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Soutenir l’investissement local

Local Investment

Les municipalités, villes et régions appellent l’UE à soutenir les investissements locaux de long terme grâce à des règles financières plus souples


En réponse, POLIS, le CCRE et EUROCITIES se sont associés pour appeler les institutions européennes à soutenir les gouvernements locaux en rendant les cadres d’investissement plus flexibles.

Représentant des milliers de gouvernements locaux et régionaux à travers l’Europe, les trois organisations soulignent que des territoires résilients doivent disposer de la capacité financière nécessaire pour s’adapter et se développer face aux défis sociaux, économiques et environnementaux. Des investissements locaux de qualité dans les services, la mobilité, le logement et les infrastructures déclenchent des investissements privés et soutiennent une reprise économique durable.

Pour rendre cela possible, elles demandent aux institutions européennes d’agir sur plusieurs points clés :

  • Veiller à ce que l’investissement local et régional soit inclus dans les futurs plans de gouvernance économique de la Commission européenne.
  • Encourager le Parlement européen à mettre en lumière les obstacles à l’investissement local.
  • Demander au Conseil européen de créer une marge de manœuvre pour les investissements locaux dans le cadre du Pacte de stabilité et de croissance.
  • Inviter Eurostat à traiter différemment la dette liée aux investissements de long terme par rapport aux dépenses de fonctionnement.
  • Adapter les fonds et instruments financiers de l’UE, tels que le FEIS, afin de mieux répondre aux besoins locaux.

Comme le soulignent les élus locaux, l’UE doit adapter ses règles financières afin de permettre des investissements durables sur le long terme. Qu’il s’agisse de moderniser les infrastructures, de soutenir la mobilité ou de créer des emplois, donner aux gouvernements locaux et régionaux les moyens d’investir est crucial pour la croissance et la cohésion de l’Europe.

Une approche plus flexible des règles budgétaires garantira que la relance et la prospérité future de l’Europe commencent au niveau local.

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Renforcer la dimension sociale de l’Europe

Workplace - News

Le Socle européen des droits sociaux doit se concentrer sur la qualité, l’investissement et la convergence ascendante entre les États membres


Le Socle européen des droits sociaux vise à renforcer la dimension sociale de l’UE et à rééquilibrer les priorités économiques et sociales. Les services publics et les services d’intérêt général (SIG) sont au cœur de ce processus, car ils soutiennent la qualité de vie des citoyens et fournissent l’infrastructure nécessaire à une croissance durable.

Plutôt que de produire de nouvelles législations, la priorité doit être de garantir que les règles sociales européennes existantes restent adaptées. L’acquis social actuel comprend déjà environ 70 directives qui protègent les travailleurs et garantissent leurs droits. Ce qui est nécessaire aujourd’hui, c’est une meilleure application et, le cas échéant, une modernisation, par exemple en réexaminant la directive sur le temps de travail afin d’apporter de la clarté tant aux employeurs qu’aux salariés.

Le Socle offre également l’occasion d’introduire des indicateurs de référence permettant de comparer et de mesurer les évolutions des politiques sociales en Europe, dans le cadre du Semestre européen. Une telle comparaison pourrait améliorer la transparence, mettre en évidence les lacunes et soutenir la convergence ascendante, tout en respectant la diversité des systèmes nationaux. Il est important que cette approche s’applique à l’ensemble des États membres de l’UE, et pas uniquement à la zone euro.

Une dimension sociale renforcée nécessite des investissements fiables et prévisibles, tant dans les infrastructures physiques que sociales : transports, énergie, éducation, santé et services sociaux. Pour rendre cela possible, les règles budgétaires devront peut-être être revues afin que les investissements publics essentiels puissent être priorisés sans compromettre une croissance durable.

Le succès du Socle européen des droits sociaux dépendra du respect du principe de subsidiarité et de la reconnaissance des différences nationales, tout en fournissant des principes communs pour guider les réformes. En mettant l’accent sur la qualité, l’application et l’investissement stratégique, le Socle peut aider l’Europe à réduire les inégalités, à renforcer les services essentiels et à soutenir une croissance durable dans tous les territoires.

