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Appel à propositions sur l’IA

CEMR Conferences

Appel à propositions : autonomiser les dirigeants locaux grâce à l’intelligence artificielle


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), en collaboration avec EIT Digital, lance une nouvelle initiative intitulée « Autonomiser les dirigeants locaux grâce à l’intelligence artificielle ».

Alors que l’intelligence artificielle (IA) devient un élément clé de la prestation des services publics, les collectivités locales et régionales à travers l’Europe doivent acquérir les compétences et la confiance nécessaires pour exploiter tout son potentiel. Cette initiative vise à combler le fossé entre politique, innovation et technologie, en veillant à ce que les dirigeants territoriaux soient outillés pour mener la transformation numérique de leurs communautés.

Le CCRE recherche actuellement des services de consultance pour concevoir et tester un programme de formation spécialement destiné aux collectivités locales, régionales et à leurs associations. Le projet consistera à :

  • identifier les besoins en formation,
  • cartographier les tendances émergentes en matière d’IA,
  • élaborer et mettre en œuvre un programme pratique et interactif à destination des dirigeants locaux.

📅 Date limite de soumission : 10 novembre 2025
📆 Période du contrat : décembre 2025 – décembre 2026
💶 Budget : jusqu’à 33 000 EUR (hors TVA)

Les experts ou organisations intéressés sont invités à soumettre leur proposition par e-mail à application@ccre-cemr.org avec l’objet :
« Développement et test d’un programme de formation sur l’IA pour les collectivités locales, régionales et leurs associations ».

Ensemble, aidons les dirigeants locaux européens à utiliser l’IA pour une gouvernance inclusive, éthique et centrée sur les citoyens.

Pour plus d’information, consultez notre appel à proposition (en anglais)

Pour plus d’informations, contactez :

Conseil mondial de CGLU à Xi’an

Les villes et régions européennes unies pour la paix et la coopération à Xi’an


En tant que section européenne de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), le CCRE a participé au Conseil mondial de CGLU, organisé à Xi’an et tenu en synergie avec le 10ᵉ anniversaire de l’initiative “Bridge for Cities” de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI). Sous le thème « Façonner les communautés pour les générations actuelles et futures », le sommet a réuni plus de 300 participants issus de plus de 80 villes et réseaux de gouvernements locaux.

Le Conseil mondial de CGLU a également offert une occasion aux représentants locaux et régionaux européens d’échanger avec leurs homologues du monde entier. Lors de la réunion du caucus européen, les membres du CCRE ont dialogué avec Bernadia Irawati Tjandradewi, Secrétaire générale de CGLU Asie-Pacifique, sur les priorités et les domaines potentiels de coopération, notamment en matière d’égalité de genre.

La séance d’ouverture, coorganisée avec l’ONUDI, a réaffirmé l’importance de la coopération entre les villes et les institutions internationales. Une déclaration conjointe a été signée entre CGLU, l’ONUDI et la ville de Xi’an, afin de renforcer la coopération technique et les programmes de renforcement des capacités. Les intervenants ont souligné que la transformation locale ne peut réussir que lorsque les communautés sont pleinement impliquées en tant que partenaires, et non de simples bénéficiaires.

Le CCRE a également pris part à la plénière de haut niveau “Bridge for Cities”, centrée sur l’innovation, le développement urbain durable et la contribution du leadership local aux agendas mondiaux.

Au cours du Conseil mondial, un nouvel appel à l’action, ouvert à tous les gouvernements locaux et régionaux, a été adopté. Intitulé « Appel à l’action pour la paix et la reconstruction », il exprime l’engagement des gouvernements locaux et régionaux en faveur de la paix, des droits humains et de la reconstruction, notamment dans les territoires touchés par les conflits armés. Cet appel s’inscrit dans les valeurs du Pacte pour l’avenir de l’humanité — Peuples, Planète et Gouvernance et met en lumière le rôle unique des villes dans la reconstruction du vivre-ensemble et des liens sociaux.

En représentant la perspective européenne et en soulignant le rôle clé des villes, communes et régions dans la résilience démocratique et le développement inclusif, le CCRE a contribué à renforcer ce mouvement mondial et à réaffirmer la place de la gouvernance locale dans la construction de sociétés pacifiques et durables.

Pour plus d’informations, contactez :

L’UE doit écouter ses villes

Les villes et les régions unies pour défendre leur rôle lors du prochain budget européen

Lors de la Semaine européenne des régions et des villes 2025, les dirigeants locaux et régionaux d’Europe ont envoyé un message clair : l’avenir du budget de l’Union Européenne ne doit pas marginaliser ceux qui font vivre l’Europe au quotidien.

