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L’Alliance locale appelle à placer les villes au cœur des plans climatiques européens

Local Alliance news

L’Alliance locale appelle à une refonte de la gouvernance afin de placer les villes au cœur des plans climatiques européens.

511 mots
2–3 minutes

Dans un nouveau document de position, l’Alliance locale – une coalition de CCRE, ACR+, Climate Alliance, Energy Cities, Eurocities, FEDARENE, ICLEI Europe et POLIS – appelle l’UE à saisir l’occasion de la révision du règlement sur la gouvernance pour rendre les plans nationaux en matière d’énergie et de climat (PNEC) véritablement réalisables, susceptibles d’attirer des investissements et ancrés dans les réalités locales.

Partout en Europe, villes, communes et régions agissent déjà : rénovation des bâtiments, déploiement des énergies renouvelables, transformation des systèmes de mobilité. Pourtant, le cadre de planification climatique de l’UE n’a pas suivi le rythme. Les plans nationaux énergie-climat (PNEC) continuent d’être élaborés en grande partie sans la participation des collectivités locales et régionales qui seront chargées de leur mise en œuvre.

La révision du règlement sur la gouvernance, attendue de la Commission européenne au dernier trimestre 2026, constitue donc une opportunité cruciale que l’Alliance locale est déterminée à ne pas manquer.

Une déconnexion structurelle

Une multitude de données locales, de projets d’investissement et de plans climatiques existent déjà en Europe – des plans d’action pour l’énergie durable et le climat aux contrats de villes climatiques et aux stratégies locales de chauffage urbain. Pourtant, ces connaissances territoriales sont rarement intégrées aux PNE, ce qui engendre des doublons, une fragmentation et des opportunités d’investissement manquées.

Parallèlement, les dialogues à plusieurs niveaux déjà requis par l’article 11 du règlement actuel sont restés largement déconnectés des décisions de mise en œuvre réelles ou sont restés au niveau de la simple formalité.

Il en résulte une dynamique dangereuse à deux vitesses : une ambition élevée aux niveaux européen et national, et une attention insuffisante portée à ce qui se passe sur le terrain.

La réponse de l’Alliance locale : relier ce qui existe déjà

Le document de position préconise que le règlement révisé s’articule autour de quatre éléments qui se renforcent mutuellement :

  1. une plateforme de dialogue permanente à plusieurs niveaux dans chaque État membre afin d’aligner tous les niveaux de gouvernement sur la préparation et le suivi du PECN, en tenant compte des structures et des besoins de gouvernance nationale ;
  1. un chapitre territorial dans chaque NECP s’appuyant sur les plans locaux existants pour montrer où et comment les objectifs nationaux seront atteints ;
  1. des parcours sectoriels adaptés au territoire reliant les objectifs nationaux dans les domaines du bâtiment, des transports, du chauffage, des énergies renouvelables et de l’économie circulaire aux réalités locales qui déterminent si leur mise en œuvre est réellement possible ;
  1. et des stratégies d’investissement qui tiennent compte des besoins locaux en matière d’investissement et de capacités.

Il ne s’agit pas de réclamer plus de bureaucratie, mais de faire en sorte que les structures existantes fonctionnent de manière cohérente : réduire la lassitude liée aux consultations, éliminer les doublons administratifs et transformer les plans nationaux de coopération en de véritables cadres de mise en œuvre et d’investissement, au lieu de simples exercices de reporting.

Lisez le document de position complet ici

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Congrès mondial de CGLU : notre participation

UCLG world Congress 2026 News

Des dirigeants locaux européens se réunissent à Tanger pour défendre les priorités de l’Europe au sein du réseau mondial CGLU

1 078 mots
5–7 minutes

La ville de Tanger a accueilli le Congrès mondial et le Sommet mondial des dirigeants locaux et régionaux de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) 2026, du 22 au 26 juin 2026. Cet événement a réuni des dirigeants locaux et régionaux du monde entier afin de définir une vision commune pour l’avenir de leurs communautés. Le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE), section européenne de CGLU, était présent tout au long de la manifestation, deux journées en particulier marquant sa contribution au programme mondial.

Renforcer la voix de l’Europe sur la scène mondiale

UCLG Congress 2026 Fabrizio Rossi
Fabrizio Rossi, secrétaire général du CEMR, au Congrès CGLU 2026.

Le 23 juin, le CCRE a organisé la session parallèle de l’Assemblée intitulée « De l’action locale à l’impact mondial : renforcer la gouvernance multiniveaux dans une perspective européenne ». Cette session a réuni des responsables locaux de tout le continent afin de définir les priorités européennes pour le mandat 2026-2029 de CGLU, d’examiner comment l’action locale peut contribuer aux agendas mondiaux par le biais du Pacte social local et de renforcer le rôle des villes, des agglomérations et des régions en tant que véritables partenaires politiques dans la gouvernance mondiale.

Parmi les participants aux deux premières tables rondes figuraient les conseillers municipaux et porte-paroles du CCRE, Carola Gunnarsson et Eider Inuntziaga, ainsi que Shona Morrisson, Tiit Terik et André Viola, la maire adjointe Ursula Sautter et la présidente régionale Marta Prates. Le maire Jan van Zanen, qui a présidé CGLU jusqu’à ce congrès, a prononcé le discours de clôture, réaffirmant l’engagement de l’Europe à jouer un rôle déterminant dans l’élaboration du prochain mandat de CGLU.

Nouvelle étude sur les délégations de l’UE et les gouvernements locaux

Le 24 juin, troisième jour du Congrès, PLATFORMA et le CCRE ont annoncé la publication prochaine d’une étude sur la manière dont les délégations de l’UE interagissent avec les gouvernements locaux et régionaux à travers le monde – la première mise à jour de leur rapport phare de 2021, qui devrait paraître en juillet 2026. Des conclusions préliminaires ont été présentées lors de la session, soulignant les opportunités de coopération ainsi que les défis persistants.

