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Renforcer capacités investissement public

COVID19 finances - news

Repenser la gouvernance économique de l’UE pour renforcer l’investissement local et favoriser une relance durable


La crise du COVID-19 a transformé le paysage économique de l’Europe et mis en lumière le rôle essentiel joué par les collectivités locales et régionales. Qu’il s’agisse de faire appliquer les mesures sanitaires ou de soutenir les communautés vulnérables, les communes et régions ont supporté une grande partie des impacts immédiats et à long terme de la pandémie, souvent en subissant une forte baisse de leurs recettes.

Alors que l’UE réfléchit à l’avenir de sa gouvernance économique, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) appelle à une refonte du Pacte de stabilité et de croissance afin de mieux l’adapter aux réalités actuelles et aux défis de demain.

Les collectivités locales représentent près de la moitié de l’investissement public dans l’UE, mais les règles budgétaires actuelles limitent souvent leur capacité à financer des projets à long terme. Le document de position du CCRE propose plusieurs pistes d’évolution pour soutenir la relance, les transitions verte et numérique, ainsi que l’inclusion sociale. Parmi ces propositions figurent :

  • Une gouvernance à plusieurs niveaux renforcée et une véritable consultation des autorités locales dans la coordination économique de l’UE ;
  • Une plus grande flexibilité budgétaire pour soutenir des investissements locaux durables et à long terme ;
  • La résolution du retard d’investissement via un financement accessible et un renforcement des capacités ;
  • La création d’un instrument européen dédié à l’investissement municipal et régional au sein de la BEI pour stimuler le développement vert et numérique ;
  • La garantie que les contributions locales au Pacte vert européen ne soient pas bloquées par des règles budgétaires rigides.

La réforme de la gouvernance économique de l’UE est une occasion de reconnaître et de libérer le potentiel des villes et régions européennes. Une approche plus équilibrée et favorable à l’investissement renforcera la résilience, l’équité et la croissance durable dans toute l’Union.

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L’accord de Paris au niveau local

Renewable Energy - News

Le Pacte climatique de Glasgow appelle à une « action coopérative et à plusieurs niveaux »


« Déception » : tel était le mot sur les lèvres de nombreux participants à la clôture de la conférence des Nations unies sur le climat COP26 à Glasgow, le samedi 13 novembre. Les résultats de la conférence laissent de nombreuses questions en suspens quant aux engagements réels des gouvernements nationaux.

Les gouvernements locaux et régionaux ont toutefois su se mobiliser efficacement durant la conférence. Grâce à leurs efforts de plaidoyer, l’importance des municipalités, des régions et de l’action coopérative et à plusieurs niveaux a été reconnue dans le nouveau Pacte climatique de Glasgow.

« Nous, gouvernements locaux et régionaux, pouvons être fiers que l’accord final de Glasgow inclue le modèle de coopération à plusieurs niveaux comme voie à suivre pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris », a déclaré Frédéric Vallier, Secrétaire général du CCRE, présent à la COP. « C’est une véritable victoire pour les municipalités et les régions, malgré les résultats globaux mitigés de la conférence. »

Le texte final, signé par 197 pays (des plus gros émetteurs comme la Chine et les États-Unis aux petites nations insulaires), vise à maintenir le réchauffement climatique à 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels d’ici la fin du siècle — l’objectif de l’Accord de Paris — mais sans faire preuve d’une plus grande ambition.

