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L’action locale au service du Pacte vert

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Le CCRE souligne le rôle crucial des municipalités et des régions pour faire de l’Europe un continent neutre en carbone d’ici 2050


The European Green Deal, launched in December 2019, sets out the EU’s amLe Pacte vert pour l’Europe, lancé en décembre 2019, fixe l’ambition de l’UE de devenir le premier continent climatiquement neutre au monde d’ici 2050. Bien que le cadre soit défini au niveau européen, sa mise en œuvre reposera largement sur les municipalités et les régions. Les gouvernements locaux et régionaux (GLR) sont déjà responsables de la mise en œuvre de 70 % des mesures d’atténuation climatique, 90 % des politiques d’adaptation et 65 % des Objectifs de développement durable (ODD). Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) souligne qu’il est essentiel de donner à ces acteurs les moyens d’agir pour atteindre les objectifs du Pacte vert.

Le CCRE insiste sur le fait que les GLR ne sont pas seulement des exécutants, mais aussi des innovateurs, capables de mobiliser les citoyens et de fixer des objectifs ambitieux au-delà des exigences de l’UE. Par exemple, les 10 000 signataires de la Convention des Maires se sont engagés à réduire les émissions de CO₂ de 47 % d’ici 2030, bien au-delà de l’objectif actuel de 40 % fixé par l’UE.

Le CCRE avance plusieurs recommandations pour renforcer la mise en œuvre du Pacte vert :

  • Reconnaissance et ressources : Les GLR doivent être reconnus comme de véritables partenaires, dotés d’une capacité financière suffisante et d’une flexibilité pour adapter la mise en œuvre aux différentes réalités locales.
  • Meilleure réglementation et coordination : L’UE devrait appliquer les législations existantes, améliorer la cohérence entre les politiques sectorielles et éviter d’imposer des charges administratives supplémentaires aux gouvernements locaux.
  • Climat et énergie : Les objectifs ambitieux sont bienvenus, mais doivent être accompagnés de ressources adéquates. Les autorités locales doivent être incluses dans l’élaboration des Plans nationaux énergie-climat (PNEC). L’énergie renouvelable doit être traitée de manière égale, qu’elle soit produite sur site ou via des réseaux tels que le chauffage urbain.
  • Économie circulaire : Les municipalités gèrent près de 500 kg de déchets par habitant chaque année et jouent un rôle central dans le recyclage, la réduction des déchets et la valorisation énergétique. Leur rôle doit être renforcé pour façonner de nouveaux modèles de consommation et de production circulaires.
  • Mobilité propre : Les GLR sont à l’avant-garde de la décarbonation des transports et de la mobilité publique, mais ils ont besoin d’un soutien financier et réglementaire pour moderniser les infrastructures et introduire des solutions innovantes.
  • Financement de la transition : L’investissement est crucial. Des outils comme le Fonds pour une transition juste sont bienvenus mais insuffisants. Les investissements locaux durables devraient être exemptés des règles de dette de l’UE afin de libérer leur plein potentiel. Des mécanismes de financement innovants adaptés aux municipalités de toutes tailles sont également nécessaires.
  • Leadership mondial : Les GLR peuvent agir comme ambassadeurs du Pacte vert grâce à la coopération internationale, au renforcement des capacités et aux partenariats avec des autorités locales à l’étranger, renforçant ainsi le leadership climatique de l’Europe sur la scène mondiale.

Le succès de l’Europe dans la mise en œuvre du Pacte vert se jouera au niveau local. Les municipalités et les régions sont déjà à l’avant-garde de l’action climatique, mais elles ont besoin de reconnaissance, de ressources et de flexibilité pour intensifier leurs efforts. En intégrant pleinement les GLR dans les politiques et financements européens, le Pacte vert peut conduire non seulement à une Europe neutre en carbone, mais aussi à un avenir plus durable, inclusif et résilient.

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Impact du COVID sur les finances locales

COVID 19 finances - News

Un aperçu à l’échelle européenne de l’impact fiscal de la pandémie sur les municipalités et les régions, et des soutiens encore manquants


La pandémie de COVID-19 a placé les gouvernements locaux et régionaux en première ligne de la réponse sanitaire en Europe. Tout en assurant la sécurité, le maintien des services essentiels et le soutien aux populations vulnérables, ces autorités ont été simultanément confrontées à une explosion des coûts et une chute brutale des recettes.

Une enquête menée par le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) en mai 2020 offre un aperçu crucial de la détresse financière des villes et municipalités dans 17 pays européens.

Des finances locales sous double pression

L’enquête révèle une double pression sur les finances locales et régionales :

  • Des dépenses en forte hausse, notamment pour les équipements de protection individuelle, la désinfection et le soutien social ;
  • Des recettes en chute libre, en raison du ralentissement de l’activité économique.

