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Réaction aux règles de l’UE en matière de marchés publics

Public Procurement news

Le CCRE appelle à une révision plus simple et plus équitable des directives européennes sur les marchés publics, plaçant les réalités locales au cœur de la réforme.

671 mots
3–4 minutes

Les collectivités territoriales sont les principaux investisseurs publics en Europe, dépensant plus de 3 000 milliards d’euros par an en marchés publics. Des services de santé à la construction, des outils numériques aux infrastructures énergétiques, chaque euro dépensé dans le cadre de contrats publics a un impact direct sur le quotidien des citoyens. Or, les règles encadrant leurs achats sont de plus en plus fragmentées, complexes et déconnectées des réalités locales.

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser les directives de 2014 relatives aux marchés publics, le CCRE a adopté une prise de position exposant les besoins des collectivités locales en matière de réforme. Le message est clair : la révision doit privilégier la simplicité, la flexibilité et le principe de subsidiarité plutôt que d’alourdir encore davantage les contraintes pesant déjà sur les villes et les régions.

Un cadre flexible qui convient à tous

La plupart des collectivités territoriales européennes sont de petite taille et disposent de capacités juridiques, techniques et administratives limitées. Le cadre actuel, dispersé dans plus de 60 actes législatifs sectoriels de l’UE, n’a pas été conçu pour elles. Le CCRE préconise une approche par directives qui préserve la flexibilité et dans laquelle les clauses européennes relatives aux critères environnementaux, sociaux et d’innovation restent facultatives. Un mécanisme d’examen exhaustif devrait consolider les obligations en matière de marchés publics dans l’ensemble des législations sectorielles afin d’éliminer les contradictions et d’alléger la charge pesant sur les pouvoirs adjudicateurs.

Des seuils plus élevés, moins d’interventions inutiles

Les seuils des marchés publics de l’UE n’ont pas été modifiés depuis plus de dix ans, malgré une inflation importante et une hausse des coûts. De ce fait, un nombre croissant d’achats publics sont désormais soumis à des procédures complètes au niveau de l’UE, en l’absence de réel intérêt transfrontalier. En effet, les marchés publics transfrontaliers directs ne représentent qu’environ 2 % de l’ensemble des attributions de contrats. Le CCRE préconise une augmentation substantielle de ces seuils, indexée sur l’inflation cumulée depuis 2014, ainsi qu’un mécanisme d’indexation automatique afin d’éviter que ce problème ne se reproduise.

Le « Made in Europe » et les objectifs stratégiques ne doivent pas se faire au détriment des populations locales.

Le CCRE soutient les ambitions plus larges de la Commission en matière de compétitivité européenne et d’autonomie stratégique, objectifs qui importent tout autant aux collectivités territoriales locales qui dépendent de chaînes d’approvisionnement résilientes. Cependant, une approche « Fabriqué en Europe » augmentera considérablement les coûts pour les pouvoirs adjudicateurs si elle est appliquée à grande échelle. Les collectivités territoriales locales ne doivent pas être pénalisées lorsque l’approvisionnement en provenance de l’UE est indisponible et ne doivent pas être tenues de vérifier la documentation complexe relative à l’origine des chaînes d’approvisionnement. Cette responsabilité devrait incomber aux opérateurs économiques, appuyés par une certification au niveau de l’UE.

Protection de la coopération entre les secteurs public et privé et des dispositions internes

Les collectivités locales collaborent régulièrement au-delà de leurs frontières pour mutualiser leurs ressources et fournir des services plus efficacement, notamment dans les zones rurales ou les régions aux capacités limitées. Or, l’article 12 de la directive actuelle demeure trop restrictif et imprécis, créant une insécurité juridique pour de nombreuses formes légitimes de coopération public-public et d’accords internes. Le CCRE appelle donc à une exemption plus large et plus claire pour la véritable coopération entre autorités publiques, ainsi qu’à la protection des marchés publics internes contre les interprétations mercantiles, permettant aux collectivités locales de conserver leur marge de manœuvre démocratique pour organiser et fournir des services publics de la manière la plus adaptée à leurs administrés.

