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Atelier sur les actions pour l’égalité de genre

Women - News Section

Formation sur l’égalité de genre au niveau local : du principe à l’action


Le 18 novembre, le CCRE a organisé l’atelier en ligne « Du principe à l’action : formation à l’élaboration de plans d’action pour l’égalité de genre ». L’événement a réuni près de 60 participant·e·s provenant de plus de 10 pays, dont la France, l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, la Macédoine du Nord, la Roumanie, l’Ukraine, la Grèce, la Pologne, le Royaume-Uni et l’Autriche. Des représentant·e·s municipaux, coordinateurs nationaux et expert·e·s ont échangé pour renforcer leurs capacités à concevoir, actualiser et mettre en œuvre des Plans d’Action pour l’Égalité de Genre (GEAP), en cohérence avec la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale.

À l’approche du 20e anniversaire de la Charte en 2026, la session a offert des orientations pratiques, des outils et des exemples pour soutenir un engagement renouvelé aux niveaux local et régional.

Plans d’action pour l’égalité de genre : outils et méthodologie

L’atelier a débuté par une intervention sur l’importance de l’intégration transversale du genre comme fondement des stratégies locales d’égalité.
Miguel Hernandez Littlewood (DG REGIO) a présenté le cadre stratégique de l’UE, les mécanismes de financement disponibles ainsi que la nouvelle méthodologie de suivi budgétaire sensible au genre.

Aline Burni, chercheuse au sein du think tank ODI Europe, a présenté les résultats du rapport GAP III et partagé des conseils pratiques : analyse des besoins, sécurisation de ressources financières, engagement politique, mise en place de systèmes de suivi axés sur l’impact plutôt que sur l’activité.

L’expérience des signataires de la Charte

Plusieurs signataires ont présenté leurs expériences et défis dans l’élaboration de leurs Plans d’Action.

Nataliya Lazarenko (Association des Villes Ukrainiennes) et Alina Khaletska (Conseil d’Experts sur l’Intégration du Genre de la Ville de Kyiv) ont évoqué leur expérience de la Charte, rappelant que Vinnytsia fut la première signataire ukrainienne en 2017, et soulignant que le contexte de guerre renforce les enjeux liés à l’égalité de genre.

Pascale Douineau, élue en charge de l’égalité femmes-hommes à Quimperlé (France), a partagé son travail sur la visibilité des femmes dans l’espace public, tout en rappelant la réalité et les défis propres aux territoires ruraux.

Toutes ont insisté sur la nécessité d’un engagement politique fort : la signature de la Charte marque une volonté d’agir, tandis que les Plans d’Action constituent les outils indispensables pour traduire cet engagement dans la vie quotidienne.

Outils pratiques, échanges et principales conclusions

Un exercice collectif a permis aux participant·e·s de concevoir un plan d’action à partir des articles de la Charte, notamment l’article 22 sur les violences de genre. Les échanges ont mis en lumière :

  • l’importance d’une approche intégrée ;
  • les besoins en ressources financières dédiées ;
  • la nécessité de fixer des objectifs budgétaires clairs ;
  • la valeur d’outils de suivi efficaces.

Les conclusions principales soulignent que l’évaluation des besoins est essentielle pour définir des priorités adaptées au territoire, et que la mise en œuvre durable requiert des financements adéquats, un leadership engagé et des structures pérennes. Aucun modèle unique ne peut s’appliquer partout : chaque plan doit être conçu selon les réalités locales. Les Plans d’Action constituent donc des instruments clés pour traduire les engagements en actions mesurables et concrètes.

Cap sur le 20e anniversaire de la Charte

À l’approche de 2026, année du 20e anniversaire de la Charte, le CCRE continuera d’accompagner les villes, communes et régions dans le renforcement de leurs stratégies d’égalité de genre. Les participant·e·s sont invité·e·s à s’appuyer sur les outils et enseignements présentés, à les intégrer dans leurs plans locaux et à rester des partenaires actifs de la progression collective en faveur de l’égalité.

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Gouvernements locaux et régionaux numériques

Digital transition - News 2022

Comment les municipalités et régions européennes peuvent mener une transformation numérique inclusive, sécurisée et centrée sur les personnes


Les gouvernements locaux et régionaux sont au cœur de la transformation numérique de l’Europe. En tant qu’autorités publiques les plus proches des citoyens, ils assurent des services tels que les soins de santé, l’éducation, les transports, le soutien social ou encore le déploiement du haut débit – autant de domaines désormais fortement influencés par la législation numérique européenne. Leur rôle est essentiel pour garantir que la numérisation reste inclusive, durable et accessible à toutes et à tous. Pourtant, de nombreuses collectivités continuent de faire face à des obstacles majeurs : accès inégal aux infrastructures numériques, ressources financières et humaines limitées, risques croissants en matière de cybersécurité et élargissement des écarts de compétences numériques.

