèle adaptable par d’autres organisations. En l’adoptant, le CCRE réaffirme son engagement à défendre la dignité, l’égalité et l’inclusivité dans toutes les dimensions de son action.

Lire le Code de conduite ici

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Finances locales durables en Europe

Sustainable local finances - News 2022

Le CCRE publie une étude de référence sur les finances locales dans les pays européens


Chaque jour, les citoyens comptent sur des services publics locaux et des infrastructures de qualité. Qu’il s’agisse de bus fiables, de logements sociaux isolés, d’écoles performantes ou d’énergie propre, tous ces services dépendent de finances publiques locales saines et durables pour pouvoir être développés et entretenus.

C’est pourquoi le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) lance un rapport en ligne complet et un outil interactif intitulés « Finances locales et transition verte en Europe ». Cette étude inédite fournit des données et analyses sur l’évolution des finances locales et régionales dans 40 pays européens au cours des dix dernières années. Elle offre une vue d’ensemble des évolutions des finances infranationales tout en mettant en lumière la diversité remarquable des situations nationales.

« Ce rapport est une lecture indispensable pour les décideurs politiques, les élus et les universitaires. C’est seulement en comprenant les finances publiques locales et en débloquant davantage d’investissements que nous pourrons construire des sociétés durables et résilientes, au service des citoyens et de la planète », a déclaré le Secrétaire général du CCRE, Fabrizio Rossi, qui a ajouté :
« Ce rapport montre clairement qu’un financement adéquat des municipalités, comtés et régions est essentiel pour prendre soin des citoyens et réussir la transition écologique. »

Des chiffres révélateurs et des tendances sur la dernière décennie

L’étude révèle par exemple que, bien que les gouvernements locaux et régionaux ne représentent que 25 % des dépenses publiques, ils financent 54 % de l’investissement public total. Cela confirme leur rôle moteur dans des domaines tels que le logement écoénergétique, les transports publics intelligents et la protection de l’environnement local. La transition climatique et énergétique ne pourra réussir qu’en coopération avec les collectivités locales et régionales.

Autre point notable : dans 36 pays pour lesquels des données comparables sont disponibles, la dette des collectivités locales reste à un niveau gérable. Elle est même faible et stable, représentant en moyenne 4,8 % du PIB. En comparaison, la dette des administrations publiques générales a atteint 67 % du PIB en milieu de décennie (et 81 % en 2020).

En parcourant l’étude en ligne, on découvre également un chapitre dédié à l’impact du plan de relance post-COVID de l’UE de 720 milliards d’euros sur les collectivités locales et régionales. Ce chapitre se penche notamment sur les implications pour la transition verte et la cohésion territoriale.

Les données montrent clairement que la part consacrée à la transition verte est plus élevée dans les pays décentralisés. Des collectivités locales et régionales plus fortes peuvent mieux soutenir les programmes de relance et de résilience.

Un outil interactif et dynamique

Le rapport « Finances locales et transition verte en Europe » est disponible sous forme d’outil en ligne interactif ainsi qu’en version PDF. L’outil propose :

L’étude est actuellement disponible en anglais. Une version française est en cours de développement.

Le rapport a été lancé le 10 novembre 2022 lors d’un séminaire rassemblant des représentants de nombreuses associations membres du CCRE, de l’OCDE, du KDZ et Gábor Péteri, co-auteur de l’étude.

Vue d’ensemble des projets du CCRE

Les projets financés par des fonds externes du CCRE favorisent la coopération, l’innovation et la durabilité à travers l’Europe


Grâce à ses activités financées par des fonds externes, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) réunit des élus locaux et régionaux afin d’échanger des idées, tester des solutions et renforcer les communautés. Ces projets ne sont pas de simples initiatives : ce sont de véritables plates-formes de coopération, où municipalités et régions travaillent ensemble sur les défis les plus urgents de l’Europe – de l’action climatique à l’égalité, en passant par la numérisation et la participation démocratique.