Le CCRE continuera de collaborer activement avec les institutions européennes tout au long du processus de révision afin de garantir que la voix des gouvernements locaux et régionaux influence le résultat de cette réforme cruciale.

Vous pouvez consulter ici notre dernière déclaration concernant notre document de position.

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Déclaration politique budgétaire de l’UE

Leaders Summit Finland 2026

Les dirigeants locaux du CCRE adoptent une déclaration politique en faveur d’un budget de l’UE qui profite à tous les territoires.


Réunis à Rovaniemi le 5 juin, les dirigeants locaux appellent les chefs d’État et de gouvernement de l’UE à inclure dans leurs négociations avec le Conseil les recommandations du Parlement européen concernant le budget de l’UE relatives à la gouvernance multiniveaux, à la mise en œuvre territoriale et à la prévisibilité des financements.


Les dirigeants locaux du Comité politique du Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) ont adopté une déclaration politique appelant les chefs d’État et de gouvernement de l’UE à intégrer les principales recommandations du Parlement européen relatives au prochain budget de l’UE (2028-2034) dans leurs négociations au sein du Conseil européen. Cette déclaration, avec 55 signatures, approuvée lors du sommet des dirigeants du CCRE à Rovaniemi, intervient à un moment crucial des discussions interinstitutionnelles sur le prochain cadre financier pluriannuel (CFP).

En approuvant cette déclaration en faveur d’un budget européen adapté à chaque territoire, les membres du CCRE insistent sur la nécessité de veiller à ce que le prochain budget à long terme soit à la hauteur des ambitions de l’UE en matière de cohésion, de compétitivité et de partenariat mondial. Adressée aux dirigeants nationaux, la déclaration plaide pour un budget territorialisé, prévisible et fondé sur une véritable gouvernance à plusieurs niveaux.

Un timing particulièrement significatif

Cette déclaration fait suite à l’adoption par le Parlement européen, lors de sa séance plénière du 28 avril 2026, de son rapport intérimaire sur le budget de l’UE pour la période 2028-2034, dans lequel le Parlement a défini ses priorités politiques et qui servira de base aux négociations avec le Conseil.

Alors que les États membres, réunis les 18 et 19 juin, finaliseront leur position, le CCRE les appelle à prendre en considération la position et les propositions présentées par le Parlement européen en vue d’un budget de l’UE qui garantisse la compétitivité, la cohésion et la confiance sur l’ensemble du territoire.

Principales revendications de la déclaration politique

Concrètement, la déclaration encourage les chefs d’État et de gouvernement à respecter les principales recommandations du Parlement européen concernant la gouvernance à plusieurs niveaux, la mise en œuvre territoriale et la prévisibilité des financements dans le cadre des futurs plans de partenariat nationaux et régionaux (PPNR). Elle appelle également au maintien des instruments territoriaux d’innovation et de compétitivité, ainsi qu’à un soutien stable et prévisible à l’innovation, au développement et à l’investissement dans les villes et les régions au titre du futur Fonds européen pour la compétitivité (FEC).

Les collectivités locales et régionales sont essentielles pour concrétiser les priorités de l’UE en projets, services et investissements sur le terrain. Parmi les principaux appels de la déclaration politique figure la nécessité de maintenir un financement solide et clairement défini pour la politique de cohésion, garantissant ainsi des investissements clés pour la cohésion économique, sociale et territoriale dans toutes les régions.

Elle insiste également sur le fait que les gouvernements locaux et régionaux doivent être dûment impliqués dans la conception et la mise en œuvre des futurs programmes de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Le texte appelle en outre à la protection des outils intégrés de développement territorial et urbain, à un renforcement des capacités administratives des gouvernements locaux et régionaux, et à une approche plus réaliste des règles de performance et de réalisation des investissements à long terme.

Concernant la compétitivité, la déclaration affirme que la future CCE doit être accessible sur l’ensemble du territoire et mieux adaptée aux réalités locales. Elle appelle également l’UE à reconnaître les collectivités locales et régionales comme des partenaires à part entière de l’action extérieure et de la coopération au développement.

