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Résoudre le problème des déchets textiles

Textile Waste Management - News

Le CCRE appelle à un rôle local renforcé et à une responsabilité accrue des producteurs dans la réforme européenne de la gestion des déchets textiles


En réponse à la proposition de la Commission européenne de réviser la directive-cadre sur les déchets, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a publié des messages clés afin de garantir que les autorités locales et régionales soient au cœur d’un système de gestion des déchets textiles équitable et efficace.

La révision, qui inclut la mise en place obligatoire de systèmes de Responsabilité élargie des producteurs (REP) pour les textiles, est saluée par le CCRE. Toutefois, des améliorations urgentes sont nécessaires pour garantir une mise en œuvre rapide, une couverture complète des coûts et des rôles clairement définis pour les autorités publiques et les entreprises sociales.

Les recommandations du CCRE soulignent plusieurs domaines critiques :

  • Élargir la définition des déchets textiles pour inclure les sources non domestiques telles que les hôtels, hôpitaux et bureaux.
  • Clarifier le rôle des entreprises sociales et garantir leur intégration complète dans les systèmes REP.
  • Aligner les délais de collecte séparée (prévue d’ici 2025) avec la mise en place des systèmes REP afin d’éviter des obligations non financées pour les municipalités.
  • Garantir la couverture totale des coûts liés à la collecte, au tri, au traitement et aux campagnes de sensibilisation.
  • Inclure les textiles invendus dans le champ d’application de la REP, conformément au futur règlement sur l’écoconception.
  • Promouvoir la prévention, notamment en luttant contre la surproduction et la fast fashion.

En s’inspirant des bonnes pratiques du dispositif « Refashion » en France, le CCRE montre comment la REP peut favoriser des taux plus élevés de collecte et de réutilisation, stimuler l’innovation et améliorer la coopération tout au long de la chaîne de valeur, mais uniquement si elle est correctement mise en œuvre.

Le CCRE appelle les institutions de l’UE à intégrer ces recommandations dans la directive révisée afin de permettre aux gouvernements locaux de continuer à jouer un rôle moteur dans l’économie circulaire, sans être accablés par des obligations non financées.

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Les fonds de la politique de cohésion

Cohesion Policy - News 2023

Le CCRE publie une étude approfondie dévoilant des informations clés sur les fonds de la politique de cohésion européenne


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) est heureux d’annoncer la publication de son étude complète sur les fonds de la politique de cohésion européenne. Cette étude éclairante offre des informations précieuses sur la gestion et la mise en œuvre des Fonds structurels et d’investissement européens, un pilier essentiel de la stratégie d’investissement de l’Union européenne.

Elle propose aux praticiens et décideurs une vue d’ensemble complète sur la manière dont les fonds de la politique de cohésion sont mis en œuvre dans différents pays.

Les fonds de la politique de cohésion européenne, également appelés Fonds structurels et d’investissement européens, sont essentiels pour concrétiser la vision de l’UE d’un continent plus prospère et durable. Ces fonds atteignent toutes les régions d’Europe, soutenant des initiatives cruciales telles que la création d’emplois, la croissance économique, le développement durable, les transitions verte et numérique, ainsi que la construction de sociétés inclusives. Pour la période de financement 2021–2027, huit fonds distincts jouent un rôle clé :

  1. Fonds européen de développement régional (FEDER)
  2. Fonds social européen Plus (FSE+)
  3. Fonds de cohésion (FC)
  4. Fonds pour une transition juste (FTJ)
  5. Fonds Asile, Migration et Intégration (FAMI)
  6. Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture (FEAMPA)
  7. Fonds pour la sécurité intérieure (FSI)
  8. Instrument pour la gestion des frontières et les visas (IGFV)

Cependant, pour réellement comprendre l’impact de ces fonds et leur fonctionnement, il est nécessaire d’aller plus loin. Des questions clés émergent : qui gère ces fonds ? Comment les États membres assurent-ils leur administration ? Comment la coordination est-elle garantie pour éviter les chevauchements ? De plus, il est crucial de comprendre leur articulation avec d’autres instruments hors politique de cohésion, comme la Facilité pour la reprise et la résilience.

L’étude du CCRE sur les fonds de la politique de cohésion explore en profondeur ces questions fondamentales. Elle propose une analyse complète des fonds pour la période 2021–2027, en mettant en lumière leur gestion, leur coordination et leur impact.