Les recettes fiscales, les redevances des services municipaux et les revenus issus des secteurs culturel et touristique ont été particulièrement affectés. Par exemple :

  • La Bulgarie a enregistré une baisse de 41 % des recettes municipales issues de ses propres sources ;
  • En Autriche, les pertes de recettes municipales étaient estimées entre 900 millions et 2 milliards d’euros.

Une réponse rapide mais un soutien inégal

Bien que les autorités locales aient réagi rapidement, en organisant des livraisons alimentaires, des hébergements pour les soignants ou l’enseignement à distance, le soutien des gouvernements nationaux a été lent et souvent insuffisant.

Quelques pays, comme l’Estonie et l’Allemagne, ont mis en place des mesures d’aide significatives. Mais dans la plupart des cas, le soutien a été :

  • Retardé,
  • Limité,
  • Ou seulement promis dans les budgets futurs.

Des gouvernements comme ceux de la France ou la Suède ont annoncé des aides, mais une incertitude persiste quant à la viabilité budgétaire des collectivités à moyen et long terme.

De plus, la diversité des systèmes de financement locaux en Europe fait que l’impact varie fortement entre les pays, et même au sein d’un même pays.

Une alerte claire du CCRE

Le rapport du CCRE est sans équivoque : sans un soutien rapide et adéquat des niveaux national et européen, les gouvernements locaux et régionaux risquent de perdre leur capacité d’investissement, pourtant essentielle à la relance et au développement durable.

Pour éviter un effondrement prolongé des investissements post-pandémie, les fonds européens, notamment via le Mécanisme pour la reprise et la résilience, doivent être directement accessibles aux autorités locales.

Conclusion

Donner les moyens aux municipalités, c’est donner à l’Europe les clés pour atteindre ses objectifs de résilience, de cohésion et de durabilité. Il est urgent de renforcer la coopération multiniveaux et que l’UE reconnaisse pleinement le rôle central des gouvernements locaux et régionaux dans la construction de la reprise.

Consultez l’étude ici

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Le rôle local dans l’élargissement de l’UE

EU Enlargement - News

La décentralisation et une gouvernance locale solide sont essentielles pour la voie d’adhésion de l’Ukraine, de la Moldavie et de la Géorgie à l’UE


La décision du Conseil européen d’accorder le statut de candidat à l’Ukraine et à la Moldavie et de reconnaître la perspective européenne de la Géorgie, une fois les réformes supplémentaires accomplies, marque une étape historique dans l’élargissement de l’Union européenne. Au-delà de la dimension géopolitique, ce processus exigera des réformes profondes au niveau local, notamment en matière de décentralisation, d’administration publique et de gouvernance démocratique.

Les avis de la Commission européenne soulignent la décentralisation comme pierre angulaire des critères d’adhésion à l’UE. Le renforcement de l’autonomie locale, le développement des capacités institutionnelles et la promotion d’une gouvernance à plusieurs niveaux sont essentiels pour des réformes durables en Ukraine, en Moldavie et en Géorgie. Donner plus de pouvoir aux municipalités et aux régions permettra non seulement d’améliorer la prestation des services, mais aussi de garantir que les valeurs et normes européennes soient mises en œuvre là où les citoyens les ressentent le plus directement : au niveau local.

La coopération décentralisée joue un rôle déterminant dans cette transformation. Les échanges entre pairs, les partenariats, les programmes de mentorat et les initiatives de jumelage offrent un soutien pratique aux réformes tout en renforçant les pratiques démocratiques. Ces mécanismes sont particulièrement vitaux dans des contextes de crise et de reconstruction, tels que l’après-pandémie et les efforts de reconstruction post-conflit.

L’octroi du statut de candidat renforce également la capacité des gouvernements locaux à se moderniser, adopter de nouvelles technologies et accéder à des outils qui améliorent la gouvernance et la résilience. Ce processus accélérera les réformes de l’administration publique, stimulera la participation citoyenne et garantira une meilleure convergence avec le Pacte vert européen et les Objectifs de développement durable (ODD).

La voie vers l’adhésion à l’UE de l’Ukraine, de la Moldavie et de la Géorgie doit inclure une forte dimension locale. En donnant la priorité à la décentralisation et à l’autonomie locale, le processus d’adhésion peut apporter un développement durable à long terme, des démocraties plus solides et de meilleurs services pour les citoyens. Soutenir les municipalités et les régions n’est donc pas seulement complémentaire, mais essentiel à la réussite du processus d’élargissement.

Lire la déclaration ici

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Le CFP et la reprise post-COVID

MFF and COVID recovery - News 2020

Le prochain plan de relance et le CFP doivent soutenir les municipalités et les régions


La réponse à la pandémie de COVID-19 a démontré clairement que les gouvernements locaux et régionaux jouent un rôle crucial dans la mise en œuvre et le suivi des mesures nécessaires pour faire face à la crise. Avec des sources de revenus en forte baisse et des dépenses en forte augmentation, les municipalités et les régions doivent être spécifiquement prises en compte dans le plan de relance proposé par l’Union européenne.