Le message général est clair : si l’UE veut que son prochain budget produise des résultats concrets pour les citoyens, elle doit donner aux gouvernements locaux et régionaux les moyens et le rôle nécessaires pour y parvenir.

Campagne de plaidoyer du CEMR sur le prochain budget de l’UE

Cette action s’inscrit dans le cadre de la campagne plus vaste menée par le CCRE sur le futur budget de l’UE. Cette campagne souligne que les décisions actuellement en cours de négociation détermineront la capacité de l’Union européenne à investir dans les citoyens et les territoires pour la prochaine décennie. Elle met également en garde contre le risque qu’une plus grande flexibilité dans la nouvelle architecture budgétaire se fasse au détriment des garanties en matière d’investissement territorial, de gouvernance à plusieurs niveaux et de financement prévisible pour les villes, les agglomérations et les régions.

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Quand les élus locaux sont pris pour cible

European Observatory for the Defence of Democracy at the Local Level

Pourquoi la protection des élus locaux est essentielle pour préserver la confiance, la stabilité et la résilience démocratique à travers l’Europe


Partout en Europe, les élus locaux sont confrontés à une pression croissante, au harcèlement et à la désinformation, à un moment où les communautés ont plus que jamais besoin d’un leadership de confiance. Dans un nouvel article publié dans Burgemeester (pages 158, 159 et 160), le magazine de l’Association néerlandaise des maires, consacré à la gouvernance locale, à la résilience démocratique et au leadership public. Dans cet article, le CCRE présente le travail de l’Observatoire pour la défense de la démocratie locale au niveau local (ODELL), une initiative européenne créée pour surveiller les menaces pesant sur la démocratie locale, soutenir les maires et les conseillers municipaux, et renforcer la confiance du public grâce à une communication plus claire, un plaidoyer fondé sur des données factuelles et des outils pratiques destinés aux municipalités.

Webinaire « Défendre ensemble la démocratie locale »

Le 21 mai 2026, de 14 h à 15 h 15, le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) et les partenaires de l’Observatoire pour la défense de la démocratie locale en Europe organiseront un webinaire en ligne consacré aux menaces croissantes auxquelles sont confrontés les élus locaux et régionaux à travers l’Europe.

La discussion réunira des dirigeants locaux, des experts et des partenaires européens afin d’examiner les défis croissants auxquels la démocratie est confrontée au niveau local, du harcèlement et de l’intimidation à la désinformation et à la perte de confiance du public, tout en partageant des solutions pratiques et des expériences venues de toute l’Europe.

Inscrivez-vous et apprenez-en davantage ici : Webinaire « Défendre ensemble la démocratie locale »

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Rapport d’activité du CEMR 2025

Impact Community - Head banner

Quel a été l’impact du CCRE en 2025 ?


L’année 2025 a été une période riche en activités et a eu un impact considérable aux niveaux local et international.

Nous sommes sincèrement reconnaissants à nos membres, partenaires et donateurs pour leur confiance, leur engagement et leur collaboration constants tout au long de cette année.

Les collectivités locales et régionales sont essentielles pour relever les défis les plus urgents et quotidiens de l’Europe, et grâce au CEMR, nous avons travaillé ensemble pour garantir que les voix locales européennes restent présentes, entendues et influentes dans les débats européens et mondiaux.

Consultez ci-dessous le rapport d’activité 2025 du CCRE :

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Groupe de travail du CCRE sur le logement

EU housing news 2026

Abordable, durable, agréable à vivre : ce que les collectivités locales attendent de l’UE en matière de logement 


La crise du logement est devenue l’un des défis sociétaux majeurs du XXIe siècle, touchant les communautés à travers toute l’Europe : des grandes villes aux zones rurales, elle redéfinit les réalités sociales, économiques et démographiques. La hausse des coûts du logement, le sans-abrisme et le sous-investissement chronique sapent l’égalité, la cohésion et la durabilité. Pour faire face à cette situation d’urgence, il faut des solutions intégrées et adaptées au contexte local qui relient le logement aux services, à la mobilité, à l’emploi et à la qualité de vie. En tant qu’acteurs de première ligne, les collectivités locales et régionales doivent être reconnues comme des partenaires clés de la réponse européenne, travaillant avec les institutions nationales et européennes pour offrir à tous des logements abordables, durables et inclusifs.