Cette étude pionnière révèle des enseignements clés sur :

  • Gestion centralisée vs décentralisée : découvrez comment les États membres gèrent les fonds, que ce soit via des modèles centralisés, décentralisés ou mixtes.
  • Développement urbain durable : explorez l’importance croissante accordée au développement urbain durable, un pilier de la politique de cohésion. Les États membres y consacrent en moyenne environ 12 % de leurs fonds, dépassant l’exigence minimale de 8 %.

L’étude du CCRE est une ressource précieuse pour les décideurs, les autorités locales et régionales, ainsi que pour tous les acteurs engagés dans le développement de l’Europe.

Libérez le potentiel des fonds de la politique de cohésion et leur rôle transformateur dans la construction de l’avenir de l’Europe.

Cohesion Policy Fund graph

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Étude sur la localisation des ODD

Energy Behaviour Forum - image 1

Découvrez notre nouvelle étude sur les progrès réalisés par les collectivités locales dans la mise en œuvre des Objectifs mondiaux


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) et PLATFORMA publient aujourd’hui (12 juillet) leur étude annuelle sur la localisation des Objectifs de développement durable (ODD) à l’occasion d’un événement spécial des Nations unies à New York. L’étude est présentée par la présidente du CCRE, Gunn Marit Helgesen, au 6e Forum des gouvernements locaux et régionaux sur l’Agenda 2030 organisé dans le cadre du Forum politique de haut-niveau (FPHN), l’événement annuel des Nations unies sur les ODD.

Le rapport recueille des données auprès de 41 associations de collectivités locales et régionales de la grande Europe et formule sept recommandations. Comme le montrent les estimations, 65 % des 169 cibles qui sous-tendent les 17 ODD ne peuvent être atteintes sans l’implication des collectivités territoriales.

Une fois de plus, ce rapport résonne comme un appel fort aux institutions nationales et européennes pour qu’elles reconnaissent et incluent dans leurs rapports les progrès réalisés par les municipalités et les régions dans la réalisation des ODD. Plus que jamais, la coopération décentralisée et les partenariats sont des instruments cruciaux pour réaliser l’Agenda 2030 aux niveaux local et régional.

« Nous approchons rapidement de la moitié du chemin vers l’Agenda 2030 et la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD), ce qui signifie qu’il ne reste plus que six étés ! » prévient Gunn Marit Helgesen, présidente du CCRE dans l’avant-propos de l’étude.

Le 6e Forum des gouvernements locaux et régionaux sur l’Agenda 2030 est organisé par UN DESA, la Taskforce mondiale des gouvernements locaux et régionaux (GTF), UN-Habitat, le PNUD et Local 2030.

Les maires ont leur mot à dire

Cette année, la délégation européenne des gouvernements locaux et régionaux est composée de plusieurs maires et de conseillers municipaux, dont :

  • Gunn Marit Helgesen, Présidente du CCRE et Conseillère de Vestfold et Telemark, Présidente de l’Association norvégienne des pouvoirs locaux et régionaux (KS)
  • Magda Kostava, Membre du Conseil municipal de Kutaisi, Géorgie (NALAG), membre de la commission Jeunes élus du CCRE
  • Wim Dries, Président de la VVSG et Maire de la ville de Genk
  • Luisa Salgueiro, Présidente de l’Association nationale des municipalités portugaises (ANMP) et Maire de Matosinhos, Portugal
  • Manueal Alvares, conseiller municipal de Matosinhos, Portugal
  • Stephan Neher, Maire, Ville de Rottenburg am Neckar, Allemagne
  • Anne-Marie Jean, Vice-présidente de l’Eurométropole de Strasbourg (CUF)
  • André Viola, Conseiller, Département de l’Aude (AFCCRE)

Fabrizio Rossi, Secrétaire Général du CCRE, Emilia Saiz, Secrétaire Générale de CGLU, Lucy Slack, Secrétaire Générale du CLGF, Unai Tellería, Délégué du Gouvernement Basque (Espagne) aux Etats-Unis, et Leen Verbeek et Mathieu Mori, respectivement Président et Secrétaire Général du Congrès des Pouvoirs Locaux et Régionaux du Congrès de l’Europe participent également au HLPF et à la réunion parallèle dédiée aux collectivités locales et régionales.