Des progrès à faire

Réagissant sur les réseaux sociaux, Léonore Moncond’huy, maire de Poitiers (France), porte-parole de PLATFORMA et représentante de Cités Unies France, a déclaré :

« Le Pacte de Glasgow n’est pas à la hauteur de l’urgence climatique. Alors qu’il devait ‘sauver l’objectif des 1,5 °C’, il hypothèque une fois de plus notre avenir en le subordonnant à des engagements étatiques dilués et trompeurs. Sans action immédiate, c’est bientôt +2,7 °C. »

Plus tôt dans la semaine, Mme Moncond’huy a rencontré à Glasgow le Secrétaire général de l’ONU António Guterres et la Directrice exécutive d’ONU-Habitat Maimunah Sharif, soulignant la nécessité de soutenir les gouvernements locaux en première ligne face aux défis climatiques. Des arguments repris en séance plénière par le maire de Londres, Sadiq Khan :

« L’implication des villes aujourd’hui, c’est le jour et la nuit comparé au passé. »

Les gouvernements locaux et régionaux et leurs associations ont été largement mobilisés. Le CCRE, PLATFORMA et la Task Force mondiale menée par CGLU étaient bien représentés à la COP26, coorganisant de nombreux événements parallèles et réunions bilatérales.

Donner les moyens d’agir au niveau local

Le Pacte climatique de Glasgow reconnaît « l’urgence d’une action coopérative et à plusieurs niveaux » ainsi que le rôle fondamental des gouvernements locaux et régionaux dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Comme l’a souligné Steven Heddle, membre du Conseil des îles Orcades (COSLA) et porte-parole du CCRE pour le développement territorial, cela nécessite de faciliter l’accès des collectivités locales aux financements climatiques.

« Les gouvernements locaux ont besoin de recettes, de ressources et de prêts à long terme. Avec ces outils, nous pouvons contribuer davantage à l’objectif de réduction des émissions d’ici 2050 », a déclaré Ronan Dantec, porte-parole du CCRE sur le climat, sénateur français et président de Climate Chance, lors d’une session.

Le Pacte prévoit également plusieurs mesures, notamment l’engagement des pays développés à doubler le financement de l’adaptation au climat et un premier engagement mondial à réduire les émissions de méthane d’ici 2030.

Et ensuite ?

La prochaine COP aura lieu à Charm el-Cheikh, en Égypte. L’Afrique, étant le continent le plus jeune et celui connaissant l’urbanisation la plus rapide, verra la COP27 se concentrer sur la démographie, l’urbanisation durable et le financement de plans verts pour un développement bas-carbone durable. Les Émirats arabes unis accueilleront la COP28 en 2023.

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Fit for 55 – transitions climatiques locales

Climate neutrality - News 2024

Le paquet Fit for 55 doit donner aux municipalités et aux régions les moyens de conduire la transition énergétique en Europe


L’Union européenne s’est engagée à atteindre la neutralité climatique d’ici 2050, avec un objectif intermédiaire de réduction de 55 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Pour concrétiser cette ambition, la Commission européenne a présenté le paquet Fit for 55, un ensemble complet de mesures législatives couvrant des secteurs clés tels que l’énergie, les transports et le logement. Parmi celles-ci, les révisions proposées de la directive sur l’efficacité énergétique (DEE), de la directive sur les énergies renouvelables (DER) et de la directive sur la performance énergétique des bâtiments (DPEB) auront un impact direct sur les municipalités et régions d’Europe.

Les collectivités locales et régionales au cœur de la transition

Le CCRE soutient pleinement des objectifs climatiques et énergétiques ambitieux, en ligne avec le Pacte vert pour l’Europe et les Objectifs de développement durable de l’ONU. Les autorités locales et régionales montrent déjà l’exemple en matière de projets d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables, comme le démontre l’initiative du Pacte des Maires. En planifiant, en investissant et en mobilisant les citoyens, elles jouent un rôle central dans la réalisation des objectifs de l’UE.

Cependant, le succès dépendra de la capacité des collectivités locales à disposer des ressources nécessaires et de la souplesse requise. Si des objectifs contraignants de réduction des gaz à effet de serre sont bienvenus, le CCRE souligne que les contributions nationales en matière d’énergies renouvelables et d’efficacité devraient rester indicatives. Des règles trop prescriptives, comme des taux obligatoires de rénovation des bâtiments publics ou des normes minimales de performance énergétique, risquent de créer des charges administratives sans tenir compte de la diversité des contextes en Europe. L’UE devrait plutôt fournir un soutien technique, financier et politique, permettant aux municipalités et régions de mettre en œuvre des solutions adaptées.