La crise du logement en Europe se fait le plus vivement ressentir là où les gens vivent, travaillent et étudient. Le 9 avril 2026, le groupe de travail sur le logement du CCRE a réuni les points de vue des collectivités locales et régionales sur la manière de mesurer l’accessibilité financière, de répondre aux locations de courte durée et d’accélérer la construction de logements.

Cette discussion intervient à un moment charnière, alors que le Plan européen pour le logement abordable de la Commission européenne a placé le logement au cœur de l’agenda de l’UE et que les préparatifs sont en cours pour une loi sur le logement abordable visant à aider les autorités publiques à faire face à la pression dans les « zones en situation de pénurie de logements », notamment par des mesures liées aux locations de courte durée. Le Parlement européen intensifiant également ses travaux sur la crise du logement, la dynamique politique s’accélère clairement.

L’accessibilité financière au-delà d’un simple chiffre

L’un des principaux enseignements tirés d’un échange avec Sandra Di Biaggio, responsable de la recherche et des politiques à l’ESPON, à l’occasion d’une présentation sur le projet Housing4All, est que l’accessibilité financière est multidimensionnelle. Elle ne peut se réduire aux seuls prix : les revenus et le revenu résiduel comptent, mais il en va de même pour les factures d’énergie, les coûts de mobilité, l’accès aux services et la qualité du logement. Les participants ont également souligné que les lacunes en matière de données, notamment le manque de données harmonisées sur les revenus au niveau local, peuvent rendre les comparaisons difficiles, ce qui renforce la nécessité d’une analyse basée sur le lieu.

Des combinaisons de politiques sur mesure

La discussion au sein du groupe de travail a souligné qu’aucun instrument unique ne peut résoudre le problème de l’accessibilité financière partout. Les pressions sur le logement varient considérablement, allant de l’urbanisation et du tourisme à la demande étudiante et à la financiarisation, parallèlement à des contraintes d’offre telles que la hausse des coûts et la capacité de construction. Cela nécessite des combinaisons de politiques adaptées aux réalités locales, où l’action de l’UE apporte une valeur ajoutée en créant les conditions propices (investissement, clarté juridique, meilleures données, simplification intelligente) plutôt qu’en imposant des solutions uniformes.

Locations de courte durée et autonomie locale

En ce qui concerne les locations de courte durée, les participants ont souligné la nécessité d’une sécurité juridique pour les collectivités locales lorsqu’elles adoptent des politiques en la matière, sans porter atteinte à leurs compétences. Des définitions trop rigides dans la réglementation risquent de limiter la capacité d’action locale, en particulier si les règles ne s’appliquent qu’au sein de « zones de tension » étroitement définies. Parallèlement, une meilleure application des outils existants et des orientations plus claires sur ce qui est compatible avec le droit de l’UE pourraient renforcer l’action locale.

Construire plus vite et mieux. Enfin, le groupe de travail a examiné comment l’industrialisation, la normalisation et la numérisation dans le secteur de la construction, parallèlement à la rénovation, à la circularité et à la performance énergétique, pourraient accélérer la livraison tout en soutenant les objectifs climatiques de l’Europe.

Le CCRE continuera à faire valoir les perspectives locales et régionales dans le débat européen à mesure que les travaux avancent vers l’adoption de la loi sur le logement abordable (prévue pour fin 2026).