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Réformes du marché de l’électricité

Electricity Market - News 2023

Réformer le marché européen de l’électricité : priorités et défis


En mars, la Commission européenne a proposé une réforme du marché de l’électricité de l’UE. Cette réforme revêt une grande importance pour les gouvernements locaux et régionaux, qui jouent un rôle central en tant que fournisseurs, distributeurs et consommateurs d’électricité. Bien que le marché intérieur de l’électricité ait entraîné des effets positifs et une baisse des prix, des ajustements sont nécessaires pour répondre aux enjeux de décarbonation du secteur et aux pénuries de gaz causées par l’instrumentalisation de l’énergie par la Russie dans le contexte de la guerre en Ukraine.

L’hiver dernier a démontré que la sécurité de l’approvisionnement et la baisse des prix de l’électricité sont devenues des priorités majeures pour les années à venir. L’UE et ses États membres doivent augmenter la production d’électricité, développer leur capacité de stockage d’énergie, et prendre des mesures fortes pour décarboner le secteur afin d’atteindre la neutralité climatique d’ici 2050. Autrement dit, le marché européen de l’électricité est à un tournant : pour aller de l’avant, l’UE doit agir avec détermination et coopérer étroitement avec les collectivités locales et régionales.

Faciliter le rôle des collectivités locales et régionales dans les investissements en énergies renouvelables

Les collectivités locales et régionales ont un rôle crucial dans la transformation du secteur de l’électricité. Elles doivent :

  • Identifier les sites adaptés à la production, distribution et transmission ;
  • Accélérer la délivrance des permis ;
  • Gérer la planification territoriale ;
  • Investir dans les entreprises énergétiques ;
  • Encourager les communautés énergétiques et la participation des consommateurs.

Grâce à leur proximité avec les citoyens, elles sont aussi essentielles pour garantir l’acceptabilité sociale du déploiement des énergies renouvelables. Elles doivent donc être considérées comme partenaires clés de la réforme du marché européen de l’électricité.

Réduire la dépendance des prix de l’électricité aux coûts des énergies fossiles à court terme

Il est essentiel de proposer des contrats à long terme, y compris pour les particuliers et les petits consommateurs. Cela permet de les protéger des prix élevés et imprévisibles, au moins jusqu’à ce que les énergies renouvelables puissent fournir une électricité à moindre coût.

Maintenir certaines mesures d’urgence dans le futur modèle de marché

Lors de pics de prix extrêmes, certaines mesures d’urgence doivent être conservées, comme :

  • les plafonds tarifaires,
  • les taxes sur les profits exceptionnels,
  • et les compensations aux consommateurs.

Ces mesures doivent cibler uniquement les sources d’énergie fossiles ou en cours d’abandon, pour encourager les investissements dans les renouvelables, sans pour autant freiner les économies d’énergie ou la flexibilité.

Favoriser la responsabilisation et la protection des consommateurs

Il faut renforcer la protection des consommateurs, notamment les plus vulnérables, dans le cadre du développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Pour cela, il est nécessaire de mettre en place :

  • des dispositifs de soutien,
  • des prêts adaptés,
  • et une assistance technique.

Les fournisseurs d’énergie locaux ou régionaux, qui agissent comme « fournisseurs de dernier recours », doivent recevoir des compensations financières adéquates via des fonds nationaux ou européens pour aider les foyers et entreprises vulnérables.

Promouvoir une gouvernance multiniveau efficace et des soutiens financiers

La réussite de la réforme passe par une coopération entre tous les niveaux de gouvernance, dans le respect des principes de subsidiarité et de gouvernance à plusieurs niveaux. Des plateformes telles que le Pacte des maires permettent la coopération, l’échange de connaissances et le partage de bonnes pratiques à tous les échelons.

Enfin, pour garantir une mise en œuvre réussie des réformes au niveau local et régional, il est impératif de prévoir :

  • des ressources financières suffisantes,
  • des mesures d’accompagnement ciblées,
  • tout en évitant les réglementations excessives et la surcharge administrative.

En conclusion, la proposition de réforme de la Commission européenne représente une opportunité majeure pour relever les défis du marché de l’électricité. Pour réussir la transition vers la neutralité climatique et garantir un approvisionnement énergétique sûr, il est essentiel de :

  • renforcer la production et le stockage,
  • promouvoir les énergies renouvelables,
  • et associer pleinement les gouvernements locaux et régionaux.

