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Renforcer l’action climatique locale

Climate - News Section

Réponse conjointe du CCRE aux révisions des directives européennes sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables


ThLe Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a soumis une réponse conjointe aux consultations de la Commission européenne sur la directive sur l’efficacité énergétique (DEE) et la directive sur les énergies renouvelables (DER) début 2021. Cette contribution reflète l’engagement fort du CCRE à atteindre la neutralité climatique d’ici 2050 tout en préservant le rôle et l’autonomie des gouvernements locaux et régionaux (GLR).

Le CCRE soutient des objectifs climatiques ambitieux au niveau de l’UE, avec un accent sur la réduction des gaz à effet de serre (GES). Toutefois, il estime que les objectifs en matière d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables doivent rester indicatifs au niveau national, dans le respect du principe de subsidiarité et des conditions locales. L’organisation s’oppose fermement aux obligations de l’UE qui imposeraient des exigences rigides aux GLR, en particulier concernant la rénovation des bâtiments, les marchés publics et la planification énergétique.

Une préoccupation majeure porte sur l’extension des obligations de rénovation des bâtiments publics aux GLR. Le CCRE souligne que de telles obligations négligent les réalités économiques, les usages des bâtiments et les capacités de planification locales, et risquent d’alourdir la charge financière et sociale des collectivités. Il plaide plutôt pour des approches flexibles, rentables et adaptées aux contextes locaux et régionaux, soutenues par un financement adéquat, une assistance technique et des actions de renforcement des capacités.

Le CCRE appelle également à une approche technologique neutre de la politique énergétique, où les différentes formes d’énergie renouvelable et à faible émission de carbone, qu’elles soient produites sur site, via le réseau ou par des systèmes de chauffage urbain, soient traitées sur un pied d’égalité. Il insiste sur le fait que les réglementations doivent refléter les économies de GES et la durabilité sur l’ensemble du cycle de vie, et non uniquement le type ou la source d’énergie.

La réponse appelle la Commission à reconnaître le rôle central des GLR dans la transition énergétique. Cela signifie les impliquer directement dans les Plans nationaux énergie-climat (PNEC), garantir une gouvernance à plusieurs niveaux et éviter la surréglementation qui pourrait freiner l’innovation et l’initiative locales.

En résumé, la réponse du CCRE est un appel fort en faveur d’un cadre climatique européen à la fois ambitieux, réaliste, inclusif et habilitant, qui permette aux villes et régions de jouer un rôle moteur dans la réalisation d’une transition énergétique juste et efficace.

Lire la réponse conjointe complète ici

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Localiser l’Agenda 2030

Agenda 2030 - News

Comment les gouvernements locaux et régionaux et leurs associations font progresser le développement durable


L’Agenda 2030 pour le développement durable, adopté par tous les États membres des Nations Unies en 2015, a tracé une feuille de route mondiale ambitieuse en faveur de la paix, de la prospérité, des peuples et de la planète. Ses 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) sont de nature universelle, mais nécessitent des réponses profondément localisées pour être atteints efficacement.

Les gouvernements locaux et régionaux (GLR), ainsi que les associations qui les représentent, sont en première ligne face à ce défi. Dotés d’un mandat démocratique, d’une légitimité institutionnelle et d’une proximité quotidienne avec les citoyens, ils sont les mieux placés pour mettre en œuvre des solutions durables adaptées aux réalités locales. Cet article explore le rôle essentiel que jouent ces gouvernements et leurs associations nationales dans la mise en œuvre concrète de l’Agenda 2030 en Europe et au-delà.

Le rôle des GLR et de leurs associations

Les gouvernements locaux et régionaux sont particulièrement bien positionnés pour traduire les objectifs mondiaux en politiques publiques et services concrets. Qu’il s’agisse d’améliorer l’accès à l’éducation, de garantir une eau propre, de promouvoir des économies inclusives ou de protéger l’environnement, les ODD recoupent directement leurs missions.

Cependant, la localisation réussie des ODD ne repose pas uniquement sur l’action locale : elle exige également une coordination nationale forte et une gouvernance à plusieurs niveaux. C’est là que les associations nationales de GLR entrent en jeu. Elles servent d’intermédiaires entre les niveaux municipal et national, en sensibilisant, en renforçant les capacités et en plaidant pour la cohérence des politiques et les ressources nécessaires à la mise en œuvre.