Plus que jamais, l’UE a besoin d’un budget solide, à la fois pour la reprise immédiate et pour investir dans les générations futures. Cela a été exprimé clairement par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et soutenu par la proposition conjointe du président français Emmanuel Macron et de la chancelière allemande Angela Merkel de fournir un fonds de relance de 500 milliards d’euros pour moderniser l’économie européenne.

Les institutions européennes et les gouvernements nationaux doivent impliquer de près les municipalités, les régions et leurs associations représentatives dans la mise en œuvre du fonds de relance. Comme le souligne l’OCDE dans son étude récente sur l’impact territorial de la COVID-19, des mécanismes de coordination et des responsabilités partagées à tous les niveaux de gouvernement sont essentiels pour garantir une réponse cohérente et efficace.

En outre, le fonds de relance sera lié aux recommandations de la Commission adressées aux États membres dans le cadre du Semestre européen. Étant donné que 60 % de ces recommandations ont un impact local ou régional, il est indispensable de prendre en compte le rôle des gouvernements locaux et régionaux dans la reprise. Cela est d’autant plus nécessaire que le fonds vise à soutenir les régions et les secteurs les plus touchés.

Soutenir des investissements tournés vers l’avenir et des territoires résilients

Le CCRE soutient pleinement l’utilisation du nouveau Cadre financier pluriannuel (CFP) de l’UE pour encourager des investissements tournés vers l’avenir, respectant les ambitions climatiques de l’Europe et favorisant des sociétés résilientes, notamment à travers le Pacte vert et la Stratégie numérique.

« Les États membres ont ici une opportunité unique d’agir pour atténuer et lutter contre le changement climatique », a déclaré Ronan Dantec, sénateur français et porte-parole du CCRE pour le climat. « Les investissements immédiats et à long terme de l’UE doivent être à l’épreuve du climat, en particulier dans les domaines de la mobilité, de la construction et de l’énergie. »

Les fonds de cohésion sont plus cruciaux que jamais pour permettre aux villes et régions d’Europe de planifier et d’investir à long terme de manière durable, et ainsi devenir plus résilientes. C’est pourquoi la politique de cohésion devrait continuer à représenter au moins un tiers du budget de l’UE.

« L’Europe doit maintenant penser à la situation post-crise et aux besoins à long terme », a déclaré Ilaria Bugetti, conseillère de la région Toscane et porte-parole du CCRE pour le développement territorial. « Nous devons soutenir les économies locales et les citoyens touchés par les confinements, repenser l’aménagement territorial et réinventer les espaces urbains pour les rendre plus résilients ; nous devons investir dans l’innovation et l’éducation pour rendre nos sociétés durables et adaptées à un avenir sans carbone. C’est un effort considérable auquel les fonds de cohésion doivent contribuer de manière significative. »

La coopération décentralisée contribuera aux engagements internationaux de l’UE

Les municipalités et les régions sont également bien placées pour contribuer aux politiques de développement international de l’UE, si elles disposent des outils adéquats, notamment le nouvel Instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale (NDICI). « Les actions des gouvernements locaux et régionaux avec des pays partenaires pour limiter la propagation de la COVID-19 montrent une fois de plus leur rôle central au-delà de nos frontières », a déclaré Tine Soens, conseillère municipale de Courtrai (Belgique) et porte-parole de PLATFORMA pour la coopération internationale. « En finançant la coopération décentralisée entre villes et régions, le budget à long terme de l’UE peut favoriser une reprise rapide et des sociétés résilientes dans le monde entier. »

Le futur budget de l’UE doit être adopté dès que possible et idéalement avant la fin de l’année. Tout retard supplémentaire mettrait en péril la sécurité de nombreux projets européens planifiés et aurait un impact négatif sur les municipalités, les régions, les PME, les travailleurs et une population déjà vulnérable.

Égalité en Pologne

Equality in Poland - News 2020

Les dirigeants locaux et régionaux à travers l’Europe s’opposent aux “zones sans LGBTI” autoproclamées en Pologne


Alors qu’en Pologne environ 100 municipalités ont institué des zones “anti-LGBTI” ou d’autres mesures discriminatoires, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) appelle les responsables locaux et régionaux européens à soutenir leurs pairs qui luttent contre l’homophobie.

Frédéric Vallier, Secrétaire Général du CCRE, et Emil Broberg, Conseiller Régional d’Östergötland (Suède) et Président de la commission permanente du CCRE pour l’égalité, ont conjointement rédigé une lettre ouverte pour s’opposer à ces mesures à l’intention des municipalités, comtés et régions polonaises. Ils appellent les gouvernements locaux et régionaux de toute l’Europe à exprimer leur soutien en signant la lettre. À ce jour, le CCRE a collecté 120 signatures provenant de 14 pays européens.