La collaboration, le soutien financier et une gouvernance efficace seront les piliers d’un marché de l’électricité européen durable et résilient.

→ Pour en savoir plus sur les propositions du CCRE, consultez la position complète.

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L’inclusion commence au niveau local

Inclusive Migration - News 2023

Leçons clés du projet IncluCities pour améliorer l’intégration des migrants grâce à la coopération multiniveaux


Le projet IncluCities, dirigé par le CCRE et financé par le programme FAMI de l’UE, a démontré comment les gouvernements locaux et régionaux (GLR) peuvent conduire des politiques migratoires inclusives lorsqu’ils disposent des bons outils et du soutien nécessaire. Pendant trois ans, huit villes et six associations nationales ont collaboré dans un programme de mentorat visant à améliorer les stratégies locales d’intégration des ressortissants de pays tiers.

Grâce à des évaluations des besoins, des plans d’action et des académies de formation, IncluCities s’est concentré sur une véritable collaboration entre les villes et leurs associations, sous la coordination du CCRE. Le projet a clairement montré que l’échange entre pairs et le soutien coordonné permettent d’élaborer des politiques plus efficaces et durables.

De la pratique à la politique

Sur la base de l’expérience du projet, le CCRE formule sept recommandations clés :

  • Adopter une approche communautaire globale – Les politiques d’intégration doivent bénéficier à tous les résidents, et pas uniquement aux nouveaux arrivants, en promouvant une citoyenneté locale active.
  • Promouvoir l’inclusion plutôt que l’adaptation – L’inclusion doit être un processus réciproque impliquant l’ensemble de la communauté, et pas uniquement les migrants.
  • Former l’ensemble de l’écosystème – Une action durable nécessite la collaboration entre services municipaux, société civile et communautés migrantes.
  • Garantir une participation significative – La participation doit être reconnue comme un droit fondamental et intégrée dans les structures de gouvernance locale.
  • Soutenir les femmes migrantes – Les femmes jouent un rôle clé dans les communautés et doivent être placées au cœur des efforts d’inclusion.
  • Améliorer la gouvernance multiniveaux – Une coopération renforcée entre les niveaux européen, national et local est essentielle, tout comme un accès direct au financement.
  • Créer des réseaux de soutien locaux – Des partenariats regroupés permettent aux villes de partager leurs connaissances et de faire entendre leur voix dans les débats nationaux.

Conclusion

Les gouvernements locaux et régionaux sont essentiels à la gestion de l’intégration, mais restent sous-représentés dans l’élaboration des politiques de l’UE. Alors que le nouveau Pacte sur la migration et l’asile avance, le CCRE appelle à une inclusion pleine et entière des voix locales dans la définition des politiques migratoires, en particulier celles des petites et moyennes villes, qui sont les plus proches du terrain.

Lire le document de position complet ici

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Guide sur l’intersectionnalité

Intersectionality - News 2023

Des tout-petits aux adultes, les municipalités adoptent l’intersectionnalité à tous les âges


L’intersectionnalité et la diversité sont au cœur de l’égalité des genres. Les identités et les expériences vécues par les individus ne sont pas simplement additives, mais imbriquées et complexes. Il est donc nécessaire d’inclure ces dimensions dans les politiques publiques pour bâtir une société plus égalitaire. En France et en Italie, deux municipalités travaillent déjà dans ce sens. D’un guichet d’aide multifonctionnel à des jouets représentatifs, elles nous montrent que l’intersectionnalité est une question concrète et transversale.

Créer un guichet anti-discrimination à Bologne

La municipalité de Bologne est engagée dans la recherche de l’égalité et de la justice pour tous, tant au sein de son administration qu’au service de ses résidents.

La ville a élaboré un plan d’action positive pluriannuel pour mettre en œuvre ses objectifs en matière d’égalité des chances et pour aborder les inégalités liées au genre, au handicap, à l’âge et à l’orientation sexuelle. Ce plan inclut des mesures pour garantir l’accessibilité des documents et des sites web, fournir des formations et organiser des échanges d’expériences. Depuis 2021, Bologne fait partie d’une campagne promue par Period Think TankData to Count, permettant l’accès public à des données mesurant l’impact des politiques publiques sur les dimensions liées au genre.