En offrant un aperçu de la manière dont les délégations de l’UE interagissent avec les villes, les régions et leurs associations représentatives dans le cadre de l’initiative NDICI-Europe mondiale et de l’initiative Global Gateway, la session a contribué à la réflexion plus large sur la politique de développement de l’UE en amont du prochain cadre financier pluriannuel (CFP) pour 2028-2034.

UCLG Congress 2026 Ivana
Présentation du projet Mindcraft au Congrès CGLU 2026.

Cette étude a été réalisée dans le cadre du projet Mindcraft, financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et soutenu par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ).

Promouvoir l’égalité de genre : le mouvement municipal féministe

Le même jour, la première Assemblée des femmes de CGLU a réuni des maires, des gouverneures et des élues locales afin de promouvoir l’égalité des sexes et de renforcer le Mouvement municipal féministe à l’échelle mondiale. La porte-parole du CCRE pour les affaires internationales, la conseillère Carola Gunnarsson, a dressé le bilan de huit années de progrès au sein de CGLU en matière d’égalité des sexes : des premières propositions visant à intégrer des activités liées au genre dans le plan d’action de l’organisation jusqu’à son engagement plus large à devenir un Mouvement municipal féministe mondial.

Gunnarsson a parlé franchement du travail qui reste à accomplir, notamment en ce qui concerne la représentation des femmes lors des prochaines élections à la direction.

Gunnarsson a déclaré : « Il est temps pour nous de redoubler d’efforts pour soutenir et aider toutes les collectivités locales à devenir des mouvements municipaux féministes. Nous pourrons alors constater un véritable changement et donner aux femmes et aux filles le droit de s’épanouir, ainsi qu’à la société la possibilité de devenir plus forte et meilleure pour tous. »

Le congrès de CGLU à Tanger a réaffirmé le rôle central des gouvernements locaux et régionaux européens dans le mouvement municipal mondial, ainsi que l’engagement du CEMR à faire en sorte que les voix locales — dans toute leur diversité — soient au cœur de la prise de décision internationale.

Renouvellement de la gouvernance de CGLU

Lors du congrès de CGLU à Tanger, les organes de gouvernance de l’organisation mondiale ont été renouvelés.

UCLG Congress 2026
Les membres de la nouvelle coprésidence de CGLU élus lors du Congrès mondial de Tanger.

Le Congrès mondial a également été l’occasion de renouveler les organes statutaires de CGLU, notamment par l’élection de sa présidence. Le maire de Konya, Uğur Ibrahim Altay, a été élu président de CGLU, tandis que M. Jan van Zanen, maire de La Haye, a été élu l’un des cinq coprésidents. Le CCRE adresse ses chaleureuses félicitations à la nouvelle présidence de CGLU.

UCLG world Congress 2026
Le maire de Konya élu président de CGLU lors du Congrès mondial de Tanger.

La nouvelle coprésidence de CGLU a également été nommée lors du Congrès et est composée de Bheke Stofile, Président de SALGA ; Aysen Nikolaev, chef de la République de Sakha ; Jan van Zanen, maire de La Haye ; Cristian Zamora, maire de Cuenca ; et Berry Vrbanovic, maire de Kitchener. Fatimetou Abdel Malick, a été nommée Présidente de la Commission Permanente pour l’Égalité des Genres et sera également Co-Présidente de CGLU.

Document final de Tanger

Le Document final de Tanger trace la voie vers un contrat social renouvelé, fondé sur la solidarité, l’entraide et des services publics locaux universels.

CGLU a adopté le Document final de Tanger, un engagement politique renouvelé qui engage les gouvernements locaux et régionaux du monde entier à fournir des services publics universels et fondés sur les droits. Il conçoit le logement, l’alimentation, la santé, la culture et l’aide à la personne non comme des marchandises, mais comme des biens publics essentiels à l’égalité, à la démocratie et à la paix, et définit des domaines prioritaires tels que le droit au logement, la réforme des finances locales, la justice climatique, les systèmes alimentaires et la prévention des conflits.

Il introduit également le concept de « Nouveaux essentiels » : des services comme l’aide à la personne, les droits numériques et la gouvernance démocratique de l’IA, qui s’inscrivent dans la prochaine génération de services publics locaux. Pour soutenir ces engagements, CGLU mettra en place de nouveaux organismes, notamment une Académie pour le droit au logement, un Conseil des femmes pour l’égalité, un Conseil intergénérationnel et un Mécanisme mondial pour l’innovation dans les services publics locaux.

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Compte à rebours avant la publication du nouveau rapport TERRI

Terri report - News 2026

Réflexions sur la signification de la gouvernance locale face aux défis actuels

429 mots
2–3 minutes

Les collectivités locales et régionales en Europe subissent une pression croissante. Budgets restreints, pénurie de personnel, besoins sociaux en hausse, enjeux climatiques et transformation numérique les incitent à repenser la prestation de leurs services et l’allocation de leurs ressources afin de répondre à des besoins locaux de plus en plus diversifiés. Parallèlement, les citoyens attendent des services plus réactifs, accessibles et adaptés aux réalités locales.

Ces questions ont été au cœur d’une récente réunion du groupe d’experts sur la gouvernance et la démocratie locale du CCRE, d’où un constat essentiel s’est dégagé : la gouvernance ne se résume plus à déterminer les responsabilités de chacun. Elle concerne de plus en plus la manière dont les différents niveaux de gouvernement collaborent et leur capacité à le faire efficacement.

Adapter la gouvernance aux nouvelles réalités

Partout en Europe, les gouvernements mettent en œuvre diverses réformes : décentralisation, restructuration territoriale, coopération intercommunale et consolidation administrative. Les approches varient, mais l’objectif est souvent le même : garantir que les institutions publiques puissent s’adapter à un monde en constante évolution.