Exprimant son point de vue sur la situation en Pologne, le Président du CCRE et Président de la région Émilie-Romagne, Stefano Bonaccini, a déclaré : “L’égalité concerne tous les Européens. C’est une valeur fondamentale de l’Europe. Alors que nous nous efforçons de bâtir un avenir meilleur et plus radieux pour tous, nous ne pouvons tout simplement pas revenir en arrière sur les droits humains et balayer des décennies de progrès.”

“Dans le monde d’aujourd’hui, l’égalité doit être construite de bas en haut”, a déclaré Emil Broberg. “Les gouvernements locaux et régionaux ne devraient pas céder aux mouvements politiques nationaux qui s’opposent à l’égalité. Au contraire, les municipalités et les régions peuvent montrer l’exemple en restant fidèles aux principes des droits humains et aux progrès réalisés jusqu’à présent.”

Une confirmation supplémentaire de la gravité de la situation est venue la semaine dernière avec la publication de l’enquête de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne sur l’égalité LGBTI, qui a révélé que 40 % des personnes interrogées en Europe ont déclaré avoir été victimes de harcèlement en raison de leur orientation sexuelle. En Pologne, l’intolérance envers les personnes LGBTI a globalement augmenté et le pays affiche les taux les plus élevés d’attaques physiques ou sexuelles motivées par l’orientation sexuelle de la victime (15 %).

La lettre ouverte vise également à contrer la montée de la rhétorique anti-LGBTI. Elle affirme le soutien des signataires aux gouvernements locaux et régionaux polonais qui ont rejeté et résisté aux mesures discriminatoires et qui continuent de défendre les valeurs fondamentales européennes communes de liberté et de droits humains.

De nombreux responsables locaux et régionaux en Pologne luttent contre ces mesures anti-LGBTI. Marta Mazurek, Conseillère municipale de Poznan, est l’une d’entre eux. “En tant qu’élue polonaise et européenne, je suis très reconnaissante pour tout soutien international en faveur des droits humains et des politiques d’égalité des genres”, a-t-elle déclaré. “Un tel soutien renforce nos efforts et fortifie notre courage.”

Par cette action, le CCRE appelle au dialogue et invite les villes européennes entretenant des relations avec les municipalités et régions polonaises concernées à soulever la question. Les gouvernements locaux et régionaux à travers l’Europe devraient partager leurs expériences en matière de lutte contre la discrimination et de promotion des droits égaux, au bénéfice de tous.

Liste des signataires (au 25 août) :

Stefano Bonaccini, Président du CCRE et Président de la région Émilie-Romagne – Italie | Emil Broberg, Président de la commission permanente du CCRE pour l’égalité, Conseiller régional d’Östergötland – Suède | Frédéric Vallier, Secrétaire Général du CCRE, et :

Anne Hidalgo, Maire de Paris – France | Dagur B. Eggertsson, Maire de Reykjavík – Islande | Fernando Medina, Maire de Lisbonne – Portugal | Zoran Janković, Maire de Ljubljana – Slovénie | Dieter Reiter, Maire de Munich – Allemagne | Anders Knape, Président du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe, Président de SALAR, Maire de Karlstad – Suède | Gunn Marit Helgesen, Présidente de la Chambre des Régions du Congrès (Conseil de l’Europe), Conseillère de Telemark – Norvège | Abel Caballero Álvarez, Président de la FEMP, Maire de Vigo – Espagne | Aldis Hafsteinsdottir, Présidente de SAMBAND, Maire de Hveragerðisbær – Islande | Bjørn Arild Gram, Président de KS, Maire de Steinkjer – Norvège | Emile Eicher, Président de SYVICOL, Maire de Clervaux – Luxembourg | Gorka Urtaran, Président d’EUDEL, Maire de Vitoria-Gasteiz – Espagne | Jan Van Zanen, Président de VNG, Maire d’Utrecht – Pays-Bas | Philippe Laurent, Président de l’AFCCRE, Maire de Sceaux – France | Stéphane Roberti, Président de BRULOCALIS, Maire de Forest – Belgique | Ahmed Laaouej, Maire de Koekelberg – Belgique | Andreas Starke, Maire de Bamberg – Allemagne | Belit Onay, Maire de Hanovre – Allemagne | Bojan Srot, Maire de Celje – Slovénie | Carlos Martínez Mínguez, Maire de Soria – Espagne | Carola Gunnarsson, Maire de Sala – Suède | Christian Scharpf, Maire d’Ingolstadt – Allemagne | Dirk De fauw, Maire de Bruges – Belgique | Eva Döhla, Maire de Hof – Allemagne | Felix Schwenke, Maire d’Offenbach – Allemagne | François Rebsamen, Maire de Dijon – France | Frédéric Valletoux, Maire de Fontainebleau – France | Fritz Kuhn, Maire de Stuttgart – Allemagne | Henriette Reker, Maire de Cologne – Allemagne | Hermann-Josef Pelgrim, Maire de Schwäbisch Hall – Allemagne | Javier Ayala, Maire de Fuenlabrada – Espagne | Jochen Partsch, Maire de Darmstadt – Allemagne | Johan Rocklind, Maire de Gnesta – Suède | Johanna Rolland, Maire de Nantes – France | Josep Mayoral Antigas, Maire de Granollers – Espagne | Juan María Aburto Rique, Maire de Bilbao – Espagne | Jürgen Zieger, Maire d’Esslingen am Neckar – Allemagne | Katrin Stjernfeldt Jammeh, Maire de Malmö – Suède | Klaus Mohrs, Maire de Wolfsburg – Allemagne | Klaus Schmotz, Maire de Stendal – Allemagne | Lilja Einarsdóttir, Maire de Hvolsvöllur – Islande | Madelaine Jakobsson, Maire de Nordmaling – Suède | Mari-Louise Wernersson, Maire de Falkenberg – Suède | Maria Noelia Garcia Leal, Maire de Los Llanos de Aridane – Espagne | Markus König, Maire de Nuremberg – Allemagne | Markus Lewe, Maire de Münster – Allemagne | Michael Ebling, Maire de Mayence – Allemagne | Michael Makiolla, Président du Conseil du district d’Unna – Allemagne | Nathalie Appéré, Maire de Rennes – France | Norbert Zeidler, Maire de Biberach an der Riss – Allemagne | Peter Freier, Maire d’Offenbach – Allemagne | Peter Kurz, Maire de Mannheim – Allemagne | Phedon Phedonos, Maire de Paphos – Chypre | Pietro Puccio, Maire de Capaci – Italie | Pit Clausen, Maire de Bielefeld – Allemagne | Rico Badenschier, Maire de Schwerin – Allemagne | Simone Lange, Maire de Flensburg – Allemagne | Stefan Belz, Maire de Böblingen – Allemagne | Thomas Andersson, Président du Conseil régional de Jämtland Härjedalen – Suède | Thomas Geisel, Maire de Düsseldorf – Allemagne | Tim Kähler, Maire de Herford – Allemagne | Ulrich Markurth, Maire de Brunswick – Allemagne | Vanessa Slimani, Maire de Saint-Jean-de-Braye – France | Victor Hadjiavraam, Maire de Morphou – Chypre | Yoomi Renström, Maire d’Ovanåker – Suède.