Un cadre de transformation

Pour les GLR, l’Agenda 2030 est plus qu’une simple liste d’objectifs : c’est un cadre stratégique et transformateur qui encourage une vision à long terme, brise les silos administratifs et relie les différents acteurs du territoire. Lorsqu’ils sont bien intégrés, les ODD améliorent la prestation des services publics et permettent une participation citoyenne significative dans les processus de décision.

Une nouvelle décennie d’action et de défis

Malgré des progrès initiaux, le monde n’est pas encore sur la bonne voie pour atteindre les ODD d’ici 2030. La pandémie de COVID-19 a ajouté une complexité nouvelle, mis à rude épreuve les budgets locaux et aggravé les inégalités. Pourtant, cette crise a également mis en lumière le rôle crucial des GLR dans la réponse d’urgence, en assurant l’accès aux soins de santé, la sécurité alimentaire, la continuité éducative et la protection sociale.

La période de reconstruction offre une opportunité de « mieux reconstruire » en plaçant les ODD au cœur des efforts de relance. Le Secrétaire général de l’ONU a souligné que l’Agenda 2030 doit être le principe directeur d’une relance résiliente, inclusive et verte. Dans ce contexte, les associations nationales de GLR sont plus essentielles que jamais pour faciliter le dialogue, partager les connaissances et défendre les outils nécessaires aux collectivités locales pour réussir.

Une décennie décisive

La crise du COVID-19 a pu ralentir l’élan, mais elle n’a pas remis en cause la pertinence fondamentale de l’Agenda 2030. Au contraire, elle a renforcé l’importance des services publics, de la résilience locale et de la gouvernance inclusive, des valeurs qui sont au cœur des ODD.

Les gouvernements locaux et régionaux, soutenus par leurs associations, sont des acteurs incontournables de cette transformation. Ils s’adaptent, expérimentent et collaborent pour obtenir des résultats durables, même en période d’incertitude. Leur travail démontre que les agendas mondiaux ne prennent tout leur sens que lorsqu’ils s’ancrent dans l’action locale.

Pour aller de l’avant, il faudra renforcer les partenariats entre les secteurs et les niveaux de gouvernance afin de ne laisser aucun territoire ni aucune personne de côté. La coopération multi-niveaux et multi-acteurs sera essentielle pour faire face aux défis croissants et saisir les opportunités d’une relance durable et équitable.

En résumé, pour atteindre les ODD, il faut les localiser – et cela commence par l’autonomisation des acteurs les plus proches des citoyens.

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Étude sur l’Agenda 2030 pour les gouvernements locaux et régionaux

COVID 19 finances - News

Une nouvelle étude lève le voile sur l’engagement des collectivités et de leurs associations pour la réalisation des ODD


Pris dans la tourmente du COVID-19, les collectivités territoriales européennes et leurs associations sont exposées au risque de perdre les progrès accomplis ces dernières années pour atteindre les Objectifs de développement durable. Plus que jamais, alors qu’elles s’approprient de plus en plus ces objectifs mondiaux, les municipalités et régions ont besoin de soutien pour traduire ces ambitions mondiales en action sur le terrain.

C’est ce qui ressort d’une nouvelle étude menée par le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) et PLATFORMA intitulée « L’Agenda 2030 vu par les associations de collectivités territoriales ».

À l’épreuve du COVID-19, les ODD à un moment décisif de leur évolution

En Europe et à l’échelle mondiale, la pandémie de COVID-19 a entraîné des défis sans précédent pour les gouvernements locaux et régionaux. Dans de nombreux pays, la pandémie a considérablement creusé les inégalités et freinés les progrès réalisés en matière de sensibilisation aux ODD et à l’Agenda 2030 sur le plan local et régional.

« La crise actuelle et l’avenir incertain qui se dessine devant nous résonnent comme un appel à l’action. Chaque acteur, à l’échelle mondiale, doit agir maintenant », a déclaré la porte-parole du CCRE et de PLATFORMA pour l’Agenda 2030, Tine Soens, conseillère municipale de Courtrai (Belgique). « Les élus locaux et régionaux doivent oser franchir le pas ! Notre génération de politiciens, d’acteurs publics et de citoyens constitue celle qui doit inverser la tendance. »

L’étude en un coup d’œil

Sur la base d’une enquête réalisée auprès de 34 associations de 28 pays européens, l’étude montre qu’un tiers d’entre elles utilise les ODD comme référence importante dans leurs propres stratégies de développement, contre seulement un cinquième l’an dernier. De plus, quatre associations sur cinq connaissent les ODD. La tendance est claire : année après année, les gouvernements locaux et régionaux et leurs associations font les efforts nécessaires pour concrétiser l’agenda mondial au niveau local.