Mais la réforme ne se résume pas à un simple remaniement des structures. Elle soulève des questions fondamentales : les responsabilités sont-elles clairement définies ? Comment les gouvernements peuvent-ils renforcer leurs capacités tout en restant responsables ? Et comment les réformes peuvent-elles améliorer les services sans compromettre la légitimité démocratique ? En définitive, les acteurs de terrain qui fournissent les services doivent avoir voix au chapitre dans l’élaboration des réformes, faute de quoi celles-ci risquent de se réduire à de simples ajustements administratifs plutôt qu’à de véritables améliorations.

Suivi des changements

C’est en partie pour cette raison que le CCRE suit l’évolution de la gouvernance à travers son rapport TERRI (Territorial Governance, Structures and Reforms). La précédente édition, publiée pendant la pandémie de COVID-19, analysait l’impact des dispositifs de gouvernance sur la gestion de crise. La prochaine édition, attendue cet automne, portera sur la politique du logement et examinera le partage des responsabilités entre les niveaux national, régional et local afin de répondre à la demande croissante dans un contexte de ressources limitées.

Ce rapport n’apportera pas toutes les réponses, mais il saisira un aspect de la situation à un moment donné. À travers des systèmes très différents, une leçon se dégage : la réforme n’est pas une fin en soi. Le véritable critère est de savoir si elle rend l’action publique plus efficace et plus légitime – et c’est ce que le CCRE continuera de suivre.

Consultez le dernier rapport TERRI du CCRE ici : https://terri.cemr.eu/fr/

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Recommandations politiques sur AgoraEU

EU financing opportunities - News

Le Comité des régions adopte un avis sur AgoraEU intégrant les principales recommandations politiques du CCRE

Le Comité européen des régions (CdR) a adopté son avis sur le programme AgoraEU proposé lors de sa 171e session plénière. Rédigé par le rapporteur Csaba Borboly (RO/PPE), vice-président du Conseil du comté de Harghita (Roumanie), l’avis adresse un message clair aux institutions européennes : les gouvernements locaux et régionaux sont des partenaires de mise en œuvre essentiels pour l’avenir culturel, médiatique et démocratique de l’Europe.

AgoraEU est la proposition de la Commission visant à fusionner Europa Créativa et le programme Citizens, Equality, Rights and Values (CERV) en un cadre unique pour le budget de l’UE 2028–2034, articulé autour de trois volets : culture, médias et démocratie. Si l’ambition de créer de la cohérence est bienvenue, le CCRE et le CdR ont tous deux souligné que cette fusion ne doit pas diluer les objectifs spécifiques ni les financements de chaque volet.

En amont des délibérations du CdR, le CCRE a soumis plusieurs recommandations politiques au Comité européen des régions, qui se reflètent dans quatre domaines essentiels.

Jumelages de villes : de l’omission à la reconnaissance

L’alignement le plus important concerne les jumelages de villes et les réseaux de communes. Le CCRE a plaidé pour que les jumelages soient reconnus comme un instrument démocratique stratégique doté d’une ligne budgétaire clairement fléchée — un vecteur efficace de participation civique, de dialogue interculturel et de construction de l’identité européenne, notamment dans le contexte d’instabilité géopolitique et du processus d’élargissement.

Le CdR fait directement écho à cette position en appelant à des réseaux de jumelage et des partenariats municipaux transfrontaliers bénéficiant d’un financement pluriannuel dédié. Il regrette également formellement que la proposition de la Commission ait supprimé les actions de jumelage prévues dans le cadre du programme CERV et demande leur rétablissement. Les jumelages touchent chaque année des centaines de milliers de citoyens, y compris dans les petites villes et les zones rurales rarement desservies par des instruments de financement européens complexes. Une analyse du CCRE sur les jumelages en Europe en 2023 a montré que les associations de gouvernements locaux et régionaux (AGLR) jouent un rôle important dans ce domaine. Plus de 80 % des répondants ont déclaré avoir été actifs dans ce domaine au cours des deux dernières années, et 75 % ont exprimé leur souhait de poursuivre et de développer davantage ces activités, notamment les échanges culturels, l’apprentissage par les pairs et la mise en œuvre de projets communs.

Points de contact nationaux et simplification de l’accès

Les associations nationales de gouvernements locaux et régionaux et les réseaux de villes ont fait leurs preuves dans l’acheminement des fonds européens vers les acteurs de terrain. Le CCRE a soutenu que des points de contact nationaux bien dotés en ressources, hébergés par les associations nationales de gouvernements locaux et régionaux, sont indispensables pour atteindre les petites municipalités, les zones rurales et les primo-demandeurs, et que les associations nationales et les réseaux municipaux devraient être formellement reconnus comme acteurs-passerelles stratégiques habilités à gérer des mécanismes de soutien financier aux tiers (SFT).

Le CdR va dans le même sens, avec sa propre formulation. Il souligne que la proportionnalité doit être évaluée non seulement au regard du périmètre politique, mais aussi en termes d’accessibilité et d’inclusivité, et soutient des formats de subventions simplifiés, un soutien au renforcement des capacités, ainsi que des processus de candidature en deux étapes et des subventions en cascade qui ont fait leurs preuves dans les programmes précédents. Il appelle également à la création de points de contact AgoraEU au moins au niveau national, et le cas échéant au niveau régional. Il propose notamment de plafonner les exigences de contribution propre pour les initiatives de petite envergure et de terrain à 10 % des coûts totaux éligibles, cofinançables par des fonds nationaux, régionaux ou locaux — une mesure concrète qui répond directement à l’un des obstacles les plus persistants à la participation ascendante.

Intégrer les gouvernements locaux dans le cadre de gouvernance du programme

Le CdR considère qu’AgoraEU doit pleinement s’aligner sur la subsidiarité active et la gouvernance multiniveaux. Il appelle à une reconnaissance formelle du rôle des autorités locales et régionales dans le règlement, à l’introduction d’indicateurs de participation territoriale, et à ce que les critères d’évaluation soient explicitement liés à la cohésion territoriale et à l’engagement citoyen.

Et maintenant ?