Pour une transition juste

Le CCRE identifie trois priorités pour renforcer le cadre de Fit for 55 :

  • Soutien financier et flexibilité : un financement adéquat et un renforcement des capacités doivent accompagner la mise en œuvre, en évitant des obligations rigides uniformes.
  • Approches intégrées : les gouvernements locaux devraient être habilités à concevoir des solutions au niveau des quartiers et districts, tenant compte du cycle de vie complet des bâtiments et des systèmes énergétiques.
  • Collaboration entre niveaux : une coopération renforcée entre l’UE, les niveaux national, régional et local est essentielle pour assurer une mise en œuvre efficace, le partage des connaissances et l’engagement des citoyens.

Les gouvernements locaux et régionaux sont des partenaires indispensables dans le cheminement de l’Europe vers la neutralité climatique. En reconnaissant leur rôle central et en garantissant des ressources adéquates, l’UE peut permettre aux municipalités et régions de mener des transitions énergétiques justes et durables, faisant de la neutralité climatique une réalité pour tous les citoyens européens.

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Valeurs de l’UE dans l’espace numérique

Digital violence - News 2023

Le CCRE appelle à une transition numérique qui fonctionne pour tous les niveaux de gouvernement


Les gouvernements locaux et régionaux doivent être pleinement équipés et soutenus dans la transition numérique de l’Europe. C’est le message clé du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) dans sa réponse à la consultation de la Commission européenne sur les principes numériques de l’UE.

En tant que prestataires de services publics de première ligne et facilitateurs de l’innovation numérique, les gouvernements locaux et régionaux (GLR) sont essentiels pour faire de la décennie numérique un succès. Toutefois, le CCRE avertit que cette transformation ne doit pas imposer de nouvelles charges ni creuser les fractures numériques.

« Les initiatives européennes doivent soutenir, et non marginaliser, les gouvernements locaux. Le financement, la formation et la collaboration sont essentiels », déclare l’organisation.

Le CCRE accueille favorablement les objectifs énoncés dans la boussole numérique 2030 de la Commission, en particulier la volonté de numériser les services publics. Il souligne l’importance des compétences numériques, de la cybersécurité, des villes intelligentes et de l’interopérabilité pour aider les municipalités à offrir des services numériques inclusifs et conviviaux.

Les autorités locales investissent déjà dans l’administration en ligne, les laboratoires d’innovation et les partenariats avec les start-ups. Mais le CCRE appelle à une meilleure coordination entre les niveaux national et européen afin d’éviter les doublons et de garantir que toutes les régions, qu’elles soient rurales ou urbaines, puissent en bénéficier.

Le CCRE souligne également :

  • La nécessité de renforcer la démocratie locale grâce à une participation numérique inclusive ;
  • La protection de la vie privée et des données personnelles dans le cadre du principe du « une seule fois » ;
  • Le soutien aux plateformes socialement responsables dans l’économie collaborative ;
  • La promotion de normes ouvertes et d’une interopérabilité fluide entre les administrations.

La transition numérique ne doit laisser personne de côté. De l’investissement dans l’éducation numérique à l’adaptation des services pour les groupes vulnérables, les gouvernements locaux jouent un rôle central pour garantir une Europe numérique équitable, accessible et démocratique.

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Directive performance énergétique bâtiments

Green City - News Section

Le CCRE appelle à une révision flexible et bien dotée de la directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments (DPEB)


Le Pacte vert pour l’Europe vise à faire de l’Europe le premier continent climatiquement neutre d’ici 2050, avec la révision de la directive sur la performance énergétique des bâtiments (DPEB) comme l’une de ses pierres angulaires. Les bâtiments représentent une part importante des émissions de gaz à effet de serre en Europe, ce qui rend l’efficacité énergétique et la rénovation durable essentielles au paquet Fit for 55. Dans sa réponse à la consultation sur la révision de la DPEB, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) souligne le rôle essentiel des gouvernements locaux et régionaux (GLR) pour garantir une transition réussie et équitable.