Mais les ODD ont-ils également gagné du terrain auprès des gouvernements centraux ? Notre étude montre que près de 80 % des associations ont indiqué qu’il existe une stratégie nationale officielle de mise en œuvre des ODD. Pour ceux qui ont indiqué qu’une stratégie nationale a été mise en place, 59 % ont précisé qu’il y avait une mention claire de la nécessité de soutenir l’action locale et régionale dans la mise en œuvre des ODD.

Néanmoins, il reste encore beaucoup à faire pour resserrer les liens entre tous les niveaux de gouvernement et réaliser des progrès mondiaux en matière de développement durable. Pour intensifier nos efforts, l’étude propose une « checklist » pour les associations « Sachez où en sont vos membres dans la localisation des ODD », des étapes simples pour contribuer aux rapports nationaux volontaires et plusieurs recommandations clés.

De plus, cette publication de 40 pages regorge d’exemples illustratifs provenant du terrain. Enfin, il identifie les défis persistants et les nouvelles opportunités que les municipalités, les régions et leurs associations ont rencontrées en travaillant avec les ODD. Ceux-ci surviennent à un moment opportun alors que la pandémie continue de se propager dans le monde.

Contexte

Cette nouvelle étude est fondée sur une enquête conjointe menée par le CCRE et PLATFORMA, conçue en collaboration avec Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU). Elle fait suite à l’étude de 2019 « Comment les associations de collectivités territoriales concrétisent les ODD » et à l’étude de 2018 « Objectifs de développement durable – Comment les villes et régions européennes montrent l’exemple ».

L’étude a été lancée le 15 juillet 2020 à l’occasion de l’atelier Localiser les objectifs de développement durable (regarder l’enregistrement) organisé par PLATFORMA lors du Forum politique de haut niveau des Nations Unies sur le développement durable (FPHN) 2020.

PLATFORMA et le CCRE participent activement à de nombreuses sessions et webinaires de cet événement virtuel avec leurs partenaires et membres.

Cliquez sur ce lien si vous souhaitez recevoir des exemplaires imprimés de notre étude (Europe uniquement).

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Leçons de la pandémie de COVID-19

COVID recovery - News

Les gouvernements locaux et régionaux ont besoin d’un soutien, d’une reconnaissance et d’une autonomie renforcés en temps de crise


Alors que l’Europe continue de faire face aux conséquences à long terme de la crise du COVID-19, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) souligne le rôle vital joué par les gouvernements locaux et régionaux pendant la pandémie, ainsi que le besoin urgent de renforcer la gouvernance multiniveaux et la résilience financière.

Dès les premiers jours de la pandémie, les autorités locales et régionales étaient en première ligne : gestion des mesures de santé publique, maintien des services sociaux, de l’éducation et des transports locaux, soutien aux groupes vulnérables. Elles ont également dû faire face à une augmentation des dépenses tout en subissant une chute brutale des recettes, un phénomène que le CCRE a qualifié « d’effet ciseaux ». Malgré leurs efforts, de nombreuses municipalités et régions n’ont reçu que peu de compensation ou de reconnaissance pour leur rôle crucial.

Face à ces défis, le CCRE formule dix recommandations clés pour garantir une réponse plus efficace lors de futures crises et soutenir la résilience à long terme :

1. Reconnaissance des services essentiels

Les gouvernements locaux et régionaux doivent être reconnus comme des acteurs essentiels dans la gestion des crises. Leurs compétences, financements et ressources doivent être garantis et renforcés, avec une meilleure cohérence des politiques entre les niveaux de gouvernement.

2. Accès équitable aux outils de relance de l’UE

Les municipalités et les régions doivent être pleinement impliquées dans l’élaboration et la mise en œuvre des plans nationaux de relance, notamment dans le cadre de la Facilité pour la reprise et la résilience. Cela implique un accès équitable aux fonds européens, une simplification des procédures et un renforcement des mécanismes de suivi.