À travers deux grands événements — l’un organisé dans le cadre de la #CohesionAlliance et l’autre par le Forum urbain européen et l’Alliance Locale — le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) et ses partenaires se sont mobilisés pour défendre le rôle des communes, des villes et des régions dans l’élaboration et la mise en œuvre du prochain budget à long terme de l’UE pour la période 2028–2034.

Ces actions s’inscrivent dans un effort de plaidoyer plus large, lancé juste après les élections européennes, alors que les nouvelles institutions de l’UE commençaient à définir les priorités politiques du mandat actuel.

Défendre le partenariat et la cohésion

Le 15 octobre, des représentants élus venus de toute l’Europe se sont rassemblés devant le Parlement européen pour appeler les institutions européennes à garantir aux gouvernements locaux et régionaux des droits de partenariat complets dans la future politique de cohésion, et à résister à toute tentative de nationalisation ou de centralisation.

Dans une action symbolique à laquelle ont participé des membres du Parlement Européen (MPE), du Comité européen des régions et des associations territoriales européennes, les partenaires de la #CohesionAlliance ont adopté un appel en sept points rejetant la proposition actuelle de la Commission Européenne.

«Regrouper la politique de cohésion avec les politiques agricoles, de défense ou de migration », avertit le communiqué, « obligerait les autorités locales et régionales à se concurrencer pour les fonds au niveau national».
Un tel changement, ont souligné les participants, risquerait de déplacer le pouvoir de décision loin des régions et des villes — là même où les objectifs de l’UE se concrétisent.

«Compétitivité et cohésion sont les deux faces d’une même médaille», a déclaré Christoph Schnaudigel, coprésident du CCRE et président du district de Karlsruhe (Allemagne). « Les entreprises de nos villes ont besoin d’infrastructures, de logements, d’écoles et de réseaux à haut débit. La cohésion fait partie des traités : nous avons besoin de compétitivité et de cohésion ensemble. Sinon, l’argent disparaîtra avant d’atteindre les communautés locales. La Commission européenne doit nous écouter. On ne peut pas savoir depuis Bruxelles ou Berlin ce dont les territoires ont besoin — nous, nous le savons, au niveau local».

Les villes au cœur des priorités européennes

Plus tard dans la journée, les dirigeants locaux se sont retrouvés au Parlement européen pour un débat intitulé « Façonner le prochain budget européen avec les villes », organisé par le Forum urbain européen en coopération avec la Local Alliance.

Le message des dirigeants municipaux, des MPE et des institutions européennes était unanime : les priorités de l’Europe — qu’il s’agisse de la transition verte ou de la transformation numérique — ne peuvent réussir sans le renforcement du rôle des villes et des régions. Comme l’a rappelé Christoph Schnaudigel (CCRE) : « On ne peut pas connaître les besoins depuis Bruxelles. Nous, nous les connaissons depuis le terrain».

Pascal Smet, membre du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale et du Comité européen des régions, a mis en garde contre un risque de voir émerger «une Europe des États-nations».

D’autres dirigeants, tels que Peter Dermol, maire de Velenje (Slovénie), ont souligné le danger de perdre la confiance des citoyens si l’Europe ne tient pas ses promesses dans les régions en transition industrielle.

Depuis l’Allemagne, Eckart Würzner, maire de Heidelberg, a rappelé que « les villes sont les défenseurs de la démocratie » et qu’en l’absence de ressources adéquates, «nous nous lèverons pour protéger la dimension locale de l’avenir européen».

Anna Lisa Boni, adjointe au maire de Bologne (Italie), a appelé l’UE à faire de la prochaine Agenda for Cities « un phare » garantissant que le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) renforce, plutôt qu’il n’affaiblisse, le rôle des gouvernements locaux.

Les principales revendications du CCRE pour le prochain budget européen

Le CCRE mène déjà une campagne de plaidoyer intensive pour influencer la proposition de budget présentée par la Commission européenne.
Comme le précise le document « Budget de l’UE 2028-2034 : principaux changements, défis et opportunités pour les gouvernements locaux et régionaux », le CCRE formule sept demandes clés :

Assurer une gouvernance multiniveau efficace et un partenariat significatif dans le prochain CFP

Placer la cohésion et l’équilibre territorial au cœur du prochain budget de l’UE

• Garantir un accès équitable aux financements européens pour les gouvernements locaux dans l’ensemble des programmes de l’UE

• Renforcer le soutien aux gouvernements locaux dans le cadre de l’élargissement de l’UE et de l’adhésion des pays candidats

• Développer un programme européen dédié au renforcement de la démocratie locale

Ces propositions font écho au message porté par les dirigeants locaux tout au long de la Semaine européenne des régions et des villes : la force de l’Europe réside dans ses territoires.
Cohésion et compétitivité ne peuvent coexister que dans un véritable partenariat entre tous les niveaux de gouvernance.