Le CCRE salue l’ambition du Pacte vert pour l’Europe, mais souligne que le succès dépendra d’une mise en œuvre adéquate, d’un soutien financier suffisant et du respect du principe de subsidiarité. Les autorités locales et régionales sont en première ligne de l’action climatique, mais elles ont besoin de cadres flexibles, plutôt que d’obligations uniformes.

Parmi ses principales recommandations, le CCRE met en avant :

  • Flexibilité et subsidiarité : Les États membres et les GLR doivent pouvoir adopter des approches territoriales intégrées de réduction des émissions, en se concentrant non seulement sur l’efficacité énergétique au niveau des bâtiments, mais aussi sur des solutions à l’échelle des quartiers et des systèmes.
  • Perspective du cycle de vie : La réglementation doit prendre en compte les émissions liées aux matériaux de construction tels que l’acier et le béton, ainsi que les opportunités de circularité et de réutilisation.
  • Normes indicatives, non obligatoires : Les exigences minimales de performance énergétique et les objectifs de rénovation doivent rester indicatifs afin de refléter les contextes locaux, les ressources disponibles et les réalités socio-économiques.
  • Égalité de traitement des énergies renouvelables : L’énergie produite sur site et celle fournie via des vecteurs tels que le chauffage urbain, les gaz renouvelables ou les réseaux électriques doivent être traitées sur un pied d’égalité.
  • Financement et équité : Des outils d’investissement comme ELENA doivent être adaptés pour garantir l’accessibilité, notamment pour les ménages vulnérables. Les mesures doivent éviter de créer une pauvreté énergétique ou des déséquilibres entre propriétaires et locataires.

Le CCRE invite également la Commission à réduire les charges administratives, à garantir la cohérence entre la DPEB, la directive sur les énergies renouvelables (DER) et la directive sur l’efficacité énergétique (DEE), et à renforcer la coopération entre les différents niveaux de gouvernance.

L’avenir climatiquement neutre de l’Europe dépend d’un secteur du bâtiment résilient et efficace. Les gouvernements locaux et régionaux sont des acteurs centraux de cette transformation. Pour réussir, la révision de la DPEB doit fournir un soutien, une flexibilité et des ressources adéquates, tout en évitant des règles rigides et contraignantes. En donnant aux municipalités et aux régions les moyens d’agir selon leurs réalités locales, l’UE peut garantir que la transition verte apporte à la fois un impact climatique et une justice sociale.

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La transition de la mobilité en Europe

Mobility - News

La mobilité durable et intelligente doit être construite avec les villes et les régions, et non simplement pour elles


That’s the core message from the Council of European Municipalities and Regions (CEMR) in response to the European Commission’s Sustainable and Smart Mobility Strategy. While CEMR supports the EU’s ambition to link transport poliC’est le message central du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) en réponse à la stratégie de mobilité durable et intelligente de la Commission européenne. Si le CCRE soutient l’ambition de l’UE de relier la politique des transports au Pacte vert et à l’agenda numérique, il demande une meilleure reconnaissance du rôle essentiel que jouent les gouvernements locaux et régionaux dans l’atteinte des objectifs climatiques et de mobilité.

Le CCRE souligne que la durabilité ne doit pas se faire au détriment de la connectivité, de l’accessibilité, de l’abordabilité, de la sécurité et de la santé. Les autorités locales doivent avoir les moyens de trouver le bon équilibre entre ambition environnementale et besoins quotidiens de mobilité des citoyens, que ce soit dans les centres-villes denses, les banlieues ou les zones rurales.