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Les régions, moteurs de l’action climatique

Environment - News

Les communes et régions comme catalyseurs des avancées de la COP22


COP22 in Marrakesh marked a crucial moment in translating the Paris Agreement intLa COP22 à Marrakech a marqué un moment crucial dans la traduction de l’Accord de Paris en actions concrètes. Pour les communes et régions d’Europe, ce sommet a été l’occasion de démontrer leur rôle de catalyseurs dans la construction de sociétés durables et décarbonées. Représentés par le CCRE et PLATFORMA, les gouvernements locaux et régionaux ont porté cinq messages clés pour garantir que les politiques climatiques soient inclusives, efficaces et ancrées dans les réalités locales :

Intégrer le niveau infranational dans la gouvernance climatique mondiale
Depuis la COP15, l’UE reconnaît le rôle des communes et régions dans la lutte contre le changement climatique. À la COP22, les élus locaux ont appelé l’UE à formaliser un dialogue permanent et structuré, permettant aux gouvernements infranationaux de rejoindre les délégations européennes lors des négociations climatiques. Cela renforcerait non seulement la gouvernance, mais garantirait aussi que les engagements nationaux reflètent les réalités locales.

Relier les résultats de la COP aux agendas mondiaux
La COP22 ne doit pas être un événement isolé, mais s’articuler avec des cadres plus larges tels que les Objectifs de Développement Durable, en particulier l’ODD 11, et le Nouvel Agenda Urbain d’Habitat III. Les capacités financières et les compétences juridiques des collectivités doivent être évaluées en amont pour éviter des politiques irréalistes ou des charges excessives pour les communes.

Mobiliser des ressources financières et politiques
La réussite de l’action climatique exige des ressources adéquates. Le CCRE et PLATFORMA ont souligné l’importance des Fonds structurels et d’investissement européens, de l’accès aux financements climatiques mondiaux et d’outils innovants comme la commande publique durable. L’implication directe des élus locaux et l’appropriation citoyenne sont essentielles pour bâtir des communautés résilientes et sobres en carbone.

Intégrer l’action locale dans les politiques de l’UE et des États membres
La législation climatique doit pleinement intégrer la dimension locale. La reconnaissance précoce des collectivités comme acteurs légitimes est indispensable. Des initiatives comme l’Agenda urbain de l’UE, l’Agenda territorial 2020 et le Pacte des Maires montrent que les politiques climatiques fonctionnent lorsque les communes sont considérées comme de véritables partenaires.

Encourager la coopération et l’échange de connaissances
Le partage de pratiques, d’outils et d’initiatives conjointes entre villes et régions est déterminant pour accélérer les progrès. La coopération décentralisée, notamment via le Pacte des Maires en Afrique subsaharienne et le Pacte mondial des Maires, démontre comment les communes européennes peuvent accompagner leurs pairs dans le monde entier dans leur transition vers un développement durable.

Le CCRE et PLATFORMA ont réaffirmé leur engagement en faveur de l’action climatique en promouvant la gouvernance multiniveaux, en valorisant les bonnes pratiques locales et en renforçant la coopération décentralisée à l’échelle mondiale. Leur message à la COP22 était clair : les collectivités locales et régionales ne sont pas des spectatrices mais des actrices centrales de la construction d’un avenir durable et bas-carbone. L’action climatique représente une opportunité pour l’emploi vert, la croissance et la résilience, et les communes et régions sont prêtes à en prendre la tête.

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État des lieux – union de l’énergie

Energy Transition - News

Devenir plus efficace sur le plan énergétique : les messages clés du CCRE pour la révision législative de l’UE sur l’énergie


Alors que l’Union européenne se prépare à réviser sa législation énergétique, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) appelle l’UE et les gouvernements nationaux à placer les autorités locales et régionales au cœur de la transition énergétique.

Les villes et régions à travers l’Europe prennent déjà des mesures audacieuses pour améliorer leur efficacité énergétique, réduire les émissions et bâtir des communautés résilientes face au climat. Mais pour réussir, elles ont besoin d’une législation adaptée, d’un accès au financement, et d’une reconnaissance de leurs efforts existants. Les prochaines révisions de la directive sur l’efficacité énergétique, de la directive sur la performance énergétique des bâtiments et de la directive sur les énergies renouvelables représentent une opportunité clé pour renforcer l’implication locale et accélérer la transition écologique.