Aperçu des projets

Le portefeuille de projets financés par des fonds externes reflète l’engagement du CCRE en faveur de l’innovation, de la durabilité et de l’inclusion :

  • Cadre de référence pour des villes durables (RFSC) – Un outil pratique pour aider les villes à planifier et évaluer leurs politiques de durabilité.
  • IncluCities – Favoriser l’intégration des migrants grâce à l’apprentissage par les pairs entre municipalités.
  • Initiative Villes et Régions Circulaires (CCRI) – Développer des solutions d’économie circulaire pour les villes et régions.
  • Green City Accord – Aider les villes européennes à s’engager sur des objectifs environnementaux ambitieux.
  • Pacte des Maires – Rassembler les responsables locaux dans l’action pour le climat et l’énergie.
  • PLATFORMA – Renforcer les partenariats internationaux et la coopération décentralisée.
  • Bridges of Trust – Tisser des liens entre municipalités ukrainiennes et européennes.
  • EPSU (Transition numérique locale) – Accompagner les administrations locales dans leur transformation numérique.
  • EPSU (Violence envers les agents publics) – Lutter contre les violences envers les travailleurs des services publics.
  • Go.Li.EU – Promouvoir l’engagement des jeunes et la citoyenneté européenne.

Ensemble, ces projets illustrent la manière dont le CCRE canalise des ressources externes vers des actions concrètes. En reliant les réalités locales aux priorités européennes, ils renforcent non seulement les municipalités et les régions, mais contribuent aussi à bâtir un avenir plus durable, inclusif et résilient pour tous.

Lire l’étude complète ici

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Comment accéder aux fonds européens

EU financing opportunities - News

Un guide pour aider les gouvernements locaux et régionaux à naviguer parmi les opportunités de financement 2021–2027 et à préparer des propositions réussies


Accessing European Union funding can be complex, especially for municipalities and regions unfamiliar with project management procedures. To address this Accéder aux financements de l’Union européenne peut être complexe, en particulier pour les municipalités et les régions peu familières avec les procédures de gestion de projet. Pour relever ce défi, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a élaboré un guide dans le cadre de sa nouvelle plateforme External Funded Activities (EFA). Ce guide offre un soutien pratique aux membres, comprenant des informations sur les opportunités de financement, les priorités thématiques et des conseils pour rédiger des propositions solides.

Le Cadre financier pluriannuel (CFP) 2021–2027, renforcé par Next Generation EU, constitue le plus grand budget jamais adopté par l’UE, avec un total de 2 000 milliards d’euros. Plus de la moitié est consacrée à la recherche, à l’innovation, à la numérisation et à l’action climatique, tandis qu’un tiers soutient la politique de cohésion. Pour les collectivités locales et régionales (CLR), cela représente des opportunités considérables de financer des projets dans des domaines variés.

Le guide explique comment naviguer dans le Portail “Funding and Tenders”, point d’entrée central pour les appels européens. Il détaille comment les candidats peuvent :

  • Rechercher des opportunités de financement et des partenaires ;
  • Vérifier les critères d’éligibilité ;
  • Soumettre leurs propositions en ligne ;
  • Gérer les obligations de suivi et de conformité.

Il fournit également des conseils pour préparer des propositions de projet réussies. Les principales recommandations incluent : aligner les projets sur les objectifs politiques de l’UE, garantir leur durabilité et leur impact, et sélectionner des partenaires expérimentés et engagés. Des équipes de projet solides, des récits clairs et des budgets réalistes sont des éléments déterminants pour le succès.

Enfin, le guide met l’accent sur le renforcement des capacités. Le CCRE encourage les municipalités à développer une expertise interne, à impliquer les partenaires dès le début et à profiter des formations et services d’accompagnement disponibles.

En simplifiant des procédures complexes, ce guide du CCRE vise à donner aux autorités locales et régionales les moyens de tirer pleinement parti des fonds européens et de mettre en œuvre des projets contribuant aux priorités de l’Europe, qu’il s’agisse de la transition verte ou de l’innovation numérique.

Lire l’étude ici

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Le rapport annuel sur les ODD passe au numérique

PLATFORMA - banner 3

Notre rapport annuel sur les ODD devient numérique au Forum politique de haut niveau des Nations Unies sur le développement durable (FPHN)


Disponible pour la première fois dans un format en ligne, PLATFORMA et le CCRE viennent de publier leur cinquième étude annuelle sur la localisation des Objectifs de développement durable (ODD). Publiée à l’occasion du Forum politique de haut niveau des Nations Unies sur le développement durable (FPHN) à New York, découvrez dès aujourd’hui cette publication innovante sur local-sdgs.eu/fr.

Cette étude rassemble les informations les plus récentes sur les modalités et la portée de l’implication des associations et des réseaux de collectivités territoriales dans la localisation des ODD, à la fois en Europe et avec leurs pairs mondiaux, notamment pendant la pandémie de COVID-19. L’enquête de cette année comprenait également des questions sur la mise en œuvre des ODD depuis 2015 et sur l’impact de la crise due à la COVID-19. Dans les deux dernières sections, il y avait également des questions supplémentaires concernant les Examens infranationaux volontaires (EIV) et la coopération décentralisée.