L’avis du CdR constitue un signal institutionnel fort. L’enjeu est désormais de porter cette voix territoriale dans les négociations budgétaires de l’UE entre le Parlement européen et le Conseil.

Le CCRE continuera de plaider pour les quatre piliers essentiels au bon fonctionnement d’AgoraEU pour les gouvernements locaux et régionaux : une ligne budgétaire protégée pour les actions de jumelage ; des points de contact nationaux bien dotés en ressources avec un véritable mandat territorial ; la reconnaissance formelle des organisations intermédiaires pour faciliter l’accès aux petites subventions ; et une participation significative des représentants des gouvernements locaux et régionaux à la gouvernance du programme dès le départ.

La culture, les médias et la démocratie se vivent au quotidien sur les places de nos villes, dans les théâtres locaux et au sein des conseils municipaux à travers l’Europe. AgoraEU a le potentiel de renforcer cela. Le CdR a clairement indiqué ce qu’il faut — il appartient désormais au Parlement européen et au Conseil d’aller dans ce sens.

Lire l’avis adopté du Comité des régions

Découvrir la campagne du CCRE sur le budget de l’UE

Notre réaction à la directive sur le traitement des eaux usées urbaines

Water management news 2026

Le CCRE avertit que la mesure prise par le Parlement européen risque d’affaiblir le principe du pollueur-payeur et de compromettre les investissements des collectivités locales et régionales ainsi que des opérateurs de stations d’épuration


Suite au vote d’aujourd’hui au Parlement européen sur une motion de résolution demandant la suspension de la mise en œuvre de la directive révisée relative au traitement des eaux urbaines résiduaires (UWWTD), le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) regrette l’adoption d’amendements invitant la Commission européenne à envisager la suspension de la mise en œuvre de la responsabilité élargie des producteurs (REP) et des obligations de traitement quaternaire*. Le CCRE considère cette résolution comme contradictoire avec tous les efforts actuellement déployés par les collectivités locales et régionales et les exploitants de stations d’épuration, notamment pour optimiser les infrastructures afin de se conformer aux exigences de la directive révisée.

Selon Andrea Carli, porte-parole du CEMR pour l’environnement et conseillère régionale du Frioul-Vénétie Julienne : « Nous sommes profondément préoccupés par le résultat du vote en séance plénière d’aujourd’hui. Nous soutenons les collectivités locales et régionales ainsi que les exploitants de stations d’épuration européens qui ont déjà préparé les investissements nécessaires à la mise en œuvre de la directive révisée sur le traitement des eaux urbaines résiduaires. Ils ont désormais besoin d’un engagement clair quant au respect du calendrier de mise en œuvre convenu. »

Le principe du pollueur-payeur, qui stipule que les responsables de la pollution doivent en assumer les coûts de gestion et de réparation des dommages causés, est l’un des piliers de la politique environnementale de l’UE. Toute suggestion de suspension de la mise en œuvre de la responsabilité élargie du producteur (REP) risque de saper la confiance des investisseurs. La directive révisée a permis de trouver un juste équilibre, fruit d’un long dialogue, entre la protection de la santé publique, la préservation de l’environnement et la nécessité de garantir que les responsables de la pollution contribuent aux coûts de son élimination.

Le CCRE reconnaît la nécessité légitime de surveiller l’impact de la directive sur la disponibilité des médicaments essentiels et génériques. Cependant, il estime fermement que ces préoccupations devraient être prises en compte par le biais des mécanismes de surveillance et de flexibilité déjà prévus par la législation.

Par conséquent, le CCRE appelle la Commission à maintenir le calendrier de mise en œuvre convenu et à garantir la sécurité juridique nécessaire aux collectivités locales et régionales ainsi qu’aux exploitants de stations d’épuration pour investir dans le traitement quaternaire. Les États membres devront vraisemblablement commencer l’année prochaine à élaborer leurs plans de partenariat nationaux et régionaux (PPNR) dans le cadre du prochain budget de l’UE, tout retard dans la mise en œuvre pourrait entraîner une dépriorisation, voire une exclusion, des investissements dans les infrastructures d’assainissement des futurs plans de financement.

Dans une lettre adressée l’année dernière à la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, le CCRE et 11 autres organisations européennes représentant les gouvernements locaux et régionaux, les services publics, les ONG environnementales, les syndicats et les professionnels de l’eau ont exhorté la Commission à maintenir fermement le système EPR introduit par la directive révisée sur le traitement des eaux usées urbaines, qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2025.

Le traitement quaternaire est une étape de traitement supplémentaire permettant d’éliminer les micropolluants des eaux usées urbaines. Ce traitement est désormais obligatoire depuis la dernière révision de la directive relative à la gestion des eaux usées urbaines (UWWTD). Le mécanisme de responsabilité élargie des producteurs (REP) permet aux entreprises (industries pharmaceutique et cosmétique) de prendre en charge au moins 80 % des coûts de traitement associés.

Pour en savoir plus sur le plaidoyer du CEMR en faveur de la mise en œuvre de la directive UWWTD : https://ccre-cemr.org/fr/communaute-dimpact-sur-le-climat/eau/proteger-leau-de-leurope

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Stratégie du « droit au maintien sur le territoire »

Right to Stay strategy news

Le CCRE appelle à une stratégie de « droit au
maintien sur le territoire »

573 mots
2–4 minutes

Dans sa contribution à l’appel à contributions de la Commission européenne sur la future stratégie « droit au maintien sur le territoire », le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) plaide pour un cadre politiquement ambitieux et ancré dans le territoire, qui place les gouvernements locaux et régionaux au centre de la réponse de l’Europe aux déséquilibres territoriaux, sociaux, économiques et démographiques.

Pour le CCRE, le droit au maintien sur le territoire signifie que les personnes doivent pouvoir vivre, travailler et s’épanouir à l’endroit de leur choix : que ce soit dans une ville, un village ou une zone rurale, sans être contraintes de partir en raison d’un manque de services publics, d’opportunités économiques, d’une mauvaise connectivité ou de la hausse du coût de la vie.