Bridges of Trust rassemblement annuel

Bridges of Trust - Annual Gathering 2025

3e édition du rassemblement annuel “Bridges of Trust” : renforcer les partenariats pour la reconstruction de l’Ukraine et son adhésion à l’UE


La troisième édition du rassemblement annuel Bridges of Trust est devenue un moment privilégié de réflexion collective et de coordination stratégique pour les partenaires engagés dans la reconstruction de l’Ukraine et son processus d’intégration européenne. Lancée en 2023, cette rencontre annuelle réunit les acteurs de la coopération municipale internationale avec l’Ukraine afin d’aligner leurs stratégies, créer des synergies et bâtir une communauté durable et efficace.

16/10/2025, Brussels – Building Bridges of Trust – COMMUNITY ANNUAL GATHERING © Elio Germani 2025

Une communauté unie autour d’une mission commune

Plus de 40 acteurs clés venus de toute l’Europe se sont réunis pour échanger sur les moyens de renforcer la coopération, consolider les efforts et faire du European Partnership Hub un moteur pour les nouveaux partenariats entre l’UE et l’Ukraine.

Des associations nationales de collectivités locales et régionales aux institutions européennes, en passant par les ONG et partenaires internationaux, les participants ont pris part à une table ronde riche en échanges, présentant leurs activités, leurs priorités et leurs stratégies. Cet effort collectif vise à garantir que les partenariats municipaux internationaux restent au cœur de la résilience, de la reconstruction et du chemin vers l’adhésion de l’Ukraine à l’UE.

Cette édition s’est tenue quelques mois seulement après le lancement du European Partnership Hub, lors de la Conférence sur la reconstruction de l’Ukraine 2025 à Rome — un moment marquant en réponse au Berlin Call to Action et aux demandes des collectivités locales pour une meilleure coordination et une plateforme stratégique commune.

16/10/2025, Brussels – Building Bridges of Trust – COMMUNITY ANNUAL GATHERING © Elio Germani 2025

Le European Partnership Hub : d’une initiative à un moteur de coopération

Le European Partnership Hub a été créé pour répondre à un défi majeur : malgré une vague de solidarité sans précédent à travers l’Europe, les efforts pour soutenir l’Ukraine restent souvent fragmentés, et les municipalités peinent à trouver les bons partenaires et les bonnes informations au bon moment.

Hébergé par le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) et soutenu par le programme U-LEAD with Europe, le Hub agit comme un guichet unique pour la coopération municipale internationale, réunissant une grande diversité d’acteurs pour coordonner les initiatives, partager les connaissances et accompagner les gouvernements locaux ukrainiens sur leur voie vers l’intégration à l’UE.

Ses objectifs stratégiques sont clairs :

  • Faciliter la coordination entre acteurs et éviter les doublons.
  • Étendre, soutenir et pérenniser les partenariats municipaux UE–Ukraine.
  • Renforcer les capacités, la visibilité et l’accès au financement des municipalités.
  • Promouvoir une approche communautaire et à long terme de la reconstruction.

Des partenariats locaux au cœur de la reconstruction

La rencontre a également mis en avant des exemples inspirants de coopération municipale internationale, comme le partenariat entre Venise et Odessa, désormais formalisé par un protocole d’accord. Ce type d’alliance illustre parfaitement l’esprit de l’initiative Bridges of Trust : démontrer comment les municipalités peuvent devenir des acteurs puissants de solidarité et des moteurs de la reprise ukrainienne.

16/10/2025, Brussels – Building Bridges of Trust – COMMUNITY ANNUAL GATHERING © Elio Germani 2025

Un grand merci à la communauté Bridges of Trust

La communauté Bridges of Trust repose sur des valeurs partagées de coopération, d’inclusivité et d’action centrée sur les bénéficiaires. En rassemblant dans un même espace les opérateurs, les soutiens et les bénéficiaires, la communauté veille à ce que les efforts soient coordonnés, efficaces et adaptés aux besoins réels des municipalités et des citoyens ukrainiens.

Un sincère remerciement à tous les membres de la communauté Bridges of Trust pour avoir fait de ce rassemblement un espace de dialogue, d’inspiration et de collaboration.