Elle rassemble 63 réponses de 28 pays européens, 37 associations de gouvernements locaux et régionaux et 18 municipalités et régions.

Principales recommandations

Six recommandations principales sont ressorties de cette étude, ciblant les institutions européennes, les gouvernements nationaux et les collectivités territoriales et leurs associations nationales :

  1. La Commission européenne doit rendre compte régulièrement de tout progrès réalisé pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) au niveau de l’UE et indiquer comment les différents niveaux de gouvernance ont contribué à ce processus.
  2. Nous encourageons les associations de collectivités territoriales à prendre activement part au processus des examens infranationaux volontaires (EIV).
  3. Les collectivités territoriales demandent que les gouvernements nationaux reconnaissent et incluent fermement leur rôle et celui de leurs associations dans le suivi et le compte rendu des progrès de la mise en œuvre des ODD au niveau national.
  4. Les États européens et l’UE doivent renforcer leur dialogue avec les niveaux infranationaux et les inclure dans toute réunion pertinente des délégations de haut niveau.
  5. Renforcer la coopération internationale pour réaliser l’Agenda 2030 aux niveaux local et régional.
  6. Il est toujours nécessaire de localiser et de territorialiser les ODD par le déploiement de fonds et de ressources appropriés.

Cette étude sera présentée par une délégation de PLATFORMA-CEMR lors de différents événements au cours de la deuxième semaine du Forum politique de haut niveau sur le développement durable (FPHN) qui se tiendra à New York du 5 au 15 juillet 2022.

Cette délégation est composée de :

  • Fabrizio Rossi, Secrétaire Général du CCRE
  • José Hila, Maire de Palma de Mallorca (Espagne, FEMP)
  • Hannah-Lea Braun, Membre du Conseil de Maichingen (Sindelfingen, Allemagne) et du Comité des jeunes élus du CCRE
  • Luis Salaya, Maire de Cáceres (Espagne, FEMP)
  • Valérie Dumontet, Vice-Présidente de l’Aude (France, Cités Unies France)
  • Pilar Díaz, Maire d’Espluges de Llobregat, Adjointe à la Présidence, Déléguée aux Relations Internationales à la Diputació de Barcelona (Espagne, Députation Provinciale de Barcelone – DIBA)
  • Jan van Zanen, maire de La Haye (Pays-Bas, VNG International)

Des directeurs, conseillers et techniciens du CCRE, de la Ville de Paris, de la DIBA, de la FEMP, de l’Association norvégienne des autorités locales et régionales (KS), de CGLU et de VNG International participent également au FPHN cette année.

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Rapport du CCRE – 2021

Meet Local Leaders - News

Rapport sur les publications, le partage de connaissances, le plaidoyer et la communication en 2021


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a le plaisir de présenter son rapport d’activité 2021, qui offre une vue d’ensemble des principales actions et réalisations de l’organisation au cours de l’année. Guidé par la stratégie pluriannuelle 2021–2030 et le programme de travail 2021–2022, le CCRE a axé son action sur quatre objectifs :

  • Politiques et plaidoyer
  • Partage de connaissances et renforcement des capacités
  • Campagnes paneuropéennes et visibilité
  • Organisation interne et durabilité

Toutes les actions étaient alignées sur l’objectif de faire progresser les Objectifs de Développement Durable (ODD) dans les territoires européens.

Façonner les agendas européens et mondiaux

En 2021, le CCRE a joué un rôle actif dans les débats européens et internationaux, en influençant les initiatives et en alertant ses membres sur les évolutions concernant les collectivités locales et régionales :

  • Suivi des initiatives de l’UE sur la relance, la résilience et la coopération internationale.
  • Participation aux dialogues structurés sur la politique de cohésion, le développement rural, les droits des personnes handicapées et le développement urbain.
  • Contribution aux analyses de l’OCDE, aux conclusions du Conseil et à la vision à long terme de l’UE pour les zones rurales.
  • Publication de prises de position et résolutions sur l’égalité femmes-hommes, la migration, le paquet énergie Fit for 55, l’eau et la numérisation.
  • Renforcement des coopérations internationales avec CGLU, la Global Taskforce, l’OCDE et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux.