Partout en Europe, les disparités en matière de connectivité et d’accès au numérique touchent de manière disproportionnée les zones rurales et isolées, les ménages à faibles revenus et les groupes vulnérables. Ces inégalités menacent la cohésion territoriale et limitent la capacité des citoyens à participer pleinement à la société numérique. Pour rendre les services publics numériques réellement accessibles, les solutions numériques doivent respecter les principes de conception inclusive et rester complétées par des options en présentiel pour celles et ceux qui ne peuvent pas ou ne souhaitent pas utiliser les canaux numériques.

La cybersécurité est devenue une préoccupation croissante, les autorités locales gérant des données publiques sensibles et des infrastructures critiques, souvent sans expertise ni financement suffisants pour répondre aux exigences européennes – telles que celles prévues dans la directive NIS2. Les petites municipalités, en particulier, manquent de ressources pour mettre en place des mesures de cybersécurité robustes, répondre aux incidents ou se conformer à des cadres réglementaires complexes. Un renforcement de la coopération, une simplification des règles et un soutien financier durable sont indispensables pour accroître la résilience locale.

Le développement des compétences constitue un autre défi majeur. Pour mettre en œuvre les nouvelles politiques numériques de l’UE – notamment en matière d’intelligence artificielle, d’interopérabilité et de gouvernance des données –, les administrations locales ont besoin de personnels formés capables de superviser les systèmes numériques, de maintenir une surveillance humaine et de garantir une utilisation éthique, transparente et équitable des technologies. Parallèlement, renforcer les compétences numériques des citoyens, grâce à l’apprentissage tout au long de la vie et à des initiatives communautaires, permet de renforcer la confiance, l’inclusion et la participation. La coopération entre municipalités et régions favorise également l’innovation et limite la fragmentation, en facilitant l’échange de bonnes pratiques et de solutions communes.

Un appel à un soutien accru de l’UE

Pour garantir une transition numérique équitable, sécurisée et inclusive, le CCRE appelle les institutions européennes à :

  • renforcer les investissements dans les infrastructures numériques, en particulier dans les régions insuffisamment desservies ;
  • fournir un appui technique et financier pour des services publics numériques accessibles ;
  • maintenir l’accès non numérique aux services essentiels pendant la transition ;
  • faciliter les partenariats public-privé pour étendre la connectivité ;
  • offrir des orientations ciblées, des actions de renforcement des capacités et un financement durable afin d’aider les gouvernements locaux et régionaux à renforcer leur cybersécurité et leurs compétences numériques.

L’avenir numérique de l’Europe dépend de l’autonomisation des acteurs les plus proches des citoyens : ses municipalités, ses villes et ses régions !

Lire la prise de position complète ici

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Construire une communauté climatique

TOWN HALL COP - News

Town Hall COP : Accélérer l’action climatique et renforcer la gouvernance à plusieurs niveaux pour lutter contre le changement climatique


Le renforcement de l’action locale et de la gouvernance multiniveau pour atteindre les objectifs climatiques est l’un des messages clés défendus par le CCRE et PLATFORMA. Le 19 novembre 2025, les deux réseaux ont organisé leur premier Town Hall COP, un dialogue climatique participatif visant à renforcer les partenariats entre niveaux de gouvernement. Les participants ont insisté sur la nécessité de relier les efforts climatiques aux grandes orientations mondiales, telles que les Objectifs de développement durable (ODD). L’événement s’est tenu en ligne alors que les négociations de la COP30 devraient s’achever cette semaine à Belém (Brésil).

Négociations de la COP30 et progrès réalisés depuis la COP21

Depuis Belém, Cecilia Kinuthia-Nienga, Directrice pour l’appui intergouvernemental et le progrès collectif à la CCNUCC, a présenté une mise à jour des négociations de la COP30, soulignant l’accent mis par la présidence sur le multilatéralisme, la confiance et le passage « des engagements à la mise en œuvre ».

Elle a rappelé l’importance de structures de gouvernance claires, de plans d’investissement et d’un soutien aux pays en développement pour permettre une mise en œuvre crédible des Contributions Déterminées au niveau National (CDN).

De retour de la COP30, Bridgette Burken-Holder, Directrice des programmes internationaux à la European Climate Foundation, a insisté sur l’évolution de l’Accord de Paris de 2015 comme « un instrument vivant », ainsi que sur les progrès réalisés en matière de réduction des émissions dans les villes, accompagnés d’une reconnaissance croissante du rôle des gouvernements infranationaux. Elle a souligné que 80 % des CDN soumises incluent désormais les villes et les régions comme partenaires clés.

