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Fonds de l’UE

EU Funds - News 2020

Comment améliorer la réponse territoriale à la COVID-19


Cet article d’opinion de Frédéric Vallier, Secrétaire Général du CCRE, a été initialement publié en anglais sur Euractiv et en français dans Le Courrier des Maires et Euractiv France.

Alors que toute l’Europe subit les effets de la pandémie de coronavirus, la crise revêt indéniablement une forte dimension territoriale. Certaines localités sont plus gravement touchées, et les régions ne sont pas toutes également équipées pour faire face à un virus se propageant si rapidement. Les pressions sur les hôpitaux et les services de santé sont insoutenables, notamment dans des zones comme le nord de l’Italie, l’Espagne, le nord de l’Angleterre ou l’est de la France.

Les municipalités et les régions sont en première ligne de cette crise : qu’il s’agisse de faire respecter les confinements, de continuer à fournir des services publics essentiels – surtout dans le domaine de la santé et du soutien aux plus vulnérables – ou de piloter le déconfinement progressif. Dans le même temps, leurs sources de revenus diminuent en raison de la fermeture des infrastructures publiques et du ralentissement économique général.

La Commission européenne a pris des mesures pour relever ces défis en créant les initiatives d’investissement en réponse au coronavirus (CRII et CRII+). Ces initiatives permettent de réaffecter les fonds de cohésion non utilisés pour financer l’assistance médicale, ainsi que le soutien économique et social afin de lutter contre la pandémie.

Améliorer les initiatives CRII et CRII+

Cependant, des obstacles persistent quant à leur mise en œuvre rapide et fluide, et la réponse territoriale de l’UE pourrait être améliorée. Les règles en matière d’audits et de contrôles doivent être assouplies pour permettre aux autorités de gestion de déployer rapidement et efficacement ces mesures. Les contrôles liés aux aides d’État, aux marchés publics, à la traçabilité, à la justification des dépenses et à l’éligibilité des bénéficiaires doivent être adaptés aux besoins et à l’urgence de la situation.

Le transfert des fonds entre catégories de régions ne devrait être autorisé que si la crise actuelle a un impact local ou régional fort. Sinon, il existe un risque de recentralisation des fonds au niveau national, ce qui pourrait compliquer la collaboration entre niveaux gouvernementaux pour la prochaine période budgétaire.

De plus, les fonds disponibles via CRII et CRII+ sont limités, car ils proviennent uniquement des montants non engagés de la période de programmation précédente. Cela signifie que les ressources disponibles dans chaque pays ne seront pas nécessairement proportionnelles à l’impact de la COVID-19 dans ces pays.

Une réponse à long terme pour l’UE

Nous ne pouvons pas revenir à la normale après cette crise. Il est impératif de disposer d’un budget à long terme et d’une stratégie pour être préparés aux futures pandémies et crises.

Cette pandémie a révélé un manque structurel d’investissements dans des secteurs critiques. Cela souligne encore plus l’importance d’une politique de cohésion forte, qui, bien qu’elle ne soit pas conçue pour répondre à des crises urgentes, vise à renforcer structurellement le développement social et économique des régions par une planification à long terme.

Sans un accord sur le prochain budget pluriannuel de l’UE (MFF), nous n’aurons pas les moyens nécessaires pour répondre aux besoins urgents des citoyens et des territoires les plus touchés. Il est crucial que les législateurs parviennent rapidement à un accord ambitieux sur ce cadre financier.

Le rôle des gouvernements locaux et régionaux

Les municipalités et régions, riches de leur expérience en gestion territoriale, doivent être impliquées dans la mise en œuvre des CRII et CRII+. Les associations nationales de gouvernements locaux et régionaux peuvent identifier les obstacles restants et proposer des solutions adaptées. À l’échelle européenne, le CCRE collectera et partagera des informations sur l’application de ces initiatives dans les différents États membres.

Nous devons mobiliser toutes nos ressources pour aider ceux qui en ont besoin et mettre fin à cette pandémie. En même temps, nous ne devons pas perdre de vue nos objectifs à long terme : des sociétés résilientes, équitables et fondées sur le développement durable. Une politique de cohésion renforcée est plus que jamais nécessaire pour garantir que tous les territoires européens puissent prospérer et envisager l’avenir avec confiance.