Principaux partenaires représentés :
ALDA – European Association for Local Democracy

All-Ukrainian Association of Local Self-Governments “Association of Amalgamated Territorial Communities”

Association of Ukrainian Cities (AUC)

Centre for European Perspective

CEMR – Council of European Municipalities and Regions / European Partnership Hub Secretariat

CoR – European Committee of the Regions

DIBA

European Commission, DG ENEST 

Energy Cities

Engagement Global / SKEW

Eurocities

Euroservis

GIZ – Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit

GMF – The German Marshall Fund of the United States

ICLEI Europe

KDZ – Centre for Public Administration Research (Austria)

Komponent

KS

Latvian Association of Local and Regional Governments (LALRG)

Municipality of Venice

NALAS – Network of Associations of Local Authorities of South-East Europe

PLATFORMA

Swedish Association of Local Authorities and Regions (SALAR)

U-LEAD with Europe

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Cérémonie du Pacte des Maires de l’UE

Covenant of mayors - Ceremony 2025

500 maires européens réunis pour parler de climat et de transition énergétique locale


Le 16 octobre, le Pacte des Maires de l’UE a réuni plus de 500 maires, représentants locaux et régionaux ainsi que des institutions européennes dans l’hémicycle du Parlement européen.

Organisé depuis le lancement de l’initiative en 2008, cet événement de haut niveau constitue le rassemblement annuel des signataires du Pacte engagés à garantir un avenir sûr et durable pour leurs citoyens. Depuis plus de quinze ans, le Pacte des Maires pour le Climat et l’Énergie de l’UE mobilise les dirigeants locaux à travers toute l’Europe afin de planifier, d’agir et de travailler avec leurs communautés pour construire un avenir plus résilient, prospère et neutre en carbone.

Le Pacte des Maires et la cérémonie rappellent tous deux le rôle essentiel des villes, des communes et des régions dans la construction de la vision et de l’avenir de l’Europe.

Covenant of mayors - Ceremony 2025

Séance d’ouverture avec les dirigeants européens

La cérémonie s’est ouverte avec l’intervention de la Présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, qui a rappelé que « l’Europe vit dans toutes les villes et régions, car ce sont les citoyens qui la construisent chaque jour ».

À sa suite, Ursula von der Leyen, Présidente de la Commission européenne, a déclaré que « nous sommes sur la bonne voie pour atteindre nos objectifs de 2030 ». Pour que les villes et régions puissent réussir leur transition climatique et énergétique, le logement et la résilience climatique constituent des politiques clés actuellement traitées par la Commission européenne. Elle a également souhaité la bienvenue aux délégations d’Ukraine et de Moldavie, réaffirmant leur appartenance à l’Europe.

Enfin, Kata Tüttő, Présidente du Comité européen des régions, a salué les dirigeants locaux présents à la Semaine européenne des régions et des villes, un moment phare de l’année. Elle a souligné que « le Pacte des Maires est une histoire écrite par et pour les maires, les dirigeants régionaux et leurs représentants », en partageant sa propre expérience.

Covenant of mayors - Ceremony 2025
Covenant of mayors – Ceremony 2025

Célébrer les villes pionnières

La cérémonie du Pacte des Maires est aussi l’occasion de récompenser les réussites de nombreuses villes européennes et de mettre en lumière des pratiques inspirantes et reproductibles.
De Malines (Belgique) à Lappeenranta (Finlande) et Domokos (Grèce), les villes européennes montrent déjà la voie vers la neutralité climatique

Dialogue entre dirigeants locaux et institutions européennes

Plusieurs tables rondes ont réuni des dirigeants locaux européens et des représentants des institutions européennes autour de thématiques clés :

  • « Alimenter l’Europe grâce à une énergie locale, propre et abordable »
  • « Protéger l’Europe des risques climatiques grâce à la résilience locale »

Les commissaires européens Dan Jørgensen et Wopke Hoekstra ont adressé des messages vidéo soulignant l’importance du Pacte des Maires de l’UE dans leurs portefeuilles respectifs liés au climat et à l’énergie.

Session de clôture : travailler ensemble pour la cohésion et la résilience

La session de clôture, intitulée « Les villes et l’Union européenne travaillant ensemble pour une Europe prospère », a accueilli Raffaele Fitto, Vice-président exécutif de la Commission européenne chargé de la Cohésion et des Réformes.
Il y a réaffirmé l’importance de la politique de cohésion comme outil clé pour soutenir les villes neutres en carbone.
[En savoir plus sur la politique de cohésion dans le prochain budget de l’UE 2028–2032.]