Paraphrasant un participant de la COP30, elle a déclaré :
« En tant que gouvernements locaux, nous n’avons pas seulement besoin d’une place à la table des négociations : nous devons reconstruire la table pour nous assurer qu’elle peut accueillir tout le monde. »

Le porte-parole du CCRE pour l’environnement, Ronan Dantec, sénateur de Loire-Atlantique, a également retracé l’évolution du rôle des collectivités locales dans la gouvernance climatique au cours des 20 dernières années, soulignant leur importance pour atteindre les objectifs climatiques.

Thysia Tchekouteff, assistante politique à la DG Action pour le climat de la Commission européenne, a rappelé les objectifs climatiques de l’UE :
– devenir le premier continent neutre en carbone d’ici 2050,
– réduire les émissions de gaz à effet de serre de 55 % d’ici 2030,
– atteindre 90 % de réduction d’ici 2040.

Elle a souligné le rôle clé de la coopération multiniveau, rappelant l’engagement de l’UE dans la Coalition of High Ambition Multi-Level Partnerships (CHAMP) et sa volonté de travailler avec les collectivités.

Action climatique : engagement politique, financement et mobilisation citoyenne

« Le changement climatique n’attend pas la prochaine élection », a rappelé Emil Brogn, maire de Cluj-Napoca (Association des municipalités de Roumanie). Il a appelé à renforcer le soutien politique, combiner les ressources financières et faciliter les choix verts pour les citoyens. Il a identifié trois “éléphants dans la pièce” :

  1. le soutien politique,
  2. le financement,
  3. l’engagement citoyen.

Il a souligné l’importance de communiquer les actions climatiques de manière à créer un lien clair avec les citoyens. Une idée partagée par Siri de Vrijer, conseillère politique en environnement auprès de l’eurodéputé Gerben-Jan Gerbrandy (Renew Europe – Pays-Bas) :
« Nous devons montrer aux citoyens ce qu’ils y gagnent. »
Elle a insisté sur la nécessité d’un récit qui reflète à la fois les perceptions des citoyens et les responsabilités des décideurs.

Même constat pour Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région Occitanie et rapporteure de l’avis du Comité européen des régions sur la COP30 :
« Sans gouvernance multiniveau, les ambitions restent théoriques. Avec elle, les ambitions deviennent réalité. »
Elle a plaidé pour établir un dialogue formel multiniveau au sein de la CCNUCC.

Perspectives nationales : Moldavie et Croatie

Marina Lungu, cheffe de la section changement climatique du ministère de l’Environnement de Moldavie, a présenté la nouvelle CDN du pays, qui met l’accent sur la gouvernance multiniveau et introduit des mécanismes institutionnels pour la coordination climatique à tous les niveaux.

Miljenko Sedlar, responsable climat à l’Agence régionale d’énergie et de climat du nord-ouest de la Croatie, a présenté l’approche croate en matière d’action climatique, évoquant notamment un nouveau projet UE27, National Adaptation Hubs, visant à passer d’une adaptation réactive à une adaptation systémique à travers les États membres.

Initiatives locales pour le climat

« 80 % de ce qui peut être fait relève de l’influence des gouvernements locaux », a rappelé Marianne Overton, porte-parole du CCRE pour le climat et conseillère du North Kesteven et du Lincolnshire (R.-U.). Elle a évoqué les défis du changement climatique et le rôle essentiel des municipalités, citant des initiatives réussies : installation de panneaux solaires sur les logements sociaux, conception de bâtiments économes en énergie, etc.

Elle a également mentionné une motion adoptée par plus de 200 conseils locaux visant la neutralité carbone d’ici 2030.

Ola Nord, chef du bureau de la ville de Malmö auprès de l’UE, a présenté l’initiative Town Hall COP de la ville, qui a mobilisé 40 citoyens pour identifier les priorités climatiques, débouchant sur 26 propositions couvrant l’urbanisme, les transports, la démocratie, la transition juste, les modes de vie et l’énergie :
« Le changement est en marche, il y a beaucoup de progrès, mais il faut accélérer et renforcer cette dynamique. »

En regardant vers 2027

Risto Veivo, directeur climat à l’administration centrale de la ville de Turku (Finlande), a présenté une mise à jour du Rapport spécial du GIEC sur les villes, qui sera présenté à la COP27. Environ 100 auteurs principaux y contribuent, avec un focus sur les solutions adaptées aux types de villes et aux régions du monde.