En coopération avec le réseau régional contre les discriminations en Émilie-Romagne, Bologne propose un service de guichet anti-discrimination. Son objectif est d’accueillir, écouter, guider et soutenir les victimes ou les témoins de discriminations sur une base raciale, ethnique ou religieuse.

Ce guichet est accessible via trois formats : un bureau permanent au Centre interculturel Zonarelli, un numéro de téléphone accessible en semaine, et un numéro WhatsApp pour laisser des messages vocaux à tout moment. Un formulaire en ligne est également disponible pour signaler des discriminations.

Promouvoir la compréhension et l’acceptation à travers le jeu à Saint-Médard-en-Jalles

Dans le cadre de son engagement envers la Charte européenne pour l’égalité, la municipalité française de Saint-Médard-en-Jalles a rédigé un plan d’action pour l’égalité 2022-2024. Ce plan comprend un objectif visant à sensibiliser le personnel travaillant avec des enfants, des jeunes et des adultes à une éducation non stéréotypée.

En plus de proposer des formations au personnel et de les inciter à réfléchir aux inégalités au sein de la structure municipale, la ville prend des mesures pour présenter aux enfants des modèles de filles, garçons, femmes et hommes qui sortent des rôles stéréotypés souvent véhiculés.

Par exemple, dans les structures accueillant des jeunes enfants, la municipalité repense les types de jouets achetés pour inclure des poupées de différentes couleurs de peau, des personnages en situation de handicap, et des jeux représentant des personnes de tous horizons.

Ressources supplémentaires

  • Guide du CCRE sur l’intersectionnalité pour les gouvernements locaux et régionaux (2022)
  • Igualtats Connectades : Boîte à outils pour intégrer l’intersectionnalité dans les politiques locales (2019)
  • Plan d’action positive de Bologne 2022-2024
  • Jouets pour éduquer à la diversité

Série de la Journée internationale des droits des femmes 2023 : « Cinq nouveaux articles de la Charte illustrés par des actions locales »

Cet article fait partie d’une série publiée par le CCRE pour célébrer la Journée internationale des droits des femmes 2023. La série informe sur des initiatives menées par des gouvernements locaux et régionaux pour promouvoir la justice de genre.

Ces projets incarnent la version mise à jour de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale, et montrent comment cinq de ses neuf nouveaux articles peuvent être mis en pratique. Ensemble, ils représentent une étape inspirante vers une Europe plus égalitaire en termes de genre.

La Charte mise à jour est disponible en versions anglais, français et facile à lire.

Pour toute question concernant la mise à jour ou les actions mises en avant dans cette série, veuillez contacter contact@ccre-cemr.org ou le coordinateur national de la Charte dans votre pays.ator for the Charter in your country.

Lire l’étude ici

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Guerre en Ukraine – première déclaration

Les dirigeants locaux et régionaux européens réaffirment leur solidarité avec l’Ukraine et appellent à la paix, à la justice et à la reconstruction


À l’occasion du premier anniversaire de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, les dirigeants locaux et régionaux de toute l’Europe renouvellent leur plus ferme soutien à l’Ukraine, à son peuple et à ses institutions démocratiques.

Condamnation de l’agression

La guerre a provoqué des dévastations parmi les civils, les représentants élus et les infrastructures essentielles. L’enlèvement de maires ukrainiens et la détention continue de cinq d’entre eux illustrent l’attaque contre la démocratie et l’État de droit. Ces actes sont condamnés avec la plus grande fermeté, accompagnés d’appels urgents à la libération immédiate des dirigeants détenus.

Solidarité et soutien

Les gouvernements locaux et régionaux de toute l’Europe se tiennent fermement aux côtés de l’Ukraine. Des partenariats tels que le projet Bridges of Trust, le programme Partenariat oriental et l’Alliance européenne des villes et régions pour la reconstruction de l’Ukraine mobilisent ressources, expertise et coopération. Ces initiatives contribuent non seulement à la reprise des communautés, mais préparent également l’Ukraine à son avenir en tant que membre à part entière de l’Union européenne.