Covenant of mayors - Ceremony 2025
Covenant of mayors – Ceremony 2025

Et après ? Vers une coopération renforcée

En clôturant la Semaine européenne des régions et des villes, la cérémonie du Pacte des Maires a offert un moment privilégié pour rencontrer des dirigeants locaux inspirants et engagés venus de toute l’Europe.

Cet événement s’est tenu à un moment crucial pour l’Europe, alors que les négociations sur le prochain budget de l’UE sont en cours.

En réaffirmant le rôle essentiel des gouvernements locaux et régionaux dans la mise en œuvre de la transition climatique et énergétique, la cérémonie a mis en évidence une conviction partagée :

La sécurité, la résilience et la prospérité de l’Europe ne peuvent être atteintes qu’à travers une coopération étroite avec ses villes, communes et régions.

Pour plus d’informations, contactez :

Session sur l’adhésion de l’Ukraine vers l’UE

Bridges of Trust - event 2025

Transformer l’aide d’urgence en une coopération équitable entre les villes et régions de l’UE et d’Ukraine


En pleine guerre, les collectivités locales ukrainiennes se sont imposées comme des acteurs essentiels, à la fois pour résoudre les problèmes quotidiens et pour faire progresser l’intégration européenne. Lors de la Semaine européenne des régions et des villes à Bruxelles, le 15 octobre, une discussion menée par le CCRE dans le cadre du programme Bridges of Trust (BoT) a réuni des responsables locaux, des experts en politiques publiques et des représentants de la société civile afin d’examiner comment les partenariats municipaux peuvent ancrer l’élargissement et renforcer la cohésion européenne.

Le message clé : un progrès durable passe par la transition d’une solidarité d’urgence vers une coopération structurée, donnant aux municipalités les moyens de mener des réformes, d’attirer des investissements et de réduire les écarts régionaux.

Pourquoi les collectivités locales sont essentielles

Les municipalités ukrainiennes ont maintenu les services essentiels, coordonné l’aide et poursuivi des réformes malgré des conditions extrêmes. Grâce à BoT et au European Partnership Hub, elles développent des partenariats avec des homologues européens dans les domaines de l’éducation, de la culture, du développement économique et de la reconstruction. Comme l’a souligné Durmish Guri, directeur des projets et programmes du CCRE, la réussite repose désormais sur la capacité à passer « de la solidarité d’urgence à une collaboration mutuellement bénéfique ».

Des jumelages pour renforcer l’impact

Pour transformer les politiques en actions concrètes, BoT a lancé une plateforme de mise en relation permettant à chaque municipalité ukrainienne de collaborer avec une ville ou une région européenne. Cette plateforme vise à réduire la fragmentation, à faire correspondre besoins et ressources, et à accélérer la coopération transfrontalière.

Des réformes à la mise en œuvre

Dmytro Lyvch, d’Easy Business, a rappelé le double défi auquel fait face l’Ukraine : poursuivre les réformes structurelles tout en finançant la reconstruction. Les progrès réels se réalisent au niveau local, à travers les municipalités, la société civile et les agences de développement. Si l’Ukraine s’est adaptée aux exigences du chapitre 22 de l’acquis communautaire, des lacunes subsistent, notamment en matière de cohésion horizontale et verticale ainsi que dans les cadres institutionnels et financiers. Avec des disparités régionales plus fortes que dans plusieurs pays d’Europe centrale et orientale, des interventions ciblées sont nécessaires pour renforcer la résilience et la compétitivité.

Enseignements européens

Ambre Maucorps, de l’Institut viennois d’études économiques internationales, a partagé des enseignements issus de la Lituanie et de la Macédoine du Nord. La Lituanie a utilisé la politique de cohésion pour réduire les disparités en s’appuyant sur une gouvernance claire et une forte implication des parties prenantes. La Macédoine du Nord, après des fusions municipales similaires à celles de l’Ukraine, a bénéficié des fonds de préadhésion mais fait encore face à des difficultés d’absorption. Conclusion : coordination et flexibilité sont essentielles à l’efficacité de la politique de cohésion.

Renforcer les capacités et élargir les partenariats

Iryna Mykulych, de l’ONG Agency for Recovery and Development, a souligné que la coopération durable commence souvent par des échanges « souples » — culturels et éducatifs — qui construisent la confiance, avant d’évoluer vers des projets de reconstruction « concrets ». Le passage des partenariats municipaux à des coopérations impliquant les entreprises et le monde académique ouvre la voie à de nouveaux investissements, au partage de savoir-faire et à des résultats durables.