Quatre messages clés du CCRE

1. Gouvernance : donner les moyens aux autorités locales et régionales

Le CCRE exhorte les institutions européennes à adopter un modèle de gouvernance véritablement à plusieurs niveaux. Les gouvernements locaux et régionaux ne sont plus de simples exécutants : ils sont désormais des co-acteurs essentiels de la transition énergétique.

Ces autorités doivent être directement impliquées dans la préparation et la mise en œuvre des plans nationaux en matière d’énergie et de climat. Une approche ascendante est non seulement plus démocratique, mais aussi plus efficace pour impliquer les citoyens et obtenir des résultats concrets sur le terrain.

De nombreuses collectivités locales ont déjà élaboré des Plans d’Action en faveur de l’Énergie Durable et du Climat (PAEDC) dans le cadre d’initiatives telles que le Pacte des Maires. Ces engagements locaux sont essentiels pour atteindre les objectifs climatiques de l’UE à l’horizon 2030, notamment une réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre et une part de 27 % d’énergies renouvelables.

2. Réglementation : promouvoir la flexibilité et l’intégration des politiques

Le CCRE plaide pour une réglementation flexible, qui reconnaît la diversité des réalités locales à travers l’Europe. Les objectifs communs en matière d’efficacité énergétique doivent pouvoir être atteints par des voies adaptées aux contextes locaux.

Le principe de subsidiarité doit guider la législation, en permettant aux collectivités d’équilibrer les priorités économiques, sociales et environnementales.

Les autorités locales doivent également conserver leur liberté de décision en matière de marchés publics, notamment en ce qui concerne les exigences de performance énergétique. Plutôt que d’imposer des obligations strictes, l’UE devrait fournir des lignes directrices, des incitations et un accompagnement, par exemple en soutenant l’utilisation du coût du cycle de vie et en encourageant l’innovation dans les systèmes énergétiques décentralisés.

3. Financement : garantir l’accès aux fonds

Atteindre des objectifs ambitieux nécessite un soutien financier solide. Les villes et régions ont besoin d’outils de financement accessibles et souples pour rénover les bâtiments publics, développer les énergies renouvelables et investir dans des infrastructures bas carbone.

Le CCRE souligne l’importance de mécanismes financiers adaptés, tels que des financements hors bilan, des prêts à conditions avantageuses soutenus par la Banque européenne d’investissement ou les États membres.

L’UE doit également lever les obstacles juridiques et procéduraux à la passation de marchés groupés et aux investissements mutualisés entre municipalités. Des initiatives telles que CITYnvest démontrent que la collaboration peut favoriser des financements innovants et accélérer la rénovation énergétique.

4. Coopération internationale : renforcer les partenariats mondiaux

Le CCRE, aux côtés de ses partenaires de PLATFORMA, soutient la coopération internationale entre collectivités territoriales pour promouvoir un développement local bas carbone à l’échelle mondiale, en s’appuyant sur l’héritage d’une gouvernance locale démocratique et efficace.

Le CCRE joue également un rôle actif dans le plaidoyer climatique international, à travers des forums tels que les COP de la CCNUCC et les sommets Habitat. La communauté internationale reconnaît de plus en plus la valeur de l’action locale, et les villes européennes sont en première ligne.

Conclusion

Le CCRE est prêt à soutenir la transition énergétique de l’UE, mais la réussite dépendra de la capacité à donner aux gouvernements locaux et régionaux les moyens d’agir.

Avec une gouvernance adaptée, une législation flexible, un accès au financement et une coopération internationale renforcée, l’UE peut ouvrir la voie vers un avenir énergétique durable, juste et porté par les territoires.

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Transport intelligent et durable

Mobility - News Section

Donner aux municipalités les moyens de façonner l’avenir de la mobilité en Europe


Alors que l’Union européenne révise son Livre blanc sur les transports de 2011, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) fait passer un message clé : les gouvernements locaux et régionaux sont des partenaires essentiels pour mettre en œuvre un système de transport européen à la fois compétitif et durable.

Messages clés :

La mobilité est locale – et diverse

Les défis et les solutions en matière de transport commencent souvent au niveau local. Pourtant, la politique européenne des transports se concentre trop étroitement sur les centres urbains.
Les zones rurales, isolées, montagneuses ou insulaires ont également besoin d’un soutien adapté pour garantir la cohésion territoriale.