Il ne s’agit pas seulement de cohésion territoriale. C’est aussi une question d’équité, de démocratie et de confiance dans le projet européen. Si l’UE veut répondre aux inégalités territoriales croissantes, elle doit commencer par investir dans les territoires où vivent les citoyens et par reconnaître les gouvernements les plus proches d’eux comme des partenaires stratégiques.

Dans sa réponse, le CCRE souligne qu’il ne saurait exister le droit au
maintien sur le territoire sans accès aux services, au logement et aux opportunités
. Partout en Europe, trop de territoires souffrent encore de pénuries en matière de santé, d’éducation, de mobilité, de garde d’enfants, d’énergie et d’infrastructures numériques. Parallèlement, la hausse des prix du logement pousse les populations à quitter les villes, tandis que de nombreuses zones rurales en déclin continuent de souffrir de dépopulation et de sous-investissement.

Le CCRE appelle donc l’UE à renforcer son soutien aux services d’intérêt général, au logement abordable et au développement territorial intégré. Il souligne également la nécessité de créer un environnement propice aux opportunités économiques locales sur l’ensemble du territoire, notamment grâce à de meilleurs transports et à une connectivité numérique renforcée, au soutien à l’entrepreneuriat et à des mesures visant à pallier la pénurie de main-d’œuvre dans les services publics locaux essentiels.

Le CCRE souligne également l’importance croissante de la résilience climatique, de la mobilité durable et de la production locale d’énergie pour l’attractivité territoriale et la sécurité énergétique. Les investissements dans l’adaptation, les énergies renouvelables et les transports accessibles doivent donc faire partie intégrante de tout programme crédible de « droit de rester ».

Pour le CCRE, la politique de cohésion doit être le principal instrument de mise en œuvre de la stratégie future. Dans le prochain budget de l’UE, le droit au
maintien sur le territoire doit être reconnu comme un objectif stratégique clair, assorti d’un financement conséquent, d’instruments territoriaux intégrés et d’un véritable partenariat avec les collectivités locales et régionales pour l’élaboration des plans nationaux et régionaux.

Le CCRE plaide également pour que le droit au maintien sur le territoire soit intégré à la gouvernance de l’UE, notamment par le biais du Semestre européen et d’évaluations d’impact territorial plus poussées. L’Europe ne peut plus élaborer de politiques pour les territoires sans associer systématiquement les autorités chargées de leur mise en œuvre.

Le message est clair : le droit de rester ne sera une réalité que si l’UE donne aux territoires les moyens de demeurer attractifs, abordables, connectés et résilients. Cela exige une ambition politique, des investissements à long terme et un véritable partenariat à plusieurs niveaux avec les collectivités locales et régionales.

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Les voix de nos 75 ans d’histoire

The Hague

Jan Van Zanen : « Si nous voulons avoir un impact, les gouvernements mondiaux et locaux doivent travailler main dans la main »

912 mots
4–6 minutes

Jan Van Zanen, maire de La Haye et président de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), est une figure emblématique de la coopération municipale internationale. Fort d’une expérience de plus de dix ans au sein du CCRE et de CGLU, il a pu constater directement comment les villes influencent de plus en plus les réponses mondiales aux défis communs, du changement climatique à la cohésion sociale.

Cet entretien a été enregistré à Barcelone lors de la retraite de CGLU en février 2026. Van Zanen y revient sur les moments marquants de son engagement au sein du mouvement municipal mondial, sur l’importance des réseaux internationaux de villes et sur sa vision de l’avenir du CEMR et de CGLU.

Un moment décisif à La Haye

Pour Jan Van Zanen, un souvenir se détache clairement parmi ses années au sein du CEMR et de CGLU : l’organisation du Conseil mondial de CGLU à La Haye en 2024.

UCLG - Jan Van Zanen interview

Pendant trois jours, plus de 300 dirigeants locaux venus du monde entier se sont réunis à La Haye, un événement à la fois politique et symbolique. Cette rencontre s’est tenue 125 ans après la première Conférence de La Haye sur la paix, conférant ainsi à l’événement une dimension historique particulière.

« Voir cette communauté mondiale se rassembler à La Haye, se souvient-il, était très significatif. »

*Conseil mondial de CGLU à La Haye en 2024

Cet événement a également marqué une étape importante pour Van Zanen, qui a pris la présidence tournante de CGLU. Fidèle à la longue tradition de La Haye comme centre de paix et de justice, la réunion a abouti à l’adoption de la Charte de La Haye sur la paix municipale, un document destiné à guider les villes dans la promotion du dialogue et le renforcement des communautés pacifiques au niveau local.

« Le faire dans ma propre ville, entouré de collègues venus du monde entier, a rendu l’expérience vraiment inoubliable », dit-il. « C’est un souvenir dont je suis toujours fier. »

Les villes au cœur des défis mondiaux

Au-delà des étapes marquantes, Van Zanen souligne l’importance croissante de la coopération internationale entre les villes. Selon lui, les gouvernements locaux et régionaux sont aujourd’hui en première ligne des grandes transformations mondiales.

« De l’adaptation au changement climatique aux migrations, en passant par la numérisation et la cohésion sociale, ces évolutions peuvent être mondiales, mais elles ont toujours un impact local, dans nos rues et nos quartiers », explique-t-il.

C’est précisément pourquoi des réseaux comme le CCRE et la CGLU jouent un rôle crucial. Pour des villes comme La Haye, qui abrite de nombreuses institutions internationales, l’engagement au niveau mondial est à la fois naturel et nécessaire. Mais, insiste-t-il, la valeur de ces réseaux dépasse la simple visibilité ou le prestige.