Les résultats du Town Hall COP CCRE–PLATFORMA seront désormais partagés avec la large communauté de la LGMA (Local Governments and Municipal Authorities) des Nations unies, dont le CCRE est membre. En amont de la COP30, le CCRE a soutenu la Position commune LGMA, appel conjoint visant à reconnaître villes et régions comme moteurs essentiels de la mise en œuvre climatique mondiale.

Plus d’informations

Consultez l’infographie CCRE–PLATFORMA sur la COP30
Regardez l’enregistrement du Town Hall COP


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Atelier sur le dialogue social

Lab event - News

Atelier CCRE–EPSU sur le dialogue social dans les îles d’Europe du Sud


Le CCRE et l’EPSU ont organisé à Malte un atelier consacré au dialogue social dans les îles d’Europe du Sud. L’événement a réuni des participants de Malte, de Chypre et de Grèce pour discuter des défis actuels et des opportunités liés au dialogue social aux niveaux national et européen.

Le dialogue social désigne tous les types de négociation, consultation ou échange d’informations entre les représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs sur des questions d’intérêt commun portant sur les politiques économiques, de l’emploi et sociales.

Maria-Elena Despot, ainsi que de la directrice générale du Département des relations industrielles et de l’emploi de Malte, Diane Vella Muscat. Il comprenait également une rencontre avec le représentant du gouvernement maltais auprès du Malta Council for Economic and Social Development, Rodrick Zerafa.

L’événement a présenté des exemples de bonnes pratiques en matière de dialogue social, avec des intervenants d’Allemagne, d’Estonie et de Suède. Parmi ceux-ci figuraient des pratiques allemandes visant à garantir la fidélisation du personnel et la montée en compétences dans le cadre des conventions collectives, afin de répondre aux nouveaux besoins en compétences liés à la transition verte et numérique.

Une représentante du syndicat suédois TCO a présenté le modèle suédois du marché du travail comme un exemple de dialogue social efficace menant à la paix industrielle et à un haut niveau de couverture des conventions collectives.

Dans leur présentation sur la transition numérique dans les collectivités locales estoniennes, l’Association des villes et communes rurales d’Estonie a souligné que « la transition numérique peut devenir un moteur de dialogue, car elle affecte le travail de chacun ».

Cet atelier constitue le premier d’une série de trois événements régionaux organisés dans le cadre du projet LAB, une initiative financée par l’UE et menée par le CCRE et l’EPSU. Le projet vise à renforcer le dialogue social en Europe de l’Est et du Sud-Est, dans les pays candidats et dans les îles d’Europe du Sud, en dotant les partenaires sociaux locaux et régionaux des outils et connaissances nécessaires pour participer de manière constructive aux niveaux national et européen.

Ces régions rencontrent souvent des difficultés à participer activement au dialogue social national et européen en raison de capacités limitées des partenaires sociaux et de cadres de dialogue social insuffisamment développés. Le dialogue social devient un outil de plus en plus important pour traiter non seulement les politiques d’emploi et sociales, mais aussi pour trouver des solutions inclusives et efficaces à d’autres défis tels que les transitions verte et numérique.

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Budget UE : plan d’action – Local Alliance

Local Alliance - News Section

Faire du prochain budget européen un levier pour les villes et les régions : le plan d’action en 10 points de la Local Alliance


La Local Alliance – une coalition des principales organisations européennes de gouvernements locaux et régionaux : ACR+, CCRE, Climate Alliance, Energy Cities, Eurocities, FEDARENE, ICLEI Europe et POLIS – vise à garantir que nos membres disposent des compétences et des ressources nécessaires pour renforcer la résilience, la compétitivité et la décarbonation de l’Europe.

Nous partageons une vision commune : le Cadre financier pluriannuel (CFP) 2028–2034 doit devenir un instrument puissant, démocratique et résilient, capable de renforcer la cohésion territoriale, la compétitivité de l’Europe et de permettre une transition juste vers une Europe neutre pour le climat et résiliente.

Les gouvernements locaux et régionaux sont en première ligne pour impulser le changement en Europe. Ils constituent le niveau démocratique le plus proche des citoyens, bénéficient de leur confiance, et assument – directement ou conjointement – la mise en œuvre de la majorité de la législation européenne. Ils mobilisent l’essentiel des investissements liés au climat, promeuvent l’innovation et la compétitivité, et garantissent la cohésion et la transition juste en veillant à ce qu’aucune communauté ne soit laissée pour compte. Sans leur leadership, l’Europe ne pourra pas atteindre ses ambitions climatiques, numériques, sociales et économiques.