Une approche unique ne peut pas fonctionner

Les régions d’Europe sont très variées. Les objectifs de l’UE doivent permettre de la flexibilité, notamment pour les petites municipalités, afin qu’elles puissent s’adapter à leurs réalités géographiques, économiques et sociales.

L’action de l’UE doit apporter une valeur ajoutée, pas une charge supplémentaire

Les nouvelles initiatives doivent reposer sur des preuves solides et apporter un bénéfice réel au niveau local.
Plus de législation n’est pas la solution.
Les collectivités locales ont besoin de conseils, de formations, d’outils financiers et du partage des bonnes pratiques.

Des « objectifs souples » pour des solutions intelligentes

Plutôt que des règles rigides, l’UE devrait promouvoir des objectifs volontaires, comme l’augmentation de la mobilité propre ou de l’usage des transports publics, en laissant la place à l’innovation locale.

Investir dans les transports publics et la mobilité propre

Les villes ont besoin d’un meilleur accès aux investissements européens pour développer les transports publics durables, favoriser les véhicules propres et soutenir les nouvelles technologies.

Penser au-delà des limites urbaines

Un système de transport intégré ne s’arrête pas aux frontières des villes. Il faut une coopération entre les autorités locales et régionales, notamment pour la mobilité transfrontalière et les services partagés.

La cohérence des politiques est essentielle

Les objectifs européens en matière de transport doivent être alignés avec les autres domaines : énergie, environnement, numérisation, développement régional.
Une meilleure coordination entre les institutions de l’UE est nécessaire pour assurer une approche cohérente et efficace.

Ce que les gouvernements locaux attendent de l’UE :

  • Moins de bureaucratie, des cadres clairs et flexibles
  • Un meilleur accès au financement et au soutien à la R&D
  • Une inclusion dans les processus décisionnels et les groupes d’experts
  • Un soutien pour les véhicules propres et les carburants alternatifs
  • De l’aide pour les outils numériques et les données ouvertes pour une mobilité intelligente

Conclusion :

Les gouvernements locaux ne sont pas de simples utilisateurs des politiques de transport ; ils sont les bâtisseurs de solutions de mobilité.
Si l’UE souhaite atteindre ses objectifs en matière de transport et de climat, elle doit travailler avec les autorités locales et régionales, et non sans elles.

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L’économie circulaire au niveau local

Waste - News Section

Les priorités du CCRE pour la révision des règles européennes sur les déchets et la promotion de l’économie circulaire


Dans le cadre de la révision de la directive-cadre sur les déchets, qui s’inscrit dans le paquet Économie circulaire de l’UE, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) appelle à une approche respectueuse des réalités locales et fondée sur de véritables partenariats de gouvernance.

Les gouvernements locaux et régionaux jouent un rôle central dans la réalisation des objectifs de l’économie circulaire en Europe. De la collecte des déchets au recyclage, en passant par la sensibilisation des citoyens, ils sont les plus proches des opérations quotidiennes qui rendent la durabilité concrète.

Dans sa position de 2016, le CCRE se félicite de l’évolution de la Commission vers une approche plus équilibrée. Il soutient des définitions plus claires des déchets municipaux, des objectifs de recyclage réalistes, ainsi que l’inclusion des règles de responsabilité élargie du producteur (REP). Toutefois, le CCRE met en garde contre la surréglementation par le biais d’actes délégués et insiste sur l’importance de la flexibilité, notamment en matière de collecte séparée et de biodéchets.

Recommandations clés :

  • Respect du principe de subsidiarité : permettre une adaptation aux niveaux national et local.
  • Partage équitable des coûts : les producteurs doivent assumer l’intégralité des coûts liés aux déchets issus de leurs produits.
  • Soutien à l’investissement public : les fonds européens doivent clairement appuyer les infrastructures locales de gestion des déchets.
  • Promotion des achats publics écologiques : encourager sans créer de doublons avec les règles de la commande publique.
  • Ne pas se limiter aux déchets municipaux : les secteurs industriel et commercial doivent également être concernés.

En définitive, le CCRE considère que les municipalités sont des partenaires essentiels, et non de simples exécutants, dans la mise en place d’une économie circulaire durable et créatrice d’emplois. Sans leur pleine implication et des ressources adéquates, l’Europe risque de ne pas atteindre ses objectifs, ni en termes d’ambition ni en termes de mise en œuvre.