« Il s’agit de créer des liens avec d’autres villes », explique-t-il. « S’asseoir autour d’une table avec d’autres maires et responsables locaux, et échanger ouvertement sur ce qui fonctionne dans la pratique. »

Grâce à cet échange entre pairs, les villes peuvent partager des solutions, apprendre les unes des autres et renforcer leur résilience collective. À terme, cette coopération se traduit par des politiques plus efficaces et des avantages concrets pour les citoyens.

Reconnaître les collectivités locales comme des partenaires clés

Pour l’avenir, Van Zanen expose une vision ambitieuse mais claire pour le CCRE et CGLU au cours de la prochaine décennie. Il souhaite que les deux organisations soient pleinement reconnues comme des partenaires indispensables à l’élaboration des politiques à tous les niveaux.

« J’espère que le CCRE et CGLU seront reconnus partout comme des acteurs clés dans l’élaboration de solutions », déclare-t-il, « non seulement au niveau mondial, mais aussi au sein de l’Union européenne et au niveau national. »

Au cœur de cette ambition se trouve l’idée que les collectivités locales doivent être impliquées dès le début de l’élaboration des grands accords, qu’ils portent sur le climat, les migrations ou le développement. Pour Van Zanen, cette implication précoce est essentielle pour garantir que les politiques soient à la fois concrètes et efficaces.

« Impliqué dès le début, avec un rôle clair et reconnu », insiste-t-il.

Toutefois, la reconnaissance à elle seule ne suffit pas. Il souligne également l’importance d’associer les responsabilités à des ressources adéquates, notamment en matière d’accès au financement. Sans cela, les villes ne pourront pas pleinement honorer leurs engagements.

De l’ambition à l’impact

Les réflexions de Van Zanen dégagent un message constant : les gouvernements locaux et régionaux ne sont pas seulement des exécutants, mais aussi des innovateurs et des moteurs essentiels du changement.

« Les villes mettent en œuvre, les villes innovent, les villes sont au plus près des citoyens », remarque-t-il.

Cette proximité confère aux collectivités locales une capacité unique à traduire les ambitions mondiales en actions concrètes. Mais pour exploiter pleinement ce potentiel, une collaboration renforcée entre les différents niveaux de gouvernance est nécessaire.

« Si nous voulons vraiment avoir un impact, les gouvernements mondiaux et les gouvernements locaux doivent travailler main dans la main », conclut-il.

Pour Van Zanen, l’histoire du CCRE au cours des 75 dernières années illustre parfaitement cette capacité : transformer une ambition partagée en résultats concrets. Renforcer ce rôle dans les années à venir sera essentiel pour relever les défis complexes qui nous attendent et pour garantir que les solutions soient ancrées là où elles sont les plus nécessaires : dans les villes, les régions et leurs communautés locales.

Regardez l’interview vidéo ici.

  • La Haye fait partie de l’association nationale VNG du CCRE.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

L’Alliance locale appelle à une gouvernance à plusieurs niveaux

EU budget 2026 news

L’Alliance locale exhorte les dirigeants de l’UE à soutenir la vision d’une gouvernance à plusieurs niveaux dans le prochain budget de l’UE.

1 412 mots
6–9 minutes

Alors que les négociations sur le prochain budget à long terme de l’UE entrent dans une phase cruciale, les maires et les dirigeants locaux de toute l’Europe exhortent les dirigeants nationaux à veiller à ce que les villes et les régions restent au cœur des investissements de l’UE.

En amont de la réunion du Conseil européen des 18 et 19 juin, le CCRE, dans le cadre et en partenariat avec l’Alliance locale – une coalition des principaux réseaux européens de gouvernements locaux et régionaux représentant plus de 1 800 villes, 60 régions, 60 agences de l’énergie et 42 associations nationales – a publié une lettre ouverte aux chefs d’État et de gouvernement.

La lettre a été signée par les présidents des huit réseaux membres, ainsi que par plus de 50 autres signataires, dont des municipalités comme Barcelone, Budapest, Lisbonne, Paris et Rome, ainsi que des provinces, des réseaux et des associations.

Les collectivités locales et régionales traduisent les priorités de l’UE en projets, services et investissements concrets qui améliorent le quotidien de leurs citoyens. De l’expansion des transports publics à la protection de la qualité de l’eau, en passant par la modernisation des écoles, des hôpitaux et des logements sociaux, la plupart des priorités de l’UE sont mises en œuvre localement.

C’est pourquoi l’Alliance locale a toujours plaidé pour que le prochain budget de l’UE soit axé sur les territoires, fondé sur une gouvernance à plusieurs niveaux et conçu pour atteindre nos objectifs européens communs, notamment la compétitivité et la transition écologique.

La coalition salue donc l’adoption du récent rapport intérimaire du Parlement européen sur le cadre financier pluriannuel (CFP), ainsi que des projets de rapports sur le Fonds européen pour la compétitivité et les plans de partenariat nationaux et régionaux.

En amont de la réunion du Conseil, la lettre ouverte exhorte les dirigeants nationaux à défendre les positions clés du Parlement, notamment :

  • Concernant le budget global de l’UE : il convient de définir clairement les allocations budgétaires des programmes clés destinés aux collectivités locales et régionales, notamment la politique de cohésion, le Fonds européen de développement régional (FEDER), le Fonds social européen (FSE) et le programme LIFE. Cela permettrait d’éviter toute incertitude et toute concurrence avec d’autres priorités telles que la politique agricole commune. Les maires demandent également des garanties afin d’éviter que les bénéficiaires locaux ne soient pénalisés en cas de suspension des fonds européens au niveau des États membres pour des raisons de respect de l’état de droit.
  • Concernant les plans de partenariat nationaux et régionaux (PPNR) : exiger des chapitres régionaux et territoriaux obligatoires dans les plans nationaux, faire de la gouvernance à plusieurs niveaux un principe fondamental, allouer des ressources pour renforcer les capacités administratives et protéger les outils de développement territorial et urbain intégrés grâce à un financement FEDER dédié.
  • Concernant le Fonds pour la compétitivité : maintenir le soutien à l’innovation territoriale grâce à des mécanismes dédiés, prévoir des flux de financement prévisibles spécifiquement destinés aux projets d’investissement locaux et régionaux, et reconnaître explicitement les collectivités locales comme bénéficiaires éligibles et partenaires de mise en œuvre.