3. Cadres financiers plus souples

Les règles budgétaires de l’UE doivent évoluer. Le CCRE appelle à plus de flexibilité pour les gouvernements locaux et régionaux en matière d’emprunt et d’investissement, en particulier pour les projets durables à long terme. La dette contractée à ces fins ne devrait pas être comptabilisée dans les calculs de déficit du Pacte de stabilité et de croissance.

4. Renforcement de la transition numérique

La pandémie a mis en lumière les inégalités numériques en Europe. Il est nécessaire d’investir davantage dans les infrastructures numériques locales, en particulier dans les zones rurales ou défavorisées. Les autorités locales et régionales doivent jouer un rôle central dans la transition numérique de l’UE.

5. Santé, soins et services sociaux

Les municipalités et les régions sont souvent chargées de fournir ou de coordonner les services de santé et de soins. Elles doivent être associées à la planification des politiques nationales de santé, avec les ressources nécessaires et des investissements à long terme pour garantir la qualité et l’accessibilité.

6. Soutien aux économies locales

Les villes et les régions ont joué un rôle clé dans le soutien aux entreprises locales et aux travailleurs pendant la crise. L’UE et les États membres doivent veiller à ce que les politiques de relance économique atteignent le niveau local et permettent aux municipalités d’agir pour protéger les économies locales.

7. Renforcement de la cohésion sociale

Le COVID-19 a exacerbé les inégalités existantes. Les autorités locales sont les mieux placées pour lutter contre l’exclusion sociale, soutenir les groupes vulnérables et renforcer la résilience communautaire, à condition de disposer des financements et du soutien politique nécessaires.

8. Meilleure gouvernance

La pandémie a mis en évidence les limites des réponses centralisées. La gouvernance multiniveaux, le principe de subsidiarité et le partenariat doivent être renforcés pour garantir une coopération efficace et des solutions plus rapides et adaptées.

9. Relance verte

Les fonds et politiques de relance doivent prioriser la durabilité. Les gouvernements locaux mettent déjà en œuvre le Pacte vert européen sur le terrain, à travers la mobilité durable, la rénovation énergétique et les espaces publics verts. Leur rôle doit être soutenu formellement dans les politiques et les financements de l’UE.

10. Préparation aux crises

L’Europe doit développer de meilleurs outils pour les futures urgences. Cela implique de renforcer les capacités des administrations locales, de partager les bonnes pratiques et de garantir aux municipalités l’accès aux ressources essentielles en cas de crise.

Conclusion

La pandémie de COVID-19 a été un test de résistance pour la gouvernance européenne, et les collectivités locales l’ont surmonté avec résilience et détermination. Le CCRE appelle désormais les institutions de l’UE et les États membres à tirer les leçons de cette crise. En renforçant le rôle, l’autonomie et les ressources des autorités locales et régionales, l’Europe pourra mieux se préparer aux prochaines crises et construire une relance juste, verte et inclusive pour tous.

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Évaluation du Pacte des Maires en Afrique

African Cities - News

Évaluer le Pacte des Maires en Afrique subsaharienne : valeur ajoutée, progrès et enseignements pour l’avenir


Depuis son lancement en 2015, le Pacte des Maires en Afrique subsaharienne (CoM SSA) est devenu une initiative majeure soutenant les villes africaines dans leur réponse au changement climatique et dans l’amélioration de l’accès à l’énergie propre. Financé par l’Union européenne et cofinancé par l’Allemagne et l’Espagne, le CoM SSA fait partie du Pacte mondial des Maires pour le climat et l’énergie. Aujourd’hui, plus de 200 villes dans 36 pays d’Afrique subsaharienne y ont adhéré, s’engageant à long terme en matière de climat et d’énergie à travers des Plans d’Action en faveur de l’Accès à l’Énergie Durable et du Climat (SEACAP).

Réalisations du programme
L’évaluation finale met en évidence à la fois la pertinence et l’ampleur de l’initiative. Avec l’urbanisation rapide de l’Afrique, l’accent mis par le CoM SSA sur les gouvernements locaux est crucial. Le programme a réussi à mobiliser des centaines de municipalités, dépassant son objectif de 200 signataires, et a apporté un renforcement significatif des capacités grâce à l’assistance technique et aux ateliers. Les villes ont particulièrement apprécié les échanges entre pairs, qui ont permis de créer de solides réseaux de partage d’expériences et de bonnes pratiques.