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Simplifier les fonds de l’UE pour tous

Cohesion Policy - News 2023

Des règles plus claires et un meilleur accès au financement de la cohésion


Obtenir des financements européens ne devrait pas être compliqué. Pourtant, pour de nombreuses collectivités locales et régionales, l’accès aux Fonds structurels et d’investissement européens (Fonds ESI) reste un véritable défi.

Dans son document de position de 2016, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) propose des solutions concrètes pour simplifier le financement de la politique de cohésion de l’UE, en le rendant plus accessible et plus efficace pour les autorités locales et les autres bénéficiaires.

Recommandations clés

Les propositions du CCRE s’articulent autour de cinq priorités principales :

1. Harmoniser les règles entre les différents fonds

Le système actuel est fragmenté, avec des règles différentes selon les fonds et les ministères. Le CCRE plaide pour des procédures communes et un guichet unique qui simplifie l’accès, la coordination et les démarches, en particulier pour les programmes multi-fonds.

2. Plus de flexibilité aux niveaux national et local

Les besoins locaux varient considérablement, mais les règles européennes limitent souvent l’usage des fonds. Le CCRE demande à l’UE d’accorder plus de flexibilité aux États membres et aux autorités locales pour définir les priorités, afin que les financements répondent réellement à des défis concrets tels que l’accès au haut débit, les transports ou les infrastructures locales.

3. Rationaliser les contrôles et les audits

Des vérifications excessives et des audits redondants découragent les petits bénéficiaires. Le CCRE réclame une approche plus proportionnée et fondée sur les risques, une meilleure coordination entre les organes de contrôle, et une distinction claire entre fraude et erreurs de bonne foi.

4. Un financement basé sur les résultats

Plutôt que de se concentrer sur la paperasse et la conformité, les financements devraient récompenser les résultats mesurables. Le CCRE soutient des instruments tels que les plans d’action communs et les investissements territoriaux intégrés (ITI), encore trop peu utilisés faute de directives claires et disponibles à temps.

5. Des orientations techniques plus claires et en temps utile

Les lignes directrices techniques doivent être disponibles tôt dans le processus et dans toutes les langues de l’UE. Cela permet aux acteurs locaux et régionaux de mieux planifier et d’éviter d’être pénalisés par des modifications tardives des règles.

Renforcer la confiance grâce à une meilleure gouvernance

Au fond, le message du CCRE est celui de la confiance et de la responsabilité. Les autorités locales doivent être autonomes pour gérer les financements dans des cadres clairs, en mettant l’accent sur les résultats plutôt que sur la bureaucratie.

Simplifier les fonds de l’UE, ce n’est pas seulement une question d’efficacité : c’est un moyen de garantir que les communautés locales bénéficient réellement de la solidarité européenne.

Le CCRE reste engagé à travailler avec les institutions européennes et les États membres pour faire de la simplification une réalité sur le terrain.

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Agenda Urbain Européen intelligent

Head Banner - RFSC

Simplification, coordination et leadership local pour une meilleure politique urbaine


Alors que les villes et les communes sont confrontées à des défis croissants – du vieillissement de la population à l’adaptation au climat – l’Agenda Urbain de l’UE doit évoluer pour les soutenir efficacement.

Dans son document de position de 2015, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) présente des propositions clés pour faire de l’Agenda Urbain un outil utile et inclusif pour toutes les collectivités locales, quel que soit leur taille ou leur emplacement.

Que faut-il pour un réel impact ?

1. Une feuille de route claire avec les voix locales à la table

Un Agenda Urbain européen ne doit pas être un projet descendant. Il doit être élaboré en partenariat avec les gouvernements locaux et leurs associations, avec un calendrier défini et des actions concrètes.

2. Une prise en compte territoriale dans toutes les politiques

Les politiques de toutes les institutions européennes, et pas seulement de la DG REGIO, doivent intégrer les impacts locaux. Une forte dimension territoriale dans l’élaboration des politiques de l’UE permettrait une réglementation plus intelligente, avec moins de charge administrative.

3. Reconnaître toutes les tailles de villes

La politique urbaine doit refléter la diversité des territoires européens, y compris les petites et moyennes villes ainsi que les zones fonctionnelles, et pas uniquement les grandes métropoles.

4. Un accès facilité aux fonds de l’UE

Un financement pour le développement urbain plus rationalisé et géré localement donnera aux municipalités les moyens de conduire les changements qu’elles sont les mieux placées pour réaliser.