Renforcer les connaissances et les capacités

Pour aider ses membres à mieux comprendre les politiques de l’UE et agir efficacement, le CCRE a :

  • Publié des études et organisé des webinaires, dont une nouvelle édition du rapport TERRI sur les réformes de décentralisation.
  • Mis en place des ateliers sur la participation des membres aux processus nationaux et européens.
  • Déployé des formations via des projets financés, portant sur les financements européens, l’adaptation au climat, l’égalité de genre, la migration et la mise en œuvre des ODD.

Visibilité et mobilisation des citoyens

L’année 2021 a également marqué plusieurs anniversaires :

  • 70e anniversaire du CCRE et 15e anniversaire de la Charte européenne pour l’égalité, célébrés avec 500 participants en ligne.
  • Lancement de campagnes paneuropéennes pour la Journée de l’Europe, la Journée des ODD et l’égalité, mettant en avant la voix des élues et élus locaux.
  • Visibilité accrue des porte-paroles via les réseaux sociaux, interviews, vidéos et événements internationaux.

En chiffres :

  • Plus de 120 articles publiés en anglais et en français.
  • Plus de 650 tweets générant 1 million de vues.
  • 14 newsletters diffusées dans le réseau.

Consolider l’organisation interne

Le CCRE a pris des mesures pour devenir une organisation plus durable, inclusive et résiliente :

  • Deux réunions en ligne du Comité des Politiques, réunissant 170 représentants pour adopter des positions et valider la stratégie.
  • Lancement du processus de sélection d’un nouveau Secrétaire général.
  • Modernisation interne avec modèles numériques, signatures électroniques et réduction de l’usage du papier.
  • Formation du personnel sur la gestion de projet, le suivi budgétaire, la prise de parole en public et le travail en équipe.

Points forts et campagnes marquantes

  • Plaidoyer pour inclure les collectivités locales dans les plans de relance post-COVID (#CohesionAlliance).
  • Mise en avant des visions des élus locaux lors de la Conférence sur l’avenir de l’Europe.
  • Poursuite des campagnes #Power2Her et #LocalEquality sur l’égalité femmes-hommes.
  • Reconnaissance du modèle coopératif multi-niveaux dans l’accord de la COP26 de Glasgow.

2021 fut une année d’adaptation, de résilience et d’influence pour le CCRE. Malgré les défis de la pandémie, le réseau a réussi à influencer les débats européens, amplifier la voix des collectivités locales et régionales et renforcer ses capacités internes. Fort de cette base consolidée et d’une stratégie renouvelée, le CCRE poursuit sa mission : donner aux communes et régions d’Europe les moyens de conduire le changement durable.

Lire l’étude complète ici

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Fonds de la Facilité pour la reprise et la résilience

RRF Consultation - News

Les gouvernements locaux et régionaux alertent sur une faible implication, des risques de mauvaise allocation des fonds et une appropriation limitée des plans de relance


La Facilité pour la reprise et la résilience (FRR) constitue le plus grand plan de soutien économique jamais lancé par l’UE en réponse à la crise de la COVID-19. Alors que les gouvernements nationaux ont conçu des Plans nationaux pour la reprise et la résilience (PNRR) afin de guider investissements et réformes jusqu’en 2026, une nouvelle consultation du Comité européen des régions (CdR) et du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) met en lumière un problème persistant : les autorités locales et régionales (ALR) restent largement écartées du processus.

Faible implication dans la préparation et la gouvernance

L’enquête, menée début 2022 auprès de 26 associations dans 19 États membres de l’UE, montre que la plupart des ALR ont eu peu ou pas d’influence sur la définition des objectifs, réformes ou investissements. Par rapport à 2021, le dialogue avec les gouvernements nationaux s’est légèrement amélioré, mais les répondants soulignent que ces consultations ont eu un impact minime sur les plans finaux. La gouvernance du processus reste largement descendante (top-down).

Avis partagés sur le contenu des plans

Les répondants se sont montrés globalement positifs quant à la contribution des PNRR à la transition verte (37 % des crédits) et à la transition numérique (20 % des crédits). Cependant, ils ont exprimé des doutes sur la capacité des plans à faire progresser la cohésion territoriale, l’un des six piliers de la FRR. L’articulation entre les PNRR et d’autres fonds européens, tels que le FEDER ou le Fonds de cohésion, reste également floue et incohérente, ce qui fait craindre des chevauchements et une inefficacité dans l’utilisation des fonds.