En savoir plus sur la position du CCRE en matière de logement

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Profil du pays – Belgique n° 4

Brussels city image

Profil de pays sur la coopération décentralisée au développement : le cas de la Belgique


Les profils de pays offrent un aperçu des modèles nationaux de cadres de coopération au développement (décentralisés) dans certains États membres de l’UE. L’objectif est d’éclairer les mécanismes et modalités spécifiques des cadres nationaux analysés et d’identifier les facteurs favorables ainsi que les difficultés liées à leur mise en œuvre pratique, en mettant l’accent sur le rôle et les opportunités pour les collectivités locales et régionales et leurs associations.
Based on the study, the Belgian framework for Decentralised Development Cooperation (DDC) is characterised by:

1) Les associations municipales sont au cœur du DDC en Belgique. Brulocalis, l’Association des villes et communes flamandes (VVSG) et l’Union des villes et communes de Wallonie (UVCW) jouent un rôle d’intermédiaires clés dans la coordination des programmes financés et constituent la principale source de soutien et de conseils pour les municipalités.

2) Privilégier la coopération à long terme avec des partenaires sélectionnés. Des partenariats durables contribuent à garantir l’efficacité et la valeur ajoutée de la coopération. La priorité est accordée aux pays les moins avancés et aux contextes fragiles.

3) Sensibilisation des citoyens belges à la solidarité internationale. Les acteurs belges, en partenariat avec des ONG, contribuent activement à informer les citoyens sur les questions liées à la coopération au développement par le biais d’activités de sensibilisation et d’éducation en Belgique.

Cet article fait partie d’une série de sept profils de pays analysant les cadres de coopération en matière de développement durable (CCDD) en Europe. Le cinquième volet, consacré à la France, paraîtra en juillet. Restez connectés !

Consultez le profil pays de la Belgique, disponible en quatre langues :

Vous trouverez le reste des publications de Mindcraft ici.

Le CCRE encourage les autorités belges à renforcer le rôle des gouvernements locaux et régionaux dans la politique de développement, non seulement en tant qu’acteurs de la mise en œuvre, mais aussi en tant que partenaires stratégiques contribuant à façonner un programme de développement plus résilient, inclusif et efficace.

Cette publication est produite dans le cadre du projet « Bridging and Mapping Knowledge Gaps in Decentralised Cooperation » (Mindcraft), financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et soutenu par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ).

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Eaux urbaines: il faut agir maintenant

Water Management - Best Practices

Le CCRE appelle à une mise en œuvre rapide de la directive relative au traitement des eaux urbaines résiduaires (UWWTD)


Le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) demande aux députés européens de soutenir la mise en œuvre rapide et efficace de la directive révisée relative au traitement des eaux urbaines résiduaires (UWWTD). La directive introduit une nouvelle étape de traitement visant à éliminer les micropolluants des eaux urbaines résiduaires, une exigence majeure pour la protection de la santé publique et de l’environnement. Son système de responsabilité élargie du producteur (REP) garantit que les responsables de ces polluants couvrent au moins 80 % des coûts de traitement associés.

Pour les collectivités locales et régionales, ce mécanisme est essentiel pour faire respecter le principe du pollueur-payeur et éviter de faire peser la charge financière du traitement quaternaire sur les usagers. La directive comprend déjà des garanties visant à répondre aux préoccupations concernant l’accessibilité financière, l’approvisionnement et la disponibilité des médicaments, ainsi que des mécanismes de suivi et d’ajustement une fois la mise en œuvre engagée.

Le CCRE s’oppose fermement aux propositions visant à suspendre ou à reporter les dispositions relatives à la REP. Une telle suspension compromettrait la planification des investissements à long terme dans les infrastructures de traitement des eaux usées, accroîtrait l’incertitude et mettrait en péril des services publics essentiels.

Les collectivités locales et régionales préparent déjà des investissements pour se conformer aux exigences de la directive. Un environnement réglementaire stable est essentiel pour préserver la santé publique, la protection de l’environnement et la compétitivité à long terme de l’Europe.

Le CCRE appelle les décideurs de l’UE à aller de l’avant avec la mise en œuvre comme convenu et à utiliser les mécanismes de révision existants de la directive pour apporter les ajustements nécessaires sur la base des données recueillies au cours du processus de mise en œuvre.