Pourtant, au lieu de renforcer cette capacité, la proposition de la Commission pour le prochain CFP risque de marginaliser les gouvernements locaux et régionaux, pourtant les mieux placés pour mettre en œuvre les politiques. Une approche centralisée, qui ne reflète pas les réalités et priorités locales, menace non seulement l’efficacité de l’action sur le terrain, mais aussi la résilience démocratique, sociale et économique à long terme de l’Union. Comme le souligne le dernier rapport du Comité européen des régions, les villes et régions d’Europe ont besoin d’un budget qui permette de construire l’Union à partir du terrain – un budget où les autorités locales et régionales sont non seulement des exécutants, mais des co-créateurs de l’avenir de l’Europe.

Alors que les négociations sont déjà en cours, la Local Alliance appelle le Parlement européen et le Conseil de l’UE à saisir cette opportunité pour placer la démocratie, la cohésion territoriale et la compétitivité au cœur du prochain CFP, en reconnaissant les gouvernements locaux et régionaux comme des partenaires indispensables. L’Europe ne pourra atteindre ses objectifs stratégiques sans travailler main dans la main avec ses villes, communes et régions.
C’est pourquoi la Local Alliance présente un plan d’action en 10 points visant à garantir que le budget européen produise des résultats tangibles pour les citoyens dans tous les territoires, en Europe et au-delà.

Pour le prochain CFP, nous appelons à :

  1. Des mécanismes de gouvernance multiniveaux renforcés pour réaliser à la fois les réformes et les investissements.
  2. Un principe de partenariat renforcé pour la mise en œuvre du CFP.

Pour les Plans de partenariat nationaux et régionaux :

  1. Rendre obligatoires des chapitres régionaux et territoriaux dans les Plans de partenariat nationaux et régionaux, avec une section dédiée aux villes.
  2. Un fléchage budgétaire en faveur d’une transition juste et d’un niveau de vie abordable pour tous.
  3. Un véritable programme européen pour les villes de toutes tailles dans le cadre de la nouvelle facilité européenne.
  4. Un mécanisme de garantie pour assurer l’accès des autorités locales et régionales aux fonds européens.
  5. Des indicateurs de performance liés à la mise en œuvre du droit de l’UE et aux résultats territoriaux.

Pour le Fonds européen pour la compétitivité et Horizon Europe :

  1. Le Fonds de compétitivité et Horizon Europe doivent reconnaître explicitement les villes et régions en tant qu’innovateurs et investisseurs.

Pour Horizon Europe :

  1. Poursuivre l’approche “Missions” dans Horizon Europe.

Pour la Facilité Global Europe :

10. Un soutien renforcé aux villes et régions des pays candidats, essentiel pour l’avenir de la cohésion européenne.

Lire ici la prise de position complète

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Nouvelle task force sur le logement 

ADD ME project

Le CCRE renforce la voix des collectivités locales et régionales dans le programme européen en matière de logement


L’accès au logement est rapidement devenu l’un des défis sociaux et économiques les plus urgents en Europe, le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) a donc lancé un nouveau groupe de travail sur le logement afin de définir la contribution locale et régionale au prochain plan européen pour le logement abordable, mais aussi – au-delà de l’agenda européen -, afin de favoriser les échanges entre les membres du CCRE et de consolider la voix des collectivités territoriales sur la crise du logement. Le nouveau groupe de travail rassemble près de 30 experts en matière de logement provenant de 11 pays européens. 

Quelles solutions européennes aux défis locaux ?

Lors de sa réunion inaugurale le 3 octobre 2025, les participants ont souligné que la crise du logement prend différentes formes à travers l’Europe : de la surchauffe des marchés et des investissements spéculatifs dans les locations à court terme, au dépeuplement et à la mauvaise qualité des logements dans les zones rurales. Malgré ces contextes divers, tous ont convenu que le logement est un droit humain et que les collectivités territoriales doivent disposer des moyens et de l’autonomie nécessaires pour agir.

Les membres ont discuté de la meilleure façon dont l’Union Européenne peut soutenir les efforts locaux et régionaux grâce à des financements plus accessibles, des procédures d’autorisation simplifiées, une subsidiarité renforcée et des règles fiscales plus équitables, sans remplacer ni dupliquer les initiatives nationales et locales existantes. Comme l’a souligné l’un des participants, « nous devons définir ce que l’UE peut apporter aux systèmes nationaux et locaux de soutien au logement et voir où l’expertise locale pourrait mener ». 

Le groupe de travail a également échangé avec Matthew Baldwin, directeur général adjoint à la Direction Générale de l’énergie de la Commission européenne, responsable du groupe de travail de la Commission sur le logement. Il a présenté la vision de la Commission européenne pour le plan européen pour le logement abordable, soulignant que l’accessibilité financière, la durabilité et des conditions de vie décentes sont désormais reconnues comme des priorités fondamentales de l’UE. Il a invité le CCRE et ses membres à contribuer à la consultation publique.