Déclaration sur la COVID-19

COVID Statement - News 2020

Stefano Bonaccini : Des gouvernements locaux et régionaux forts sont essentiels pour lutter contre la COVID-19


Cet article d’opinion du président du CCRE, Stefano Bonaccini, a été publié pour la première fois par EUobserver.

La pandémie de COVID-19 représente une situation sans précédent pour la quasi-totalité des citoyens, des territoires et de l’Union européenne. À ce jour, plus d’un million d’Européens ont été infectés, et 100 000 sont décédés de cette maladie. Ces chiffres tragiques continueront malheureusement à augmenter dans les semaines et les mois à venir. Nos vies ont toutes été affectées d’une manière ou d’une autre.

En tant que président de la région italienne d’Émilie-Romagne et du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), j’ai été témoin des efforts et des sacrifices de nos médecins, infirmiers, policiers, éboueurs, fonctionnaires, bénévoles et d’innombrables autres personnes qui luttent pour protéger nos citoyens et continuer à servir leur communauté.

Comme c’est souvent le cas en période de crise, les municipalités et les régions sont en première ligne face à cette pandémie. Elles continuent de fournir des services essentiels tout en faisant leur maximum pour limiter les risques de contamination. Parallèlement, les gouvernements locaux font face à des baisses de revenus considérables dues à l’effondrement de l’activité économique et à la fermeture de théâtres, musées et installations sportives. En Italie, les villes font face à une perte de revenus estimée à environ 3 milliards d’euros.

La solidarité mise à l’épreuve

Au moment où la solidarité était essentielle, la réaction initiale des États européens a été préoccupante. Des réflexes nationalistes ont émergé dans plusieurs pays, avec des embargos sur l’exportation de certains produits médicaux et même des manifestations de xénophobie. Tous les pays et niveaux de gouvernement de l’UE doivent désormais travailler ensemble pour combattre ce virus, qui ne respecte ni frontières ni nationalités, et rétablir le bien-être de notre continent.

Nous saluons la mobilisation rapide des ressources par les institutions européennes. Cependant, davantage d’efforts seront nécessaires pour surmonter cette crise et mieux se préparer à la prochaine. Le CCRE et ses membres sont engagés en faveur d’une Europe forte et unie, fondée sur l’action commune, des valeurs partagées et la solidarité.

Cohésion et réponse à la crise

Bien que la politique de cohésion de l’UE ne soit pas conçue pour répondre à des situations d’urgence, elle prouve dans cette crise son utilité en tant qu’expression concrète de solidarité européenne. La nouvelle initiative de la Commission européenne sur l’investissement en réponse au coronavirus (CRII), réaffectant des fonds de cohésion non dépensés pour aider les municipalités et régions, apportera un soutien précieux.

Cependant, ces nouvelles aides financières ne seront pas suffisantes et resteront marginales face aux vastes programmes de soutien national préparés par les États membres. Au-delà de l’urgence, le CCRE appelle la Commission à envisager des mesures exceptionnelles pour 2021 afin de garantir une continuité dans la réponse aux défis économiques et sociaux qui émergent.

Une réponse coordonnée

Plus largement, nous demandons à la Commission européenne de collaborer avec nous et les États membres pour inclure les associations nationales de gouvernements locaux et régionaux dans les groupes de travail à court et long terme liés au coronavirus. Pourquoi ? Parce que notre expertise, notre connaissance des réalités territoriales et nos contacts constants avec les responsables locaux et régionaux peuvent apporter une aide précieuse.

Dans tous les pays touchés, et en particulier parmi les plus gravement affectés, comme en Italie, où je peux en témoigner, une réponse coordonnée et un dialogue entre les villes, les régions et les gouvernements nationaux se révèlent essentiels.

Préparer un avenir durable

L’épreuve de la COVID-19 doit nous conduire à réfléchir sur nos politiques et nous inciter à préparer l’avenir. Répondre à la crise immédiate ne doit pas nous faire oublier la nécessité d’investir dans des secteurs d’avenir pour un futur prospère et durable. Le Pacte vert européen et la stratégie numérique européenne sont des étapes dans la bonne direction, et d’autres initiatives doivent suivre.

Cette crise illustre une fois de plus la nécessité d’une coordination internationale solide et de territoires résilients. L’Europe doit donc continuer à promouvoir la coopération verticale et horizontale entre tous les niveaux de gouvernement, ainsi que la réalisation des Objectifs de développement durable.

On dit souvent que l’Union européenne prend les mesures nécessaires lorsqu’elle est confrontée à une crise. Si cela est vrai, nous ne devons pas rester passifs face à cette tragédie en cours, mais en tirer le meilleur parti pour préparer un avenir plus sain et plus sûr. Il n’est pas trop tard pour nous unir et construire un futur durable fondé sur la solidarité.

Les municipalités et régions d’Europe sont prêtes à jouer leur rôle.

L’égalité de genre : une affaire locale

Gender Equality - News

Explorer la Stratégie de l’UE en matière d’égalité entre les femmes et les hommes 2020–2025 et ce qu’elle implique pour les gouvernements locaux et régionaux européens


Dans une avancée significative pour l’égalité de genre en Europe, la Commission européenne a adopté une nouvelle Stratégie pour l’égalité entre les femmes et les hommes pour la période 2020–2025. En tant que première communication de haut niveau sur ce sujet depuis des années, cette stratégie affiche une ambition claire : parvenir à une Europe libérée de la violence fondée sur le genre, des stéréotypes et des inégalités structurelles.

Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a réalisé une analyse approfondie de cette stratégie, identifiant ses opportunités, ses lacunes et ses implications pour les gouvernements locaux et régionaux.

Évolutions clés et opportunités

La stratégie de la Commission adopte une approche duale, combinant actions ciblées et intégration systématique de l’égalité de genre, tout en intégrant pour la première fois une perspective intersectionnelle. Elle couvre six domaines clés, allant de la prévention des violences à la représentation des femmes et à l’égalité dans le monde du travail.

Les gouvernements locaux et régionaux peuvent tirer parti de nouvelles opportunités de financement et de mise en réseau, en particulier dans les domaines de la prévention des violences fondées sur le genre, de la fourniture de services de garde d’enfants, des infrastructures de soins et de l’entrepreneuriat féminin. La création d’un réseau européen de prévention des violences domestiques, des campagnes de sensibilisation à l’échelle de l’UE et de futures révisions des objectifs en matière de garde d’enfants offrent un espace d’action et d’échange de pratiques pour les acteurs locaux.

De nouveaux investissements et soutiens sont également prévus à travers le Fonds social européen Plus, Horizon Europe et la Politique agricole commune, permettant aux autorités locales de mettre en œuvre des services et des politiques sensibles au genre.

Lacunes et préoccupations

Malgré ces points positifs, le CCRE souligne des domaines où la stratégie pourrait aller plus loin. Le rôle des gouvernements locaux et régionaux n’est pas suffisamment reconnu, et la Commission manque l’occasion de faire référence à la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale, signée par près de 1 800 collectivités dans 36 pays.

Par ailleurs, si la stratégie met à juste titre l’accent sur l’équilibre entre les sexes dans le secteur privé, la représentation politique au niveau local et régional est peu développée. Il n’est également fait aucune mention des violences à l’encontre des élues, un enjeu critique qui nuit à la participation des femmes à la vie démocratique.

Messages clés du CCRE

Le CCRE formule plusieurs recommandations pour renforcer la stratégie et mieux soutenir les autorités locales :

  • Reconnaître les gouvernements locaux et régionaux comme des partenaires stratégiques dans la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de la stratégie ;
  • Intégrer la Charte européenne pour l’égalité dans la Plateforme européenne des chartes de la diversité ;
  • Aborder la sous-représentation des femmes en politique et promouvoir des initiatives en faveur du leadership féminin à tous les niveaux ;
  • Renforcer les protections pour les femmes dans la vie publique, notamment contre la violence et le harcèlement fondés sur le genre ;
  • Améliorer la collecte de données sur la représentation et le leadership des femmes et financer de nouvelles études dans tous les pays européens ;
  • Soutenir les initiatives locales en faveur de l’égalité de genre via les programmes de financement de l’UE, y compris pour la Charte et les travaux sur les hommes et les masculinités.

Un appel à une coopération renforcée

Les gouvernements locaux et régionaux ne sont pas seulement des exécutants des politiques européennes ; ils sont aussi des moteurs d’innovation en matière d’égalité. En tant que niveau de gouvernance le plus proche des citoyen·ne·s, ils jouent un rôle unique dans la traduction des ambitions en actions concrètes.

Le CCRE appelle la Commission européenne à reconnaître pleinement ce rôle et à le soutenir dans la mise en œuvre de la Stratégie pour l’égalité entre les femmes et les hommes, afin que les autorités locales disposent des outils et des ressources nécessaires pour bâtir une Europe véritablement inclusive.

Lire le document de position ici

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Europe 2030 – Territoires prennent la parole

Europe 2030 - News

Les dirigeants locaux et régionaux appellent à un modèle européen renouvelé, fondé sur l’unité, la démocratie et des territoires renforcés


L’Europe a toujours été un projet politique audacieux. Née des cendres de deux guerres mondiales, elle s’est construite sur la conviction que la paix et la prospérité durables ne peuvent être atteintes qu’ensemble. Dès le départ, les dirigeants locaux et régionaux ont joué un rôle décisif : les maires et les municipalités ont été les pionniers de la coopération transfrontalière et ont appelé à un renforcement de la démocratie locale à travers la Charte européenne des libertés locales.

Aujourd’hui, face aux crises – du changement climatique aux migrations, des tensions sociales aux conflits à ses frontières – l’Europe a de nouveau besoin de ses pionniers locaux. En 2016, le CCRE a lancé une initiative visionnaire invitant dirigeants, citoyens et jeunes à partager leur vision de l’Europe en 2030. Les résultats sont clairs : les citoyens veulent une Europe plus cohésive, démocratique et réactive, une Europe qui écoute et agit au plus près de leur quotidien.

La vision pour 2030 est ambitieuse : donner plus de moyens aux collectivités locales et régionales, renforcer la coopération entre tous les niveaux de gouvernance et veiller à ce que les politiques restent centrées sur les citoyens. Les gouvernements locaux assurent déjà plus de 60 % de l’investissement public dans l’UE, preuve qu’ils sont des moteurs essentiels de l’innovation, du soutien social et du développement durable.

Les contributeurs soulignent que la décentralisation est indispensable pour bâtir la confiance dans la démocratie. Les États-nations devraient agir comme régulateurs et garants de l’égalité, les régions devraient stimuler la croissance économique, et les villes rester le cœur de la vie communautaire. Dans le même temps, l’Europe doit demeurer unie dans sa diversité, en tant que garante de la cohésion territoriale, du bien-être et de la sécurité collective.

D’ici 2030, l’Europe sera plus mondiale et plus urbaine. Les collectivités locales et régionales doivent donc jouer un rôle accru dans la coopération internationale, à travers la diplomatie des villes, les jumelages, le partage de connaissances et la coopération décentralisée, afin de relever les défis du changement climatique et du développement durable.

Le message est simple mais puissant : pour changer le monde, nous devons penser et agir localement tout en restant unis en tant qu’Européens. Un modèle européen renouvelé, décentralisé, démocratique et ouvert sur le monde est la clé pour regagner la confiance des citoyens et assurer un avenir plus prometteur.

Lire l’étude ici

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Financer l’action climatique

Africa - News Section

Comment les villes africaines évaluent les risques climatiques et construisent des avenirs résilients


À mesure que le changement climatique s’accélère, les villes africaines sont confrontées à des menaces croissantes pesant sur leurs infrastructures, leurs économies et la santé publique. L’élévation du niveau de la mer, la rareté de l’eau, les épidémies et l’insécurité alimentaire ne sont que quelques-uns des défis grandissants. En réponse, de nombreuses collectivités locales à travers le continent prennent des mesures volontaires pour s’adapter et renforcer la résilience territoriale.

S’adapter, ce n’est pas seulement réagir aux événements climatiques extrêmes ; cela signifie se préparer aux impacts climatiques de long terme et transformer les risques en opportunités de développement. Cela implique d’ajuster les politiques, les infrastructures et les pratiques urbaines afin de réduire la vulnérabilité et de protéger les communautés.

Une revue méthodologique récente examine comment les villes africaines évaluent les effets locaux du changement climatique et utilisent ces connaissances pour définir leurs stratégies d’adaptation. Les actions vont de l’architecture bioclimatique pour réduire la chaleur intérieure, à la transformation des pratiques agricoles, la protection des ressources en eau, et la diversification du tourisme loin des zones côtières vulnérables au climat.

Il est essentiel que les plans d’adaptation et d’atténuation soient bien alignés. Impliquer les mêmes parties prenantes dans les deux processus permet une planification intégrée et une action climatique plus cohérente.

Ce travail reflète un engagement croissant des villes africaines à jouer un rôle de leader en matière d’adaptation climatique, en étudiant les risques locaux, en agissant en amont et en construisant des avenirs urbains plus durables.

Lire l’étude complète ici

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S’adapter au climat en Afrique

Africa - Project News

Comment les villes africaines évaluent les risques climatiques et construisent des avenirs résilients


À mesure que le changement climatique s’accélère, les villes africaines sont confrontées à des menaces croissantes pesant sur leurs infrastructures, leurs économies et la santé publique. L’élévation du niveau de la mer, la rareté de l’eau, les épidémies et l’insécurité alimentaire ne sont que quelques-uns des défis grandissants. En réponse, de nombreuses collectivités locales à travers le continent prennent des mesures volontaires pour s’adapter et renforcer la résilience territoriale.

S’adapter, ce n’est pas seulement réagir aux événements climatiques extrêmes ; cela signifie se préparer aux impacts climatiques de long terme et transformer les risques en opportunités de développement. Cela implique d’ajuster les politiques, les infrastructures et les pratiques urbaines afin de réduire la vulnérabilité et de protéger les communautés.

Une revue méthodologique récente examine comment les villes africaines évaluent les effets locaux du changement climatique et utilisent ces connaissances pour définir leurs stratégies d’adaptation. Les actions vont de l’architecture bioclimatique pour réduire la chaleur intérieure, à la transformation des pratiques agricoles, la protection des ressources en eau, et la diversification du tourisme loin des zones côtières vulnérables au climat.

Il est essentiel que les plans d’adaptation et d’atténuation soient bien alignés. Impliquer les mêmes parties prenantes dans les deux processus permet une planification intégrée et une action climatique plus cohérente.

Ce travail reflète un engagement croissant des villes africaines à jouer un rôle de leader en matière d’adaptation climatique, en étudiant les risques locaux, en agissant en amont et en construisant des avenirs urbains plus durables.

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Analyse du Mécanisme Transition Juste

Impact Goal - Climate

Le Mécanisme pour une transition juste appelle à des partenariats locaux renforcés et à une meilleure définition des priorités de financement


L’ambition de l’Union européenne de devenir le premier continent neutre en carbone d’ici 2050 prend forme à travers le Pacte vert pour l’Europe et son bras financier : le Mécanisme pour une transition juste (MTJ). Dans son analyse politique, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) reconnaît la valeur de cet outil, tout en appelant à un engagement local renforcé et à une meilleure cohérence avec les fonds de cohésion existants.

Le MTJ, composé du Fonds pour une transition juste, d’un dispositif dédié au sein d’InvestEU, et d’un instrument de prêt au secteur public via la BEI, vise à soutenir les territoires les plus touchés par la transition vers une économie verte, notamment ceux dépendants des industries à forte intensité carbone.

Le CCRE salue :

  • La création de nouveaux outils financiers adaptés aux impacts sociaux et économiques de la décarbonation, notamment le Fonds pour une transition juste (FTJ), avec une proposition de budget de 7,5 milliards d’euros ;
  • L’intégration du FTJ dans la Politique de cohésion, garantissant l’application du principe de partenariat et ouvrant un espace de dialogue avec les gouvernements locaux et régionaux dans la conception des plans de transition ;
  • L’accent mis sur le niveau NUTS 3, permettant un soutien ciblé aux réalités locales et une meilleure adaptation aux besoins des communautés ;
  • Les dispositifs d’assistance technique et les plateformes d’échange entre pairs, qui peuvent renforcer les capacités des municipalités à reproduire des modèles réussis et accélérer la transition vers la neutralité climatique.

Cependant, le CCRE exprime des préoccupations concernant :

  • L’incertitude budgétaire : face à la réticence des États membres à augmenter le budget global de l’UE, il existe un risque que le FTJ ne fasse que redistribuer les fonds de cohésion existants, limitant ainsi sa valeur ajoutée ;
  • Le chevauchement avec les objectifs actuels de la cohésion : de nombreuses priorités du FTJ – investissements verts, renforcement des compétences, numérisation – sont déjà couvertes par les priorités actuelles des Fonds structurels et d’investissement européens (PO2 et PO4). Il est nécessaire de clarifier son impact spécifique ;
  • Les contraintes thématiques imposées aux fonds de cohésion : les exigences de réaffectation des fonds FEDER et FSE+ vers le FTJ pourraient réduire les ressources disponibles pour d’autres priorités locales de développement.

Pour le CCRE, les gouvernements locaux et régionaux doivent rester des acteurs centraux de cette transition. Leur implication est essentielle non seulement dans la planification et la mise en œuvre, mais aussi pour garantir qu’aucun territoire ne soit laissé pour compte dans la marche de l’Europe vers un avenir plus vert et plus équitable.

Lire le document de position ici

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Action climatique dans les villes africaines

Sub-Saharan Africa - News Section

Approches innovantes pour financer la transformation urbaine durable en Afrique subsaharienne


Les villes d’Afrique subsaharienne sont de plus en plus vulnérables au changement climatique, deux tiers d’entre elles étant considérées comme présentant un « risque extrême ». Pourtant, ces mêmes villes, en particulier les zones urbaines petites et secondaires, détiennent un potentiel important pour promouvoir le développement durable. À travers la Convention des Maires pour l’Afrique subsaharienne (CoM SSA), les gouvernements locaux agissent en élaborant des Plans d’Action pour l’Accès à l’Énergie Durable et le Climat (SEACAP) et en recherchant des moyens de financer leur mise en œuvre.

S’appuyant sur plusieurs années de soutien, l’initiative CoM SSA se concentre désormais sur le passage de la planification à la mise en œuvre, notamment en facilitant l’accès aux financements climatiques. Cela inclut un accompagnement pour comprendre le paysage financier, préparer des projets solides et établir des partenariats avec des bailleurs et des investisseurs.

Une publication récente met en lumière les solutions adoptées par les villes pour financer leurs SEACAP, notamment la réduction des coûts de planification grâce à la coopération intercommunale, les partenariats public-privé, les mécanismes de partage des risques et les modèles de financement communautaire.

Les principaux enseignements incluent :

  • La diversification des sources de financement améliore la résilience et réduit la dépendance. Cela inclut le financement participatif, les fonds climatiques, les marchés de capitaux locaux et les investissements privés.
  • L’autonomisation des communautés, par la mutualisation des ressources, la microfinance et la planification participative, garantit la durabilité et l’adhésion.
  • L’utilisation des technologies numériques aide les villes à gérer l’action climatique de manière plus efficace et économique.

Ces exemples montrent que, malgré les défis persistants, les villes d’Afrique subsaharienne progressent dans la création de solutions climatiques bancables, inclusives et résilientes, ouvrant ainsi la voie à un avenir urbain durable.

Lire l’étude complète ici

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#InvolveMen

Gender Equality - News

Comment la redéfinition de la masculinité peut améliorer la vie des hommes et des femmes


La promotion de formes positives de masculinité peut améliorer la vie des hommes comme des femmes. Si l’on veut parvenir à l’égalité des sexes, les hommes et les garçons doivent être impliqués en tant qu’alliés et cibles d’initiatives transformatrices.

Ce sont quelques-unes des conclusions du séminaire du CCRE « #InvolveMen : redéfinir les masculinités », qui s’est tenu à Bruxelles le 19 novembre. L’événement a été organisé conjointement avec les associations membres du CCRE de Suède (SALAR) et du Pays basque (EUDEL).

« Le travail sur l’égalité des sexes doit remettre en question les notions de masculinité qui constituent un obstacle à une véritable égalité », a déclaré Emil Broberg, porte-parole du CCRE pour l’égalité et conseiller régional d’Östergötland.

Les participants ont souligné que l’adhésion à des normes de genre perçues comme « traditionnelles » peut être préjudiciable aux hommes comme aux femmes, étant associée à une conduite dangereuse, à une alimentation et une boisson malsaines, à la violence et à la sous-performance scolaire. « Remettre en question et changer les normes toxiques de la masculinité peut être une solution gagnant-gagnant : cela peut améliorer la vie des hommes et des femmes, et cela peut améliorer l’égalité et l’efficacité des services que nous fournissons à nos citoyens », a ajouté Broberg.

Sandy Ruxton, conseiller politique et chercheur indépendant, a donné un aperçu de la manière dont les identités masculines sont formées et renforcées par la culture et les institutions sociales. Il a fait valoir que la société peut évoluer vers l’égalité des sexes en promouvant des images positives de la masculinité – comme la parentalité masculine active et la forme physique – ou en « désinvestissant » complètement dans la masculinité.

Comment les régions et les villes promeuvent l’égalité des sexes

Les représentants locaux et régionaux ont présenté un éventail inspirant de projets qui promeuvent l’égalité des sexes sur le terrain. Ceux-ci vont des campagnes de sensibilisation aux programmes de mentorat et de reconversion professionnelle.

Dans la municipalité de Botkyrka, en Suède, la violence des jeunes est abordée à l’école grâce au programme Mentors in Violence Prevention (MVP) qui enseigne aux élèves plus âgés à devenir des agents du changement. Un étudiant plus âgé prend un plus jeune sous son aile, décourageant les comportements négatifs tels que le langage sexiste et la violence basée sur « l’honneur ».

Au Pays basque, le gouvernement régional et Emakunde – l’Institut basque des femmes – sensibilisent depuis une décennie les hommes à l’égalité des sexes. Grâce à diverses campagnes, allant des programmes de formation à la distribution de « sacs à dos pour les pères » promouvant l’égalité des sexes dans la parentalité, des dizaines de milliers d’hommes ont été touchés. La région a également organisé des réunions d’hommes politiques pour discuter de la manière dont ils peuvent faire davantage pour promouvoir l’égalité des sexes, comme le montre cette vidéo.

Dans la région suédoise de Värmland, la campagne « Un vrai homme » confronte des hommes de divers horizons à des déclarations stéréotypées sur la masculinité et montre leurs réactions. Un site Web et une application mobile ont été lancés pour impliquer le plus grand nombre possible d’hommes dans les conversations et une boîte de lancement de discussion a également été distribuée localement.

À Trondheim, en Norvège, un programme spécial permet de recycler les hommes au chômage âgés de 25 à 55 ans pour qu’ils deviennent des professionnels de la santé, un domaine souvent stéréotypé comme un « travail de femmes ». Depuis 2010, quelque 300 hommes ont suivi une formation professionnelle dans ce domaine.

La nouvelle stratégie de l’UE pour l’égalité des sexes doit #InvolveMen

Au cours de l’événement, le Comité permanent pour l’égalité du CCRE a adopté une déclaration affirmant l’importance d’impliquer les hommes et les garçons dans l’égalité des sexes et de remettre en question certaines notions de masculinité.

Le séminaire est particulièrement opportun étant donné que la nouvelle Commission européenne d’Ursula von der Leyen élaborera une nouvelle stratégie globale pour l’égalité des sexes après 2019. Halliki Voolma, une fonctionnaire de l’UE représentant la Commission au séminaire, a invité le CCRE à apporter sa contribution à l’élaboration de la stratégie. Le CCRE veillera à ce que la stratégie implique les hommes, les garçons et les masculinités dans le travail en faveur de l’égalité des sexes. La stratégie devrait également reconnaître et soutenir le travail en faveur de l’égalité des sexes effectué par les municipalités et les organisations de la société civile.

Un album photo en ligne de l’événement est également disponible.

Un budget fort, une cohésion forte

Cohesion Policy Alliance - News 2021

Le CCRE appelle les dirigeants européens à garantir un budget pluriannuel ambitieux qui donne les moyens d’agir aux gouvernements locaux et régionaux


Le CCRE souligne que les objectifs européens ambitieux – développement durable, Pacte vert, inclusion sociale – ne peuvent être atteints sans un budget solide. Toute coupe supplémentaire dans la politique de cohésion, comme celles récemment proposées, compromettrait la capacité de l’Europe à tenir ses engagements. Les gouvernements locaux et régionaux, en tant qu’acteurs clés de la mise en œuvre des politiques européennes sur le terrain, dépendent d’un accord rapide pour assurer une transition fluide vers la prochaine période de financement.

Transition juste et partenariat

Le CCRE se félicite de la création d’un Fonds pour une transition juste afin de soutenir les régions dans la transition vers une économie bas carbone. Toutefois, ces nouvelles mesures doivent être accompagnées de financements additionnels, et non se faire au détriment de la politique de cohésion. Tout aussi essentiel est le principe de partenariat, qui garantit que les communes et les régions soient directement impliquées dans la programmation et la mise en œuvre des fonds européens. Ce principe doit rester une pierre angulaire de la politique de cohésion.

Les ambitions de l’Europe ne réussiront que si les gouvernements locaux et régionaux disposent des outils nécessaires pour les concrétiser. Un cadre financier pluriannuel solide, un financement de la cohésion préservé et un partenariat renforcé constituent les fondations d’une Europe plus proche de ses citoyens.

Lire le document de position ici

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