(Suite avec les conseillers, adjoints et autres signataires).

Fonds de l’UE

EU Funds - News 2020

Comment améliorer la réponse territoriale à la COVID-19


Cet article d’opinion de Frédéric Vallier, Secrétaire Général du CCRE, a été initialement publié en anglais sur Euractiv et en français dans Le Courrier des Maires et Euractiv France.

Alors que toute l’Europe subit les effets de la pandémie de coronavirus, la crise revêt indéniablement une forte dimension territoriale. Certaines localités sont plus gravement touchées, et les régions ne sont pas toutes également équipées pour faire face à un virus se propageant si rapidement. Les pressions sur les hôpitaux et les services de santé sont insoutenables, notamment dans des zones comme le nord de l’Italie, l’Espagne, le nord de l’Angleterre ou l’est de la France.

Les municipalités et les régions sont en première ligne de cette crise : qu’il s’agisse de faire respecter les confinements, de continuer à fournir des services publics essentiels – surtout dans le domaine de la santé et du soutien aux plus vulnérables – ou de piloter le déconfinement progressif. Dans le même temps, leurs sources de revenus diminuent en raison de la fermeture des infrastructures publiques et du ralentissement économique général.

La Commission européenne a pris des mesures pour relever ces défis en créant les initiatives d’investissement en réponse au coronavirus (CRII et CRII+). Ces initiatives permettent de réaffecter les fonds de cohésion non utilisés pour financer l’assistance médicale, ainsi que le soutien économique et social afin de lutter contre la pandémie.

Améliorer les initiatives CRII et CRII+

Cependant, des obstacles persistent quant à leur mise en œuvre rapide et fluide, et la réponse territoriale de l’UE pourrait être améliorée. Les règles en matière d’audits et de contrôles doivent être assouplies pour permettre aux autorités de gestion de déployer rapidement et efficacement ces mesures. Les contrôles liés aux aides d’État, aux marchés publics, à la traçabilité, à la justification des dépenses et à l’éligibilité des bénéficiaires doivent être adaptés aux besoins et à l’urgence de la situation.

Le transfert des fonds entre catégories de régions ne devrait être autorisé que si la crise actuelle a un impact local ou régional fort. Sinon, il existe un risque de recentralisation des fonds au niveau national, ce qui pourrait compliquer la collaboration entre niveaux gouvernementaux pour la prochaine période budgétaire.

De plus, les fonds disponibles via CRII et CRII+ sont limités, car ils proviennent uniquement des montants non engagés de la période de programmation précédente. Cela signifie que les ressources disponibles dans chaque pays ne seront pas nécessairement proportionnelles à l’impact de la COVID-19 dans ces pays.

Une réponse à long terme pour l’UE

Nous ne pouvons pas revenir à la normale après cette crise. Il est impératif de disposer d’un budget à long terme et d’une stratégie pour être préparés aux futures pandémies et crises.