Valeurs communes

Cette déclaration rappelle que les fondements de l’Europe reposent sur la paix, la démocratie et le respect du droit international. Alors que la guerre se poursuit, les dirigeants européens rejoignent la communauté internationale pour réaffirmer la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine, et pour exhorter la Fédération de Russie à mettre fin à sa guerre illégale.

Un an après le début de ce conflit injustifié, l’engagement des municipalités, villes et régions d’Europe demeure inébranlable : se tenir aux côtés de l’Ukraine, défendre des valeurs partagées et contribuer à la reconstruction d’un avenir pacifique et démocratique.

Lire la déclaration ici

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Sauvegarder les investissements locaux

Investing in Europe - News

Pourquoi la réforme de la gouvernance économique de l’UE doit protéger la capacité d’investissement des communes


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a averti que la prochaine réforme du cadre de gouvernance économique de l’UE, y compris le Pacte de stabilité et de croissance (PSC), pourrait compromettre la capacité d’investissement des communes et des régions à travers l’Europe.

Les gouvernements locaux et régionaux sont responsables de près de la moitié de l’ensemble des investissements publics dans l’UE. Ces investissements sont essentiels pour concrétiser les priorités européennes telles que la transition verte, la numérisation et des infrastructures résilientes. Cependant, l’introduction envisagée de plafonds de dépenses nettes risque de pénaliser involontairement les collectivités locales, qui empruntent généralement uniquement pour des investissements de long terme dans des actifs durables.

La réforme et ses implications

La Commission européenne a annoncé son intention de simplifier le PSC en remplaçant certaines règles, y compris l’objectif budgétaire à moyen terme (OMT), par un nouveau système de plafonds de dépenses nettes. Si le CCRE salue l’abandon de l’OMT, qui avait jusque-là limité les investissements locaux à travers les contraintes de déficit et la réduction des transferts des gouvernements centraux, il exprime de vives inquiétudes quant à l’impact des nouveaux plafonds.

L’application de plafonds de dépenses nettes aux communes ferait courir trois risques majeurs :

  • Des charges administratives accrues, car les collectivités locales n’utilisent pas le concept de dépenses nettes dans leur comptabilité.
  • Des décalages politiques, les cycles électoraux locaux ne coïncidant que rarement avec la programmation budgétaire nationale.
  • Des coupes dans l’investissement public, le report de projets d’infrastructures constituant souvent le seul ajustement rapide possible sous des plafonds de dépenses stricts.

Et ce, alors même que l’endettement des collectivités locales reste prudent dans tous les États membres de l’UE et fait déjà l’objet d’un suivi strict au niveau national.

La solution : exclure les dépenses locales

Le CCRE appelle donc à l’exclusion des dépenses des collectivités locales de la définition des plafonds de dépenses nettes dans le PSC réformé. Tout comme les dépenses liées au chômage conjoncturel sont exclues, retirer l’investissement local de ces calculs garantirait que les communes puissent continuer à fournir des services essentiels, à entretenir les infrastructures et à investir dans l’avenir sans être pénalisées par des objectifs budgétaires centralisés.

À un moment où l’Europe a un besoin urgent d’une action locale renforcée pour relever les défis climatiques, numériques et sociaux, affaiblir la capacité d’investissement des communes serait contre-productif. Protéger l’investissement public local dans le cadre de la réforme de la gouvernance économique de l’UE ne relève pas uniquement des budgets : il s’agit de préserver la capacité de l’Europe à concrétiser ses ambitions.

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Fonds de la politique de cohésion 2021-2027

European Town - News

Les villes et municipalités aux commandes des fonds de la politique de cohésion de l’UE ?


Quel est le point commun entre les trolleybus de la zone métropolitaine d’Ostrava (République tchèque), les entreprises alimentaires locales de la région urbaine de Ljubljana (Slovénie) et le festival de danse traditionnelle de Saint-Gervais-d’Auvergne (France) ? Ils ont tous bénéficié de la politique de cohésion européenne via des investissements territoriaux intégrés (ITI) ou des démarches de développement local mené par les acteurs locaux (DLAL).

Derrière le terme « politique de cohésion de l’UE », se cache une diversité de programmes et de financements tels que le Fonds européen de développement régional (FEDER), le Fonds social européen (FSE) ou encore le Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER), bien que ce dernier soit désormais directement rattaché à la Politique agricole commune.