En savoir plus sur l’action du CCRE en matière de protection de l’eau :

L’appel conjoint du CCRE et de partenaires aux députés européens pour une mise en œuvre rapide de la directive relative au traitement des eaux urbaines résiduaires (UWWTD)

Protéger l’eau propre

Document d’orientation du CCRE sur la directive relative au traitement des eaux urbaines résiduaires

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Plateforme de partenariat européen : « guichet unique » UE-Ukraine

La semaine dernière, le Comité européen des régions a adopté en séance plénière le « Paquet d’élargissement 2025 – Ukraine, Moldavie et Géorgie ».


Le Comité européen des régions (CdR) a adopté un amendement reconnaissant explicitement le Hub de partenariat européen (BPE) comme le guichet unique de coopération entre les collectivités locales et régionales ukrainiennes et l’Union européenne. Ce Hub a été lancé lors de la Conférence sur la relance de l’Ukraine de 2025, suite à la déclaration commune de l’Alliance européenne des villes et des régions pour la reconstruction de l’Ukraine.

Hébergé par le CCRE, qui pilote déjà les partenariats municipaux UE-Ukraine via Bridges of Trust, la « Matchmaking Platform » et SUN4Ukraine, ce hub coordonne et connecte les initiatives au sein de la communauté Bridges of Trust. Il facilite les échanges, fournit des informations et organise des réunions conjointes afin d’harmoniser les efforts, de créer des synergies et d’aider les municipalités à acquérir les compétences nécessaires à la relance, à la coopération et à l’adhésion à l’UE.

Six autres amendements renforcent le rôle des collectivités locales et régionales dans l’élargissement de l’UE

Le texte final du CoR comprend également six amendements déposés par les membres du CoR Māris Zusts et Gints Kaminskis et suggérés par l’Association lettone des gouvernements locaux et régionaux (LALRG), en étroite coopération avec PLATFORMA.

Ces amendements visent à renforcer un message politique central : l’élargissement de l’UE ne réussira que s’il s’appuie sur les réalités locales et régionales, s’il résiste aux menaces hybrides et s’il bénéficie du soutien démocratique des citoyens. Dans cette perspective, la décentralisation, la gouvernance à plusieurs niveaux, l’égalité des genres et la lutte contre la manipulation de l’information étrangère sont considérées comme des composantes essentielles d’un élargissement durable.

Coopération avec les gouvernements locaux

Les amendements adoptés soulignent davantage la nécessité du soutien public, notamment par la coopération avec les collectivités locales, en particulier dans le contexte de l’après-guerre en Ukraine. Ils préconisent des campagnes de sensibilisation et une implication des médias afin de favoriser l’acceptation des pays candidats. La résilience et l’intégrité démocratiques sont également mises en avant, notamment grâce au renforcement des mesures anticorruption à tous les niveaux de gouvernement. La transparence dans les marchés publics est soulignée, en particulier en ce qui concerne les efforts de reconstruction.

Concernant la Moldavie, les amendements saluent les progrès des réformes mais expriment des inquiétudes quant à l’ingérence étrangère (FIMI) lors des élections de 2025, et préconisent des mesures de résilience et un soutien aux médias indépendants.

Ces amendements soutiennent également les gouvernements locaux en Géorgie face au recul démocratique, en soulignant la nécessité d’une coopération continue pour maintenir le dialogue et la gouvernance démocratique alors que le pays poursuit son processus d’adhésion à l’UE.

Perspectives d’avenir

Ces amendements placent les collectivités locales et régionales au cœur de l’élargissement de l’UE, reconnaissant que des effets durables, des démocraties résilientes et des communautés fortes dépendent de leur rôle actif.

La prochaine étape consiste pour le Parlement européen, le Conseil et la Commission à prendre en compte ces recommandations dans leurs travaux respectifs sur l’élargissement.

Le CEMR, en collaboration avec PLATFORMA et ses partenaires, continuera de plaider en faveur de ces recommandations, de coordonner les initiatives et de favoriser les échanges afin de renforcer le rôle des collectivités locales et régionales.

Le Hub de partenariat européen est soutenu par l’Union européenne et ses États membres par le biais d’U-LEAD avec l’Europe.