Les projets pilotes ont donné des résultats contrastés : tandis que certaines villes ont progressé rapidement avec des projets de SEACAP, d’autres ont connu des retards liés à l’instabilité politique, au manque d’expertise technique ou à la faible implication directe des administrations municipales. Néanmoins, la valeur ajoutée globale de l’initiative est claire : elle a renforcé l’appropriation politique, amélioré les compétences techniques locales et promu la planification énergétique durable et climatique au niveau local.

Principaux enseignements et recommandations
L’évaluation tire également des enseignements importants pour l’avenir. Une meilleure articulation entre les SEACAP locaux et les stratégies climatiques nationales est nécessaire pour garantir l’impact. Le renforcement des capacités demeure une priorité, nécessitant davantage de personnel technique sur le terrain et l’appui d’organisations locales pour assurer la continuité. Une meilleure coordination avec d’autres programmes internationaux est recommandée afin d’éviter les doublons. Enfin, le développement de plateformes multilingues de partage d’expériences entre villes renforcera la communauté CoM SSA et améliorera l’apprentissage entre régions.

Le Pacte des Maires en Afrique subsaharienne a prouvé sa pertinence et sa valeur en mobilisant des centaines de villes et en renforçant les capacités locales en matière d’action climatique. Bien que des défis persistent, l’initiative a posé des bases solides pour la phase III, où l’extension de l’échelle, le renforcement de l’intégration verticale avec les gouvernements nationaux et la sécurisation d’un financement durable seront essentiels. Le CoM SSA est désormais bien positionné pour continuer à donner aux municipalités africaines les moyens d’être des acteurs centraux dans la lutte mondiale contre le changement climatique.

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L’action locale au service du Pacte vert

Head Banner - Green Study 2024

Le CCRE souligne le rôle crucial des municipalités et des régions pour faire de l’Europe un continent neutre en carbone d’ici 2050


The European Green Deal, launched in December 2019, sets out the EU’s amLe Pacte vert pour l’Europe, lancé en décembre 2019, fixe l’ambition de l’UE de devenir le premier continent climatiquement neutre au monde d’ici 2050. Bien que le cadre soit défini au niveau européen, sa mise en œuvre reposera largement sur les municipalités et les régions. Les gouvernements locaux et régionaux (GLR) sont déjà responsables de la mise en œuvre de 70 % des mesures d’atténuation climatique, 90 % des politiques d’adaptation et 65 % des Objectifs de développement durable (ODD). Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) souligne qu’il est essentiel de donner à ces acteurs les moyens d’agir pour atteindre les objectifs du Pacte vert.

Le CCRE insiste sur le fait que les GLR ne sont pas seulement des exécutants, mais aussi des innovateurs, capables de mobiliser les citoyens et de fixer des objectifs ambitieux au-delà des exigences de l’UE. Par exemple, les 10 000 signataires de la Convention des Maires se sont engagés à réduire les émissions de CO₂ de 47 % d’ici 2030, bien au-delà de l’objectif actuel de 40 % fixé par l’UE.

Le CCRE avance plusieurs recommandations pour renforcer la mise en œuvre du Pacte vert :

  • Reconnaissance et ressources : Les GLR doivent être reconnus comme de véritables partenaires, dotés d’une capacité financière suffisante et d’une flexibilité pour adapter la mise en œuvre aux différentes réalités locales.
  • Meilleure réglementation et coordination : L’UE devrait appliquer les législations existantes, améliorer la cohérence entre les politiques sectorielles et éviter d’imposer des charges administratives supplémentaires aux gouvernements locaux.
  • Climat et énergie : Les objectifs ambitieux sont bienvenus, mais doivent être accompagnés de ressources adéquates. Les autorités locales doivent être incluses dans l’élaboration des Plans nationaux énergie-climat (PNEC). L’énergie renouvelable doit être traitée de manière égale, qu’elle soit produite sur site ou via des réseaux tels que le chauffage urbain.
  • Économie circulaire : Les municipalités gèrent près de 500 kg de déchets par habitant chaque année et jouent un rôle central dans le recyclage, la réduction des déchets et la valorisation énergétique. Leur rôle doit être renforcé pour façonner de nouveaux modèles de consommation et de production circulaires.
  • Mobilité propre : Les GLR sont à l’avant-garde de la décarbonation des transports et de la mobilité publique, mais ils ont besoin d’un soutien financier et réglementaire pour moderniser les infrastructures et introduire des solutions innovantes.
  • Financement de la transition : L’investissement est crucial. Des outils comme le Fonds pour une transition juste sont bienvenus mais insuffisants. Les investissements locaux durables devraient être exemptés des règles de dette de l’UE afin de libérer leur plein potentiel. Des mécanismes de financement innovants adaptés aux municipalités de toutes tailles sont également nécessaires.
  • Leadership mondial : Les GLR peuvent agir comme ambassadeurs du Pacte vert grâce à la coopération internationale, au renforcement des capacités et aux partenariats avec des autorités locales à l’étranger, renforçant ainsi le leadership climatique de l’Europe sur la scène mondiale.