Dans la pratique, ces fonds atteignent des milliers de villes, municipalités et régions, ainsi que d’autres bénéficiaires, par l’intermédiaire des « autorités de gestion », qui peuvent être des ministères nationaux ou des régions. Mais deux dimensions moins connues de ces fonds sont mises en œuvre directement sur le terrain : les ITI et les DLAL.

ITI et DLAL

Les Investissements Territoriaux Intégrés (ITI) et le Développement Local mené par les Acteurs Locaux (DLAL) sont les principaux mécanismes utilisés pour mettre en œuvre les financements de la politique de cohésion européenne de manière intégrée et territorialisée. L’utilisation de ces outils garantit une implication étroite des gouvernements locaux et des parties prenantes dans la conception, la mise en œuvre et le suivi des fonds européens qu’ils reçoivent.

Ils permettent de mobiliser différents fonds de manière intégrée. Par exemple, une municipalité rurale souhaitant lancer un projet d’inclusion sociale pourrait combiner le FSE et le FEADER dans un seul projet global.

Sur le papier, les ITI et les DLAL sont des outils formidables pour les collectivités locales et régionales… mais qu’en est-il dans la réalité ?

En 2015, nous avons mené une première analyse de l’utilisation des ITI dans différents États membres. Quelques années plus tard, avec le lancement de la nouvelle période de programmation 2021-2027, nous avons renouvelé l’expérience pour comprendre comment ces outils avaient été utilisés dans la période précédente, quels enseignements en avaient été tirés et quelles évolutions avaient été apportées à leur mise en œuvre.
[Cliquez ici pour lire l’étude complète.]

Pour cela, le CCRE a consulté certaines de ses associations membres afin de recueillir des retours sur la mise en œuvre et la planification des outils ITI et DLAL, du point de vue des villes et des municipalités.

Des outils très appréciés, mais des difficultés subsistent

Dans l’ensemble, les nombreux retours reçus ont été très positifs. Les ITI et les DLAL sont considérés comme d’excellents instruments, grâce à leur capacité d’adaptation aux besoins et spécificités locales. Ils permettent aux autorités locales de renforcer leurs compétences en matière de gestion des fonds européens. De plus, ils favorisent le dialogue à plusieurs niveaux entre les collectivités locales et les autorités de gestion (ministère ou région), renforçant ainsi la confiance entre les différents niveaux de gouvernance.

Mais tout n’est pas encore parfait : certains défis demeurent pour exploiter pleinement le potentiel de ces outils, comme la lourdeur administrative encore inhérente aux fonds de la politique de cohésion. Dans la nouvelle analyse du CCRE, nous formulons également plusieurs recommandations pour améliorer le recours aux ITI et DLAL dans la période de programmation actuelle et future.

Lire l’étude ici

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Soutien au maire d’Istanbul

Istanbul Mayor - News 2022

La présidente du CCRE exprime son soutien fort au maire d’Istanbul, Ekrem İmamoğlu


La présidente du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), Gunn Marit Helgesen, a exprimé son soutien plein et entier à Ekrem İmamoğlu, maire d’Istanbul, condamné à deux ans et sept mois de prison.

« Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) est profondément préoccupé d’apprendre qu’un tribunal turc a condamné le maire d’Istanbul, Ekrem İmamoğlu, à plus de deux ans et demi de prison pour des accusations d’insultes envers les membres du Haut Conseil électoral de Turquie, comme cela a été largement relayé dans la presse internationale.

Nous condamnons avec la plus grande fermeté cette décision à l’encontre de notre collègue, et nous dénonçons également l’interdiction politique qui pourrait conduire à sa destitution. Le maire İmamoğlu est un élu dont les actions ne justifient en rien un verdict aussi répressif et disproportionné.

Le CCRE suit de près la situation en Turquie depuis plusieurs années et considère comme extrêmement préoccupant le traitement inacceptable réservé aux élus locaux. Ces événements n’ont pas leur place dans une société démocratique, et nous appelons le système judiciaire turc à annuler cette décision injuste.

Le CCRE soutient les élus démocratiquement choisis, dont le mandat légitime découle du vote des citoyens. Nous affirmons notre solidarité indéfectible avec les responsables locaux en Turquie et dans le monde entier, engagés pour la liberté d’expression et la démocratie locale. »

Lire la déclaration ici

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