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Prise de position sur le logement

Housing policy paper - News 2026

Un plan local de logement visant à renforcer le rôle des villes, des communes et des régions face aux défis du logement en Europe


La crise du logement en Europe a atteint des niveaux sans précédent, avec des conséquences directes pour les citoyens vivant dans les villes et les régions du continent. Le plan européen pour le logement abordable constitue un progrès significatif, mais il ne portera ses fruits que si le plein potentiel des collectivités locales et régionales est mobilisé.

Le nouveau document de position du CCRE, intitulé « Un plan local pour le logement », présente des propositions au plan européen pour le logement abordable, arguant que les ambitions de l’Europe ne se traduiront par des résultats concrets que si les villes et les régions sont pleinement habilitées à agir.

Pour y parvenir, le CCRE identifie quatre priorités qu’il faut débloquer pour que les gouvernements locaux et régionaux puissent agir sur le terrain :

1. Mobiliser les investissements là où ils sont les plus nécessaires.

Le financement insuffisant et imprévisible constitue l’un des principaux obstacles au développement de logements abordables et durables dans les villes et les régions. Les collectivités locales et régionales ont besoin de cadres d’investissement à long terme. Le CCRE préconise :

  • Un accès plus simple et plus large aux financements européens et nationaux, notamment à la politique de cohésion et aux instruments du budget de l’UE pour la période 2028-2034, afin que les municipalités de toutes tailles puissent planifier et mettre en œuvre leurs projets.
  • Réformes des règles fiscales et modernisation des aides d’État, en considérant les logements abordables et économes en énergie comme un investissement à long terme plutôt que comme une dépense ordinaire.
  • Un soutien pour renforcer les capacités de construction et l’innovation, des compétences à la construction et à la rénovation circulaires et résilientes face au changement climatique.

2. Permettre une planification plus rapide et plus cohérente pour accélérer la mise en œuvre

Des procédures fragmentées et complexes retardent la construction de logements indispensables dans les États membres. Le CCRE exhorte les autorités européennes et nationales à :

  • Rationaliser la planification et les évaluations environnementales, en réduisant les doublons tout en maintenant des normes de durabilité élevées.
  • Favoriser les approches territoriales, en donnant aux villes et aux régions la flexibilité nécessaire pour accéder aux terrains, régénérer les friches industrielles et planifier des quartiers intégrés et inclusifs.
  • Promouvoir le marché unique de la construction en harmonisant les normes techniques afin de réduire les retards, de stimuler l’innovation et de faire baisser les coûts.

3. Améliorer l’efficacité grâce à la numérisation des permis

La délivrance de permis numériques peut accélérer les rénovations et les nouvelles constructions, mais de nombreuses administrations locales et régionales manquent de ressources pour la mettre en œuvre. Le CCRE préconise :

  • Des financements, des formations et une assistance technique dédiés sont nécessaires pour des systèmes d’autorisation interopérables au niveau local, national et européen.
  • Des directives plus claires à l’intention des candidats et des développeurs permettront d’améliorer la qualité des candidatures.

4. Exploiter pleinement le potentiel de l’Europe grâce à un véritable partenariat à plusieurs niveaux

Le plan européen pour le logement abordable ne réussira que grâce à une véritable coopération entre les différents niveaux de gouvernement. Le CCRE demande :

  • Une gouvernance structurée à plusieurs niveaux, avec la pleine participation des gouvernements locaux et régionaux à la conception, à la mise en œuvre et au suivi.
  • Une plus grande autonomie municipale et une clarification juridique, garantissant que les responsabilités correspondent au financement.
  • Des ressources adéquates pour l’Alliance européenne du logement, avec une participation structurée des gouvernements locaux et régionaux, qui sert également à coopérer au-delà de l’UE pour relever les défis du logement partagé.

Le défi du logement en Europe exige une action rapide et coordonnée. Le plan européen pour le logement abordable établit un cadre important, mais son succès dépendra de sa capacité à donner aux gouvernements les moyens d’agir au plus près des citoyens. En mobilisant les investissements, en assouplissant les règles d’urbanisme, en renforçant l’efficacité numérique et en instaurant une véritable gouvernance à plusieurs niveaux, l’Europe peut passer de l’ambition à la réalisation.