L’Alliance locale est prête à fournir des données concrètes issues des villes et des régions et à contribuer à un dialogue structuré sur la mise en œuvre.

À propos de l’Alliance locale

L’Alliance locale est une coalition informelle regroupant les principaux réseaux européens représentant les collectivités locales et régionales, notamment CCRE, ACR+, Climate Alliance, Energy Cities, Eurocities, FEDARENE, ICLEI Europe et POLIS. Ensemble, ils militent pour une Union européenne plus forte et plus inclusive, qui renforce la démocratie locale.

Déclarations des signataires :

« Pour la prochaine période budgétaire, le CFP 2028-2034 doit impérativement renforcer la compétitivité, investir dans le développement durable et rétablir la stabilité de nos économies, de nos sociétés et de nos écosystèmes. À ce tournant décisif, l’Europe a plus que jamais besoin de ses villes et de ses régions. Pour répondre efficacement aux attentes des citoyens européens, il est essentiel que les autorités locales et régionales, actrices de terrain, connaissent au mieux leurs problématiques, agissent. Les villes et les régions sont le théâtre du projet européen, indispensables à la double transition écologique et numérique, et au cœur même de l’économie circulaire. ACR+ soutient cette lettre adressée aux chefs d’État et de gouvernement car ces objectifs communs requièrent notre force collective et une gouvernance à plusieurs niveaux. »

Hugh Coughlan, président par intérim d’ACR+

« Le prochain budget de l’UE doit garantir la compétitivité, la cohésion et la confiance sur l’ensemble du territoire. Cela implique un budget doté de financements clairs et prévisibles pour la cohésion, une véritable gouvernance à plusieurs niveaux et un rôle concret pour les collectivités locales et régionales dans l’élaboration et la mise en œuvre des instruments qui permettront de concrétiser les priorités de l’Europe. »

Arjen Gerritsen, Commissaire du Roi du Flevoland et porte-parole du CCRE pour le budget de l’UE

« Les ambitions de l’Europe en matière de climat, de durabilité et de résilience ne peuvent être atteintes par les seuls États membres. Les régions, les villes et les communes sont des partenaires essentiels pour la mise en œuvre concrète des priorités de l’UE. Le Conseil européen a aujourd’hui l’occasion de veiller à ce que le prochain budget de l’UE reflète cette réalité grâce à un véritable partenariat et à un financement adéquat et prévisible. »

Andreas Wolter, conseiller municipal et ancien maire de la ville de Cologne, en Allemagne

« Les collectivités locales concrétisent les objectifs de compétitivité et de cohésion de l’Europe en résultats tangibles pour les entreprises et les citoyens.
Les villes et les communes s’engagent déjà dans la construction d’un avenir énergétique plus résilient, grâce à la rénovation, la décarbonation et des projets d’infrastructures énergétiques locales, un bâtiment et un quartier à la fois.
Le prochain budget européen devrait reconnaître ce rôle en nous accordant une pleine autonomie dans la conception et la mise en œuvre des programmes de l’UE, et en investissant directement dans les projets territoriaux qui renforcent nos communautés et nos économies. »

Mohamed Ridouani, président d’Energy Cities et maire de Louvain

« L’Europe se trouve à un moment décisif des négociations sur le CFP. Il ne s’agit pas seulement du budget de l’UE, mais aussi de la manière dont l’Europe gouverne, investit et agit. Nous soutenons la simplification par le biais des plans de partenariat nationaux et régionaux, mais celle-ci ne doit pas conduire à une centralisation ni à une déconnexion entre la prise de décision et la mise en œuvre locale. C’est dans les villes et les régions que les priorités de l’UE se concrétisent, du climat et de l’innovation au logement, à la mobilité et à l’inclusion sociale. La position du Parlement européen évolue dans ce sens, et les gouvernements nationaux devraient en tenir compte.
Au cours de l’année écoulée, avec 20 autres maires de villes belges, nous avons constamment appelé le gouvernement belge à accorder une plus grande place aux villes et aux collectivités locales dans le prochain budget de l’UE. Nous exhortons maintenant le gouvernement belge, ainsi que tous les États membres du Conseil européen, à définir une orientation claire pour un budget qui garantisse compétitivité, cohésion et confiance sur l’ensemble du territoire. »

Mathias De Clercq, président d’Eurocities et bourgmestre de Gand

« La crédibilité du prochain budget de l’UE se mesurera non seulement à ses promesses, mais aussi à sa mise en œuvre concrète. Pour bâtir une Europe plus résiliente, compétitive et neutre pour le climat, les villes et les régions ont besoin d’investissements prévisibles, d’un véritable partenariat et d’un rôle renforcé dans l’élaboration des programmes qu’elles sont appelées à mettre en œuvre. Le Conseil européen devrait veiller à ce que le prochain CFP confère aux collectivités locales et régionales les pleins pouvoirs en tant que partenaires à part entière dans l’avenir de l’Europe. »

Martin W. W. Horn, président d’ICLEI Europe et maire de Fribourg

« De la mobilité durable à l’adaptation au changement climatique, c’est dans les villes que l’Europe obtient des résultats concrets pour ses citoyens. À Ljubljana, les financements européens nous ont permis de créer des rues plus sûres, des quartiers plus verts et des transports publics plus performants. Ces investissements démontrent ce qu’il est possible d’accomplir lorsque les priorités européennes se concrétisent par des actions locales. Le prochain budget de l’UE doit continuer à renforcer le rôle des villes en tant que partenaires clés dans la construction d’une Europe compétitive, résiliente et durable. »

Dejan Crnek, président de POLIS et maire adjoint de Ljubljana

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Événement : future politique de cohésion

Future Cohesion policy news

Événement « Renforcer la dimension territoriale dans la future politique de cohésion de l’UE »

476 mots
2–3 minutes

12oct17h0020h30Strengthening the Territorial Dimension in the future EU-Cohesion Policy (in-person)CCRE-CEMR, Square de Meeus 1, 1000 Brussels

Event Details

This high-level Brussels event, held during the European Week of Regions and Cities 2026, will bring together EU, national and local leaders to discuss the future of Cohesion Policy and its territorial dimension. It will focus on upcoming decisions on the EU budget and investment framework, while promoting balanced, place-based development across urban and rural areas and strengthening cooperation between key European stakeholders.