En conclusion

Le message final de l’événement est sans équivoque : la coopération municipale internationale est l’un des moyens les plus efficaces et durables pour territorialiser le processus d’adhésion à l’UE.

Comme l’a résumé Durmish Guri : « La coopération municipale internationale est la forme de collaboration la plus efficace, durable et efficiente. » Les gouvernements locaux, a-t-il ajouté, jouent un rôle crucial non seulement dans la mise en œuvre des réformes, mais aussi dans l’élaboration des politiques nationales et européennes, soulignant ainsi l’importance de « localiser l’adhésion » pour que les municipalités ukrainiennes soient pleinement associées au processus d’intégration européenne.

Donner aux gouvernements locaux les moyens de mener des réformes et de façonner les politiques, en partenariat avec leurs homologues européens, transforme l’Ukraine d’un simple bénéficiaire de solidarité en co-créateur de la cohésion et de la croissance européennes. C’est toute la promesse de l’approche communautaire de Bridges of Trust.

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Politiques migratoires de l’Europe

Le CCRE rencontre les villes du Bade-Wurtemberg


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a rencontré cette semaine le groupe de travail des coordinateurs européens de l’Association des villes du Bade-Wurtemberg afin d’échanger sur l’évolution du contexte européen et national en matière de migration et d’intégration. Cette rencontre intervient alors que les États membres de l’UE commencent à mettre en œuvre des éléments clés du Pacte sur la migration et l’asile, soulevant des questions sur la manière dont les gouvernements locaux et régionaux (GLR) seront associés à la définition du cadre européen de gouvernance migratoire.

Cette discussion s’inscrit dans la continuité du travail du CCRE sur les politiques migratoires et d’intégration, dans le cadre d’un engagement constant à soutenir les GLR autour de priorités clés : le Pacte européen sur la migration et l’asile, la directive sur la protection temporaire (DPT), le prochain cadre financier pluriannuel (CFP), le logement et l’inclusion sur le marché du travail.

Lors de la réunion, Annelies Coessens, chargée de mission au CCRE pour l’égalité, la diversité et la migration, a présenté les principaux défis qui façonnent actuellement la politique migratoire de l’UE. Bien que la migration demeure une priorité politique centrale — comme l’a réaffirmé la Présidente Ursula von der Leyen dans son discours sur l’état de l’Union 2025 — la mise en œuvre du Pacte sur la migration et l’asile manque encore de participation des GLR. Ce manque de coordination, conjugué à des récits nationaux axés sur la sécurité, freine le développement d’approches durables et communautaires en matière de migration.

Les participants ont partagé des perspectives issues de la réalité locale au Bade-Wurtemberg, notamment les défis rencontrés dans l’intégration des réfugiés ukrainiens — comme les barrières linguistiques, la pénurie de places en crèche et l’accès limité à l’emploi. Ces difficultés touchent particulièrement les femmes, notamment les mères célibataires, dont l’accès restreint à la garde d’enfants et aux opportunités professionnelles retarde significativement l’intégration et l’autonomie économique. Ces exemples illustrent le décalage entre les politiques européennes et la réalité locale, ainsi que la nécessité de renforcer les mécanismes de soutien pour les municipalités qui travaillent directement avec les nouveaux arrivants.

En regardant vers l’avenir, la discussion s’est tournée vers les prochaines négociations du budget de l’UE (2028–2034), où les fonds liés à la migration — notamment le FAMI et le FSE+ — devraient être intégrés dans les Plans nationaux et régionaux de partenariat (PNRP). Le CCRE a souligné que les GLR doivent être pleinement impliqués dans l’élaboration de ces plans afin de garantir que les ressources européennes répondent aux besoins réels sur le terrain.

Le CCRE a également présenté plusieurs initiatives en cours soutenant l’action locale, notamment le projet Bridges of Trust, qui relie les municipalités européennes et ukrainiennes, ainsi que de nouveaux jumelages favorisant les échanges de bonnes pratiques sur la migration et l’intégration. Le nouveau groupe de travail du CCRE sur le logement a également été présenté comme un espace clé de collaboration.

Cette rencontre a mis en lumière l’engagement commun du CCRE et de ses membres à faire en sorte que la politique migratoire fonctionne avec et pour les collectivités locales, afin que ceux qui sont au plus près des citoyens soient pleinement associés à la construction de la réponse européenne.

Appel à candidatures – Jumelage

EPSU CEMR - News

Appel à candidatures : consultance en recherche et analyse de données


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) recherche un·e consultant·e pour accompagner la migration des données du site actuel du jumelage vers la nouvelle Plateforme de Partenariats.