Le succès de l’Europe dans la mise en œuvre du Pacte vert se jouera au niveau local. Les municipalités et les régions sont déjà à l’avant-garde de l’action climatique, mais elles ont besoin de reconnaissance, de ressources et de flexibilité pour intensifier leurs efforts. En intégrant pleinement les GLR dans les politiques et financements européens, le Pacte vert peut conduire non seulement à une Europe neutre en carbone, mais aussi à un avenir plus durable, inclusif et résilient.

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Impact du COVID sur les finances locales

COVID 19 finances - News

Un aperçu à l’échelle européenne de l’impact fiscal de la pandémie sur les municipalités et les régions, et des soutiens encore manquants


La pandémie de COVID-19 a placé les gouvernements locaux et régionaux en première ligne de la réponse sanitaire en Europe. Tout en assurant la sécurité, le maintien des services essentiels et le soutien aux populations vulnérables, ces autorités ont été simultanément confrontées à une explosion des coûts et une chute brutale des recettes.

Une enquête menée par le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) en mai 2020 offre un aperçu crucial de la détresse financière des villes et municipalités dans 17 pays européens.

Des finances locales sous double pression

L’enquête révèle une double pression sur les finances locales et régionales :

  • Des dépenses en forte hausse, notamment pour les équipements de protection individuelle, la désinfection et le soutien social ;
  • Des recettes en chute libre, en raison du ralentissement de l’activité économique.

Les recettes fiscales, les redevances des services municipaux et les revenus issus des secteurs culturel et touristique ont été particulièrement affectés. Par exemple :

  • La Bulgarie a enregistré une baisse de 41 % des recettes municipales issues de ses propres sources ;
  • En Autriche, les pertes de recettes municipales étaient estimées entre 900 millions et 2 milliards d’euros.

Une réponse rapide mais un soutien inégal

Bien que les autorités locales aient réagi rapidement, en organisant des livraisons alimentaires, des hébergements pour les soignants ou l’enseignement à distance, le soutien des gouvernements nationaux a été lent et souvent insuffisant.

Quelques pays, comme l’Estonie et l’Allemagne, ont mis en place des mesures d’aide significatives. Mais dans la plupart des cas, le soutien a été :

  • Retardé,
  • Limité,
  • Ou seulement promis dans les budgets futurs.

Des gouvernements comme ceux de la France ou la Suède ont annoncé des aides, mais une incertitude persiste quant à la viabilité budgétaire des collectivités à moyen et long terme.

De plus, la diversité des systèmes de financement locaux en Europe fait que l’impact varie fortement entre les pays, et même au sein d’un même pays.

Une alerte claire du CCRE

Le rapport du CCRE est sans équivoque : sans un soutien rapide et adéquat des niveaux national et européen, les gouvernements locaux et régionaux risquent de perdre leur capacité d’investissement, pourtant essentielle à la relance et au développement durable.

Pour éviter un effondrement prolongé des investissements post-pandémie, les fonds européens, notamment via le Mécanisme pour la reprise et la résilience, doivent être directement accessibles aux autorités locales.

Conclusion

Donner les moyens aux municipalités, c’est donner à l’Europe les clés pour atteindre ses objectifs de résilience, de cohésion et de durabilité. Il est urgent de renforcer la coopération multiniveaux et que l’UE reconnaisse pleinement le rôle central des gouvernements locaux et régionaux dans la construction de la reprise.

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Le rôle local dans l’élargissement de l’UE

EU Enlargement - News

La décentralisation et une gouvernance locale solide sont essentielles pour la voie d’adhésion de l’Ukraine, de la Moldavie et de la Géorgie à l’UE


La décision du Conseil européen d’accorder le statut de candidat à l’Ukraine et à la Moldavie et de reconnaître la perspective européenne de la Géorgie, une fois les réformes supplémentaires accomplies, marque une étape historique dans l’élargissement de l’Union européenne. Au-delà de la dimension géopolitique, ce processus exigera des réformes profondes au niveau local, notamment en matière de décentralisation, d’administration publique et de gouvernance démocratique.