Messages clés du CCRE :

  • Le partenariat entre les niveaux de gouvernement est essentiel. Les stratégies locales de mobilité doivent être élaborées en coordination avec les institutions nationales et européennes, avec des rôles clairs, des responsabilités partagées et un financement adéquat.
  • Des outils de planification souples et inclusifs, comme les Plans de Mobilité Urbaine Durable (PMUD), doivent être renforcés, pas standardisés. Les villes et régions ont besoin de cadres adaptables qui reflètent leurs défis territoriaux spécifiques.
  • Davantage de financements et un accès plus clair sont nécessaires pour les infrastructures de mobilité locale, y compris des investissements via la Facilité pour la reprise et la résilience, le Mécanisme pour l’interconnexion en Europe, et la mission Horizon Europe pour 100 villes climatiquement neutres et intelligentes.
  • Le soutien politique doit aller au-delà de la technologie. Le changement de comportement, la mobilité active, le partage de la mobilité et la planification spatiale intelligente sont tout aussi importants que les véhicules électriques et les outils numériques.

Le CCRE appelle également à une meilleure réglementation sur des questions clés telles que les carburants alternatifs, les systèmes de transport intelligents, la gouvernance du transport public et la micromobilité. En parallèle, il insiste sur le besoin de plateformes de données à l’échelle de l’UE et de systèmes d’adaptation de la vitesse pour améliorer la sécurité et l’application des règles.

En résumé, la transformation des transports en Europe ne réussira que si les réalités locales façonnent la route à suivre. La mobilité durable commence là où vivent les gens, et les gouvernements locaux doivent avoir une place centrale à la table des décisions.

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Politique locale des eaux usées

Water Management - News

Le CCRE appelle à une approche proportionnée, flexible et adaptée au niveau local pour la réforme européenne des eaux usées


Alors que la Commission européenne avance dans la révision de la directive sur le traitement des eaux urbaines résiduaires (DERU), le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) se félicite de l’opportunité de moderniser le cadre en accord avec le Pacte vert et les défis environnementaux actuels.

Cependant, le CCRE insiste sur le fait qu’une approche uniforme ne fonctionnera pas. La directive révisée doit refléter la diversité des situations locales, s’appuyer sur des évaluations fondées sur les risques et respecter le principe de subsidiarité, permettant ainsi aux autorités nationales et locales d’adapter la mise en œuvre à leur contexte.

Principales préoccupations soulevées par le CCRE :

  • Proportionnalité et impact : Les efforts doivent se concentrer là où ils sont le plus nécessaires, c’est-à-dire sur les grandes stations d’épuration et les zones à haut risque, plutôt que d’imposer des exigences rigides aux petites agglomérations ou aux systèmes individuels, qui présentent souvent un risque environnemental bien moindre.
  • Débordements d’eaux pluviales et ruissellement urbain : Ceux-ci doivent être gérés par une approche coordonnée et fondée sur les risques, dans le cadre des plans nationaux existants et de la Directive-cadre sur l’eau, afin d’éviter les doubles emplois et la surréglementation.
  • Élimination des nutriments : Le CCRE soutient des seuils plus stricts pour le phosphore dans les zones sensibles et encourage la récupération de phosphore, mais appelle à plus de flexibilité pour l’azote dans les climats froids où les objectifs existants sont techniquement ou économiquement irréalisables.
  • Économie circulaire : La révision devrait promouvoir la prévention de la pollution à la source, appliquer le principe du pollueur-payeur, et soutenir la récupération des matières premières ainsi que l’efficacité énergétique tout au long de la chaîne des eaux usées.

Le CCRE appelle également à une cohérence entre les législations européennes, notamment une harmonisation avec la Directive-cadre sur l’eau, et à des obligations de rapport claires et proportionnées pour les gouvernements locaux et régionaux.

Bonnes pratiques locales : inspiration des Pays-Bas

Le CCRE met en avant les municipalités néerlandaises comme un modèle d’innovation dans la gestion des débordements d’eaux pluviales et l’intégration de la gestion de l’eau dans la conception urbaine. La « place de l’eau » à Rotterdam, par exemple, combine rétention d’eaux pluviales et espace public attractif, démontrant comment une planification spatiale intelligente peut améliorer à la fois l’environnement et la qualité de vie.