Cette pandémie a révélé un manque structurel d’investissements dans des secteurs critiques. Cela souligne encore plus l’importance d’une politique de cohésion forte, qui, bien qu’elle ne soit pas conçue pour répondre à des crises urgentes, vise à renforcer structurellement le développement social et économique des régions par une planification à long terme.

Sans un accord sur le prochain budget pluriannuel de l’UE (MFF), nous n’aurons pas les moyens nécessaires pour répondre aux besoins urgents des citoyens et des territoires les plus touchés. Il est crucial que les législateurs parviennent rapidement à un accord ambitieux sur ce cadre financier.

Le rôle des gouvernements locaux et régionaux

Les municipalités et régions, riches de leur expérience en gestion territoriale, doivent être impliquées dans la mise en œuvre des CRII et CRII+. Les associations nationales de gouvernements locaux et régionaux peuvent identifier les obstacles restants et proposer des solutions adaptées. À l’échelle européenne, le CCRE collectera et partagera des informations sur l’application de ces initiatives dans les différents États membres.

Nous devons mobiliser toutes nos ressources pour aider ceux qui en ont besoin et mettre fin à cette pandémie. En même temps, nous ne devons pas perdre de vue nos objectifs à long terme : des sociétés résilientes, équitables et fondées sur le développement durable. Une politique de cohésion renforcée est plus que jamais nécessaire pour garantir que tous les territoires européens puissent prospérer et envisager l’avenir avec confiance.

Déclaration sur la COVID-19

COVID Statement - News 2020

Stefano Bonaccini : Des gouvernements locaux et régionaux forts sont essentiels pour lutter contre la COVID-19


Cet article d’opinion du président du CCRE, Stefano Bonaccini, a été publié pour la première fois par EUobserver.

La pandémie de COVID-19 représente une situation sans précédent pour la quasi-totalité des citoyens, des territoires et de l’Union européenne. À ce jour, plus d’un million d’Européens ont été infectés, et 100 000 sont décédés de cette maladie. Ces chiffres tragiques continueront malheureusement à augmenter dans les semaines et les mois à venir. Nos vies ont toutes été affectées d’une manière ou d’une autre.

En tant que président de la région italienne d’Émilie-Romagne et du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), j’ai été témoin des efforts et des sacrifices de nos médecins, infirmiers, policiers, éboueurs, fonctionnaires, bénévoles et d’innombrables autres personnes qui luttent pour protéger nos citoyens et continuer à servir leur communauté.

Comme c’est souvent le cas en période de crise, les municipalités et les régions sont en première ligne face à cette pandémie. Elles continuent de fournir des services essentiels tout en faisant leur maximum pour limiter les risques de contamination. Parallèlement, les gouvernements locaux font face à des baisses de revenus considérables dues à l’effondrement de l’activité économique et à la fermeture de théâtres, musées et installations sportives. En Italie, les villes font face à une perte de revenus estimée à environ 3 milliards d’euros.

La solidarité mise à l’épreuve

Au moment où la solidarité était essentielle, la réaction initiale des États européens a été préoccupante. Des réflexes nationalistes ont émergé dans plusieurs pays, avec des embargos sur l’exportation de certains produits médicaux et même des manifestations de xénophobie. Tous les pays et niveaux de gouvernement de l’UE doivent désormais travailler ensemble pour combattre ce virus, qui ne respecte ni frontières ni nationalités, et rétablir le bien-être de notre continent.

Nous saluons la mobilisation rapide des ressources par les institutions européennes. Cependant, davantage d’efforts seront nécessaires pour surmonter cette crise et mieux se préparer à la prochaine. Le CCRE et ses membres sont engagés en faveur d’une Europe forte et unie, fondée sur l’action commune, des valeurs partagées et la solidarité.

Cohésion et réponse à la crise

Bien que la politique de cohésion de l’UE ne soit pas conçue pour répondre à des situations d’urgence, elle prouve dans cette crise son utilité en tant qu’expression concrète de solidarité européenne. La nouvelle initiative de la Commission européenne sur l’investissement en réponse au coronavirus (CRII), réaffectant des fonds de cohésion non dépensés pour aider les municipalités et régions, apportera un soutien précieux.

Cependant, ces nouvelles aides financières ne seront pas suffisantes et resteront marginales face aux vastes programmes de soutien national préparés par les États membres. Au-delà de l’urgence, le CCRE appelle la Commission à envisager des mesures exceptionnelles pour 2021 afin de garantir une continuité dans la réponse aux défis économiques et sociaux qui émergent.

Une réponse coordonnée

Plus largement, nous demandons à la Commission européenne de collaborer avec nous et les États membres pour inclure les associations nationales de gouvernements locaux et régionaux dans les groupes de travail à court et long terme liés au coronavirus. Pourquoi ? Parce que notre expertise, notre connaissance des réalités territoriales et nos contacts constants avec les responsables locaux et régionaux peuvent apporter une aide précieuse.