Les avis de la Commission européenne soulignent la décentralisation comme pierre angulaire des critères d’adhésion à l’UE. Le renforcement de l’autonomie locale, le développement des capacités institutionnelles et la promotion d’une gouvernance à plusieurs niveaux sont essentiels pour des réformes durables en Ukraine, en Moldavie et en Géorgie. Donner plus de pouvoir aux municipalités et aux régions permettra non seulement d’améliorer la prestation des services, mais aussi de garantir que les valeurs et normes européennes soient mises en œuvre là où les citoyens les ressentent le plus directement : au niveau local.

La coopération décentralisée joue un rôle déterminant dans cette transformation. Les échanges entre pairs, les partenariats, les programmes de mentorat et les initiatives de jumelage offrent un soutien pratique aux réformes tout en renforçant les pratiques démocratiques. Ces mécanismes sont particulièrement vitaux dans des contextes de crise et de reconstruction, tels que l’après-pandémie et les efforts de reconstruction post-conflit.

L’octroi du statut de candidat renforce également la capacité des gouvernements locaux à se moderniser, adopter de nouvelles technologies et accéder à des outils qui améliorent la gouvernance et la résilience. Ce processus accélérera les réformes de l’administration publique, stimulera la participation citoyenne et garantira une meilleure convergence avec le Pacte vert européen et les Objectifs de développement durable (ODD).

La voie vers l’adhésion à l’UE de l’Ukraine, de la Moldavie et de la Géorgie doit inclure une forte dimension locale. En donnant la priorité à la décentralisation et à l’autonomie locale, le processus d’adhésion peut apporter un développement durable à long terme, des démocraties plus solides et de meilleurs services pour les citoyens. Soutenir les municipalités et les régions n’est donc pas seulement complémentaire, mais essentiel à la réussite du processus d’élargissement.

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L’égalité de genre : une affaire locale

Gender Equality - News

Explorer la Stratégie de l’UE en matière d’égalité entre les femmes et les hommes 2020–2025 et ce qu’elle implique pour les gouvernements locaux et régionaux européens


Dans une avancée significative pour l’égalité de genre en Europe, la Commission européenne a adopté une nouvelle Stratégie pour l’égalité entre les femmes et les hommes pour la période 2020–2025. En tant que première communication de haut niveau sur ce sujet depuis des années, cette stratégie affiche une ambition claire : parvenir à une Europe libérée de la violence fondée sur le genre, des stéréotypes et des inégalités structurelles.

Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) a réalisé une analyse approfondie de cette stratégie, identifiant ses opportunités, ses lacunes et ses implications pour les gouvernements locaux et régionaux.

Évolutions clés et opportunités

La stratégie de la Commission adopte une approche duale, combinant actions ciblées et intégration systématique de l’égalité de genre, tout en intégrant pour la première fois une perspective intersectionnelle. Elle couvre six domaines clés, allant de la prévention des violences à la représentation des femmes et à l’égalité dans le monde du travail.

Les gouvernements locaux et régionaux peuvent tirer parti de nouvelles opportunités de financement et de mise en réseau, en particulier dans les domaines de la prévention des violences fondées sur le genre, de la fourniture de services de garde d’enfants, des infrastructures de soins et de l’entrepreneuriat féminin. La création d’un réseau européen de prévention des violences domestiques, des campagnes de sensibilisation à l’échelle de l’UE et de futures révisions des objectifs en matière de garde d’enfants offrent un espace d’action et d’échange de pratiques pour les acteurs locaux.

De nouveaux investissements et soutiens sont également prévus à travers le Fonds social européen Plus, Horizon Europe et la Politique agricole commune, permettant aux autorités locales de mettre en œuvre des services et des politiques sensibles au genre.

Lacunes et préoccupations

Malgré ces points positifs, le CCRE souligne des domaines où la stratégie pourrait aller plus loin. Le rôle des gouvernements locaux et régionaux n’est pas suffisamment reconnu, et la Commission manque l’occasion de faire référence à la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale, signée par près de 1 800 collectivités dans 36 pays.