Le ou la consultant·e sera chargé·e de vérifier, nettoyer et harmoniser les données de près de 2 500 villes, afin d’en garantir l’exactitude et la conformité avec les Objectifs de développement durable (ODD). La mission se déroulera sur une période d’environ deux mois à la fin de l’année 2025, pour un budget maximal de 13 000 EUR.

Les candidatures doivent être envoyées au plus tard le 22 octobre 2025 à 12h00 (midi) à application@ccre-cemr.org, en indiquant « Data Analyst Expert » dans l’objet du courriel. Les questions peuvent être adressées à twinning@ccre-cemr.org jusqu’au 20 octobre 2025.

Plus d’informations : Jumelage | Plateforme de Partenariats

Pour plus d’informations, consultez les Termes de Référence ici.

La migration et l’inclusion au niveau local

Inclusion and Migration Event 2025

Réponses locales à la migration et à l’inclusion : défis et opportunités pour les gouvernements locaux et régionaux


Des représentants des associations nationales de gouvernements locaux et régionaux membres du CCRE, aux côtés d’experts de l’UE et d’organisations de la société civile, se sont réunis le 17 septembre pour discuter de la manière dont la politique migratoire se traduit là où cela compte le plus : dans les municipalités et les régions d’Europe. L’événement, intitulé « Réponses locales à la migration et à l’inclusion : défis et opportunités pour les gouvernements locaux et régionaux », a mis en lumière l’écart entre la conception des politiques européennes et les réalités de leur mise en œuvre locale et régionale.

Les gouvernements locaux en première ligne

Les gouvernements locaux et régionaux (GLR) sont en première ligne face à la migration. Ils fournissent un abri, de l’éducation, des soins de santé et des parcours vers l’emploi, souvent sous pression et avec des ressources limitées. Pourtant, les participants ont souligné que les GLR restent largement absents de la conception du Pacte européen sur la migration et l’asile.

« Les décisions politiques se prennent à Bruxelles ou dans les capitales nationales, mais ce sont les municipalités qui affrontent la réalité sur le terrain », a déclaré Emmanouil Dardoufas, du Comité européen des régions (CdR). « Les dirigeants locaux doivent avoir leur mot à dire dans l’élaboration des politiques migratoires, pas seulement dans leur mise en œuvre. »

Inclusion : la pièce manquante

Les intervenants ont insisté sur le fait que, si le Pacte traite de la gestion des frontières et des procédures, il est beaucoup plus faible sur l’intégration et l’inclusion, précisément les domaines où les municipalités portent la responsabilité la plus lourde. « L’intégration ne s’arrête pas à six mois ou neuf », a rappelé Annalisa Buscaini, du European Policy Centre, en référence aux délais d’accès au marché du travail et au soutien nécessaire pour une inclusion effective. Elle a également mis en garde contre la centralisation des fonds européens au niveau national, qui risque d’écarter les municipalités, en particulier les plus petites.

La dimension de genre : négligée et urgente

Le manque de sensibilité au genre dans la politique migratoire européenne a suscité une vive inquiétude. « Le mot femmes apparaît moins de dix fois dans le Pacte, ce qui implique que les besoins et les défis spécifiques des femmes et des filles migrantes risquent d’être négligés », a noté Frohar Poya, du Réseau européen des femmes migrantes. Elle a décrit des conditions d’accueil dangereuses où la surpopulation, le manque d’intimité et l’insuffisance des garanties exposent les femmes et les filles à la violence et à l’exploitation. Sans approche sensible au genre, a-t-elle averti, l’UE risque de perpétuer des situations de vulnérabilité.

Logement et emploi : des défis locaux pressants

Les pénuries de logements et l’accès au marché du travail figurent parmi les plus grands défis pour les municipalités. En Allemagne et aux Pays-Bas, les participants ont signalé que la rareté du logement alimente des discours hostiles, présentant les migrants comme « prenant la place » des habitants. Les parcours vers l’emploi sont également bloqués par de longues périodes d’attente, une bureaucratie lourde et la non-reconnaissance des qualifications étrangères.

« De nombreux migrants sont prêts à travailler, mais des obstacles juridiques et administratifs les en empêchent. Les gouvernements locaux pourraient jouer un rôle plus important en tant que facilitateurs et employeurs », a soutenu Josephine Liebl, du Conseil européen pour les réfugiés et exilés (ECRE).