Le « Plan local pour le logement » du CCRE propose une stratégie claire : agir localement, investir judicieusement et collaborer à tous les niveaux de gouvernement. C’est uniquement en travaillant au niveau des villes, des communes et des régions que l’Europe pourra garantir à tous un logement abordable, durable et inclusif.

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Déclaration sur quatre années de guerre en Ukraine

Mayors in Ukraine - News 2023

Le CCRE publie une déclaration marquant quatre années de guerre et réaffirmant son soutien indéfectible à l’Ukraine


Quatre ans après l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, les représentants élus locaux et régionaux du Conseil des communes et régions d’Europe (CEMR) réaffirment une fois de plus leur soutien indéfectible à l’Ukraine et à son peuple.

En ce quatrième anniversaire de l’agression russe, le CEMR a publié une déclaration officielle condamnant fermement la guerre, qui continue de faire d’innombrables victimes, et réaffirmant l’engagement des gouvernements locaux et régionaux européens à se tenir aux côtés de l’Ukraine dans sa lutte pour la liberté, la reconstruction et l’intégration européenne.

Appel à condamner les attaques contre les maires ukrainiens

Les élus locaux et régionaux restent en première ligne de ce combat, assurant la continuité des services essentiels dans des conditions extraordinaires et souvent dangereuses. Pourtant, ils continuent d’être directement pris pour cible.

Le CCRE dénonce l’enlèvement de maires ukrainiens et soutient l’appel de l’Association des villes ukrainiennes exigeant la libération immédiate des personnes toujours détenues :

  • Oleksandr Babych – Maire de Hola Prystan
  • Ihor Kolykhaiev – Maire de la ville de Kherson
  • Anatolii Siryi – Starosta du district de Novi Borovychi Starosta, municipalité de Snovsk

Le CCRE condamne également l’emprisonnement arbitraire, la torture et le meurtre de citoyens ukrainiens détenus en Russie, notamment :

  • Yevhenii Matvieiev – Maire de Dniprorudne
  • Oleksii Vynnychenko – Starosta du district de Hrebenykivka Starosta de la municipalité du village de Boromlia

Engagement en faveur de la paix, de la reconstruction et de l’intégration à l’UE

Le CCRE appelle à la fin immédiate de la guerre et à des mesures décisives pour instaurer une paix juste et durable en Europe et reconstruire l’Ukraine. Pour y parvenir, l’Union européenne et ses États membres doivent s’engager pleinement à chaque étape du processus. Les collectivités territoriales et les gouvernements régionaux européens sont prêts à contribuer activement au redressement, à la résilience démocratique et à la stabilité à long terme.

Dans sa déclaration, le CCRE réaffirme son engagement envers :

  • Soutenir la reconstruction de l’Ukraine par le biais de partenariats, d’échanges et d’une coopération décentralisée entre les villes, les agglomérations et les régions.
  • Accompagner l’Ukraine sur la voie de son adhésion pleine et entière à l’UE, renforcer la gouvernance démocratique et la coopération à plusieurs niveaux à travers l’Europe.
  • Maintenir et développer la coopération grâce à des initiatives clés, notamment :

Un appel à un engagement européen soutenu

Alors que la guerre entre dans sa cinquième année, un soutien politique, financier et institutionnel constant demeure essentiel. La reconstruction de l’Ukraine et l’instauration d’une paix juste et durable exigent une solidarité continue, une action coordonnée et un engagement à long terme.

Le CCRE réaffirme sa fermeté dans la défense des valeurs européennes de démocratie, de paix et d’État de droit. Les collectivités territoriales et régionales européennes restent déterminées à accompagner l’Ukraine vers une adhésion pleine et entière à l’UE, contribuant ainsi à une Europe plus forte, plus résiliente et plus sûre.

Lire la déclaration complète du CEMR :

Recommandations du CCRE : cinq conditions essentielles pour une intégration juste et effective de l’Ukraine dans l’UE

Pour plus d’informations, veuillez contacter :