Par ailleurs, si la stratégie met à juste titre l’accent sur l’équilibre entre les sexes dans le secteur privé, la représentation politique au niveau local et régional est peu développée. Il n’est également fait aucune mention des violences à l’encontre des élues, un enjeu critique qui nuit à la participation des femmes à la vie démocratique.

Messages clés du CCRE

Le CCRE formule plusieurs recommandations pour renforcer la stratégie et mieux soutenir les autorités locales :

  • Reconnaître les gouvernements locaux et régionaux comme des partenaires stratégiques dans la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de la stratégie ;
  • Intégrer la Charte européenne pour l’égalité dans la Plateforme européenne des chartes de la diversité ;
  • Aborder la sous-représentation des femmes en politique et promouvoir des initiatives en faveur du leadership féminin à tous les niveaux ;
  • Renforcer les protections pour les femmes dans la vie publique, notamment contre la violence et le harcèlement fondés sur le genre ;
  • Améliorer la collecte de données sur la représentation et le leadership des femmes et financer de nouvelles études dans tous les pays européens ;
  • Soutenir les initiatives locales en faveur de l’égalité de genre via les programmes de financement de l’UE, y compris pour la Charte et les travaux sur les hommes et les masculinités.

Un appel à une coopération renforcée

Les gouvernements locaux et régionaux ne sont pas seulement des exécutants des politiques européennes ; ils sont aussi des moteurs d’innovation en matière d’égalité. En tant que niveau de gouvernance le plus proche des citoyen·ne·s, ils jouent un rôle unique dans la traduction des ambitions en actions concrètes.

Le CCRE appelle la Commission européenne à reconnaître pleinement ce rôle et à le soutenir dans la mise en œuvre de la Stratégie pour l’égalité entre les femmes et les hommes, afin que les autorités locales disposent des outils et des ressources nécessaires pour bâtir une Europe véritablement inclusive.

Lire le document de position ici

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Europe 2030 – Territoires prennent la parole

Europe 2030 - News

Les dirigeants locaux et régionaux appellent à un modèle européen renouvelé, fondé sur l’unité, la démocratie et des territoires renforcés


L’Europe a toujours été un projet politique audacieux. Née des cendres de deux guerres mondiales, elle s’est construite sur la conviction que la paix et la prospérité durables ne peuvent être atteintes qu’ensemble. Dès le départ, les dirigeants locaux et régionaux ont joué un rôle décisif : les maires et les municipalités ont été les pionniers de la coopération transfrontalière et ont appelé à un renforcement de la démocratie locale à travers la Charte européenne des libertés locales.

Aujourd’hui, face aux crises – du changement climatique aux migrations, des tensions sociales aux conflits à ses frontières – l’Europe a de nouveau besoin de ses pionniers locaux. En 2016, le CCRE a lancé une initiative visionnaire invitant dirigeants, citoyens et jeunes à partager leur vision de l’Europe en 2030. Les résultats sont clairs : les citoyens veulent une Europe plus cohésive, démocratique et réactive, une Europe qui écoute et agit au plus près de leur quotidien.

La vision pour 2030 est ambitieuse : donner plus de moyens aux collectivités locales et régionales, renforcer la coopération entre tous les niveaux de gouvernance et veiller à ce que les politiques restent centrées sur les citoyens. Les gouvernements locaux assurent déjà plus de 60 % de l’investissement public dans l’UE, preuve qu’ils sont des moteurs essentiels de l’innovation, du soutien social et du développement durable.

Les contributeurs soulignent que la décentralisation est indispensable pour bâtir la confiance dans la démocratie. Les États-nations devraient agir comme régulateurs et garants de l’égalité, les régions devraient stimuler la croissance économique, et les villes rester le cœur de la vie communautaire. Dans le même temps, l’Europe doit demeurer unie dans sa diversité, en tant que garante de la cohésion territoriale, du bien-être et de la sécurité collective.

D’ici 2030, l’Europe sera plus mondiale et plus urbaine. Les collectivités locales et régionales doivent donc jouer un rôle accru dans la coopération internationale, à travers la diplomatie des villes, les jumelages, le partage de connaissances et la coopération décentralisée, afin de relever les défis du changement climatique et du développement durable.

Le message est simple mais puissant : pour changer le monde, nous devons penser et agir localement tout en restant unis en tant qu’Européens. Un modèle européen renouvelé, décentralisé, démocratique et ouvert sur le monde est la clé pour regagner la confiance des citoyens et assurer un avenir plus prometteur.

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