Dans tous les pays touchés, et en particulier parmi les plus gravement affectés, comme en Italie, où je peux en témoigner, une réponse coordonnée et un dialogue entre les villes, les régions et les gouvernements nationaux se révèlent essentiels.

Préparer un avenir durable

L’épreuve de la COVID-19 doit nous conduire à réfléchir sur nos politiques et nous inciter à préparer l’avenir. Répondre à la crise immédiate ne doit pas nous faire oublier la nécessité d’investir dans des secteurs d’avenir pour un futur prospère et durable. Le Pacte vert européen et la stratégie numérique européenne sont des étapes dans la bonne direction, et d’autres initiatives doivent suivre.

Cette crise illustre une fois de plus la nécessité d’une coordination internationale solide et de territoires résilients. L’Europe doit donc continuer à promouvoir la coopération verticale et horizontale entre tous les niveaux de gouvernement, ainsi que la réalisation des Objectifs de développement durable.

On dit souvent que l’Union européenne prend les mesures nécessaires lorsqu’elle est confrontée à une crise. Si cela est vrai, nous ne devons pas rester passifs face à cette tragédie en cours, mais en tirer le meilleur parti pour préparer un avenir plus sain et plus sûr. Il n’est pas trop tard pour nous unir et construire un futur durable fondé sur la solidarité.

Les municipalités et régions d’Europe sont prêtes à jouer leur rôle.

L’égalité de genre : une affaire locale

Gender Equality - News

Explorer la Stratégie de l’UE en matière d’égalité entre les femmes et les hommes 2020–2025 et ce qu’elle implique pour les gouvernements locaux et régionaux européens


Dans une avancée significative pour l’égalité de genre en Europe, la Commission européenne a adopté une nouvelle Stratégie pour l’égalité entre les femmes et les hommes pour la période 2020–2025. En tant que première communication de haut niveau sur ce sujet depuis des années, cette stratégie affiche une ambition claire : parvenir à une Europe libérée de la violence fondée sur le genre, des stéréotypes et des inégalités structurelles.

Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a réalisé une analyse approfondie de cette stratégie, identifiant ses opportunités, ses lacunes et ses implications pour les gouvernements locaux et régionaux.

Évolutions clés et opportunités

La stratégie de la Commission adopte une approche duale, combinant actions ciblées et intégration systématique de l’égalité de genre, tout en intégrant pour la première fois une perspective intersectionnelle. Elle couvre six domaines clés, allant de la prévention des violences à la représentation des femmes et à l’égalité dans le monde du travail.

Les gouvernements locaux et régionaux peuvent tirer parti de nouvelles opportunités de financement et de mise en réseau, en particulier dans les domaines de la prévention des violences fondées sur le genre, de la fourniture de services de garde d’enfants, des infrastructures de soins et de l’entrepreneuriat féminin. La création d’un réseau européen de prévention des violences domestiques, des campagnes de sensibilisation à l’échelle de l’UE et de futures révisions des objectifs en matière de garde d’enfants offrent un espace d’action et d’échange de pratiques pour les acteurs locaux.

De nouveaux investissements et soutiens sont également prévus à travers le Fonds social européen Plus, Horizon Europe et la Politique agricole commune, permettant aux autorités locales de mettre en œuvre des services et des politiques sensibles au genre.

Lacunes et préoccupations

Malgré ces points positifs, le CCRE souligne des domaines où la stratégie pourrait aller plus loin. Le rôle des gouvernements locaux et régionaux n’est pas suffisamment reconnu, et la Commission manque l’occasion de faire référence à la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale, signée par près de 1 800 collectivités dans 36 pays.

Par ailleurs, si la stratégie met à juste titre l’accent sur l’équilibre entre les sexes dans le secteur privé, la représentation politique au niveau local et régional est peu développée. Il n’est également fait aucune mention des violences à l’encontre des élues, un enjeu critique qui nuit à la participation des femmes à la vie démocratique.

Messages clés du CCRE

Le CCRE formule plusieurs recommandations pour renforcer la stratégie et mieux soutenir les autorités locales :

  • Reconnaître les gouvernements locaux et régionaux comme des partenaires stratégiques dans la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de la stratégie ;
  • Intégrer la Charte européenne pour l’égalité dans la Plateforme européenne des chartes de la diversité ;
  • Aborder la sous-représentation des femmes en politique et promouvoir des initiatives en faveur du leadership féminin à tous les niveaux ;
  • Renforcer les protections pour les femmes dans la vie publique, notamment contre la violence et le harcèlement fondés sur le genre ;
  • Améliorer la collecte de données sur la représentation et le leadership des femmes et financer de nouvelles études dans tous les pays européens ;
  • Soutenir les initiatives locales en faveur de l’égalité de genre via les programmes de financement de l’UE, y compris pour la Charte et les travaux sur les hommes et les masculinités.