En résumé, la révision de la DERU représente une opportunité cruciale, mais sa réussite dépendra de la flexibilité, des connaissances locales et d’un engagement en faveur de solutions rentables et fondées sur les risques.

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Renforcer l’action climatique locale

Renewable Energy - News Section

Réponse conjointe du CCRE aux révisions des directives européennes sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables


Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a soumis une réponse conjointe aux consultations de la Commission européenne sur la directive sur l’efficacité énergétique (DEE) et la directive sur les énergies renouvelables (DER) début 2021. Cette contribution reflète l’engagement fort du CCRE à atteindre la neutralité climatique d’ici 2050 tout en préservant le rôle et l’autonomie des gouvernements locaux et régionaux (GLR).

Le CCRE soutient des objectifs climatiques ambitieux au niveau de l’UE, avec un accent sur la réduction des gaz à effet de serre (GES). Toutefois, il estime que les objectifs en matière d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables doivent rester indicatifs au niveau national, dans le respect du principe de subsidiarité et des conditions locales. L’organisation s’oppose fermement aux obligations de l’UE qui imposeraient des exigences rigides aux GLR, en particulier concernant la rénovation des bâtiments, les marchés publics et la planification énergétique.

Une préoccupation majeure porte sur l’extension des obligations de rénovation des bâtiments publics aux GLR. Le CCRE souligne que de telles obligations négligent les réalités économiques, les usages des bâtiments et les capacités de planification locales, et risquent d’alourdir la charge financière et sociale des collectivités. Il plaide plutôt pour des approches flexibles, rentables et adaptées aux contextes locaux et régionaux, soutenues par un financement adéquat, une assistance technique et des actions de renforcement des capacités.

Le CCRE appelle également à une approche technologique neutre de la politique énergétique, où les différentes formes d’énergie renouvelable et à faible émission de carbone, qu’elles soient produites sur site, via le réseau ou par des systèmes de chauffage urbain, soient traitées sur un pied d’égalité. Il insiste sur le fait que les réglementations doivent refléter les économies de GES et la durabilité sur l’ensemble du cycle de vie, et non uniquement le type ou la source d’énergie.

La réponse appelle la Commission à reconnaître le rôle central des GLR dans la transition énergétique. Cela signifie les impliquer directement dans les Plans nationaux énergie-climat (PNEC), garantir une gouvernance à plusieurs niveaux et éviter la surréglementation qui pourrait freiner l’innovation et l’initiative locales.

En résumé, la réponse du CCRE est un appel fort en faveur d’un cadre climatique européen à la fois ambitieux, réaliste, inclusif et habilitant, qui permette aux villes et régions de jouer un rôle moteur dans la réalisation d’une transition énergétique juste et efficace.

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Autonomiser l’avenir rural de l’Europe

Cohesion Policy Alliance - News 2020

Le CCRE appelle à une vision inclusive et territorialisée pour les zones rurales


Alors que l’Union européenne élabore sa vision à long terme pour les zones rurales, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) appelle à une approche renouvelée et inclusive, qui reconnaisse les territoires ruraux comme des espaces dynamiques, diversifiés et essentiels à l’avenir durable de l’Europe.

Dans un contexte marqué par les réalités post-COVID, les évolutions démographiques et le besoin de résilience climatique, le CCRE souligne que les zones rurales ne doivent plus être perçues comme périphériques ou laissées pour compte. Plus de 50 % des Européens vivent dans des territoires ruraux ou périurbains, qui continuent pourtant de souffrir de manques en matière d’investissement, de connectivité et d’accès aux services.