Quelles sont les priorités des collectivités territoriales en matière de logement ?

Dès la première réunion du groupe de travail du CCRE sur le logement, plusieurs messages communs se sont dégagés : 

  • Une approche de gouvernance à plusieurs niveaux, respectant la subsidiarité et la proportionnalité dans toutes les politiques européennes en matière de logement et d’urbanisme;
  • Un financement à long terme, flexible et accessible, adapté aux besoins tant urbains que ruraux;
  • Une réforme des règles fiscales afin de donner aux municipalités plus d’autonomie et de capacité d’investissement;
  • Une simplification des cadres d’autorisation et de planification afin de réduire les délais sans compromettre la responsabilité démocratique;
  • Et une vision holistique reliant le logement à l’efficacité énergétique, à la mobilité et à l’accès aux services publics, garantissant que chaque logement fasse partie d’une communauté durable et inclusive.

Au cours de la discussion qui a suivi, les participants ont souligné que « le problème du logement ne peut être résolu par la seule construction de nouvelles unités. Il doit s’inscrire dans une vision territoriale plus large qui relie les logements abordables à la neutralité climatique, à l’inclusion sociale et à la qualité de vie ». 

Le CCRE s’appuiera sur ces messages pour consolider une vision locale et régionale européenne afin de répondre à la crise du logement. En coordonnant les voix locales et régionales, le CCRE vise à garantir que la réponse de l’Europe à la crise du logement reconnaisse pleinement le rôle essentiel des collectivités territoriales : celles qui planifient, construisent et prennent soin de leurs habitants. 

L’impact de la dé/mésinformation

Local truth study 2025

Renforcer les villes face à la désinformation : développer les capacités, la coordination et la confiance


Selon la dernière étude du CCRE, près de la moitié des collectivités locales et régionales (CLR) déclarent subir un impact modéré à significatif de la désinformation, notamment dans les domaines de la santé publique, des attaques personnelles contre les élus et de l’ingérence électorale. Pendant la pandémie, par exemple, les fausses informations sur les vaccins et les mesures sanitaires ont gravement ébranlé la confiance du public.

L’impact humain est également préoccupant : un élu local sur quatre a été victime d’intimidations ou d’abus en ligne, et plus d’un sur deux a fait l’objet de fausses accusations portant sur son intégrité ou sa conduite. Ces menaces ne sont pas abstraites — elles fragilisent la sécurité individuelle et minent la confiance démocratique.

Les résultats de l’étude montrent que les vagues de désinformation atteignent leur pic en période de crise, comme durant la COVID-19, les débats sur les zones à faibles émissions ou sur les questions de logement et de migration. Dans ces moments de forte tension, les collectivités se retrouvent souvent en première ligne, mais manquent encore de moyens pour réagir efficacement. 58 % des municipalités n’ont pas de stratégie formelle pour contrer la désinformation, et seulement un quart en développent une. La majorité agit de manière réactive : 58 % surveillent les réseaux sociaux, environ un tiers mènent des campagnes de sensibilisation, et une minorité collabore avec des vérificateurs de faits (4 %) ou engage des actions juridiques (21 %). Ces approches, bien que nécessaires, demeurent insuffisantes sans planification proactive.

Le CCRE identifie trois axes prioritaires pour renforcer la résilience locale :

  1. Renforcer les capacités locales et la confiance. Former le personnel, protéger les élus ciblés, et recourir à des outils de démocratie participative comme les assemblées citoyennes peuvent rendre les communautés moins vulnérables aux fausses informations.
  2. Améliorer la coordination et les outils. Des systèmes de veille partagés, des partenariats et des plateformes nationales ou européennes d’échange de connaissances peuvent permettre aux municipalités d’agir plus rapidement et d’éviter les doublons.
  3. Créer un cadre favorable. Le soutien des niveaux national et européen — via des instruments tels que le Digital Services Act, le règlement sur l’intelligence artificielle (AI Act) ou les lois nationales de lutte contre la désinformation — doit offrir des ressources, une sécurité juridique et des lignes directrices claires.

En définitive, si la désinformation est un défi mondial, ses effets se font sentir avant tout au niveau local. Donner aux collectivités locales les moyens, la coordination et les cadres nécessaires est essentiel pour protéger les citoyens, défendre la démocratie et restaurer la confiance publique.