Un appel à une coopération renforcée

Les gouvernements locaux et régionaux ne sont pas seulement des exécutants des politiques européennes ; ils sont aussi des moteurs d’innovation en matière d’égalité. En tant que niveau de gouvernance le plus proche des citoyen·ne·s, ils jouent un rôle unique dans la traduction des ambitions en actions concrètes.

Le CCRE appelle la Commission européenne à reconnaître pleinement ce rôle et à le soutenir dans la mise en œuvre de la Stratégie pour l’égalité entre les femmes et les hommes, afin que les autorités locales disposent des outils et des ressources nécessaires pour bâtir une Europe véritablement inclusive.

Lire le document de position ici

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Europe 2030 – Territoires prennent la parole

Europe 2030 - News

Les dirigeants locaux et régionaux appellent à un modèle européen renouvelé, fondé sur l’unité, la démocratie et des territoires renforcés


L’Europe a toujours été un projet politique audacieux. Née des cendres de deux guerres mondiales, elle s’est construite sur la conviction que la paix et la prospérité durables ne peuvent être atteintes qu’ensemble. Dès le départ, les dirigeants locaux et régionaux ont joué un rôle décisif : les maires et les municipalités ont été les pionniers de la coopération transfrontalière et ont appelé à un renforcement de la démocratie locale à travers la Charte européenne des libertés locales.

Aujourd’hui, face aux crises – du changement climatique aux migrations, des tensions sociales aux conflits à ses frontières – l’Europe a de nouveau besoin de ses pionniers locaux. En 2016, le CCRE a lancé une initiative visionnaire invitant dirigeants, citoyens et jeunes à partager leur vision de l’Europe en 2030. Les résultats sont clairs : les citoyens veulent une Europe plus cohésive, démocratique et réactive, une Europe qui écoute et agit au plus près de leur quotidien.

La vision pour 2030 est ambitieuse : donner plus de moyens aux collectivités locales et régionales, renforcer la coopération entre tous les niveaux de gouvernance et veiller à ce que les politiques restent centrées sur les citoyens. Les gouvernements locaux assurent déjà plus de 60 % de l’investissement public dans l’UE, preuve qu’ils sont des moteurs essentiels de l’innovation, du soutien social et du développement durable.

Les contributeurs soulignent que la décentralisation est indispensable pour bâtir la confiance dans la démocratie. Les États-nations devraient agir comme régulateurs et garants de l’égalité, les régions devraient stimuler la croissance économique, et les villes rester le cœur de la vie communautaire. Dans le même temps, l’Europe doit demeurer unie dans sa diversité, en tant que garante de la cohésion territoriale, du bien-être et de la sécurité collective.

D’ici 2030, l’Europe sera plus mondiale et plus urbaine. Les collectivités locales et régionales doivent donc jouer un rôle accru dans la coopération internationale, à travers la diplomatie des villes, les jumelages, le partage de connaissances et la coopération décentralisée, afin de relever les défis du changement climatique et du développement durable.

Le message est simple mais puissant : pour changer le monde, nous devons penser et agir localement tout en restant unis en tant qu’Européens. Un modèle européen renouvelé, décentralisé, démocratique et ouvert sur le monde est la clé pour regagner la confiance des citoyens et assurer un avenir plus prometteur.

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Financer l’action climatique

Africa - News Section

Comment les villes africaines évaluent les risques climatiques et construisent des avenirs résilients


À mesure que le changement climatique s’accélère, les villes africaines sont confrontées à des menaces croissantes pesant sur leurs infrastructures, leurs économies et la santé publique. L’élévation du niveau de la mer, la rareté de l’eau, les épidémies et l’insécurité alimentaire ne sont que quelques-uns des défis grandissants. En réponse, de nombreuses collectivités locales à travers le continent prennent des mesures volontaires pour s’adapter et renforcer la résilience territoriale.

S’adapter, ce n’est pas seulement réagir aux événements climatiques extrêmes ; cela signifie se préparer aux impacts climatiques de long terme et transformer les risques en opportunités de développement. Cela implique d’ajuster les politiques, les infrastructures et les pratiques urbaines afin de réduire la vulnérabilité et de protéger les communautés.

Une revue méthodologique récente examine comment les villes africaines évaluent les effets locaux du changement climatique et utilisent ces connaissances pour définir leurs stratégies d’adaptation. Les actions vont de l’architecture bioclimatique pour réduire la chaleur intérieure, à la transformation des pratiques agricoles, la protection des ressources en eau, et la diversification du tourisme loin des zones côtières vulnérables au climat.

Il est essentiel que les plans d’adaptation et d’atténuation soient bien alignés. Impliquer les mêmes parties prenantes dans les deux processus permet une planification intégrée et une action climatique plus cohérente.

Ce travail reflète un engagement croissant des villes africaines à jouer un rôle de leader en matière d’adaptation climatique, en étudiant les risques locaux, en agissant en amont et en construisant des avenirs urbains plus durables.

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