Mise en œuvre : faible appropriation, risques élevés

Concernant la mise en œuvre, l’optimisme est rare. Seule une poignée d’ALR a indiqué avoir un rôle significatif dans le suivi, l’adaptation ou la co-gestion des projets. L’appropriation est particulièrement faible, et ce malgré le rôle de première ligne joué par les ALR dans la réponse et la reprise post-pandémie. Les principaux obstacles identifiés ne tiennent pas au manque de capacités locales, mais à l’absence de volonté politique au niveau national, ainsi qu’à des formats et calendriers rigides ou inadaptés.

Ces lacunes se traduisent par des risques sérieux :

  • Non-respect des jalons et des objectifs
  • Mauvaise allocation des fonds
  • Accroissement des disparités territoriales
  • Perte de confiance du public envers l’UE et les institutions nationales

Appels à un suivi renforcé au niveau de l’UE

Pour améliorer les résultats, les répondants soutiennent fermement un dialogue renforcé entre l’UE et les représentants locaux/régionaux, ainsi que la création d’un mécanisme d’alerte précoce afin de signaler rapidement les retards ou problèmes de mise en œuvre.

Conclusion

Deux ans après le déclenchement de la pandémie, la reprise européenne est en cours, mais sa gouvernance demeure excessivement centralisée. La consultation CdR-CCRE avertit que, sans implication significative des gouvernements locaux et régionaux, la FRR risque de manquer ses objectifs, affaiblissant à la fois les efforts de relance et la confiance des citoyens dans le projet européen.

Lire l’étude ici

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TERRI – cartes des réformes territoriales

Terri - News 2022

Découvrez « TERRI » : un nouvel outil en ligne pour cartographier les réformes territoriales et les compétences en Europe


Comment évolue le paysage complexe des gouvernements locaux et régionaux en Europe ? Comment les responsabilités des communes, départements et régions ont-elles changé au cours des dernières années, marquées par des crises environnementales et sanitaires ? Quels exemples de réformes territoriales réussies peuvent inspirer d’autres pays ?

Pour répondre à ces questions, nous vous présentons un nouveau rapport numérique intitulé « Gouvernance territoriale, compétences et réformes en Europe », ou rapport TERRI. Cet outil en ligne met en lumière les réformes territoriales et les dynamiques de décentralisation au cours de la dernière décennie dans 40 pays. Il analyse également l’évolution des relations entre les gouvernements centraux et les niveaux infranationaux.

À la lumière de la pandémie, cette édition s’attarde plus particulièrement sur les responsabilités locales en matière de santé dans différents pays et évalue l’impact du COVID-19 sur les systèmes de santé locaux. TERRI présente les tendances à travers de nombreux graphiques. En quelques clics, vous pouvez accéder à des profils nationaux, une carte interactive, ainsi que des recommandations à l’intention des décideurs pour mener à bien des réformes territoriales. Un outil unique permet également de comparer côte à côte les systèmes de gouvernance locale de différents pays.

Le rapport TERRI repose sur des recherches menées par le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), à partir de données collectées auprès de ses associations membres sur l’état des gouvernements locaux et régionaux en Europe.

Les tendances qui redéfinissent l’Europe locale

Bien que les situations nationales soient nécessairement diverses, le rapport TERRI identifie plusieurs tendances communes.

L’Europe compte aujourd’hui 114 534 communes, 1 058 provinces ou départements, et 353 régions. Des réformes ont conduit à une réduction du nombre de municipalités ou de régions dans plusieurs pays. Ces réformes visaient généralement à regrouper les territoires concernés en entités plus vastes. Le Portugal, l’Albanie, l’Estonie, la Lettonie, l’Ukraine et la Turquie, par exemple, ont connu une réduction drastique du nombre de communes, tandis que la Norvège et la France ont considérablement réduit le nombre de régions.

Les associations nationales de gouvernements locaux et régionaux apparaissent comme des acteurs clés, à la fois dans les réformes territoriales et dans les systèmes de santé. Concernant la santé, ces associations jouent un rôle central en partageant des informations d’experts, des bonnes pratiques entre membres, et en négociant les rôles et les budgets avec les gouvernements nationaux.

Dans de nombreux pays, on observe une décentralisation des compétences en matière de santé. Cela se traduit généralement par un transfert accru de responsabilités vers les niveaux infranationaux et/ou par une meilleure coordination sanitaire entre les différents niveaux de gouvernement.

Ce ne sont là que quelques-uns des changements qui affectent la vie locale dans nos communes et régions. Pour en savoir plus, explorez le rapport TERRI sur : terri.cemr.eu

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