Lire l’étude complète

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Appel à propositions sur l’IA

CEMR Conferences

Appel à propositions : autonomiser les dirigeants locaux grâce à l’intelligence artificielle


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), en collaboration avec EIT Digital, lance une nouvelle initiative intitulée « Autonomiser les dirigeants locaux grâce à l’intelligence artificielle ».

Alors que l’intelligence artificielle (IA) devient un élément clé de la prestation des services publics, les collectivités locales et régionales à travers l’Europe doivent acquérir les compétences et la confiance nécessaires pour exploiter tout son potentiel. Cette initiative vise à combler le fossé entre politique, innovation et technologie, en veillant à ce que les dirigeants territoriaux soient outillés pour mener la transformation numérique de leurs communautés.

Le CCRE recherche actuellement des services de consultance pour concevoir et tester un programme de formation spécialement destiné aux collectivités locales, régionales et à leurs associations. Le projet consistera à :

  • identifier les besoins en formation,
  • cartographier les tendances émergentes en matière d’IA,
  • élaborer et mettre en œuvre un programme pratique et interactif à destination des dirigeants locaux.

📅 Date limite de soumission : 10 novembre 2025
📆 Période du contrat : décembre 2025 – décembre 2026
💶 Budget : jusqu’à 33 000 EUR (hors TVA)

Les experts ou organisations intéressés sont invités à soumettre leur proposition par e-mail à application@ccre-cemr.org avec l’objet :
« Développement et test d’un programme de formation sur l’IA pour les collectivités locales, régionales et leurs associations ».

Ensemble, aidons les dirigeants locaux européens à utiliser l’IA pour une gouvernance inclusive, éthique et centrée sur les citoyens.

Pour plus d’information, consultez notre appel à proposition (en anglais)

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Conseil mondial de CGLU à Xi’an

Les villes et régions européennes unies pour la paix et la coopération à Xi’an


En tant que section européenne de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), le CCRE a participé au Conseil mondial de CGLU, organisé à Xi’an et tenu en synergie avec le 10ᵉ anniversaire de l’initiative “Bridge for Cities” de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI). Sous le thème « Façonner les communautés pour les générations actuelles et futures », le sommet a réuni plus de 300 participants issus de plus de 80 villes et réseaux de gouvernements locaux.

Le Conseil mondial de CGLU a également offert une occasion aux représentants locaux et régionaux européens d’échanger avec leurs homologues du monde entier. Lors de la réunion du caucus européen, les membres du CCRE ont dialogué avec Bernadia Irawati Tjandradewi, Secrétaire générale de CGLU Asie-Pacifique, sur les priorités et les domaines potentiels de coopération, notamment en matière d’égalité de genre.

La séance d’ouverture, coorganisée avec l’ONUDI, a réaffirmé l’importance de la coopération entre les villes et les institutions internationales. Une déclaration conjointe a été signée entre CGLU, l’ONUDI et la ville de Xi’an, afin de renforcer la coopération technique et les programmes de renforcement des capacités. Les intervenants ont souligné que la transformation locale ne peut réussir que lorsque les communautés sont pleinement impliquées en tant que partenaires, et non de simples bénéficiaires.

Le CCRE a également pris part à la plénière de haut niveau “Bridge for Cities”, centrée sur l’innovation, le développement urbain durable et la contribution du leadership local aux agendas mondiaux.

Au cours du Conseil mondial, un nouvel appel à l’action, ouvert à tous les gouvernements locaux et régionaux, a été adopté. Intitulé « Appel à l’action pour la paix et la reconstruction », il exprime l’engagement des gouvernements locaux et régionaux en faveur de la paix, des droits humains et de la reconstruction, notamment dans les territoires touchés par les conflits armés. Cet appel s’inscrit dans les valeurs du Pacte pour l’avenir de l’humanité — Peuples, Planète et Gouvernance et met en lumière le rôle unique des villes dans la reconstruction du vivre-ensemble et des liens sociaux.

En représentant la perspective européenne et en soulignant le rôle clé des villes, communes et régions dans la résilience démocratique et le développement inclusif, le CCRE a contribué à renforcer ce mouvement mondial et à réaffirmer la place de la gouvernance locale dans la construction de sociétés pacifiques et durables.

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L’UE doit écouter ses villes

Les villes et les régions unies pour défendre leur rôle lors du prochain budget européen

Lors de la Semaine européenne des régions et des villes 2025, les dirigeants locaux et régionaux d’Europe ont envoyé un message clair : l’avenir du budget de l’Union Européenne ne doit pas marginaliser ceux qui font vivre l’Europe au quotidien.

À travers deux grands événements — l’un organisé dans le cadre de la #CohesionAlliance et l’autre par le Forum urbain européen et l’Alliance Locale — le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) et ses partenaires se sont mobilisés pour défendre le rôle des communes, des villes et des régions dans l’élaboration et la mise en œuvre du prochain budget à long terme de l’UE pour la période 2028–2034.