Exemples pratiques à travers l’Europe

Les participants ont partagé des exemples de réponses municipales malgré ces pressions :

  • Îles Canaries : soutien individualisé pour les mineurs, avec plans éducatifs et sanitaires, évaluation socio-émotionnelle et acquisition de compétences de vie.
  • Athènes : un centre municipal de coordination qui offre des services adaptés aux besoins des mineurs et favorise l’échange de savoir-faire entre autorités locales.
  • Łódź : intégration scolaire des enfants ukrainiens grâce à des enseignants natifs, des activités culturelles et des cours supplémentaires de polonais.
  • Bouches-du-Rhône : participation des mineurs à l’élaboration de leurs plans de soutien, retours sur les services, et prolongement de l’accompagnement jusqu’au début de l’âge adulte pour améliorer les perspectives d’emploi.

Bien que les contextes diffèrent, ces exemples illustrent la créativité des acteurs locaux. Les participants ont cependant souligné qu’il n’existe pas de solution unique, et que les cadres nationaux et européens doivent permettre une flexibilité locale.

Un appel à une gouvernance multiniveaux renforcée

Le débat a convergé sur trois priorités centrales, traduites en demandes concrètes :

  • Financement de l’intégration : créer des micro-subventions directes aux municipalités et des enveloppes flexibles accessibles aux petites villes ; exiger des clauses de partenariat dans les règles nationales d’allocation.
  • Capacité en logement : explorer des financements ciblés de l’UE et des assouplissements en matière d’aides d’État pour le logement abordable fondés sur des évaluations locales des besoins ; encourager des cadres nationaux permettant le co-investissement municipal.
  • Parcours vers l’emploi : tester un accès plus précoce au marché du travail là où c’est possible ; accélérer la reconnaissance des qualifications étrangères dans les secteurs en tension ; simplifier le recrutement local des migrants par les GLR en tant qu’employeurs.

Les participants ont reconnu la nécessité pour les autorités nationales de garantir des règles cohérentes et une supervision. Le défi, ont-ils souligné, est de concilier cela avec la flexibilité dont les acteurs locaux ont besoin.

Comme l’a conclu Merel Bentsink, présidente du groupe d’experts du CCRE sur la migration et l’inclusion (VNG) :

« Les villes et régions d’Europe sont prêtes à faire leur part. Mais si nous voulons que les politiques de migration et d’inclusion fonctionnent, les voix locales doivent être entendues et soutenues. »

Pour plus d’informations, contactez :

Renforcer la coopération en Europe

EU Semester - News 2024

Les dirigeants du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) et du Réseau des associations de pouvoirs locaux d’Europe du Sud-Est (NALAS) se rencontrent pour renforcer leur coopération


Aujourd’hui, le Secrétaire général du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a rencontré le Président et le Secrétaire général du Réseau des associations de pouvoirs locaux d’Europe du Sud-Est (NALAS) afin de réaffirmer l’esprit de collaboration solide qui unit les deux organisations.

Lors de la rencontre, le Secrétaire général du CCRE a souligné le partenariat de longue date ainsi que le rôle précieux que joue NALAS dans la représentation et le soutien aux collectivités locales à travers l’Europe du Sud-Est. Les deux équipes dirigeantes ont insisté sur l’importance de renforcer les capacités des gouvernements locaux et régionaux (GLR) et de leurs associations (AGLR), en s’appuyant sur l’adhésion commune et les initiatives conjointes.

Le CCRE et NALAS ont échangé leurs points de vue sur la manière d’institutionnaliser leur coopération, afin qu’elle ne soit pas seulement poursuivie mais également pleinement intégrée dans les structures politiques du CCRE. Cette étape permettrait d’assurer un échange plus systématique, une meilleure représentation des priorités communes au niveau européen et un soutien accru aux communes, régions et à leurs associations — en particulier face aux défis actuels et dans le cadre du processus d’élargissement des six pays des Balkans occidentaux ainsi que du Trio du Partenariat oriental.

La rencontre a été suivie d’une discussion stratégique avec des représentants de la Direction générale du voisinage et des négociations d’élargissement de la Commission européenne (DG NEAR) sur la manière de garantir que les GLR et leurs associations soient activement impliqués dans le Plan de croissance pour les Balkans occidentaux. Cette initiative majeure, lancée par l’Union européenne, vise à accélérer le développement économique de la région et à faciliter son intégration dans le marché unique de l’UE.

Les deux organisations ont insisté sur l’importance de renforcer la coopération et le dialogue avec les gouvernements nationaux, tout en démontrant les responsabilités clés que les GLR doivent assumer dans les processus d’élargissement et de négociation.

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