La position du CCRE trace une voie claire à suivre :

  • Changer de regard : les zones rurales ne sont pas de simples espaces agricoles en déclin, mais des lieux d’opportunités, de bien-être et d’innovation. Une image positive et moderne doit être promue à tous les niveaux de gouvernement.
  • Investir dans les connexions : de meilleures liaisons de transport, un accès au haut débit et des infrastructures énergétiques sont essentiels pour l’inclusion rurale. L’investissement public doit pallier les défaillances du marché.
  • Renforcer la gouvernance locale : les municipalités et les régions sont les mieux placées pour adapter les solutions aux besoins de leurs communautés rurales. Elles doivent être de véritables partenaires dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques européennes et nationales.
  • Soutenir les services et la qualité de vie en milieu rural : un accès équitable à la santé, à l’éducation, à la culture et à la mobilité est indispensable pour lutter contre la dépopulation et garantir la cohésion territoriale.
  • Cibler plus efficacement les financements européens : la Politique de cohésion, la PAC, Horizon Europe et les instruments de relance doivent mieux répondre aux besoins spécifiques des zones rurales, avec un accès simplifié pour les petites municipalités.
  • Favoriser l’engagement des jeunes et l’égalité femmes-hommes : pour rendre les zones rurales attractives pour les jeunes, les femmes et les familles, il faut des politiques ciblées et des investissements dans les infrastructures sociales.

Le CCRE appelle l’UE, les États membres ainsi que des institutions comme l’OCDE et le Conseil de l’Europe à prendre ces principes au sérieux, et à construire des politiques rurales intégrées, inclusives et tournées vers l’avenir. Du tourisme à l’énergie, de la gouvernance locale aux services publics, les zones rurales doivent être considérées comme des contributeurs à part entière au tissu social et territorial de l’Europe.

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Action locale pour le climat – COP26

Climate Change - News Section

Les municipalités et les régions sont essentielles à la mise en œuvre de l’Accord de Paris et à la réalisation des ODD


À l’approche de la COP26, l’urgence de mettre en œuvre l’Accord de Paris est plus claire que jamais. Les retards ne sont plus acceptables : une action climatique ambitieuse doit être menée à tous les niveaux de gouvernance, avec les municipalités et les régions en première ligne. Le leadership local, des cadres réglementaires adaptés et des solutions décentralisées seront cruciaux pour atteindre la neutralité carbone et faire progresser les Objectifs de développement durable (ODD).

Lutter contre le changement climatique nécessite un leadership ambitieux, et les gouvernements locaux sont particulièrement bien placés pour obtenir des résultats concrets. Les villes et régions d’Europe fixent déjà des objectifs climatiques et développent des solutions locales à des défis mondiaux. Leur participation aux processus internationaux, notamment à travers le groupe des collectivités locales et autorités municipales (LGMA), garantit que les voix locales façonnent l’action mondiale.

Des politiques climatiques efficaces dépendent également de cadres réglementaires et financiers appropriés. Les cadres de l’UE et des États membres doivent reconnaître la diversité des réalités locales, permettant ainsi des solutions adaptées. Un financement adéquat, le renforcement des capacités et des investissements sont nécessaires pour donner aux municipalités et régions les moyens de tenir leurs engagements. Des initiatives telles que le Pacte vert européen et la transition juste doivent garantir qu’aucune communauté ne soit laissée de côté.

Enfin, la localisation des ODD est indissociable de l’agenda climatique. Avec 65 % des cibles des ODD liées à l’action locale, les approches décentralisées et la gouvernance à plusieurs niveaux sont indispensables. Intégrer l’Agenda 2030 dans les stratégies territoriales permettra de traduire les engagements mondiaux en améliorations tangibles pour les communautés.

La route vers la COP26 souligne une vérité simple : les objectifs mondiaux ne peuvent être atteints qu’à travers l’action locale. En soutenant les municipalités et les régions avec des ressources, une reconnaissance et un rôle réel dans la prise de décision, l’UE et la communauté internationale peuvent garantir la mise en œuvre effective de l’Accord de Paris et des ODD, pour un avenir durable et résilient pour tous.

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