5. Innover sans normes rigides

L’innovation est essentielle, mais tout indicateur urbain (par exemple pour les « villes intelligentes ») doit rester volontaire, flexible et conçu avec les acteurs locaux, et non imposé à travers des références rigides.

Vers un agenda mondial inclusif

Le CCRE appelle également à une implication plus forte des autorités locales dans l’élaboration de la contribution de l’UE aux processus internationaux, y compris la conférence Habitat III et le Nouvel Agenda Urbain mondial.

Les villes et communes sont les lieux où les défis mondiaux rencontrent des solutions concrètes, et leurs voix doivent façonner la conversation mondiale.

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Politiques d’égalité de genre

Gender Equality - News Section

Les institutions européennes devraient aider les villes et les régions à planifier, suivre et évaluer les politiques d’égalité de genre


L’Observatoire de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale (l’Observatoire) et le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) appellent les institutions européennes à soutenir les villes et les régions dans la mise en œuvre d’initiatives visant à faire progresser l’égalité de genre au niveau local.

Aujourd’hui, 1500 villes et régions de 32 pays européens agissent déjà en faveur de l’égalité de genre, par exemple en promouvant la diversité des sexes dans les professions municipales, comme les chauffeurs de bus, ou en proposant des programmes de formation dans les écoles pour prévenir les stéréotypes sexistes. C’est pourquoi, en octobre 2015, l’Observatoire a lancé une boîte à outils pour aider ces villes et régions à planifier, suivre et évaluer les politiques d’égalité de genre. Le nouvel outil comprend un ensemble de 76 indicateurs couvrant des domaines tels que l’emploi, le processus décisionnel ou l’aide sociale.

Malgré les efforts des collectivités locales, plusieurs défis subsistent, comme le manque de ressources financières et humaines ou un cadre institutionnel national inadapté. Pour surmonter ces défis, les institutions européennes doivent soutenir pleinement les politiques développées par les villes et les régions. Le risque est sinon que les initiatives des communes, villes et régions s’amenuisent, voire disparaissent. L’utilisation de cet outil offrira donc une réelle chance d’atteindre cet objectif : « Il faut veiller à ce que ce nouvel outil ne reste pas caché dans un tiroir », a déclaré Ibon Uribe, porte-parole du CCRE pour l’égalité de genre.

En outre, les élus locaux doivent être associés à la mise en œuvre de la future stratégie de l’UE pour l’égalité qui encadrera les actions et les politiques européennes visant à améliorer l’égalité des genres au cours des cinq prochaines années.

L’Observatoire et le CCRE appellent les villes et les régions à utiliser cet outil

Le nouvel outil permettra de mieux identifier les besoins sur le terrain et de mettre en place des projets adaptés, comme la création d’organismes publics pour assurer l’égalité des genres ou la promotion des femmes aux postes de décision au niveau local.

« La boîte à outils constituera un cadre commun au niveau européen pour que les gouvernements locaux et régionaux puissent suivre les politiques d’égalité des genres », a déclaré le porte-parole du CCRE pour l’égalité de genre. C’est pourquoi il est important que les associations du CCRE assument leur responsabilité et soutiennent la mise en œuvre des politiques publiques. « Il nous appartient désormais de veiller à ce que cet outil soit diffusé et utilisé. C’est notre responsabilité collective, celle des institutions européennes, des associations membres du CCRE et de nous-mêmes, responsables politiques et experts au niveau local et régional », a déclaré Ibon Uribe.

Leadership féminin

Women - News Section

Leadership féminin au niveau local : une exigence pour lutter contre le changement climatique


« En tant que femme dirigeante, je nous encourage toutes et tous à prendre en main les défis du développement », a déclaré la maire de Paris, Anne Hidalgo, lors de la réunion sur le leadership des femmes dans le développement organisée par notre association mondiale (CGLU), le 6 décembre, à l’hôtel de ville de Paris.

Organisé en marge des négociations de la COP21, l’événement a réuni des élus locaux du monde entier pour mettre en avant l’approche de l’égalité des sexes dans la lutte contre le changement climatique, pour atteindre les Objectifs de développement durable et pour façonner des politiques urbaines durables.

Lire l’article complet sur l’événement sur le site de la Charte de l’Observatoire pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale.