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Le CCRE en deuil

Valéry Giscard d’Estaing - News 2020

Hommage à Valéry Giscard d’Estaing


Le CCRE (Conseil des Communes et Régions d’Europe) rend hommage à Valéry Giscard d’Estaing, grand architecte du projet européen et fervent défenseur de la démocratie locale.

« La présidence de Valéry Giscard d’Estaing au Conseil des Communes et Régions d’Europe a été marquée par son engagement à faire reconnaître les gouvernements locaux et régionaux comme parties intégrantes de la gouvernance. Nous lui devons l’article 4(2) du Traité de Lisbonne, qui protège l’autonomie locale, et qu’il avait fait inscrire dans le projet de constitution alors qu’il présidait la Convention sur l’avenir de l’Europe. »

Stefano Bonaccini, Président du CCRE et de la Région Émilie-Romagne
Frédéric Vallier, Secrétaire Général du CCRE

IncluCities Website

IncluCities Website - News 2020

IncluCities est en ligne


Nous lançons un tout nouveau site web IncluCities !

Avec toutes les informations relatives au projet et tout ce qu’il faut savoir pour se tenir à jour sur les politiques européennes d’intégration et d’inclusion des migrants, ce site devient le point central de la communauté IncluCities.

En impliquant les huit villes participantes et leurs associations de gouvernements locaux, nous offrirons des aperçus sur les progrès du projet IncluCities, ses dynamiques, les idées issues du terrain, les leçons apprises et les plans d’action pour améliorer l’accueil des nouveaux arrivants dans les communautés locales.

Le LOCAL est le nouveau GLOBAL

Ce site rassemblera des actualités sur des sujets liés à la migration, l’intégration et l’inclusion. L’objectif principal est de mettre en avant des problématiques globales à travers la présentation de pratiques locales des partenaires d’IncluCities et le partage d’idées provenant d’autres villes et municipalités à travers l’Europe. Nous couvrirons également les initiatives clés de l’UE, telles que le nouveau Plan d’action européen sur l’intégration et l’inclusion des migrants.

Découvrez les partenariats

Avec une carte interactive des villes participantes, nous souhaitons présenter les acteurs et leurs associations. Cliquez sur les poignées de main de la carte pour accéder à une présentation visuelle de chaque coopération en binôme, incluant des données, les points forts, les besoins et les bonnes pratiques des villes participantes.

La méthodologie en un clin d’œil

Pour ceux intéressés par une méthodologie approfondie, consultez notre page ressources où vous trouverez tous les documents relatifs au mentorat. Découvrez une explication graphique, étape par étape, de chaque processus. Des visites d’étude aux académies de formation en passant par les ateliers, ce processus mènera à des plans d’action efficaces qui ouvriront de nouvelles approches et structures pour l’intégration des migrants.

Rencontrez nos partenaires

Une section complète est dédiée à nos partenaires, comprenant les sept associations de gouvernements locaux et régionaux et leurs villes participantes. Pour en savoir plus sur eux, suivez les liens ou contactez directement la personne de référence.

Dans les coulisses

Chaque initiative cache une histoire humaine. Nous espérons en présenter plusieurs à travers des interviews et diverses vidéos illustrant comment l’intégration et l’éducation se traduisent dans la vie quotidienne.

  • Envie de savoir comment les enfants réfugiés s’en sortent à Livadia, en Grèce ?
  • Ou comment la ville espagnole de Fuenlabrada lutte contre la discrimination avec une vidéo animée réfutant des rumeurs infondées ?
  • Ou encore comment des migrants et personnes d’origine migrante à Bruxelles aident des réfugiés dans les centres d’accueil en tant que bénévoles ?

Si c’est le cas, la section consacrée aux travaux dans les coulisses est l’endroit idéal pour vous. Vous y trouverez également de nombreuses publications externes, livrables du projet et documents de travail sous la rubrique ressources.

Restez engagé(e)

Pour rester informé(e), cliquez sur l’icône de lettre du site pour vous abonner à notre newsletter, et suivez-nous sur Twitter ou Facebook. De nombreux moyens et canaux sont disponibles pour que nous puissions échanger et interagir.

Éduquer à la citoyenneté mondiale

Education - News section

Comment les gouvernements locaux et régionaux sensibilisent au développement durable à travers l’éducation au développement


Face à des défis mondiaux tels que le changement climatique, les migrations et les inégalités croissantes, l’engagement citoyen n’est plus un luxe, mais une nécessité. En tant que niveau de gouvernance le plus proche des citoyens, les gouvernements locaux et régionaux (GLR) sont idéalement placés pour relier les enjeux globaux aux réalités quotidiennes. Grâce à l’Éducation au Développement et à la Sensibilisation (EDS), les GLR jouent un rôle transformateur en favorisant une citoyenneté active, informée et responsable.

L’EDS ne consiste pas uniquement à transmettre des informations, mais à susciter l’engagement, la pensée critique et l’action collective. Cet article présente les principales conclusions et recommandations de la collection d’histoires de réussite de PLATFORMA, qui met en lumière comment les GLR et leurs associations aident les citoyens à comprendre les interdépendances mondiales et à devenir des acteurs du changement.

PLATFORMA, coalition paneuropéenne des GLR engagés dans la coopération au développement, défend le rôle stratégique des GLR dans l’information, la mobilisation et l’implication des communautés pour le développement durable mondial. La collection illustre, à travers des exemples concrets, comment les GLR en Europe utilisent l’EDS pour rapprocher l’Agenda 2030 des citoyens.

Pourquoi les GLR sont importants pour l’EDS

Les GLR sont des institutions de confiance dotées d’un mandat public. En collaborant avec les écoles, les organisations de la société civile (OSC) et les acteurs culturels, ils peuvent :

  • Simplifier des agendas mondiaux complexes comme les Objectifs de Développement Durable (ODD) sans en affaiblir le message,
  • Restaurer la confiance dans les institutions publiques,
  • Renforcer la cohésion sociale,
  • Atteindre les municipalités sous-dotées grâce aux associations nationales de GLR.

Qu’est-ce que l’EDS ?

L’Éducation au Développement et à la Sensibilisation (EDS) vise à transformer les comportements et attitudes des communautés face aux enjeux mondiaux. S’inspirant de la notion d’éducation à la citoyenneté mondiale, l’EDS combine apprentissage et action. Deux approches principales :

  • Apprentissage mondial : renforcement des connaissances et éducation participative ;
  • Campagnes et plaidoyer : mobilisation publique pour changer les politiques et les comportements.

L’EDS en action

La publication présente 19 études de cas, réparties en deux parties :

  • Partie 1 : dix projets de campagnes et plaidoyer visant des changements politiques ou institutionnels.
  • Partie 2 : neuf projets d’apprentissage mondial, axés sur l’autonomisation pédagogique et le développement des connaissances communautaires.
  • Une troisième section aborde les outils financiers et méthodologies soutenant la mise en œuvre de l’EDS.

L’expérience de l’EDS montre que sensibiliser les citoyens n’est pas une campagne ponctuelle, mais un processus continu de réflexion, de transformation et d’action.

PLATFORMA propose sept recommandations claires pour que les GLR renforcent leur impact en matière d’EDS :

  1. Promouvoir des partenariats sociétaux globaux : créer des espaces inclusifs comme les Journées européennes de la solidarité locale pour rassembler les communautés autour de défis communs.
  2. S’engager dans une planification à long terme : le changement prend du temps ; les stratégies d’EDS doivent évoluer et rester pertinentes.
  3. Favoriser l’apprentissage mutuel et la participation : impliquer les citoyens dans des ateliers, forums et programmes scolaires ; l’apprentissage est plus efficace quand il est partagé.
  4. Défendre le rôle unique des GLR : plaider pour leur inclusion dans les appels à projets EDS de l’UE et renforcer leurs associations pour soutenir les petites municipalités.
  5. Donner la priorité à l’engagement des jeunes : laisser les jeunes prendre la tête et diffuser les messages via les réseaux sociaux et les initiatives de pairs à pairs.
  6. Utiliser de manière créative les espaces publics et numériques : les campagnes de sensibilisation dans les villes et les outils numériques assurent une large diffusion et participation.
  7. Évaluer de manière significative : utiliser des indicateurs qualitatifs et quantitatifs, intégrer des retours participatifs et des évaluations à mi-parcours pour mesurer les changements de comportement.

Alors que les défis mondiaux deviennent de plus en plus complexes, les GLR et leurs associations jouent un rôle crucial dans la manière dont les communautés pensent, agissent et réagissent. En intégrant l’EDS dans leurs stratégies de gouvernance et de communication, les institutions locales deviennent non seulement des prestataires de services, mais aussi des éducateurs et des catalyseurs du changement global.

Lire l’étude complète

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Alliance Cohésion

Cohesion Alliance - News 2020

AllianceCohésion : Mobilisation pour soutenir le Parlement européen dans la dernière ligne droite afin de garantir une politique de cohésion forte et participative 2021-2027


Les organisations partenaires de l’#AllianceCohésion se sont réunies en ligne pour discuter de l’état actuel des négociations en trilogue sur le paquet de politiques de cohésion avec des représentants du Parlement européen, de la Commission européenne et de la présidence allemande du Conseil. Ces partenaires, représentant les villes, régions et assemblées régionales, ont exprimé leurs préoccupations concernant la conditionnalité macroéconomique, le risque de centralisation et la mise en œuvre complète des programmes de cohésion et de REACT-EU dans les années à venir.

Les négociations en phase finale

Les discussions entre le Parlement européen et le Conseil sur les règles de la politique de cohésion 2021-2027 entrent dans leur phase finale. Les villes, communes et régions, ainsi que le Parlement européen, ont convergé sur des demandes clés et plaidé avec succès pour une politique de cohésion forte au-delà de 2020.

Isabelle Boudineau, présidente de la commission COTER du Comité des Régions, a déclaré :

« Conclure les négociations sur tous les programmes de politique de cohésion est plus urgent que jamais. Il reste moins d’un mois avant Noël, les gouvernements nationaux doivent cesser de jouer et écouter leurs villes et régions. Un retard dans les négociations risque de reporter le démarrage des programmes. Cela aurait un impact direct sur nos citoyens, qui dépendent de l’aide de l’UE. Ces fonds sont essentiels pour permettre aux autorités locales et régionales d’agir face à l’impact de la pandémie de Covid-19 et d’accélérer une reprise durable et socialement équitable. »

Younous Omarjee, président de la commission REGI au Parlement européen, a ajouté :

« L’Union européenne traverse une crise économique et sociale sans précédent. Les conditions de reprise en 2021 restent inconnues. Plus que jamais, la politique de cohésion doit être puissante pour prévenir les distorsions économiques et divergences. La logique de cohésion et de solidarité doit primer sur celle de la concurrence. »

Les préoccupations de l’Alliance

Lors du débat avec Marc Lemaitre (directeur général DG REGIO, Commission européenne) et Heinz Hetmeier (ministère allemand des affaires économiques et de l’énergie), les partenaires de l’#AllianceCohésion ont exprimé plusieurs inquiétudes :

  1. Conditionnalité macroéconomique : Risques d’incertitude pour les investissements futurs lorsque le Pacte de Stabilité et de Croissance sera rétabli.
  2. Définition étroite du Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) : Cela pourrait rendre certains investissements clés inéligibles.
  3. Flexibilité mal conçue : Risque de centralisation et affaiblissement d’outils comme le Fonds Social Européen.

Appels à l’action et simplification des règlements

Les autorités de gestion devront relever le défi d’exécuter les programmes 2021-2027 tout en finalisant les programmes prolongés de 2014-2020. L’Alliance demande donc au Parlement et au Conseil :

  • Une simplification maximale des nouveaux règlements,
  • Une adoption rapide des décisions finales.

Interventions des participants

« Dans cette crise, il est temps de montrer un leadership à la hauteur des attentes des citoyens. Il faut promouvoir de nouveaux emplois, une croissance inclusive et durable pour stimuler la reprise. »

  • Wim Dries (CEMR) :

« Même si tous les États membres s’accordent au Conseil, le budget et le plan de relance de l’UE devront encore être adoptés par les parlements. Ce retard entrera en collision avec nos besoins urgents en termes de services publics et de finances. »

  • Karl-Heinz Lambertz (AEBR) :

« Les régions frontalières, périphériques et peu peuplées doivent être considérées dans la planification de l’allocation des programmes. La participation des autorités locales améliorera l’identification des besoins et la qualité de la mise en œuvre. »

« Nous pouvons maximiser l’impact des investissements futurs en ciblant les besoins locaux. Pour cela, les villes doivent être impliquées dès la définition des priorités. »

  • Ana Martinez Vidal (CRPM) :

« Une reprise économique durable nécessite que les autorités locales et régionales jouent un rôle central dans la conception et la mise en œuvre des investissements du Fonds de relance. »

Autonomiser l’avenir rural de l’Europe

Cohesion Policy Alliance - News 2020

Le CCRE appelle à une vision inclusive et territorialisée pour les zones rurales


Alors que l’Union européenne élabore sa vision à long terme pour les zones rurales, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) appelle à une approche renouvelée et inclusive, qui reconnaisse les territoires ruraux comme des espaces dynamiques, diversifiés et essentiels à l’avenir durable de l’Europe.

Dans un contexte marqué par les réalités post-COVID, les évolutions démographiques et le besoin de résilience climatique, le CCRE souligne que les zones rurales ne doivent plus être perçues comme périphériques ou laissées pour compte. Plus de 50 % des Européens vivent dans des territoires ruraux ou périurbains, qui continuent pourtant de souffrir de manques en matière d’investissement, de connectivité et d’accès aux services.

La position du CCRE trace une voie claire à suivre :

  • Changer de regard : les zones rurales ne sont pas de simples espaces agricoles en déclin, mais des lieux d’opportunités, de bien-être et d’innovation. Une image positive et moderne doit être promue à tous les niveaux de gouvernement.
  • Investir dans les connexions : de meilleures liaisons de transport, un accès au haut débit et des infrastructures énergétiques sont essentiels pour l’inclusion rurale. L’investissement public doit pallier les défaillances du marché.
  • Renforcer la gouvernance locale : les municipalités et les régions sont les mieux placées pour adapter les solutions aux besoins de leurs communautés rurales. Elles doivent être de véritables partenaires dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques européennes et nationales.
  • Soutenir les services et la qualité de vie en milieu rural : un accès équitable à la santé, à l’éducation, à la culture et à la mobilité est indispensable pour lutter contre la dépopulation et garantir la cohésion territoriale.
  • Cibler plus efficacement les financements européens : la Politique de cohésion, la PAC, Horizon Europe et les instruments de relance doivent mieux répondre aux besoins spécifiques des zones rurales, avec un accès simplifié pour les petites municipalités.
  • Favoriser l’engagement des jeunes et l’égalité femmes-hommes : pour rendre les zones rurales attractives pour les jeunes, les femmes et les familles, il faut des politiques ciblées et des investissements dans les infrastructures sociales.

Le CCRE appelle l’UE, les États membres ainsi que des institutions comme l’OCDE et le Conseil de l’Europe à prendre ces principes au sérieux, et à construire des politiques rurales intégrées, inclusives et tournées vers l’avenir. Du tourisme à l’énergie, de la gouvernance locale aux services publics, les zones rurales doivent être considérées comme des contributeurs à part entière au tissu social et territorial de l’Europe.

Lire le document de position ici

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Action locale pour le climat – COP26

Climate Change - News Section

Les municipalités et les régions sont essentielles à la mise en œuvre de l’Accord de Paris et à la réalisation des ODD


À l’approche de la COP26, l’urgence de mettre en œuvre l’Accord de Paris est plus claire que jamais. Les retards ne sont plus acceptables : une action climatique ambitieuse doit être menée à tous les niveaux de gouvernance, avec les municipalités et les régions en première ligne. Le leadership local, des cadres réglementaires adaptés et des solutions décentralisées seront cruciaux pour atteindre la neutralité carbone et faire progresser les Objectifs de développement durable (ODD).

Lutter contre le changement climatique nécessite un leadership ambitieux, et les gouvernements locaux sont particulièrement bien placés pour obtenir des résultats concrets. Les villes et régions d’Europe fixent déjà des objectifs climatiques et développent des solutions locales à des défis mondiaux. Leur participation aux processus internationaux, notamment à travers le groupe des collectivités locales et autorités municipales (LGMA), garantit que les voix locales façonnent l’action mondiale.

Des politiques climatiques efficaces dépendent également de cadres réglementaires et financiers appropriés. Les cadres de l’UE et des États membres doivent reconnaître la diversité des réalités locales, permettant ainsi des solutions adaptées. Un financement adéquat, le renforcement des capacités et des investissements sont nécessaires pour donner aux municipalités et régions les moyens de tenir leurs engagements. Des initiatives telles que le Pacte vert européen et la transition juste doivent garantir qu’aucune communauté ne soit laissée de côté.

Enfin, la localisation des ODD est indissociable de l’agenda climatique. Avec 65 % des cibles des ODD liées à l’action locale, les approches décentralisées et la gouvernance à plusieurs niveaux sont indispensables. Intégrer l’Agenda 2030 dans les stratégies territoriales permettra de traduire les engagements mondiaux en améliorations tangibles pour les communautés.

La route vers la COP26 souligne une vérité simple : les objectifs mondiaux ne peuvent être atteints qu’à travers l’action locale. En soutenant les municipalités et les régions avec des ressources, une reconnaissance et un rôle réel dans la prise de décision, l’UE et la communauté internationale peuvent garantir la mise en œuvre effective de l’Accord de Paris et des ODD, pour un avenir durable et résilient pour tous.

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Droits sociaux, action locale

Social Rights Labour - News

Quelles sont les priorités pour mettre en œuvre le Socle européen des droits sociaux avec une forte implication locale et régionale ?


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) salue le Socle européen des droits sociaux comme une avancée vers le renforcement de l’équité et de l’égalité en Europe. Tout en soutenant son ambition, le CCRE souligne que les mesures liées aux 20 principes du Socle doivent rester non contraignantes, dans le respect de la diversité des compétences nationales, régionales et locales. Pour les collectivités locales et régionales, le Socle doit servir de cadre de référence pour inspirer les réformes, plutôt que d’imposer des règles uniformes.

Le CCRE identifie des défis clés sur lesquels l’Europe doit agir : l’augmentation des inégalités, la persistance de la pauvreté, les écarts entre les sexes et les transitions du marché du travail accélérées par la numérisation et la crise de la COVID-19. Les municipalités et les régions, en tant que principaux prestataires de services d’éducation, de logement, de santé, d’inclusion sociale et d’emploi, sont au cœur de la mise en œuvre des droits sociaux.

Les priorités politiques du CCRE incluent :

  • Compétences et éducation : investir dans la formation, l’apprentissage et l’accès au numérique afin d’éviter une « génération perdue » de jeunes.
  • Changement démographique : intégrer les femmes, les travailleurs âgés, les migrants et les groupes défavorisés sur le marché du travail.
  • Égalité entre les sexes : renforcer la participation des femmes et répondre aux défis liés à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, en particulier à la suite de la pandémie.

Dans le même temps, le CCRE met en garde contre une bureaucratie excessive ou des obligations supplémentaires de rapportage pour les autorités locales, appelant plutôt à des échanges de bonnes pratiques, à des références communes et à un financement adéquat.

Pour que le Socle européen des droits sociaux réussisse, il doit respecter le principe de subsidiarité, renforcer le dialogue social et impliquer les collectivités locales et régionales en tant qu’acteurs essentiels. Les municipalités, villes et régions sont indispensables pour transformer les principes en progrès concrets, à condition de disposer de la flexibilité, des ressources et de la reconnaissance nécessaires pour agir.

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Renforcer l’action climatique locale

Climate - News Section

Réponse conjointe du CCRE aux révisions des directives européennes sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables


ThLe Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a soumis une réponse conjointe aux consultations de la Commission européenne sur la directive sur l’efficacité énergétique (DEE) et la directive sur les énergies renouvelables (DER) début 2021. Cette contribution reflète l’engagement fort du CCRE à atteindre la neutralité climatique d’ici 2050 tout en préservant le rôle et l’autonomie des gouvernements locaux et régionaux (GLR).

Le CCRE soutient des objectifs climatiques ambitieux au niveau de l’UE, avec un accent sur la réduction des gaz à effet de serre (GES). Toutefois, il estime que les objectifs en matière d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables doivent rester indicatifs au niveau national, dans le respect du principe de subsidiarité et des conditions locales. L’organisation s’oppose fermement aux obligations de l’UE qui imposeraient des exigences rigides aux GLR, en particulier concernant la rénovation des bâtiments, les marchés publics et la planification énergétique.

Une préoccupation majeure porte sur l’extension des obligations de rénovation des bâtiments publics aux GLR. Le CCRE souligne que de telles obligations négligent les réalités économiques, les usages des bâtiments et les capacités de planification locales, et risquent d’alourdir la charge financière et sociale des collectivités. Il plaide plutôt pour des approches flexibles, rentables et adaptées aux contextes locaux et régionaux, soutenues par un financement adéquat, une assistance technique et des actions de renforcement des capacités.

Le CCRE appelle également à une approche technologique neutre de la politique énergétique, où les différentes formes d’énergie renouvelable et à faible émission de carbone, qu’elles soient produites sur site, via le réseau ou par des systèmes de chauffage urbain, soient traitées sur un pied d’égalité. Il insiste sur le fait que les réglementations doivent refléter les économies de GES et la durabilité sur l’ensemble du cycle de vie, et non uniquement le type ou la source d’énergie.

La réponse appelle la Commission à reconnaître le rôle central des GLR dans la transition énergétique. Cela signifie les impliquer directement dans les Plans nationaux énergie-climat (PNEC), garantir une gouvernance à plusieurs niveaux et éviter la surréglementation qui pourrait freiner l’innovation et l’initiative locales.

En résumé, la réponse du CCRE est un appel fort en faveur d’un cadre climatique européen à la fois ambitieux, réaliste, inclusif et habilitant, qui permette aux villes et régions de jouer un rôle moteur dans la réalisation d’une transition énergétique juste et efficace.

Lire la réponse conjointe complète ici

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Secrétariat du CCRE

CEMR New Presidency - News 2022

Le secrétaire général du CCRE, Frédéric Vallier, termine son mandat


Le 31 janvier 2022, Frédéric Vallier a terminé son deuxième mandat en tant que secrétaire général du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE). Dans une lettre adressée aux membres, partenaires, amis et collègues du CCRE, il revient sur douze années consacrées au service des gouvernements locaux et régionaux en Europe.

« Après deux mandats au service des gouvernements locaux et régionaux et de leurs associations, il est temps de dire au revoir. Ce fut un honneur de servir le CCRE pendant ces douze dernières années. Je souhaite remercier chacun d’entre vous pour la confiance que vous m’avez accordée au fil des années.

Je pars avec le sentiment du devoir accompli : faire passer le secrétariat du CCRE de 20 à près de 40 collaborateurs, renforcer sa situation financière, le placer au centre de la représentation des gouvernements locaux et régionaux en Europe tout en favorisant des partenariats avec nos alliés, d’autres réseaux de collectivités territoriales en Europe et dans le monde, les institutions, le milieu universitaire et les organisations de la société civile.

Je tiens à remercier mes collègues et anciens collègues qui m’ont soutenu tout au long de ces années, l’“équipe de rêve” du secrétariat pour le travail accompli. J’ai essayé d’être un manager juste, offrant à chaque membre du personnel la possibilité de développer ses idées et projets de la meilleure manière possible, parfois en les poussant au maximum pour qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes, lançant de nouvelles idées surgies lors de mes nuits agitées. Je remercie également tous les collègues des associations membres pour leur soutien et leur compréhension. Ce n’a pas toujours été facile, mais j’ai apprécié les discussions et les débats qui ont permis de trouver des compromis solides, dans le respect de la diversité que nous représentons.

Le CCRE est une famille, et comme dans toute famille, il y a des débats, des discussions, des moments partagés agréables et parfois des périodes plus difficiles. Cela a été la principale composante de ma vie au cours des douze dernières années.

Au fil de ces années, nous avons construit une organisation solide, reconnue par les institutions européennes et internationales, grâce à notre engagement en faveur du développement durable, de la cohésion, de la lutte contre le changement climatique, de la coopération internationale, pour ne citer que quelques-unes des thématiques sur lesquelles notre action a eu un impact significatif en faveur d’une Europe plus juste.

L’égalité a été un moteur pour moi, et je suis particulièrement fier que nous ayons fait du CCRE la première organisation à appliquer l’égalité entre les femmes et les hommes dans ses instances statutaires. Des progrès restent évidemment à accomplir, mais je pense que nous avons grandement contribué à promouvoir l’égalité et la diversité, tant dans notre direction politique que dans notre secrétariat.

Je remercie nos partenaires avec lesquels nous avons renforcé le rôle des gouvernements locaux et régionaux dans la gouvernance de l’Europe et à l’échelle mondiale : nos organisations sœurs, CGLU et toutes ses sections régionales, NALAS, mais aussi l’ARE, ABRE, CRPM et Eurocities avec lesquels nous avons constitué des coalitions solides ; Climate Alliance, Energy Cities, Fedarene, Iclei Europe, nos partenaires du Pacte européen et mondial des Maires, Climate Chance et Iclei Monde avec lesquels nous avons assuré la représentation des collectivités dans les enceintes climatiques internationales ; nos 30 partenaires de Platforma, dont l’AIMF, le CLGF, CGLU, CGLUA, qui partagent avec nous le privilège d’être partenaires stratégiques de la politique européenne de développement, les équipes successives de Devco et Intpa qui nous ont aidés à renforcer ce partenariat stratégique ; les députés européens, notamment les présidents et membres des commissions AGRI, BUDG, DEVE, ENVI, FEMM, LIBE, REGI ; Jan Olbrycht et les membres de l’intergroupe Urbain ; le Mouvement Européen International, qui porte la voix des citoyens dans nos travaux ; nos partenaires institutionnels, le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux et le Comité des Régions ; l’OCDE, ONU-Habitat et d’autres agences onusiennes ; l’OLA, avec qui nous avons publié de nombreuses études et recherches. Et tous ceux que j’aurais pu oublier dans cette longue liste…

Je souhaite rendre hommage aux élus qui donnent leur temps et leur énergie bénévolement à l’organisation, en particulier les présidents qui ont été confrontés à mes idées parfois iconoclastes et à mes demandes répétées de représentation à telle ou telle réunion : Michael Häupl, Wolfgang Schuster, Annemarie Jorritsma, Iñigo de la Serna et Stefano Bonaccini.

Je voudrais adresser un mot spécial à mes amis français, que je remercie pour leur soutien, dans les bons comme dans les moments plus difficiles.

Je pars avec le sentiment d’avoir accompli ma mission, même si j’aurais souhaité continuer, ce n’est un secret pour personne, mais je prends acte de la décision de la présidence et je souhaite bonne chance au nouveau secrétaire général, Fabrizio Rossi.

La richesse du CCRE réside dans sa capacité à rassembler toute la famille des gouvernements locaux et régionaux, quels que soient leur taille, leurs fonctions ou le statut de leur pays en Europe. J’ai toujours considéré les associations nationales avec le même respect : il n’y a pas de “petites” associations au sein du CCRE, seulement des membres unis pour défendre la démocratie et l’autonomie locale et régionale. Il n’y a pas d’un côté les membres de l’Union européenne et de l’autre les autres, car NOUS sommes l’Europe, une Europe unie au-delà de nos différences, une Europe faite d’échanges, d’amitiés et de combats communs.

Enfin, je remercie tous ceux qui m’ont envoyé des messages et des cadeaux ces derniers jours, cela m’a profondément touché.

Je souhaite au CCRE le meilleur pour l’avenir. Nous nous reverrons bientôt, car je continuerai de porter les valeurs qui nous sont chères.

Merci à toutes et à tous et bonne chance ! »

Frédéric Vallier

Localiser l’Agenda 2030

Agenda 2030 - News

Comment les gouvernements locaux et régionaux et leurs associations font progresser le développement durable


L’Agenda 2030 pour le développement durable, adopté par tous les États membres des Nations Unies en 2015, a tracé une feuille de route mondiale ambitieuse en faveur de la paix, de la prospérité, des peuples et de la planète. Ses 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) sont de nature universelle, mais nécessitent des réponses profondément localisées pour être atteints efficacement.

Les gouvernements locaux et régionaux (GLR), ainsi que les associations qui les représentent, sont en première ligne face à ce défi. Dotés d’un mandat démocratique, d’une légitimité institutionnelle et d’une proximité quotidienne avec les citoyens, ils sont les mieux placés pour mettre en œuvre des solutions durables adaptées aux réalités locales. Cet article explore le rôle essentiel que jouent ces gouvernements et leurs associations nationales dans la mise en œuvre concrète de l’Agenda 2030 en Europe et au-delà.

Le rôle des GLR et de leurs associations

Les gouvernements locaux et régionaux sont particulièrement bien positionnés pour traduire les objectifs mondiaux en politiques publiques et services concrets. Qu’il s’agisse d’améliorer l’accès à l’éducation, de garantir une eau propre, de promouvoir des économies inclusives ou de protéger l’environnement, les ODD recoupent directement leurs missions.

Cependant, la localisation réussie des ODD ne repose pas uniquement sur l’action locale : elle exige également une coordination nationale forte et une gouvernance à plusieurs niveaux. C’est là que les associations nationales de GLR entrent en jeu. Elles servent d’intermédiaires entre les niveaux municipal et national, en sensibilisant, en renforçant les capacités et en plaidant pour la cohérence des politiques et les ressources nécessaires à la mise en œuvre.

Un cadre de transformation

Pour les GLR, l’Agenda 2030 est plus qu’une simple liste d’objectifs : c’est un cadre stratégique et transformateur qui encourage une vision à long terme, brise les silos administratifs et relie les différents acteurs du territoire. Lorsqu’ils sont bien intégrés, les ODD améliorent la prestation des services publics et permettent une participation citoyenne significative dans les processus de décision.

Une nouvelle décennie d’action et de défis

Malgré des progrès initiaux, le monde n’est pas encore sur la bonne voie pour atteindre les ODD d’ici 2030. La pandémie de COVID-19 a ajouté une complexité nouvelle, mis à rude épreuve les budgets locaux et aggravé les inégalités. Pourtant, cette crise a également mis en lumière le rôle crucial des GLR dans la réponse d’urgence, en assurant l’accès aux soins de santé, la sécurité alimentaire, la continuité éducative et la protection sociale.

La période de reconstruction offre une opportunité de « mieux reconstruire » en plaçant les ODD au cœur des efforts de relance. Le Secrétaire général de l’ONU a souligné que l’Agenda 2030 doit être le principe directeur d’une relance résiliente, inclusive et verte. Dans ce contexte, les associations nationales de GLR sont plus essentielles que jamais pour faciliter le dialogue, partager les connaissances et défendre les outils nécessaires aux collectivités locales pour réussir.

Une décennie décisive

La crise du COVID-19 a pu ralentir l’élan, mais elle n’a pas remis en cause la pertinence fondamentale de l’Agenda 2030. Au contraire, elle a renforcé l’importance des services publics, de la résilience locale et de la gouvernance inclusive, des valeurs qui sont au cœur des ODD.

Les gouvernements locaux et régionaux, soutenus par leurs associations, sont des acteurs incontournables de cette transformation. Ils s’adaptent, expérimentent et collaborent pour obtenir des résultats durables, même en période d’incertitude. Leur travail démontre que les agendas mondiaux ne prennent tout leur sens que lorsqu’ils s’ancrent dans l’action locale.

Pour aller de l’avant, il faudra renforcer les partenariats entre les secteurs et les niveaux de gouvernance afin de ne laisser aucun territoire ni aucune personne de côté. La coopération multi-niveaux et multi-acteurs sera essentielle pour faire face aux défis croissants et saisir les opportunités d’une relance durable et équitable.

En résumé, pour atteindre les ODD, il faut les localiser – et cela commence par l’autonomisation des acteurs les plus proches des citoyens.

Lire l’étude complète

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