Organisers: German Federal Ministry for Housing, Urban Development and Building in cooperation with the German Association for Housing, Urban and Spatial Development (DV) and Council of European Municipalities and Regions (CEMR)

Time

2026 10 12 5:00pm - 8:30pm(GMT+02:00)

Location

CCRE-CEMR, Square de Meeus 1, 1000 Brussels

Other Events

Dans le contexte de la Semaine européenne des régions et des villes 2026, cet événement de haut niveau en soirée à Bruxelles crée un espace politique opportun pour faire le point sur la direction que prend la politique de cohésion et sur les enjeux pour la dimension territoriale lors de la prochaine période de programmation de l’UE.

Cette semaine réunit les institutions européennes, les États membres et les responsables locaux et régionaux autour de la question centrale de la mise en œuvre de solutions territoriales adaptées aux transitions partagées. Cet événement établit un lien direct entre ce débat général et l’une des décisions les plus importantes à venir : l’élaboration du nouveau cadre financier pluriannuel (CFP) et la mise en place des plans de partenariat nationaux et régionaux (PPNR), au sein desquels seront négociées les priorités, la gouvernance et les outils de mise en œuvre des futurs investissements de l’UE.

Dans ce contexte, la dimension territoriale n’est pas un simple ajout technique, mais une condition essentielle à l’impact. La neutralité climatique, la compétitivité, l’inclusion sociale et la résilience ne seront atteintes que si les investissements de l’UE tiennent compte des spécificités territoriales et des capacités propres à chaque territoire : villes, zones périurbaines, régions fonctionnelles et zones rurales.

L’événement répond à cette situation par trois objectifs interdépendants :

  1. Pour ancrer les recommandations clés en faveur d’une forte dimension territoriale dans les négociations à venir sur le CFP et les PNR ;
  2. Afin de préserver une approche territoriale équilibrée qui prenne en compte les territoires urbains et ruraux de manière complémentaire ; et
  3. Renforcer une coalition européenne pour des approches territoriales intégrées rassemblant les États membres, les institutions européennes et la communauté des collectivités locales et régionales organisées, notamment par le biais du CCRE, du Comité des régions et de la Commission européenne.

Conçu comme une table ronde à vocation politique suivie d’une réception de réseautage, l’événement réunira une communauté ciblée de décideurs et de praticiens : des représentants des institutions de l’UE, des autorités de gestion nationales et régionales, des villes et régions ayant une expérience pratique des outils territoriaux, des associations européennes, ainsi que des chercheurs, des groupes de réflexion et des organisations de la société civile travaillant sur la politique de cohésion et le développement spatial.

En combinant dialogue politique et échanges entre praticiens, cet événement vise à construire une compréhension commune et à renforcer les alliances, précisément au moment où se définit le futur cadre d’investissement territorial de l’Europe.

Veuillez noter que le nombre de places est limité. Votre inscription ne constitue pas une confirmation de participation. Vous recevrez une confirmation séparée une fois votre participation approuvée.

Pour plus d’informations sur l’événement, vous pouvez contacter : r.hohmann@deutscher-verband.org.

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Déclaration sur les marchés publics

Public procurement services news

Appel aux institutions européennes à préserver la coopération entre publics et les prestations internes dans le cadre de la révision des directives relatives aux marchés publics

400 mots
2–3 minutes

La coopération entre publics et l’internalisation des services sont des outils essentiels permettant aux administrations locales et régionales d’organiser, de fournir et de gérer directement les services publics — que ce soit par le biais d’une coopération avec d’autres autorités publiques ou par le biais d’entités sous leur contrôle — sans avoir recours à des opérateurs externes.

Le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) a publié une déclaration dans laquelle il exprime sa ferme opposition aux appels et propositions qui restreignent davantage la coopération public-public et la prestation de services en interne dans la perspective de la prochaine révision des directives de l’UE sur les marchés publics.

Dans cette nouvelle déclaration, le CCRE affirme que la coopération entre publics et la prestation de services en interne sont solidement ancrées dans les traités de l’UE, les directives relatives aux marchés publics et la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne. Les collectivités locales et régionales doivent conserver la liberté de choisir le modèle de prestation le plus adapté à leurs administrés, y compris la prestation directe et la coopération avec d’autres autorités publiques.

Le CCRE s’attaque également à l’idée que la coopération entre services publics ou la prestation de services en interne nuit à la concurrence. Rien ne prouve cette affirmation ; au contraire, ces modèles peuvent améliorer l’efficacité, soutenir l’investissement et renforcer les services publics essentiels aux citoyens.

De plus, dans un contexte d’incertitude géopolitique croissante, de risques accrus en matière de cybersécurité et de pression grandissante sur les services publics, les autorités locales ne peuvent se permettre de perdre la flexibilité nécessaire pour organiser les services essentiels en interne ou par le biais de partenariats publics de confiance.

Le CCRE appelle les institutions européennes à une plus grande sécurité juridique — et non à de nouvelles restrictions — dans la révision de l’article 12 de la directive sur les marchés publics, tout en préservant le droit des collectivités locales et régionales d’organiser les services publics en fonction des besoins locaux et des choix démocratiques.

Pour compléter ces informations, vous pouvez également consulter ici le document de position du CCRE exposant les besoins des gouvernements locaux et régionaux en matière de révision des directives de 2014 sur les marchés publics.

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