Ces actions s’inscrivent dans un effort de plaidoyer plus large, lancé juste après les élections européennes, alors que les nouvelles institutions de l’UE commençaient à définir les priorités politiques du mandat actuel.

Défendre le partenariat et la cohésion

Le 15 octobre, des représentants élus venus de toute l’Europe se sont rassemblés devant le Parlement européen pour appeler les institutions européennes à garantir aux gouvernements locaux et régionaux des droits de partenariat complets dans la future politique de cohésion, et à résister à toute tentative de nationalisation ou de centralisation.

Dans une action symbolique à laquelle ont participé des membres du Parlement Européen (MPE), du Comité européen des régions et des associations territoriales européennes, les partenaires de la #CohesionAlliance ont adopté un appel en sept points rejetant la proposition actuelle de la Commission Européenne.

«Regrouper la politique de cohésion avec les politiques agricoles, de défense ou de migration », avertit le communiqué, « obligerait les autorités locales et régionales à se concurrencer pour les fonds au niveau national».
Un tel changement, ont souligné les participants, risquerait de déplacer le pouvoir de décision loin des régions et des villes — là même où les objectifs de l’UE se concrétisent.

«Compétitivité et cohésion sont les deux faces d’une même médaille», a déclaré Christoph Schnaudigel, coprésident du CCRE et président du district de Karlsruhe (Allemagne). « Les entreprises de nos villes ont besoin d’infrastructures, de logements, d’écoles et de réseaux à haut débit. La cohésion fait partie des traités : nous avons besoin de compétitivité et de cohésion ensemble. Sinon, l’argent disparaîtra avant d’atteindre les communautés locales. La Commission européenne doit nous écouter. On ne peut pas savoir depuis Bruxelles ou Berlin ce dont les territoires ont besoin — nous, nous le savons, au niveau local».

Les villes au cœur des priorités européennes

Plus tard dans la journée, les dirigeants locaux se sont retrouvés au Parlement européen pour un débat intitulé « Façonner le prochain budget européen avec les villes », organisé par le Forum urbain européen en coopération avec la Local Alliance.

Le message des dirigeants municipaux, des MPE et des institutions européennes était unanime : les priorités de l’Europe — qu’il s’agisse de la transition verte ou de la transformation numérique — ne peuvent réussir sans le renforcement du rôle des villes et des régions. Comme l’a rappelé Christoph Schnaudigel (CCRE) : « On ne peut pas connaître les besoins depuis Bruxelles. Nous, nous les connaissons depuis le terrain».

Pascal Smet, membre du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale et du Comité européen des régions, a mis en garde contre un risque de voir émerger «une Europe des États-nations».

D’autres dirigeants, tels que Peter Dermol, maire de Velenje (Slovénie), ont souligné le danger de perdre la confiance des citoyens si l’Europe ne tient pas ses promesses dans les régions en transition industrielle.

Depuis l’Allemagne, Eckart Würzner, maire de Heidelberg, a rappelé que « les villes sont les défenseurs de la démocratie » et qu’en l’absence de ressources adéquates, «nous nous lèverons pour protéger la dimension locale de l’avenir européen».

Anna Lisa Boni, adjointe au maire de Bologne (Italie), a appelé l’UE à faire de la prochaine Agenda for Cities « un phare » garantissant que le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) renforce, plutôt qu’il n’affaiblisse, le rôle des gouvernements locaux.

Les principales revendications du CCRE pour le prochain budget européen

Le CCRE mène déjà une campagne de plaidoyer intensive pour influencer la proposition de budget présentée par la Commission européenne.
Comme le précise le document « Budget de l’UE 2028-2034 : principaux changements, défis et opportunités pour les gouvernements locaux et régionaux », le CCRE formule sept demandes clés :

Assurer une gouvernance multiniveau efficace et un partenariat significatif dans le prochain CFP

Placer la cohésion et l’équilibre territorial au cœur du prochain budget de l’UE

• Garantir un accès équitable aux financements européens pour les gouvernements locaux dans l’ensemble des programmes de l’UE

• Renforcer le soutien aux gouvernements locaux dans le cadre de l’élargissement de l’UE et de l’adhésion des pays candidats

• Développer un programme européen dédié au renforcement de la démocratie locale

Ces propositions font écho au message porté par les dirigeants locaux tout au long de la Semaine européenne des régions et des villes : la force de l’Europe réside dans ses territoires.
Cohésion et compétitivité ne peuvent coexister que dans un véritable partenariat entre tous les niveaux de gouvernance.